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Vendredi 7 mars 2008

Tract distribué dans les lycées de l'Eure et l'IUT d'EVREUX 

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Journal des jeunes des JCR / LCR de l’Eure - Mars 2008

S’organiser pour gagner contre Sarkozy !D
ix mois après l’élection de Sarkozy, les résistances n’ont pas cessé, malgré la multiplication des attaques. Dans les facs contre la loi LRU, dans les lycées professionnels avec la suppression du BEP, undefineddans les entreprises contre les licenciements et le blocage des salaires... Ces reculs sont passés, mais non sans mal pour Sarkozy, qui voit sa cote de popularité baisser aussi vite que le pouvoir d‘achat des plus pauvres !

Quand le système va mal, on cherche des boucs émissaires. Sarkozy et Hortefeux le savent. Les opérations de police spectaculaires, comme à Villiers-le-Bel, sont de bons moyens de diversion pour faire oublier la politique anti-sociale du gouvernement. La multiplication des rafles contre les sans-papiers répondent à la même logique.

Sanctionner Sarkozy dans les urnes...

Les élections municipales et cantonales du 9 mars prochain sont les premières élections où il sera possible de le sanctionner, lui et sa politique raciste, répressive et anti-sociale. Il faut profiter de ces élections pour lui envoyer un message clair en votant pour les candidats présentés ou soutenus par la LCR (voir au dos). Un bon score pour ces candidats sera un encouragement pour tous ceux qui veulent résister à Sarkozy.

... mais voter ne suffira pas

Dans cette atmosphère de luttes et de ras-le-bol, les grèves se multiplient. Les salariés de la grande distribution comme beaucoup d’autres ont compris qu’arrêter le travail était bien plus efficace contre la classe dominante que tous les bulletins de vote PS. Ils ont compris que pour s’en sortir, il ne faut compter que sur nos propres forces. Dans les mois qui viennent, nous allons devoir suivre la même voie tous ensemble, que nous soyons lycéens, étudiants ou travailleurs, avec ou sans papiers. Partout, il faut prendre l’initiative de regrouper tous ceux qui veulent relever la tête, ne plus se résigner face à un système injuste et inégalitaire qui n’offre aucun avenir digne de ce nom aux millions de jeunes et de travailleurs.

Vers un nouveau parti 

Pour  nos luttes, pour en finir avec ce système en crise perpétuelle, pour une transformation révolutionnaire de la société, nous proposons à tous de rejoindre l’appel d’Olivier Besancenot à la création d’un nouveau parti. Il est urgent de construire un outil politique qui permette aux exploités et aux opprimés de se faire entendre. Des comités commencent à se réunir dans toutes les villes. Le succès de ces premières réunions montre qu’il y a une véritable attente. Mais nous n’y arriverons que si nous nous y mettons tous ensemble. Rejoignez-nous !


Non à l’école des patrons !

Le gouvernement explique qu’il faut pousser un maximum de jeunes vers des filières courtes etNouveau-Parti-2.jpg profesionnalisantes. Les diplômes de ce type qui se développent en ce moment dans les universités sont les licences pros. Ce sont des licences “Antiquaire-Brocanteur”, “Activités de pleine nature liées au tourisme vert”, “Chargé de clientèle-Crédit Mutuel”, “conseiller développement en tennis de table”... Des licences qui en plus sont sélectives, qui n’offrent aucune garantie en terme de poursuite d’études et qui ne sont pas reconnues offi ciellement dans le monde du travail... et qui sont uniquement adaptées aux besoins du patronat. C’est ça les diplômes vers lesquels ils nous poussent : aucune garantie d’avoir un vrai salaire, et même si on est embauché au poste auquel prépare le diplôme, en cas de licenciement il ne permet pas de trouver un autre travail car il est trop spécialisé !

0 / 20 à note2be !

Depuis plusieurs semaines un site internet propose aux élèves (même les écoliers de maternelle !) de noter leurs profs de manière anonyme. Le créateur du site est un certain Stéphane Cola, un temps candidat aux élections municipales sur la liste UMP à Paris (dont il a dû se retirer de peur de leur faire perdre des voix). L’hostilité que suscite son initiative est en effet générale, sauf, bien sûr, chez ceux qui veulent « casser du prof » à bon compte. De nombreuses plaintes ont été déposées par des profs qui se retrouvent nommément cités avec mention deundefined leur lieu de travail. Les tribunaux et la CNIL (commission nationale de l’informatique et des libertés) doivent se prononcer dans les jours qui viennent. Le slogan du site, « Prends le pouvoir, note tes profs ! », montre qu’il s’agit avant tout d’un site « défouloir » pour lyncher les enseignants et qui ne respecte ni ces derniers, ni les jeunes auxquels il s’adresse. En fait, il ne s’agit que de se faire du fric sur le dos des profs et des lycéens grâce à la publicité et la revente des listes de mails de ceux qui s’inscrivent sur le site. Un seul avenir digne pour ce site : qu’il ferme au plus vite

Lycée Fresnel - Bernay : Silence ! La justice passe !

