Le monde de la culture se rebelle
Communiqué de la LCR
Plus de contrôle, exigence de rentabilité et moins
d’argent : telle est la règle de conduite de N.Sarkozy en matière de politique culturelle, que Christine Albanel est chargée de mettre en œuvre en tant que ministre de la culture.
Concrètement, ça veut dire un budget en régression : 2,93 milliards contre 3,19 milliards en 2007. Des coupes sombres et des dotations budgétaires en diminution sont planifiées pour toute
une série de théâtres, de compagnies. Toutes les professions artistiques sont touchées et la révolte gronde parmi les professionnels comme le souligne l’appel du Cirque d’Hiver du 14 janvier
dernier et la récente assemblée générale au théâtre de l’Odéon. Parallèlement, Il est hypocrite et injurieux de faire aux professions artistiques le procès d’une démocratisation ratée en leur
coupant les vivres. Non seulement, la fréquentation des théâtres, musées et autres lieux artistiques n’est pas en régression, mais elle pourrait être plus importante si les prix étaient plus à
portée de l’ensemble de la population. L’accès à la culture doit être économiquement possible pour tous et faire partie intégrante de la formation de chaque jeune, chaque citoyen. L’état se
désengage pour faire la place au mécénat privé ce qui inclura une dépendance nuisible à la liberté de création. C’est pourquoi, la LCR soutient totalement la journée de mobilisation du 29 février
et les revendications, les mobilisations futures des compagnies théâtrales et des professionnels de la culture.
Le 29 février 2008.
par LCR 27
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COMMUNIQUES
Entente sur les prix, un secret de polichinelle.
Communiqué de la Ligue communiste révolutionnaire
Après toutes les associations de consommateurs, le gouvernement a diligenté une
enquête sur la hausse des prix dans les grandes surfaces. Il vient de découvrir l’eau chaude, à savoir que pour maintenir et augmenter les profits des groupes industriels, en économie de marché,
la concurrence, prônée par Mme Parisot, débouche sur des ententes illicites. Résultat : les consommateurs payent les profits engrangés par les groupes pétroliers, par exemple, qui
cumulent à eux seuls 93 milliards d’euros de bénéfices. L’agro-alimentaire n’est pas en reste. Danone a carrément augmenté ses prix de 10% en décembre 2007. Quant à la grande distribution, elle
se sucre largement au passage. N. Sarkozy qui se voulait, de façon démagogique, le temps d’une élection, le président du pouvoir d’achat est en fait le président de la vie chère. Inflation
vertigineuse sur les produits alimentaires, de première nécessité, pouvoir d’achat absorbé par l’importance des dépenses contraintes (logement, alimentation, transport) qui peuvent aller jusqu’au
trois quarts du budget pour les familles modestes : un plan d’urgence doit être mis en œuvre. Pour la LCR, il faut à la fois supprimer la TVA sur les produits de première nécessité,
augmenter les revenus de 300 euros net et fixer le salaire minimum à 1500 euros net par mois. Mais, il faut également mettre en place une échelle mobile des salaires garantissant des hausses
automatiques, en indexant les salaires sur un indice des prix, contrôlé par les salariés et reflétant réellement la hausse du coût de la vie.
Le 27 février 2008
par LCR 27
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COMMUNIQUES
Assez de répression ! Autodétermination du peuple Basque !
