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Vendredi 17 novembre 2006

 

Bulletin d'entreprise METZELER 

                             le 15 NOVEMBRE 2006

                     lcrmetzeler@aol.com

 

Appeler un chat, un chat.

Les uns préconisent un plan social, d’autres parlent de PSE. L’un comme l’autre, c’est la même chose. Un PSE (Plan de Sauvegarde de l’Emploi) n’a rien de mesures garantissant les emplois. Un Plan Social, quant à lui, n’a rien de social, bien au contraire. Les deux sont des mesures patronales pour supprimer nos emplois chez Metzeler.

Ce n’est pas parce que la loi a détourné le sens des mots que l’on se doit de les suivre. Plan social et PSE riment avec licenciements, la misère et le désarroi qui en découlent. Ne pas se laisser bercer par ces termes détournés serait déjà une première indication sur quoi on ne se laissera pas faire sans réagir.

Plan social ou PSE, on n’en veut pas ! Pour vivre, un emploi fixe est indispensable. Pour conserver notre droit au travail, il nous revient de rejeter toute compromission avec la direction et lutter pour l’interdiction de tout licenciement.

Accord de méthode.

Représentants Metzeler, syndicats, CE et Direction départementale du travail se rencontrent mercredi pour la mise en place d’un accord de méthode. Un accord de méthode est une directive patronale portant à définir les conditions dans lesquelles le CE est réuni et informé en prévision de licenciements massifs. Cet accord peut, entre autres, permettre de réduire les délais de la procédure de consultation du CE, du nombre de réunions, des modalités de recours à un expert-comptable.

Se déclarer favorable avec un accord de méthode, c’est déjà accepter sans broncher le principe d’un plan de licenciement et ne rien faire pour mobiliser. Accepter de négocier un accord de méthode revient à s’en remettre pieds et poings liés au carcan imposé par Metzeler. Les signataires se verraient tenir le rôle de pompier de service patronal pour étouffer toute contestation de la part des travailleurs ayant envie de se battre pour s’opposer à l’arbitraire des licencieurs.

Il est clair que la direction a déjà sous le coude un, voire plusieurs « partenaires sociaux » prêts à dégainer le stylo. Mais rien n’est inéluctable. Nous l’avons vérifié avec la tentative de remise en cause de nos 35 heures. Si l’on s’y met, l’accord de méthode pourra être évité, puisque, pour être applicable, celui-ci doit être majoritaire conformément au jugement du Tribunal de Grande Instance de Nanterre.

A nous d’agir maintenant …

Mouvement au chenil.

« Le Clebs à Metzeler » est maintenant chapeauté par une nouvelle DRH venue de l’industrie équipementiers automobiles. D’où elle vient, il est probable qu’elle a été coupeuse de tête. On sait à quoi s’en tenir avec une telle créature.

Serait-ce pour la mettre dans le bain patronal le plus vite possible que « LSD » mange à la cantine avec la « Levrette » et non plus avec son clebs ? A moins que "Le Clebs à Metzeler » fasse du boudin depuis qu’on a déplacé son bureau … le rapprochant de la sortie !

Voleurs de journéeS de congés.

En semaine 44, la direction nous a imposés la prise de deux jours de congé ou de compteur. Le prétexte invoqué : l’arrêt de sites de montage constructeurs. Ce n’est que fumisterie ! En réalité, ce type de mesure ne recherche qu’un but : tester la réactivité des travailleurs à réagir et apprivoiser les esprits aux diktats patronaux.

C’est inacceptable : nos journées de congés nous appartiennent. On en dispose comme on en veut. C’est un droit et on y tient !

Concéder sur le libre choix de prise de nos congés est un recul collectif. La direction s’en souviendra pour d’autres questions anti-ouvrières. Il n’y a pas de cadeau à leur faire. Eux, ils ne nous en font pas ! Nous nous devons de leur rendre coup pour coup. C’est seulement ainsi qu’on peut se faire respecter !

On bouge quand ?