Après avoir été inquiétés par l'administration du lycée pour leur participation au mouvement contre la loi Pecresse (commission éducative et renvoi temporaire), une quinzaine d'élèves doivent maintenant affronter la justice. Ils ont été reçus par le procureur, chargé de leur faire la morale et de les infantiliser. Les parents présents ont reçu comme unemunicipales---cantonales-copie-1.jpg gifle les propos de l'autorité judiciaire, remettant en cause à demi-mots, l'éducation donnée à leurs enfants... Ces mêmes parents ont revendiqué une certaine fierté à l'égard des jeunes qui se sont courageusement manifesté et qui sont restés solidaires jusqu'au bout ! Une assistante sociale du secteur judiciaire s'est ensuite chargée de mettre en place la "réparation pénale" sous la forme de journées passées dans une association, ou d'un travail écrit sur un thème imposé, rediscuté ensuite avec elle, et communiqué au procureur. Du début à la fin, aucune marge de manoeuvre pour les jeunes et leurs parents. Jamais la discussion n'a été équilibrée, tant la volonté des autorités était de faire payer coûte que coûte le prix fort à ceux qui osent se mobiliser. Il est à noter que les élèves majeurs réfutent les accusations portées contre eux et s'exposent ainsi à un procès. Soyons donc vigilants et restons prêts à les défendre ! 

par LCR 27
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Mercredi 16 janvier 2008

Tract distribué dans les lycées de l'Eure

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Journal des jeunes des JCR / LCR de l’Eure - Janvier 2008


Nos voeux pour 2008 :
Une éducation à défendre,
un monde à changer !
P
our la majorité de la population, les jeunes, les salariés, l’année 2008 commence aussi mal que 2007 s’est terminée.
Sarkozy, Darcos et Pécresse ont gagné la première manche face aux étudiants et lycéens mobilisés pour défendre le droit de tous à une éducation de qualité. Plusieurs semaines de mobilisations n’auront pas suffit à faire abroger la loi sur l’autonomie des universités qui prépare la privatisation de l’enseignement supérieur et une sélection accrue.
Sur le front budgétaire, la suppression de 11 200 postes d’enseignants, de secrétaires et d’agents pour la rentrée de septembre prochain prépare une nouvelle dégradation de nos conditions d’étude.
Quant à l’enseignement professionnel, le ministre Darcos a confirmé l’instauration d’un bac professionnel en 3 ans, au lieu du cycle habituel BEP/Bac pro préparé en 4 ans. 25 % de cours en moins pour les élèves et 25 % de profs en moins ! Des dizaines de milliers d’élèves devront renoncer à une filière devenue plus difficile et s’orienter vers un apprentissage précoce.

Un recul pour toute la société
Image2-copie-1.jpgPour les salariés, la situation n’est pas meilleure. Après l’alignement par le bas des régimes spéciaux de retraite des cheminots sur le régime général des autres salariés, le gouvernement annonce qu’il faudra que tout le monde cotise plus longtemps (41 ans) pour une retraite amputée.
Le menu pour les actifs n’est pas plus alléchant. Le slogan de Sarkozy « travailler plus pour gagner plus » devient au fil des mesures et des annonces « travailler plus pour que les patrons gagnent plus ».
Ces attaques contre les droits sociaux rendent plus insupportable encore la situation des familles les plus défavorisées qui doivent faire face à un pouvoir d’achat

qui recule face à la flambée du montant des loyers, du prix des aliments et de l’essence.

 

Il n’y a que les riches qui trouvent leur compte dans la politique du gouvernement qui prend dans les poches de ceux qui produisent les richesses pour les donner à quelques privilégiés.

L’écrasante majorité de la population fait fonctionner la société et pourtant elle ne récolte pas les fruits de son travail.

 

Combattre le mal à la racine

 

Ce n’est pas que la politique de Sarkozy qui est en cause, c’est le fonctionnement même du capitalisme qui accumule les richesses entre les mains de quelques-uns au détriment des besoins sociaux élémentaires de tous.

