Bulletin distribué sur l'entreprise GSK-Evreux
avec ou sans emploi
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Bulletin de la section d'Evreux de la LCR - février 2007 |
La multinationale Pfizer veut
supprimer 10 000 emplois
Les 15 milliards de dollars de bénéfices pour 2006 annoncés le 22 janvier ne pouvaient que décevoir les actionnaires : ils n'étaient supérieurs que de quelque 500 millions de dollars à ceux de 2005 ! Pour leur remonter le moral le nouveau PDG du géant pharmaceutique américain, a donc décidé la suppression de 10 000 emplois d'ici à la fin de 2008. Soit 10 % des effectifs pour « dégager 2 milliards d'économies par an ». Le nombre d'usines du groupe sera réduit de 98 à 43. En Europe c'est 1/5ème des emplois qui disparaîtra. En France le centre de recherche d'Amboise sera fermé.
Cette restructuration intervient alors que le groupe a publié d'excellents résultats financiers. Son bénéfice net a plus que doublé en 2006, pour atteindre 19,4 milliards de dollars. Mais la concurrence des médicaments génériques grève les profits à venir. Pfizer va, entre 2010 et 2012, perdre ses brevets sur 41 % de son chiffre d'affaires. Il n'est pas le seul : Forest va perdre 86 % de son chiffre d'affaires à la fin de la décennie, AstraZeneca 38 %, BristolMyerSquibb 30 %, Eli Lilly 22 et GlaxoSmithKline 23 %...
Profits en hausse chez GSK de 16%
La crise de l'industrie pharmaceutique tient aussi à l'absence de nouvelles molécules essentielles pour de nouvelles générations de médicaments. Il est donc à craindre des restructurations importantes chez Glaxo, avec suppressions d'emplois. En effet les actionnaires, pour sauver leurs marges de profits, n'hésiteront pas à restructurer, à moins que les travailleurs n'exigent leur dû, eux qui trop longtemps ont été écartés des bénéfices de l'entreprise : 16% de hausse en 2006 pour le groupe mondial GSK.
Ce que nous voulons : une loi qui interdise les licenciements aux entreprises qui font des bénéfices, une augmentation des salaires : 300 Euros pour tous ! Nationalisation des trusts pharmaceutiques et maintien de l'emploi: la santé et les médicaments ne sont pas des marchandises ! Assez de profits !
Le groupe Novartis intente un procès à l'Etat indien pour breveter une molécule anticancéreuse, aujourd'hui commercialisée en Inde sous forme générique. Si la multinationale bâloise gagne, la décision pourrait faire jurisprudence et ensuite s'appliquer à d'autres médicaments génériques comme les antirétroviraux (contre le VIH/Sida), ce qui équivaudrait à fermer la « pharmacie des pays pauvres » (10 000 demandes de brevets attendraient d'être autorisées en Inde). Une catastrophe pour les millions de personnes atteintes du sida dans les pays du sud, dont l'Inde est le principal fournisseur en génériques (pour un coût de 20 à 50 fois moindre). Avant l'apparition des génériques, la plupart des porteurs du VIH africains ne pouvaient bénéficier des trithérapies.
Le site d'Olivier Besancenot...

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E-mail : lcr27@wanadoo.fr
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Site national: www.lcr-rouge.org
Le gouvernement prévoit de nouvelles coupes claires dans les budgets hospita-liers, alors que le manque de personnel et de moyens rend déjà la situation intenable. Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale signifie la fermeture de nouveaux services, d’établissements - alors que, parallèlement, les cliniques privées continuent à bénéficier de généreuses dotations publiques dans le cadre du plan Hôpital 2007 - ; un recours de plus en plus grand à la sous-traitance ; la baisse des effectifs et le développement de la précarité (déjà de 15 à 20 % des personnels sont précaires). Cela, alors que Sarkozy a récemment prôné la remise en cause des 35 heures à l’hôpital...
Cadeaux aux patrons et chasse aux pauvres Le gouvernement s’est lancé dans une campagne démagogique contre les prétendus « abus » d’assurés sociaux, cherchant à culpabiliser les malades. Il multiplie les pressions sur les médecins traitants pour qu’ils diminuent leurs prescriptions de médicaments, de transports sanitaires ou d’arrêts maladie. Les premières victimes en sont les plus pauvres, souvent les personnes âgées, et les salariés. Le directeur de l’assurance maladie s’est ainsi réjoui que, sur les huit premiers mois de 2006, « 475 millions d’euros ont été économisés » et que, « entre 2004 et 2006, le nombre de journées d’arrêt de travail a diminué de 15 % ».
Après de multiples dégrèvements sur les bas salaires, les patrons des très petites entreprises payaient encore 2,1% de la masse salariale en cotisations patronales à la Sécurité sociale. Au 1er juillet 2007, ils ne les paieront plus. Ce nouveau cadeau est estimé à 320 millions d'euros pour le second semestre 2007 et à 640 millions d'euros en année pleine. Par ailleurs, la Haute-Autorité de santé se prépare à demander le dérembourse-ment d’au moins 145 médicaments sur une liste de 240, dont le « service médical rendu » serait jugé insuffisant, ce que contestent nombre de médecins.
Cette liste, instaurée en 1999 sous le gouvernement Jospin, comprenait plusieurs centaines de médicaments : 82 ont déjà été déremboursés en 2003, 156 en mars 2006 et 62 ne sont plus remboursés qu’à hauteur de 15 %. À travers l’ensemble de ces mesures, c’est le droit fondamental à la santé qui est une nouvelle fois attaqué, tandis que les bénéfices de l’industrie pharmaceutique, comme ceux de l’hospitalisation privée, ne se sont jamais aussi bien portés.
Edito: Santé : nos vies valent plus que leurs profits !
Santé : ce qu’il faut changer tout de suite !
- l’abrogation des réformes libérales, du plan hôpital 2007, de la tarification à l’activité,
- la suppression du forfait hospitalier, des montants non remboursables,
- le remboursement intégral de tous médicaments mis sur le marché,
- la fin de l’organisation libérale de la médecine de ville et du paiement à l’acte…
- un véritable service public des hôpitaux, cliniques privées nationalisées, suppression des lits privés dans les hôpitaux,
- la nationalisation de l’industrie pharmaceutique et de la recherche avec la mise sous contrôle public.
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NUCLEAIRE: Réunion-DEBAT le mercredi 21 février à 18 heures à Nétreville - Maison de quartier (jeune Cité) organisé par le Réseau départemental Sortir du nucléaire |






La loi impose le « parrainage administratif» de 500 maires pour pouvoir déposer sa candidature. Hollande vient d'adresser un courrier aux élus PS, les enjoignant de refuser leur signature aux autres candidats. Réaction de panique et de mépris, en particulier pour les trois millions d'électeurs qui ont voté extrême-gauche en 2002. Car enfin, pourquoi Jospin a-t-il fait un si mauvais score? La réponse, elle est dans la privatisation des Télécom, l'acceptation de la décision du Conseil européen de Barcelone en 2002 de repousser de 5 ans l'âge de la retraite, l'abandon des salariés de Renault Vilvoorde... ???
baisse en trompe l’œil
«En ce moment, le climat est très tendu dans l'entreprise. On sait qu'il y a un plan social en attente mais la société ne veut pas l'appliquer convenablement pour les salariés. Alors on fait pression sur eux.» Les représentants (CGT et CFDT) du personnel de l'entreprise MSL (Mecanic Services Logistiques), qui emploie 250 personnes dans la zone industrielle de Nétreville, accusent leur direction «d'entrave à la liberté syndicale».
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