Selon « LSD », la délocalisation était prévue en Pologne. Puis, toujours selon lui, cela était reporté à la fin de l’année car les travailleurs polonais opéraient des mouvements de grève sur les salaires.

Renseignement pris directement auprès de nos camarades polonais, il n’en était rien ! Ils n’étaient pas au courant de la réception de nouvelles fabrications provenant de France. Maintenant, « LSD » nous parle de transfert de Pologne vers la Tunisie. Quoi qu’il en soit, à Transières, nous n’avons toujours pas de nouveaux modèles en remplacement de ceux arrivés en fin de vie.

Qu’attend-on pour organiser la lutte ? On nous en parle dans les tracts … mais sans aucune concrétisation. A moins qu’on nous propose de bouger la nuit, ça se verra moins ! C’est comme les banderoles.

Bulletin Metzeler. 15.11.2006

par LCR - Val d'Andelle
publié dans : Section Val d'ANDELLE

Vendredi 15 septembre 2006

Bulletin d'entreprise METZELER 

                             le 15 septembre 2006

                     lcrmetzeler@aol.com

TOUCHE PAS A LA X 85 !

Metzeler a prévu le transfert de la X 85. Il semblerait que l’usine de Dzierzoniow ne soit pas prête. Nous entendons dire que Metzeler aurait quelques soucis sociaux là bas.

Quoi qu’il en soit, on se doit de se mobiliser et empêcher la délocalisation de toutes les activités qui nous font travailler à Transières.

NE PAS FAIRE LE JEU DE LA DIRECTION !

La direction fait tout pour nous écœurer. Un peu partout, on nous éjecte de notre poste et ils mettent un camarade intérimaire, qui n’y est pour rien, à notre place.

Des camarades épuisés s’en vont voir le DRH pour partir. Ils se font avoir !

Ils ou elles quittent la boîte avec le minimum légal et en prime un grand sourire de la direction qui ainsi baisse les effectifs sans trop débourser.

En partant, on ne règle pas le problème de l’emploi dans la Vallée, bien au contraire.

Pour tenir, on se doit de résister en se serrant les coudes. Rien n’est impossible ! La preuve, nous avons gagné sur les 35 heures. Ensemble, nous sommes une force qui compte !

UNE VICTOIRE QUI EN APPELLE D’AUTRES !

Comme nous le disions, il n’y a que les batailles qui ne sont pas menées qui sont perdues d’avance.

Il y a quelques mois, tous syndicats confondus « négociaient » la remise en cause de nos 35 heures et s’étaient enfermés dans une intersyndicale bridant toute mobilisation. La veille du référendum, trop d’élus-es ne s’étaient pas encore prononcés clairement pour le non.

Un groupe de travailleuses et travailleurs a eu le courage de chambouler le ronron institutionnel avec le Comité de Mobilisation. Avec ténacité, ils et elles ont osé se lancer dans la bagarre alors que certains « partenaires sociaux » les insultaient de « comité de casse ».

Malgré le discrédit porté à leur encontre, le résultat est sans bavure : 70 % d’entre nous s’est prononcé pour le Non et la majorité des syndicats ont repris confiance et semblent maintenant disposés à se battre. Conséquence qui ne peut que nous réjouir.

Ils sont tombés sur la tête !

Ils ne savent pas quoi inventer pour s’occuper les méninges. Voilà qu’ils nous sortent une nouvelle structure organisationnelle. Pas n’importe laquelle : sept unités autonomes de production.

Ce type de structure, dite autonome, visera à responsabiliser et motiver individuellement, comme ils disent, les salariés.

Cette organisation existe dans certaines entreprises, bien souvent dans des entreprises moyenne, rarement dans les grandes, comme Metzeler. Concrètement, elle supprime des postes de MOI et augmente la charge de travail des autres catégories, sans un sou de plus.

Dans les boîtes où ça fonctionne, il y a réellement une politique volontariste de motivation de la part de la direction. Chez nous, rien de cela : 0 % d’augmentation, les finitions sont en danger, la pérennité du site menacée.