  Comment accepter, au 21ème siècle, dans un des pays les plus riches de la planète, que des centaines de milliers de personnes soient mal-logées, que près de 7 millions vivent sous le seuil de pauvreté ?

 Comment accepter un système qui broie les pays les plus pauvres de la planète par les guerres, le pillage de leurs ressources naturelles et le soutien aux dictatures les plus sanguinaires et mène une chasse indigne contre les immigrés qui ont fuit les  conséquences de cette  politique ?

 Comment accepter un système qui détruit l’environnement et mène l’humanité au bord du gouffre en menaçant l’avenir même de la planète ?

 A tous ceux et celles qui ne se résignent pas, qui aspirent à se comporter humainement dans une société inhumaine, qui veulent se battre contre la politique actuelle de Sarkozy, mais aussi plus fondamentalement contre un système qui n’a rien à offrir à l’humanité, nous proposons de regrouper nos forces dans un nouveau parti pour organiser ce combat.


Les profs en grève pour défendre l’école

Fermeture des centres de rétention !

Depuis plusieurs jours, un mouvement de révolte touche les centres de rétention administrative (CRA), prisons réservées aux sans-papiers en vue de leur expulsion.

« Nous refusons d’être traités comme des sous-hommes et appelons l’ensemble des gens qui pensent encore que nous sommes des êtres humains à dire “stop” à cette politique raciste, […] [à] la politique d’apartheid de votre pays. »

Tel est l’appel au secours lancé par les sans-papiers en grève de la faim retenus au CRA du Mesnil-Amelot qui jouxte l’aéroport de Roissy. Il y a déjà eu, dans ces centres, des révoltes, des grèves de la faim, voire des actes individuels de désespoir : automutilations, suicides...

Le mouvement actuel est une réponse à la politique du chiffre et à l’accélération des interpellations pour atteindre à tout prix les quotas d’expulsions assignés à chaque préfecture.

La loi Sarkozy de 2003 a porté la durée maximale de la rétention à 32 jours. Une directive sera examinée au Parlement européen ce mois-ci. Elle prévoit que la rétention administrative pourra atteindre dix-huit mois !

Les associations ont lancé un appel européen contre cette « directive de la honte ». Le 19 janvier, journée européenne de mobilisation contre l’enfermement des sans-papiers en Europe, sera l’occasion de multiples rassemblements, à l’appel du Réseau éducation sans frontières (RESF) et des associations du collectif Uni(e) contre une immigration jetable (Ucij), pour exiger la fin des expulsions, la fermeture des centres de rétention et la régularisation des sans-papiers. 

http://www.educationsansfrontieres.org/

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06 30 45 93 36       lcr27@wanadoo.fr

http://lcr-27.over-blog.com/

 

Face à l’avalanche des attaques contre l’éducation et les services publics, les syndicats appelent les enseignants à la grève :

- le 15 janvier pour les profs des lycées professionnels contre la suppression du BEP et le passage du Bac pro en 3 ans. Par ailleurs le Rectorat annonce la suppression de 240 places dans les lycées professionnels de Seine Maritime et 30 dans ceux de l’Eure. Un rassemblement est prévu à 14h devant le Rectorat.

- le 24 janvier pour l’ensemble des fonctionnaires contre les suppressions de postes, pour défendre leur pouvoir d’achat et leurs conditions de travail.

Tout le monde a intérêt à ce que la mobilisation soit la plus massive possible. Mais ce que les dernières mobilisations ont montré c’est que pour faire reculer Sarkozy et gagner il faudra un mouvement qui réunisse tous les salariés, les jeunes et les parents d’élèves.


Les bondieuseries de Sarkozy

 

Fin décembre, en visite chez le Pape, Sarkozy a été fait « chanoine d'honneur de Saint-Jean de Latran ». L’hypocrisie n’étant pas un péché mortel, il a, à cette occasion, fustigé un monde « obsédé par le confort matériel » et « l'accumulation de richesses » juste avant de prendre des vacances de luxe en Egypte en profitant du jet privé de son ami milliardaire Vincent Bolloré...

Et, sans doute sous l’emprise de l’eau bénite, il s’en est pris à la laïcité, coupable de couper « la France de ses racines chrétiennes » avant de constater que « Le désert spirituel des banlieues, la disparition des patronages, la pénurie de prêtres, n'ont pas rendu les Français plus heureux ». Car « dans la transmission des valeurs et l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé ». Des curés plutôt que des profs et tout ira mieux ! Il fallait y penser !

