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Lundi 5 mai 2008

Un an, c’est déjà trop ! 
par Olivier Besancenot.

 

Article paru dans Rouge n° 2250.


En mai 2007, Nicolas Sarkozy était élu président de la République à l’issue d’une campagne peu avare en promesses démagogiques et en clins d’œil appuyés en direction de l’extrême droite raciste et sécuritaire. En fait de « rupture », c’est surtout une formidable machine à remonter le temps des acquis sociaux et démocratiques qui s’est mise en branle.

Alors que les profits atteignent des niveaux records, nos salaires sont bloqués et le gouvernement présente les heures supplémentaires – dont les patrons sont seuls maîtres – comme le seul moyen d’espérer atteindre un revenu décent. On nous propose même de « racheter » nos congés et nos RTT : c’est vraiment travailler plus pour gagner pas grand-chose ! Après celles des cheminots et des électriciens, c’est désormais l’ensemble des retraites qui sont menacées avec le projet gouvernemental de passage à 41 annuités. Bien sûr, il ne s’agit pas de nous faire réellement travailler jusqu’à 65, 66 ou 68 ans, mais surtout de verser les retraites les plus faibles possibles, du fait des mécanismes de « décotes ». Même le droit du travail – qui remonte au xixe siècle – est attaqué avec l’instauration de l’interruption du contrat de travail… sans licenciement !

Simultanément, par l’intermédiaire du « paquet fiscal », le gouvernement a multiplié les cadeaux aux entreprises et aux contribuables les plus fortunés : exonérations de cotisations sociales, bouclier fiscal, suppression des droits de succession, etc. Autant de dispositifs qui assèchent les finances de l’État et de la protection sociale : il ne reste plus, ensuite, qu’à constater que « les caisses sont vides » ! Le président, le Premier ministre et tous les ministres à leur suite peuvent alors prendre prétexte de cette situation – qu’ils ont eux-mêmes créée ! – pour justifier de nouvelles coupes claires dans les budgets sociaux : fermetures des services publics et des hôpitaux de proximité, suppression d’emplois dans l’Éducation nationale. Mais, curieusement, aucun problème pour financer l’envoi de troupes françaises supplémentaires en Afghanistan !

Dans le même temps où le pouvoir s’attaque à « l’État social », il renforce l’État pénal ! Les lois de plus en plus répressives et sécuritaires se succèdent à un rythme d’enfer, les dispositions les plus scandaleuses étant l’incarcération des mineurs – avec, en ligne de mire, l’offensive contre les ordonnances de 1945 sur la protection de la jeunesse – et la chasse aux immigrés. Les quotas d’expulsions et le climat de rafles ont atteint un tel degré qu’ils débouchent sur des drames humains et la mort de plusieurs sans-papiers préférant risquer leur vie plutôt que de se soumettre à un contrôle policier, antichambre de l’expulsion.

Mais, depuis quelques mois, la situation est en train de changer : la chute de popularité de Sarkozy, enregistrée par les sondages, vient confirmer le décrochage de l’opinion, un temps tétanisée par l’élection. La gamelle électorale de l’UMP lors des dernières élections municipales montre bien que la société française est loin d’être gagnée au libéralisme. Au contraire, des secteurs de plus en plus significatifs s’avèrent disponibles pour la lutte et la résistance : cheminots pour leurs retraites, salariés du public et du privé pour leurs salaires, lycéens et enseignants pour l’Éducation nationale, etc.

Autant dire que le moment est venu d’un vaste mouvement d’ensemble contre le gouvernement et sa politique. Dans ces circonstances, on attendrait de la gauche qu’elle soit au premier rang des mobilisations. Et s’il n’en n’est rien, c’est parce que la principale formation d’opposition – le Parti socialiste – ne critique les attaques gouvernementales que « sur la forme » tant il les approuve, en fait, sur le fond. Dans sa nouvelle « déclaration de principes », le PS a supprimé toute référence aux « espérances révolutionnaires » ; comment s’en étonner de la part d’un parti qui s’honore de compter dans ses rangs le dirigeant de l’Organisation mondiale du commerce et celui du Fonds monétaire international, deux organisations mercenaires de la mondialisation capitaliste.