Indéniablement ça sera un fiasco. Sans la garantie de nos emplois, les groupes autonomes mourront dans l’œuf.

Le remplaçant de l’Alligator Intérimaire, aurait-il pris de l’Acide ?

OUF, OUF !

D’habitude, il n’y a jamais deux sans trois. Au PSA, ils font fort. La « Jeune Garde » n’est pas épargnée. Les trois derniers chefs se sont faits gicler, même celui qui « nous aime tous ». C’est dire !

L.S.D et le Clebs à Metzeler n’ont aucun scrupule. L’un comme l’autre ne sont que de vulgaires toutous bien dressés. Eux n’ont aucun souci à se faire pour leur avenir. Quel que soit leur maître, ils seront toujours au pied !

PRESIDENTIELLES : ILS VEULENT EMPECHER OLIVIER BESANCENOT DE SE PRESENTER !

Hollande a adressé cet été un courrier aux élus PS, les enjoignant de n’accorder aucun parrainage. Il s’agit d’empêcher la présence de candidats de la gauche anticapitaliste. Les près de trois millions d’électeurs qui ont voté extrême-gauche en 2002 apprécieront.

Hollande avance un deuxième argument pour justifier sa circulaire: « S’il n’y avait pas eu le 21 avril 2002, « il n’y aurait pas eu cette circulaire ». Ainsi, ce serait la faute des candidatures de l’extrême gauche si Lionel Jospin n’a pas été présent au second tour de l’élection présidentielle.

Et si c’était plutôt le fait, qu’après avoir gagné les législatives de 1997, le PS, avec Jospin comme Premier ministre, a accepté le traité d’Amsterdam, la décision du Conseil européen de Barcelone en mars 2002 de repousser de cinq ans l’âge de la retraite, a laissé tombé les salariés de Vilvoorde et a repris à son compte le discours sécuritaire de la droite. La direction du Parti socialiste est incapable d’en tirer les leçons comme en témoigne d’ailleurs le programme adopté lors de son dernier congrès. Et ce ne sont pas l’émotion, la colère et les larmes de Jospin qui changent quoi que ce soit à l’affaire. Comme si cela ne suffisait pas, la direction du PS, rêvant du bipartisme à l’américaine, reprend à son compte l’arme antidémocratique des 500 parrainages. Les mêmes causes produisant les mêmes effets ...

Tu veux dénoncer les injustices, ce qui ne va pas. Cette feuille est la tienne. Tu peux t’y exprimer.

Prends contact : 06.83.49.76.98

E- mail : lcr metzeler@aol.com le 15.09.06

par LCR-Metzeler
publié dans : Section Val d'ANDELLE

Lundi 8 mai 2006

Bulletin d'entreprise METZELER 

                             le 8 mai 2006

                     lcrmetzeler@aol.com

CHEZ METZELER :

NOTRE AVENIR

C’EST LA LUTTE, TOUS

ENSEMBLE !

 D’un côté le gouvernement et le patronat cherchent à imposer la flexibilité, des boulots de plus en plus précaires et de plus en plus mal payés pour soi disant combattre le chômage. De l’autre côté, Metzeler veut supprimer des emplois au nom de difficultés économiques. Dans les deux cas, ils mentent. Le système économique est en crise, mais pas au sens où les dirigeants veulent bien le dire. Car si crise il y a, c’est celle d’une organisation économique incapable de faire vivre la population correctement. 

L’Alligator intérimaire, le Clebs à Metzeler et le mandataire maître Corbeau  nous expliquent que nous coûtons trop cher par rapport aux salariés des pays d’Europe de l’est. Ben voyons ! En clair, si on veut obtenir des marchés, il faudrait accepter une baisse des salaires, travailler 39 H payées 35, la perte de notre journée « Metzeler » et le reste…Nous savons bien qu’il y a des « partenaires sociaux » qui sont prêts à nous vendre pour un plat de lentille. Mais heureusement, il y a des salariés et aussi des syndicalistes qui résistent !