 


 

La pilule a 40 ans…

 

Décembre 1967, au grand dam des associations catholiques, la pilule était légalisée en France. Avec elle, les femmes allaient enfin gagner le droit de disposer de leur corps, de choisir d’être mère ou pas et quand elles le désiraient. Elles allaient pouvoir vivre leur sexualité librement. Symbole de liberté, d’émancipation, la pilule s’est rapidement généralisée ainsi que d’autres moyens de contraception.

Et pourtant, 40 ans après, 1 grossesse sur 3 n’est toujours pas désirée. 210 000 grossesses non désirées se terminent par une IVG. 13 400 mineures ont recours à l’IVG.

Car peu de choses ont évolué depuis De Gaulle qui osait déclarer : « La Sécu n’a pas plus de raison de rembourser la pilule que l’automobile » ! Si certaines pilules sont remboursées à 65 % aujourd’hui, d’autres ne le sont nullement et les nouvelles franchises médicales instaurées par Sarkozy et son gouvernement vont encore augmenter le coût de la contraception pour les femmes. Au delà de la pilule, il existe d’autres méthodes de contraception qui ne sont, elles non plus, toujours pas remboursées.

Ce qu’il faut réclamer aujourd’hui, c’est une véritable politique de la contraception, de véritables campagnes d’information, à commencer par les établissement scolaires qui n’abordent toujours le sujet que timidement voire pas du tout. Ce qu’il faut réclamer, c’est la gratuité de la contraception.


Prisons : une association qui dérange

 

Signe des temps, pendant que le président se pavane dans des hôtels de luxe avec sa cour, on coupe les vivres aux associations qui ne seraient pas « Sarko-compatibles ». L’Observatoire International des prisons (OIP) vient d’en faire les frais. L’OIP, depuis plus de 10 ans, mène un travail de fond pour promouvoir le respect des droits fondamentaux et des libertés individuelles des personnes incarcérées et dénonce les abus. L’OIP vient de se voir, pour la première fois, refuser sa subvention annuelle au titre de la « défense des droits de l’homme » par Matignon.

Dans son dernier rapport, l’OIP dénoncait notamment les conditions de détention dans les quartiers disciplinaires. Et il y a de quoi... Le rapport indique que dans les cellules, la luminosité est de 5,1 lux. La norme est de 200 lux pour une boutique, de 125 dans des étables et de 40 dans les poulaillers.

Quant à l'espace de déambulation il est d'un peu plus de 4 m2, "une situation qui s'apparente à celle d'une bête en cage", selon l'OIP. L'association rappelle que "la surface minimale fixée pour la détention dans les chenils est de 5 m2 par animal"...

 

par LCR-27
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Mardi 11 décembre 2007

Tract distribué dans les lycées de l'Eure

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Journal des jeunes des JCR / LCR de l’Eure - Décembre 2007

Loi Pécresse, suppressions de moyens, fin des BEP… Défendre le droit de  tous à l’éducation !

Etudiants, lycéens, tous concernés !

 

Après les facs, de nombreux lycées se sont mobilisés ces 15 derniers jours. Les lycéens l’ont bien compris, la loi Pécresse sur l’autonomie des universités les concerne tout autant que les étudiants. Faufour-12-12-07.JPGCette loi vise à préparer le désengagement de l’Etat des universités, en finançant de plus en plus l’université avec des fonds privés.
Nous savons que cette loi ouvre la voie à la privatisation à terme des universités et que ce sont les lycéens d’aujourd’hui qui seront victimes de la hausse des frais d’inscription dans quelques années.

En clair il y aura de bonnes universités pour les riches et une fac au rabais pour les enfants de pauvres.

Ce qui se joue avec cette loi, ce sont nos futures conditions de travail et la valeur de nos diplômes sur le marché du travail.

Le gouvernement, qui n’a pas oublié notre victoire contre le CPE, est inquiet de notre mobilisation et multiplie les propos rassurants et des promesses qui n’engagent que ceux qui choisissent d’y croire. Rien n’est réglé, bien au contraire.

 

Les lycéens ont aussi bien des raisons de se mobiliser. Il suffit de regarder nos conditions d’études. Classes surchargées, disparitions d’options, suppressions de 11 200 postes de profs à la prochaine rentrée et maintenant la disparition programmée des BEP (voir encadré ci-contre) !

 

La bataille continue !

 

Nous ne pouvons pas faire comme si de rien n’était, alors que le gouvernement brade notre avenir comme il s’en prend à l’ensemble des classes populaires !

Car le gouvernement nous attaque toutes et tous, jeunes, étudiants, salariés, chômeurs et retraités.

Sarkozy cherche à nous faire revenir un siècle en arrière pour servir les intérêts des plus riches et du patronat.