Ce président et son gouvernement ne sont forts que des faiblesses et des renoncements de la gauche institutionnelle ! Les luttes sociales qui se produisent déjà – et qui ne manqueront pas de s’amplifier dans les mois à venir… – ont besoin d’un correspondant politique, d’une gauche qui, elle, ne lâche rien. C’est cette conviction qui nous a poussés, à la LCR, à lancer un appel à la création d’un nouveau parti anticapitaliste, qui défende des solutions alternatives radicales, en toute indépendance vis-à-vis des sociaux-libéraux qui ont renoncé à changer de société. Les premières expériences de constitution de collectifs d’initiative pour un nouveau parti sont, d’ores et déjà, encourageantes. Le 1er Mai, fête internationale des travailleurs, sera une première échéance pour relever, toutes et tous ensemble, ce défi.

Olivier Besancenot

par LCR 27
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Dimanche 4 mai 2008

Olivier Besancenot (LCR) : "41 ans de cotisations, ça ne passe toujours pas".

 

PARIS, 4 mai 2008 (AFP) - Olivier Besancenot, porte-parole de la LCR, a affirmé dimanche que l’allongement à 41 ans des cotisations pour la retraite "ne passe toujours pas". "Ca ne passe toujours pas. J’ai l’impression que ce n’est pas très populaire. Il y a pas mal de personnes qui sont en train de comprendre que si cette réforme passe, on sera amenés à travailler jusqu’à 67 ans pour la génération qui débarque aujourd’hui sur le marché de l’emploi", a déclaré M. Besancenot sur Canal+. "Ma génération, comme les générations qui arrivent maintenant, pourront partir encore vers l’âge de 60 ans, mais avec une retraite de misère.(...) On sera obligés de faire appel aux fameux fonds de pension que des assureurs cherchent à imposer depuis des années", a-t-il ajouté. Il a souhaité un mois de mai "utile à la convergence des luttes". "Sur la question des salaires, des retraites et des sans-papiers il y a un climat global. Reste à essayer de faire converger tout cela", a poursuivi M. Besancenot qui a réaffirmé souhaiter une "régularisation massive des sans-papiers", "surtout pas au cas par cas". Interrogé à propos du "nouveau parti rassemblant la gauche de la gauche" qui doit remplacer la LCR et être fondé en décembre, Olivier Besancenot a déclaré : "On a essayé de rassembler par la base, pas par le haut. Il y a surtout des militants qui sont sans organisation politique, qui ont un engagement syndical ou associatif et qui se sentent orphelins d’un parti qui les représenterait".

par LCR 27
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Dimanche 4 mai 2008

Olivier Besancenot : "une majorité de la population s’appauvrit" depuis l’élection de Nicolas Sarkozy.

 

Info AP | 04.05.2008 | 13:55.

Depuis l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, la majorité de la population "s’appauvrit" tandis que les "riches sont de plus en plus riches", a dénoncé dimanche le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) Olivier Besancenot.

 

"La réalité depuis que Nicolas Sarkozy est élu, les riches sont de plus en plus riches (...) et il y a une majorité de la population qui s’appauvrit", a-t-il déclaré sur Canal+.

"Il y a un transfert de revenus qui s’opère, qui va directement de la poche de la majorité de la population à 6%-7% de la population, sous forme d’exonération de cotisations sociales, de subventions publiques et de cadeaux fiscaux", a dénoncé le candidat à la dernière présidentielle.

Olivier Besancenot a par ailleurs confirmé que les collectifs réunis en vue de fonder un grand parti d’extrême gauche se rassembleront en juin pour poser les bases de ce mouvement. Le parti, qui n’a pas encore de nom, devrait voir le jour en décembre. AP

par LCR 27
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Jeudi 1 mai 2008

Olivier Besancenot va chez Drucker "plaider des causes" devant des "millions" de téléspectateurs.