Car ce sont les travailleuses et les travailleurs qui produisent les richesses et ce sont bien les actionnaires qui profitent. Alors, il n’y a aucune raison d’accepter des reculs : comme le dit Olivier Besancenot, « NOS VIES VALENT PLUS QUE LEURS PROFITS ! ».

Prenons l’exemple du CPE. Au début, à la télé, à la radio, dans les journaux, on nous répétait que les contestataires étaient des « conservateurs » qui n’acceptent pas les remises en question de leurs acquis. D’après les patrons, les financiers, les économistes et les hommes politiques à leur botte, il faudrait accepter ces évolutions car elles sont inévitables. Quel culot ! A l’heure où les grosses entreprises font des profits historiques, il faudrait que les salariés fassent de nouveaux sacrifices ? C’est une blague ?

Leurs plans de restructuration n’ont qu’un seul but : sauver leurs profits, augmenter de manière importante les gains de productivité. Ces gens-là nous disent qu’il n’y a pas d’autre choix que celui qu’ils veulent nous imposer. C’est vrai : pour eux ! Mais du point de vue de la majorité de la population, qui doit vendre sa force de travail pour vivre, c’est le contraire : la lutte pour l’amélioration des conditions de vie n’a jamais été anti-économique. Au contraire, c’est le progrès social qui a permis un progrès de la société. Et ces avancées sociales ont été obtenues par la lutte.

Chez Metzeler comme ailleurs, il n’est jamais facile de se battre. L’incertitude que nous subissons actuellement fait peser un climat de crainte dans l’usine. Certains d’entre nous ont peur pour l’avenir. Pourtant, notre seule chance c’est notre solidarité. Nous avons bien vu comment ça s’est passé depuis la création du « comité de mobilisation » : c’est l’action courageuse de quelques filles qui a fait bouger tout le monde, imposé des clarifications dans la CGT et la CDTM, bousculé l’intersyndicale et, même si il y a des hauts et des bas, fait reprendre le chemin de l’action, C’est la bonne voie !

PRENONS NOS AFFAIRES EN MAIN !

Plusieurs fois, l’intersyndicale ou certains délégués se sont mis en travers de salariés qui voulaient débrayer. Pas d’accords ! On les a élus pour qu’ils soient nos bouches, nos oreilles et nos yeux dans les réunions avec la direction. Qu’ils défendent leur point de vue devant les salariés, c’est normal. Mais en dernier ressort, c’est aux travailleurs de décider. C’est toute la différence entre un référendum bidon et la vraie démocratie ouvrière : là, celles et ceux qui sont prêts à agir prennent leurs affaires en main !

L’IRRESPONSABLE, C’EST LA DIRECTION !

Le Comité de direction  veut s’attaquer à notre droit de grève et de boycott de la période haute. Pour nous intimider, il brandit des accords commerciaux qui ne sont pas encore signés et le futur du site. De quel futur ? La direction n’en dit mot. Nous, notre avenir, on le connaît. Si on laisse faire Metzeler, ce sera des centaines de suppressions d’emplois pour terminer avec la fermeture de Transières. De plus en plus de camarades prennent goût à la lutte. Ce n’est pas le moment de lâcher.

DIVISER POUR REGNER

Un peu gros, le coup de la prime à la J 84 ! Pourquoi pas alors à la E84, où c’est aussi neuf et aussi dur ? C’est vrai qu’on n’a pas à y subir le harcèlement de La Cloche, qui a encore multiplié les pressions contre celles qui voulaient débrayer vendredi.  Il devrait faire attention à ne pas trop tirer sur l’élastique…

DU FRIC, IL Y EN A QUAND ILS VEULENT

Sinon, comment expliquer l’appel à travailler les jours fériés, payé à 250% s’il vous plaît ? Ne marchons pas dans leurs sales combines !

NOUS VOULONS GARDER NOS EMPLOIS  ICI

C’est bien ce que signifie la banderole du comité de mobilisation plantée au rond-point de Charleval. Mais nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes, et pas sur « la France ». Les meilleurs amis des capitalistes allemands et des actionnaires britanniques que nous avons directement sur le dos, ce sont les capitalistes bien français de Renault et Peugeot. Rien ne sert de rechercher leur « confiance », ils s’entendent comme larrons en foire pour nous presser comme des citrons.