Mais le gouvernement est encore loin d’avoir gagné. C’est pour ça que nous allons continuer à nous mobiliser en cherchant à entraîner toujours plus de jeunes et de salariés contre la politique antisociale du gouvernement et pour imposer notre droit à un avenir meilleur !

 

Comme le dit le slogan dans les manifestations de ces dernières semaines : « étudiants, lycéens et salariés c’est tous ensemble qu’on peut gagner ! »

 

Les LP dans le collimateur du gouvernement !

 

Xavier Darcos, ministre de l’Éducation nationale, a annoncé une réforme surprise du baccalauréat professionnel. Il s’agit de la généralisation des diplômes Bac pro préparés en 3 ans, au lieu du cycle habituel BEP/Bac pro préparé en 4 ans. Cette nouvelle attaque aura comme conséquence de supprimer les BEP dans la quasi-totalité des filières tertiaires, industrielles et agricoles. Résultat : on fera en 3 ans la même chose qu’en 4 ans précédemment ! 25 % de cours en moins pour les élèves et 25 % de profs en moins, on voit bien l’objectif de la mesure : faire des économies encore et toujours. Avec, à la clef, un tri social renforcé puisque de nombreux élèves qui auraient pu décrocher un BEP auparavant renonceront à s’engager dans une filière plus longue et plus difficile. La suppression du BEP signifie donc pour des centaines de milliers de jeunes la perspective de se retrouver sans aucun diplôme. Pas question d’accepter ce recul. Tous mobilisés contre l’école au rabais !

 

version pour les lycées  et iut d'evreux, les lycées de louviers et de vernon

IUT - Evreux :

Oui, il y a vraiment de quoi en faire un plat !

Comment peut-on étudier correctement quand on ne peut pas se détendre et se nourrir d’un repas chaud et équilibré le midi ? Quand on n’a même pas une salle pour manger ce qu’il a fallu amener de chez soi ? Alors qu’on nous rabâche que nous avons été accepté-e-s dans un établissement de pointe, il est incroyable qu’il n’y ait pas au moins une vraie cantine, sans même parler de restaurant universitaire. Mais en fait, peut-être que la façon dont on nous traite pendant la pause méridienne est révélatrice : on nous forme pour être des technicien(ne)s performant(e)s immédiatement adaptables aux besoins des entreprises locales. En haut lieu, on se dit peut-être que de si bons petits pions n’allaient quand même pas faire des histoires pour un peu d’inconfort le midi ? Hé bien ils se sont trompés. A l’IUT aussi, les jeunes ont des droits à faire valoir.

 

BERNAY - FRESNEL :

Non à la répression contre les grévistes !

Les lycéens et lycéennes de Fresnel à Bernay, comme des milliers d'autres en France, se sont mobilisés contre la loi Pécresse, pour garantir leur droit d'accéder à l'université avec le bac. Ils ont réuni une assemblée générale pour décider démocratiquement entre eux de ce qu'ils allaient faire. 700 élèves sur 1000 ont participé à un vote à bulletins secrets. Une majorité de 77% s'est dégagée pour le blocage de l'établissement ! Mais la Proviseur, très démocrate, n'a pas du tout apprécié ce résultat qui ne lui convenait pas, et a insulté les grévistes, les traitant de  “guérilleros sanguinaires aux méthodes totalitaires de gauche”. Des propos qui qualifient surtout celle qui les tient. Dès le début du blocage, une intervention musclée des forces de répression a entraîné l'arrestation de 12 animateurs et animatrices du mouvement, emmenés à la gendarmerie où ils ont été retenus toute la matinée. Ils sont depuis exclus temporairement. Heureusement la protestation unitaire s'organise pour demander la levée des sanctions.

 

LOUVIERS - LES FONTENELLES :

Quand l’administration s’occupe de notre stress

Eh oui, cette année, grande nouveauté de la part de l'administration du lycée : elle reconnaît que nos chères études nous causent du stress. C'est bienvenu de sa part de considérer aussi ce côté des choses, nos conditions de travail en quelque sorte, comme en entreprise. Elle a donc mis en place un module de quelques heures avec une sophrologue, en début d'année. Nul doute que ces heures ont été utiles... pour ceux qui en ont bénéficié. Car le hic, et pas des moindres, c'est que cela n'a été réservé qu'aux seuls 1ères S. Nul ne conteste les besoins des lycéens scientifiques d'avoir à apprendre à « gérer leur stress » . Mais les autres ? Eux aussi ont des conditions d'études qui nécessiteraient quelques heures de sophrologie. Alors pourquoi cette discrimination ? Tout simplement parce que le système éducatif favorise toujours les filières scientifiques, creusant un peu plus chaque année les inégalités avec les autres filières.D'ailleurs, entre nous, on se fiche pas mal de ces heures de sophro ! La vraie urgence pour nous lycéens est bien le rétablissement des options supprimées, la fin des classes surchargées, des emplois du temps qui tiennent la route (et nous permettent de manger le midi). C'est donc la création de postes de profs pour remédier à tout cela qui est nécessaire et pas quelques mesurettes de rentrée.