 


PARIS, 1 mai 2008 (AFP) - Olivier Besancenot a défendu jeudi sa participation à l’émission "Vivement dimanche" de Michel Drucker, expliquant vouloir "plaider des causes" en profitant d’une "tribune permettant de s’adresser à des millions de personnes". Christian Picquet, chef de file de la tendance minoritaire de la LCR, avait dénoncé la participation annoncée d’Olivier Besancenot à l’émission "Vivement dimanche" du 11 mai, estimant que "ce type d’émission ne contribue pas à la différence d’idées, mais au contraire dépolitise l’espace public". "Je n’y vais pas en traînant les pieds. C’est l’occasion de plaider des causes au-delà du nouveau parti (anticapitaliste)" qui doit remplacer en fin d’année la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), a déclaré M. Besancenot sur RMC-BFM. Il a estimé que ce genre d’émission constituait "autant de tribunes qui nous permettent de (nous) adresser à des millions de personnes". "Je ne me suis pas engagé en politique avec l’espoir un jour que je passe à la télé pour parler de moi. Mais si j’ai accepté d’être porte-parole d’une organisation, d’assumer une représentation médiatique, (...) c’est pour aller y défendre des causes", a ajouté M. Besancenot. "Qu’on se fasse un avis en regardant l’émission. Et puis s’il y a une gauche modèle que ça gonfle à tout prix, y’a même une solution vachement plus simple, c’est d’éteindre son téléviseur", a-t-il lancé. L’ex-candidat de la LCR à la présidentielle s’est engagé à ce que "de nouvelles figures apparaissent" pour représenter le futur "parti anticapitaliste" qui doit remplacer la LCR en décembre. "Il y aura plusieurs porte-parole, ce ne sera pas le parti d’Olivier Besancenot, on veut donner la parole à ceux qui ne l’ont pas habituellement," a-t-il dit. Concernant la disparition annoncée de la LCR, il a estimé que le parti trotskiste n’était "plus l’outil politique le plus adapté à la situation actuelle", assurant que "beaucoup de gens étaient dans la résistance (au gouvernement) mais se sentaient orphelins d’une structure de réplique globale".

par LCR 27
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Mercredi 30 avril 2008

Olivier Besancenot : le 1er mai "débute bien" et augure "un joli mois de mai 2008"

 

PARIS, 30 avr 2008 (AFP) - Olivier Besancenot a estimé mercredi que les mobilisations du 1er mai "débutent bien" et augurent "un joli mois de mai 2008", affirmant que dans "le bras de fer" avec le gouvernement, "l’enjeu majeur est de bloquer la réforme des retraites". "Le 1er mai débute bien, cela va être le début d’une mobilisation sociale prolongée sur la question des retraites et du pouvoir d’achat. Il y a un contexte global de révolte aujourd’hui", a affirmé le porte-parole de la LCR sur France Info. Selon lui, "l’enjeu majeur —puisqu’il y a un bras de fer en ce mois de mai—, c’est de bloquer la réforme des retraites", qui prévoit un allongement des cotisations à 41 ans. "Il y a la possibilité d’avoir un joli mois de mai 2008, qui sera peut être le meilleur moyen de célébrer les 40 ans de mai 68", a-t-il dit, en prévenant les syndicats et la gauche : "quand on y va ensemble on est efficace, quand on y va séparément en général ça foire !". Pour le leader de l’extrême gauche, du fait de "la crise financière", Nicolas "Sarkozy n’a plus les moyens de sa propre politique". "Le gouvernement Sarkozy peut se trouver pris en tenaille entre d’un côté la contestation de la rue et de l’autre les difficultés économiques et sociales. Ca peut être la clé pour des mobilisations sociales victorieuses", selon lui.

 

par LCR 27
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AGENDA

Jeudi 15 mai 2008

Journée nationale de grève et de manifestations
dans la Fonction publique
 (Etat - hospitalière - territoriale)
contre les suppressions de postes
contre le démantèlement
des services publics
préparant la privatisation

à l'appel des fédérations syndicales


Dimanche 18  mai 2008  

 Manifestation nationale à Paris
13H30 à l'Opéra
contre les 11200 suppressions de postes
pour la défense du service public d'Education
menacé de démantèlement
A l'appel de la FSU
Des départs en cars sont organisés dans l'Eure
Voir le site du SNUipp-27 



Jeudi 22  mai 2008   

Journée nationale
de manifestations
et de grève
interprofessionnel
pour défendre les retraites
à l'appel de CGT-FSU-SOLIDAIRE


Samedi 24  mai 2008  
Journée de manifestations
départementales
pour défendre et développer
le service public d'Education
à l'appel de nombreuses associations
laïques, pédagogiques et des syndicats


 


  Vendredi  30 mai 2008

 Meeting international le 30 mai à Paris
à 20h salle de la Mutualité à Paris,

1968, MAI, 2008....

avec Olivier Besancenot, Myriam Martin,
 Francisco Louça, Flavia d’Angeli...



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