Face à eux, nous avons un atout : nous sommes une des usines les plus importantes de la région. Notre colère et notre détermination font peur à ceux qui sont aux commandes dans ce pays. En cherchant à agir en commun avec d’autres entreprises frappées par les licenciements, nous agiront à notre niveau pour qu’un jour l’union des travailleurs de France dans la lutte pour l’interdiction des licenciements fera canner les capitalistes de toutes nationalités.

ENERGIZER : BILAN D’UNE LUTTE

Après 5 mois de lutte conclu par 6 jours de grève avec piquet, les 132 Energizer (Elbeuf) viennent d’arracher au groupe qui les prive de leur emploi un engagement d’un CDI ferme dans le cadre de l’antenne emploi, des mesures d’âge dès 54 ans assurant 97 % du salaire jusqu’à la retraite, 8 mois de salaire après le licenciement, une indemnité de 30 000 € nets en plus de l’indemnité légale (montant moyen : 25 000 €).

Revenant sur leur combat, Antonio de Abreu, secrétaire de la CGT et porte-parole du comité de lutte, déclarait: « Nous ne sommes plus qu’une petite boîte, mais c’est sur l’objectif d’interdiction des licenciements que nous sommes partis en lutte, même si cela était très difficile. Nous avons réduit la production de moitié car nous savions que la lutte serait longue. Ainsi, nous percevions nos salaires à 100%. C’est un comité de lutte de 35 membres qui a  impulsé les actions. Tous seuls, nous ne pouvions pas gagner face à une multinationale américaine. En multipliant les initiatives, bien relayées par les médias, nous avons eu le souci de partager notre savoir–faire et de donner à d’autres le courage de se battre.  On en voit les effets maintenant chez Cinram, M-real, Metzeler. Si nous, nous avons pu faire tout ça, on mesure ce qui serait possible si les directions syndicales nationales en avaient la volonté ». Ils restent mobilisés pour que tous les engagements soient respectés.

« ZONE FRANCHE RURALE » : DU FLANC !

Une zone franche, c’est un maximum de subventions et d’exonérations pour les patrons, et des salaires de merde pour  les quelques personnes qui seront prises… Il y a des patrons qui ont bien compris la règle du jeu : ils raflent les aides, puis repartent ailleurs où les élus déroulent le tapis rouge…. Les élus PS et PC de la vallée, comme de la Région, ont déjà claquer du pognon (de nos impôts) pour que Metzeler pollue moins. Ils demandent à l’Etat d’en claquer plus encore pour que de nouvelles entreprises s’installent. Tout allègement fiscal, c’est de l’argent en moins pour la santé, l’éducation, les transports, … N’ont-ils pas mieux à faire que de copier ce que Debré fait à Evreux ?

Clearstream : il est temps de changer de régime !

Chirac, Villepin, Sarkozy et leurs semblables ont été sanctionnés par la rue et par les urnes. Voilà à présent qu’éclatent au grand jour leurs mœurs politiques et les règlements de comptes qui les opposent. La V° République est née du coup d’État de De Gaulle en 1958. . Elle se disloque à présent dans un climat de scandales, de corruption et de coups tordus en série. Il est décidément urgent que ces gouvernants discrédités et illégitimes cèdent la place, chassés par la mobilisation populaire. C’est ce que demandaient grévistes et manifestants ces dernières semaines.

Tu veux dénoncer les injustices, ce qui ne va pas. Cette feuille est la tienne. Tu peux t’y exprimer.