 

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VILLIERS LE BEL : La misère et les flash-balls!

Affiche-LCR27f--te2008.JPG Dès l'annonce de la mort de Moushin et Larami, les jeunes de 15 et 16 ans, heurtés par une voiture de police, Olivier Besancenot et la LCR ont demandé la mise sur pied d'une COMMISSION D'ENQUETE  INDEPENDANTE. Ce n'est pas du luxe, puisqu'on a vu que l'inspection générale des services de police a prétendu que l'état du véhicule policier était dû à la violence des manifestants, alors qu'une vidéo prouve que c'est la violence du choc qui est en cause... La rage qui a accompagné cette explosion rappelle que la situation des banlieues et des cités continue de se dégrader. Ce sont des images de guerre sociale qu’ont montrées les médias : un millier de policiers, sur le pied de guerre, patrouillant dans les rues de Villiers le Bel, survolées par un hélicoptère…  Pour contraindre la population à la misère, l’Etat doit utiliser la violence. Mais il n’est pas question pour nous de justifier les actes aveugles de violence : brûler la voiture du voisin, une bibliothèque, un bus ou une école ne fait qu’accentuer la détresse des habitants et des jeunes du quartier. Ces actes sont inexcusables et doivent être condamnés. Mais cette violence ne tombe pas du ciel, elle se développe sur le terreau de la misère. La répression ne règlera rien sur le fond, ni le mépris raciste et les discriminations…  Sarkozy, l'homme de la "racaille", continue à stigmatiser les jeunes des cités populaires en parlant de « voyoucratie ». Sarkozy nie que cette révolte ait des causes sociales, mais il nie l’évidence ! Et l’évidence, elle est dans la rue 
Après la grève des cheminots et celle des étudiants, les lycéens ont pris le relais, en bloquant leurs lycées et en manifestant contre l’avenir qui leur est promis.


VERSION POUR LES LYCEES DE BERNAY ET PONT-AUDEMER

LE COURRIER QUI TUE !
Les parents des élèves exclus temporairement ont reçu de la principale, une lettre recommandée leur indiquant les motifs du renvoi. Parmi ceux-ci, figure "intrusion en milieu scolaire", normal pour un lycéen, non ?

LES TIMBRES NE COUTENT PAS ASSEZ CHER !
Nouvelle lettre envoyée aux parents le 3 décembre. Les mots employés sont de nature à laisser croire que le lycée a été mis à sac par des belligérants armés : "barricades, les insurgés, rébellion, dommages importants, débordements..." Tout cela n'a vraiment rien à voir avec la réalité. Le mouvement était revendicatif et pacifique. Les outrances de langage n'ont jamais dépassionné une situation tendue, un vrai pédagogue aurait agi autrement !

UNE PRESSION, SVP !
Coups de téléphone, lettres d'information, lettres recommandées pour les bloqueurs... les parents d’élèves grévistes ont, eux aussi, pu constater une certaine pression de l’administration. De ce côté, aucune restriction à la communication !

VA COUCHER AILLEURS !
Tu reviens de manif anti-Pecresse à Caen, tu souhaites rejoindre l'internat comme chaque soir. Tu es puni ! Il t'est répondu "...qu'ici, c'est pas un hôtel !" On te prive de tes affaires et on te jette dehors... C’est petit et mesquin...

BIG BROTHER IS WATCHING YOU !
Une principale qui assiste à une assemblée générale d'élèves, c'est pas ordinaire... A l'interrogation de certains sur sa présence, elle répond : "c'est dans l'établissement, tout le monde peut venir..." La vérité c'est qu'une AG de lycéens grévistes ou non, c'est avant tout réservé aux élèves !

77 %, SCORE ANTI-DEMOCRATIQUE !
Le vote à bulletins secrets, placé sous la haute autorité de Madame le Proviseur a décidé du blocage du lycée. 700 élèves sur 1000 ont voté. 77 % pour le blocage. A l'issue du scrutin les choses étaient devenues tout à coup anti-démocratiques pour Madame le Proviseur... Peut-être qu’un cour d’éducation civique lui serait profitable...