Communiqué de la LCR et des JCR
Les Etats espagnol et français ne cessent
d’enfermer des hommes et des femmes de tous âges, qui militent pour l’indépendance du Pays Basque. Après l’incarcération de la direction de Segi, de Batasuna, et d’autres acteurs sociaux de la
gauche indépendantiste Basque dans le cadre du procès 18/98, après l’interdiction des manifestations contre ces emprisonnements, l’Etat espagnol va encore plus loin en interdisant la
participation de la gauche abertzale aux futures élections législatives. L’interdiction du PCTV et d’ANV montre bien la volonté du gouvernement central de bâillonner le peuple Basque. Ces
organisations représentent à elles seules 14% de la population lors des dernières élections municipales. L’Etat espagnol va toujours plus loin dans la logique d’interdiction et d’illégalisation
d’une option politique qui représente un secteur significatif d’Euskal Herria. Le pays Basque ne pourra sortir du conflit dans lequel on opprime son peuple que par des voies politiques. Cela
implique, bien sûr, que l’ETA cesse ses actions armées. Mais cela implique la reconnaissance par ceux qui oppriment ce peuple du droit à défendre toutes les options politiques qui existent au
pays basque, y compris l’indépendance. Cela implique, par conséquent, la fin de la loi dite « des partis ». Si l’Etat espagnol et l’Etat français veulent la fin du conflit, cela ne peut
passer que par la reconnaissance d’un droit fondamental : le droit d’un peule à choisir son futur, le droit à s’autodéterminer. Nous tenons à réaffirmer notre opposition totale à la
répression dont est victime le peuple Basque. Nous exigeons la libération de tous les prisonniers politiques et le droit pour la gauche indépendantiste de pouvoir se présenter lors des prochaines
élections de mars.
Le 26 février 2008
par LCR 27
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COMMUNIQUES
N. Sarkozy bafoue la Déclaration des droits de l’homme
Communiqué de la LCR
Pressenti pour passer outre la décision du Conseil constitutionnel
quant à la non-rétroactivité de la loi sur la rétention de sûreté, le premier président de la Cour de cassation a fait savoir qu’il ne reviendrait pas sur cette décision. Par cette demande
adressée à Vincent Lamanda, le président de la république vient de démontrer qu’il était prêt à piétiner la constitution qu’il s’est engagé à respecter par ailleurs en étant élu. N.Sarkozy est
prêt pour les besoins de sa politique sécuritaire à bafouer l’article 8 de la Déclaration des droits de l’homme de 1789. Il est de la responsabilité de l’état et du système pénitentiaire de
soigner les détenus dangereux dès le début de leur incarcération, sans attendre la fin de leur peine pour décréter l’impossibilité de leur remise en liberté. La LCR, qui a exprimé son opposition
à la loi sur la rétention de sûreté, est hostile à l’enfermement à vie sur la base d’une présomption de dangerosité maintenue, hostile au non-respect du principe de non-rétroactivité, favorable à
une prise en charge médicale des détenus, prise ne charge qui, aujourd’hui, fait cruellement défaut.
Le 25 février 2008.
par LCR 27
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COMMUNIQUES
Le 23 février, contre le ministère de l’identité nationale
Communiqué de la LCR
A l’occasion du 3e anniversaire du vote de la loi
sur la « colonisation positive », et dans la cadre de la 2e semaine anticoloniale, une manifestation unitaire aura lieu samedi 23 février, à Paris, à partir de 15h, de Denfert-Rochereau
au ministère de l’identité nationale. La violente répression dont sont victimes, aujourd’hui, les salariés de l’entreprise Carsud (groupe Véolia) et les syndicalistes de l’Union Syndicale des
Travailleurs Kanaks et des Exploités (USTKE), à l’occasion d’un conflit social, est là pour démontrer que la répression coloniale n’est pas morte. Pour éviter d’être arrêté, Gérard Jodar, le
président de l’USTKE, doit vivre retranché dans le bâtiment du syndicat, avec des dizaines de membres de son syndicat. La Ligue communiste révolutionnaire exige l’arrêt de la répression et des
poursuites contre les syndicalistes de l’USTKE, appelle à manifester le 23 février à Denfert-Rochereau pour que l’état français reconnaissance sa responsabilité dans les crimes commis à
l’occasion de la colonisation, pour la fin des rafles, des expulsions, la régularisation de tous les sans-papiers, la suppression du ministère de l’identité nationale et de
l’immigration.
Le 22 février 2008
par LCR 27
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COMMUNIQUES
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