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E- mail : lcr.metzeler@aol.com                     

par LCR- Vallée de l'Andelle
publié dans : Section Val d'ANDELLE

Mercredi 8 mars 2006

Bulletin d'entreprise METZELER 

                     lcrmetzeler@aol.com

Un administrateur : Secret de Polichinelle

Du côté de chez Peugeot, l’Irresponsable de service ne tourne pas deux fois sa langue avant de l’ouvrir. Il a tiré plus vite que ses mentors de la direction. Un administrateur judiciaire a été nommé par la Chambre de Commerce. Il aura la mission d’établir un état des lieux pendant 4 semaines de la boîte. Après, ça craint !

Les gourous de la direction avaient pourtant dit que l’arrivée de ce mandataire devait être dissimulé. A quoi ça rime d’être dans le secret des dieux ? Rester piégé dans le carcan de la logique patronale. Suivisme qui nous emportera tous si on ne réussit pas à créer notre propre profil de classe affranchi de toutes considérations capitalistes.

Mise en scène que pour des gogos

Le Clebs de Metzeler n’arrête pas de se contredire. Avec son compère, l’Alligator Intérimaire, il a annoncé dans l’usine l’intention de remettre en cause les 35 H bien qu’il l’ait démenti dans la presse locale. Ce n’est pas nouveau, ils mentent comme des arracheurs de dents. Nous n’avons rien à attendre de bon de ces 2 guignols. Depuis des mois, ils jouent la même comédie : l’intox pour mieux nous abattre. Leurs singeries n’amusent personne.

Assez de parlottes. Passons aux choses sérieuses !

La direction tire sur tout. Après le Stat Plan bidon, l’annonce des délocalisations, la baisse des salaires, la chasse aux pauses, maintenant Metzeler veut nous faire avaler d’autres couleuvres : Travailler 39 H payées 35, suppression de toutes les primes, la baisse de 25% de notre salaire.

  Si l’Alligator Intérimaire ose taper aussi fort, c’est qu’en face il rencontre peu de résistance. On a même vu certains élus crier avec les loups. S’il y en a qui ne veulent pas assumer leurs responsabilités qu’ils aient la délicatesse de s’effacer ou de passer la main. Dans les ateliers, il y a des travailleurs combatifs qui attendent des consignes claires sans compromissions avec la direction. Se laisser balader de réunion en réunion ne sert pas à grand chose. On l’a bien vu avec les groupes de travail.

Il est temps de se ressaisir. Ceux et celles qui ne sont pas résignés à se laisser exterminer par Metzeler ont la responsabilité de bâtir le fil conducteur pour passer à la lutte. Nous sommes tous concernés, délégué ou pas, syndiqué et non-syndiqué. Ce travail passe inévitablement par des discussions, des débats, des assemblées partout dans l’usine.

C’est plus bas que bas

La direction veut nous incriminer sur les mauvais résultats de l’usine, tout lui est bon pour nous culpabiliser. Pour eux, nos quelques instant pris pour la cigarette, le café et les 5 minutes de déshabillage sont responsables du trou. Ils nous prennent pour des blaireaux ou quoi ! Tellement, ils ont démontré leurs incapacités à gérer la boîte qu’ils en sont arrivés à rejeter la faute sur celles et ceux qui n’ont qu’un rôle d’exécutant.

L’art de nous énerver

La Cloche de la J84 et X85 ne manque pas une occasion pour se faire remarquer. Il peste sur le pointage en blouse. Qu’est ce qu’il a à la ramener ? On ne lui a rien demandé. A t-il besoin de faire du zèle pour montrer qu’il existe ?

L’art de la manipulation

Les groupes de travail, c’est la grande mode en ce moment ! Ces « grands messes » des temps modernes qui fleurissent un peu partout, sont mises en scène par le patronat afin de laisser croire aux salariés que l’on tient compte de leur avis et de leurs idées. En un mot qu’on les écoute et que donc ils représentent quelques choses. Ne nous faisons pas d’illusions, il s’agit là d’une stratégie soigneusement préparée et dirigée par des manipulateurs au service du patron et des actionnaires, pour amener sournoisement les salariés à accepter leur sort avec fatalité et sans trop de rébellion !

La voie à suivre.