Faujour-11-12-07.JPGBLEU, C'EST BLEU !
Un certain mercredi les bloqueurs ont goûté du fourgon policier avec sirène et gyrophare. L'opération un peu sportive des gendarmes en a conduit quelques uns au poste, une autre à l'hôpital. Une matinée à la gendarmerie qui n’aura pas entamé nos convictions... Comme l'annonce de notre renvoi le même jour... C'est sûr, on nous en veut !

ON ATTENDAIT MIEUX...
Une grosse quinzaine de profs ont appuyé physiquement les gendarmes dans une opération de canalisation d'élèves soutenant les bloqueurs. Ils sont même allés jusqu'à dénoncer par leur nom, certains des élèves présents, aux agents des forces de “l'ordre” qui prenaient des photos. Il convient de noter par ailleurs l'usage curieux que fait Madame le Proviseur de certains personnels de service... Nous pensions
que leur mission initiale n'était pas précisemment celle là...

SILENCE, ON FERME !
Même au plus fort de la lutte anti-CPE, il n'y avait pas eu de fermeture administrative du lycée. L'administration a décidé de faire feu de tout bois : intervention policière, fermeture jeudi, sanctions et représailles. Autant d'énergie déployée en tous sens révèle d'une volonté de frapper fort et d'un brin de panique dans la gestion du conflit...

JOURNEE AMENAGEE : BOURRAGE DE MOU !
Vendredi, une fois les trublions virés, le lycée tout entier peut se livrer aux cours aménagés. Administration et certains professeurs engagent donc des discussions sur la "démocratie" et la légitimité du blocage. Cela a tourné le plus souvent au lynchage des grévistes... soutenus malgré tout par certains camarades, à qui cette expérience de la journée aménagée donne la nausée ! Voilà une belle leçon de démocratie où les principaux visés sont absents, privés de parole.

AUTREMENT DIT...
Un renvoi temporaire s'appelle "mesure conservatoire à l'encontre de l'élève..." Il est à discrétion du chef
d'établissement, autrement dit, ça dure aussi longtemps que Madame le Proviseur le souhaite. Même les parents des "pestiférés" ne sont pas plus informés. Allez, hop ! tout le monde au piquet !
 
DEMANDEZ LA LISTE DES PROSCRITS !
La liste des élèves les plus actifs dans le mouvement a été affichée à plusieurs reprises dans les couloirs du lycée. Les noms des meneurs en caractères gras. Une autre liste est quotidiennement placardée par la principale sur le tableau dans la rue... ce qui a fait dire à un vieux monsieur : "... que c'était des méthodes gestapistes !"... C’est lui qui le dit...

NOMS D'OISEAUX...
Entendu par la bouche de Madame la Proviseur à l'encontre des grévistes "vous êtes une guérilla communiste, des guérilleros sanguinaires aux méthodes totalitaires de gauche... vous êtes des maosstaliniens."... etc... En dehors du fait qu'il ne viendrait à l'idée de personne qui nous connaisse de nous caractériser de la sorte, ces épithètes révèlent au moins une grande confusion et un certain penchant pour l’exagération... De notre côté, personne ne se serait permis de la traiter de “sarkozyste zélée” ou de “réactionnaire butée”.

PEUT-ETRE LE BAGNE ?
Madame le Proviseur indique que des “commissions éducatives” seront réunies. Nul doute qu'elles seront
mises à profit pour sanctionner encore un peu plus les élèves déjà punis (avec des TIG par exemple). Pour notre part, nous proposons comme châtiment à infliger aux irréductibles : la chaîne et le boulet au pied, le pain sec et l'eau, la relégation sur une île lointaine sans lycée et sans pingouins à convertir !
 
par LCR-27
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Mercredi 14 novembre 2007

 

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Journal des jeunes des JCR / LCR de l’Eure - Novembre 2007

Lycéens, étudiants, salariés,

tous ensemble contre Sarkozy et son gouvernement !

 

 
La riposte contre la politique de Sarkozy et de son gouvernement commence à s’organiser dans de nombreux secteurs.
 
lutter.jpgLa mobilisation grandit de jour en jour dans les facs. Les assemblées générales, les grèves et les occupations se multiplient pour exiger le retrait de la loi Pécresse sur l’autonomie des universités.
Cette loi, votée en cachette par le Parlement cet été, permet un désengagement financier de l'Etat au profit des entreprises et des intérêts privés. Par leur présence accrue dans les conseils d’administration, ils influenceront forcément le contenu des cours. Gérées comme des entreprises, les universités auront ainsi moins de financement pour les filières considérées comme non-rentables par les nouveaux financiers.
La loi instaure également une pré-sélection des lycéens à l'entrée de l'université alors qu’elle sélectionne déjà de fait les étudiants par le fric puisque le système des bourses ne permet pas de suivre des études dans des conditions normales. En effet 700 000 étudiants sont obligés de travailler pour payer leurs études et 100 000 d’entre eux vivent sous le seuil de pauvreté.
 