Fin janvier, à Pont Saint-Pierre, nous étions une grosse soixantaine de salariés Energizer, M-Real et Metzeler à s’être invité à un repas républicain de « personnalités » de la Vallée. Laurent Fabius y était invité. Une déléguée Metzeler a pris la parole. Elle a déclaré notamment : « Nous n’allons pas laisser une poignée de richissimes capitalistes continuer à nous précipiter dans la misère, acculer tout le monde à une situation catastrophique, avec l’aide et la complicité de leurs serviteurs zélés du gouvernement qui accordent grassement des subventions et allègements sans aucune garantie de l’emploi.  Pour que la peur change de camp, les travailleurs en coordonnant leurs luttes, avec le soutien actif des politiciens qui se réclament proches du monde du travail, sont capables d’imposer l’interdiction des fermetures d’usines, l’interdiction des délocalisations et l’interdiction des licenciements.

8 mars, journée internationale des femmes.

Les journaux bon chic, bon genre vont nous faire l’éloge des femmes alors que durant tout le reste de l’année, ils cacheront : Les travailleuses ont un salaire 30% inférieur à ceux des hommes, les postes les moins qualifiés leur sont réservés, les crèches municipales sont quasiment inexistantes, une femme sur 10 est victime de violences conjugales, tous les 4 jours une femme en meurt.

La lutte pour les droits des femmes, c’est 24 H sur 24 !

Fais circuler ce tract. Tu es intéressé par cette feuille. Tu veux dénoncer les injustices, ce qui ne va pas. Cette feuille est la tienne. Tu peux t’y exprimer. Prends contact : 06.83.49.76.98 – E. mail : lcrmetzeler@aol.com

Metzeler 08.03.06

par LCR-27
publié dans : Section Val d'ANDELLE

Mercredi 18 janvier 2006

L’ALLIGATOR INTERIMAIRE EMPESTE.

Pour quelqu’un qui n’était venu que pour une période transitoire de 4 mois, « l’Alligator intérimaire » vient de souffler sa 1ère bougie d’arrogance et de mépris à l’égard des travailleurs. Il ne sait pas prononcer une seule phrase sans nous culpabiliser, dénigrer notre travail. A ses yeux, nous sommes tous des propres à rien.

Nous venons à l’usine pour gagner notre vie, pas pour nous laisser traiter. Il mérite qu’on lui fasse avaler sa morgue patronale. Clouons-lui le bec une fois pour toutes !

 NOS PARTENAIRES NE SONT PAS NOS ENNEMIS.

Chaque fois que nous passons dans la cour, nous avons mal au ventre en voyant l’inscription « partenaires sociaux » apposée au fronton des locaux syndicaux. Ces termes en disent long sur la doctrine patronale dans l’usine.

Les partenaires des salariés ne peuvent être dans le camp d’en face. Les intérêts des travailleurs et du patronat ne sont pas communs, ils s’opposent évidemment.

Cet affront n’a que trop duré. Qui aura le courage d’arracher une fois pour toutes cette enseigne qui fait honte à toute la classe ouvrière ?

 MISE EN SCENE PATRONALE.

En même temps qu’elle nous rend responsable de tous les maux de l’usine, la direction a fait fleurir un peu partout des groupes de travail. Pour ne pas rester en reste, même « le Clebs à Metzeler » s’y est mis aussi.

Bien que des travailleurs honnêtes se soient laissés embrigader dans ces structures d’auto exploitation, tout n’est que poudre aux yeux. « L’Alligator intérimaire » ne s’en cache même pas. Dans sa note de jeudi dernier, il nous dit « les groupes de travail permettent de donner une image d’une usine en mouvement ».

Hé oui ! Un simple spectacle et rien d’autre. Si on le laisse faire sans réagir sérieusement, la finalité de cette animation patronale, ça sera un aller simple pour tout le monde.

 LA CHASSE AUX PAUSES EST OUVERTE.

La direction a dans le collimateur nos pauses café, cigarettes. Selon elle, leurs suppressions rapporteraient un million de plus dans les fouilles des actionnaires. Quand « L’Alligator intérimaire » parle de « l’application réelle du temps de travail effectif », en clair, cela veut dire : le temps passé au distributeur ne serait plus considéré comme temps de travail.