Une lutte qui nous concerne aussi
 
Nous aussi, dans les lycées, nous avons toutes les raisons de nous mobiliser et de faire entendre notre colère à l’heure où le gouvernement prévoit de supprimer 11 200 postes d’enseignants, de secrétaires et d’agents dans les collèges et lycées pour la rentrée prochaine.
 
Nous avons toutes les raisons de nous mobiliser aux côtés des étudiants qui défendent nos futures conditions d’études à la fac.
 
Nous avons aussi toutes les raisons de rejoindre les salariés qui se battent aussi pour défendre nos conditions de travail de demain.
Car c’est toute la jeunesse et le monde du travail qui est dans le viseur de Sarkozy.

Il faudrait selon lui se résigner à travailler plus longtemps avant de partir en retraite avec des pensions amputées, accepter des salaires de misère (sauf pour lui bien sûr, qui s’augmente tout seul son argent de poche de ...172 % !) alors que les dépenses pour se loger, manger, se soigner explosent. Il faudrait subir la précarité et la peur du chômage sans rien dire. Tout cela, à un moment où jamais la société n’a produit autant de richesses !

Suffisamment d’ailleurs, pour garantir une éducation de qualité pour tous, pour augmenter les salaires et les pensions, pour financer les régimes de retraite, pour améliorer les services publics...

Le problème est que ces richesses sont détournées vers la poche de ceux qui ont déjà tout, par exemple, avec les 15 milliards d’euros de cadeaux fiscaux pour les plus riches votés cet été.

 

Tous ensemble, c’est le moment !

 

Alors oui, les étudiants, les lycéens et tous les salariés, ont tout à gagner à lutter ensemble contre cette politique.

Les cheminots, les salariés de la RATP, d’EDF-GDF, les étudiants sont déjà en grève.

Le mardi 20 novembre, tous les syndicats de fonctionnaires et tous les syndicats de profs appellent à la grève. Les syndicats lycéens UNL et FIDL, les syndicats étudiants et la coordination des facs en lutte, appellent aussi ce jour-là. C’est l’occasion pour nous aussi de faire entendre notre voix et de rejoindre les salariés et les étudiants dans la lutte pour nos droits. Les jours qui viennent seront déterminants pour faire plier Sarkozy et son gouvernement. Personne ne doit manquer à l’appel !

 

Tous ensemble en grève et dans la rue, le mardi 20 novembre !

Manifestation départementale à Evreux

14h salle omnisports, pré du Bel Ebat



Écologie : un Grenelle pour du vent

Le Che, 40 ans après

 

che.gif40 ans après son assassinat le 9 octobre 1967 en Bolivie, Che Guevara reste un symbole pour tous ceux qui luttent contre la barbarie capitaliste et une cible haïe par les puissants.

Agé de 23 ans, Ernesto Guevara de la Serna parcourt durant 9 mois l’Amérique du Sud et découvre lors de ce voyage les profondes injustices dont souffrent les masses.

Pour lui, c’est à l’échelle de ce continent que les peuples opprimés doivent s’unir pour en finir avec les inégalités sociales par la révolution armée, au-delà des frontières tracées artificiellement.

Le projet du Che était d’exporter la révolution cubaine qui avait mis fin en 1959 à la dictature de Batista et de donner ainsi aux luttes de libération nationale une dimension internationale. Car le socialisme ne peut être cantonné dans un pays, qui plus est coincé entre le bloc soviétique et l’impérialisme américain.

La bureaucratisation du régime cubain le pousse à quitter le gouvernement. Il reprend la guérilla pour internationaliser la lutte armée contre l’impérialisme, « créer un, deux ou trois Viêt-nam » d’abord au Congo, puis l’année suivante en Bolivie.

Mais, ne comptant que sur la lutte de guérilla, cette tentative, en dehors de la participation démocratique, consciente et organisée des masses opprimées, est vouée à l’échec.

Icône, produit de marketing, mythe, symbole... le Che est tout cela à la fois… mais 40 ans après sa mort, il continue avant tout à cristalliser cette perspective d’une transformation révolutionnaire de la société… car les injustices et les oppressions n’en finissent pas de croître.

 

Réunion publique à Louviers