Toujours dans un élan de générosité sociale, la direction remettrait en cause nos pauses en mettant à contribution ses « partenaires sociaux ».

Où va-t-on ? Si maintenant, il faut qu’ils s’occupent de la cafetière !

 LEURS CRIS NE NOUS FONT PAS PEUR.

Sur des postes de finition, face à leurs foutus objectifs, on nous oblige d’inscrire d’heure en heure notre production. Il y a des jours, nous ne sommes pas dans notre assiette, c’est humain. ça ne loupe pas, ça braille.

Les pilotes ont la pression pour gendarmer et asservir les travailleurs pour produire plus. A côté de cela, certains pilotes ne connaissent même pas le contenu des postes. Certains ne savent même pas ce qu’il faut faire autour d’un poste. Il est courant qu’on se forme tout seul.

Vis-à-vis à cette hiérarchie, qui déshumanise, qui n’a aucun respect pour les personnes et qui n’a en tête que le mot production, rien d’étonnant à que les gens soient démotivés.

 COUP POUR COUP.

Ils veulent nous faire croire qu’avec des sacrifices supplémentaires, nous sauverons la boîte avec nos petits bras. Baliverne ! Ils ne prévoient aucun investissement.

Dans ses bureaux feutrés, le Conseil d’administration a tracé notre sort. 1er temps de leurs sales manœuvres : Délocalisation des finitions, puis l’extrusion. A moins que ce ne soit les deux en même temps.

A chaque coup porté, rendons leur deux. C’est ce qu’ils méritent.

 NON AUX VIOLENCES CONTRE LES FEMMES !

Comment accepter que tous les quatre jours, une femme meure sous les coups de son conjoint ou ex-conjoint ? Non, ce n’est pas une affaire privée. C’est la société qui accepte de fait de fermer les yeux devant le machisme de certains hommes, qui prennent les femmes pour des êtres inférieurs, bonnes à les servir ou à assouvir leurs désirs. C'est elle qui organise le chômage et la sous-qualification des femmes, qui se trouvent alors placées sous la dépendance de leur compagnon. La LCR, qui lutte contre toutes les formes d’exploitation et de domination, appuie tous les combats pour l’égalité réelle des femmes et des hommes, tant au travail qu’à la maison.

Fais circuler ce tract. Tu es intéressé par cette feuille. Tu veux dénoncer les injustices, ce qui ne va pas. Cette feuille est la tienne. Tu peux t’y exprimer.

Prends contact : 06.88.16.08.65 – E. mail : lcr metzeler@aol.com

Metzeler 18.01.06

 

 

par LCR-Louviers
publié dans : Section Val d'ANDELLE

AGENDA

Jeudi 15 mai 2008

Journée nationale de grève et de manifestations
dans la Fonction publique
 (Etat - hospitalière - territoriale)
contre les suppressions de postes
contre le démantèlement
des services publics
préparant la privatisation

à l'appel des fédérations syndicales


Dimanche 18  mai 2008  

 Manifestation nationale à Paris
13H30 à l'Opéra
contre les 11200 suppressions de postes
pour la défense du service public d'Education
menacé de démantèlement
A l'appel de la FSU
Des départs en cars sont organisés dans l'Eure
Voir le site du SNUipp-27 



Jeudi 22  mai 2008   

Journée nationale
de manifestations
et de grève
interprofessionnel
pour défendre les retraites
à l'appel de CGT-FSU-SOLIDAIRE


Samedi 24  mai 2008  
Journée de manifestations
départementales
pour défendre et développer
le service public d'Education
à l'appel de nombreuses associations
laïques, pédagogiques et des syndicats


 


  Vendredi  30 mai 2008

 Meeting international le 30 mai à Paris
à 20h salle de la Mutualité à Paris,

1968, MAI, 2008....

avec Olivier Besancenot, Myriam Martin,
 Francisco Louça, Flavia d’Angeli...



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