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Dimanche 22 octobre 2006

ART ET POLITIQUE : ON N’EN A PAS FINI AVEC MAI 68 !

 

A PROPOS DE LA SOIREE AU MOULIN DE LOUVIERS AVEC GERARD FROMANGER, SERGE JULY ET MICHEL ONFRAY

Disons-le clairement, à lire « Paris Normandie » vendredi, ça s’annonçait comme une soirée de plus où F.Martin allait se mettre en scène :

 

« La ville de Louviers a réussi la prouesse de faire venir trois grosses pointures, ensemble, pour une conférence-débat ce samedi 14 octobre, au Moulin, à 19 h : le peintre Gérard Fromanger, qui fait l'objet d'une rétrospective actuellement au musée, le philosophe normand Michel Onfray qui a créé l'Université populaire à Caen et le journaliste Serge July, ancien rédacteur en chef de Libération.
Le film « Un pas de côté » de Bruno Picot  sera d'abord projeté. Il s'articule autour d'un entretien filmé entre Gérard Fromanger, et Michel Onfray. Puis, les trois hommes devraient offrir une conférence-débat d'une exceptionnelle qualité. «
Tous les trois se connaissent, s'apprécient et ont un bout de parcours commun puisqu'ils ont été à la pointe de la pensée soixante-huitarde » rappelle Franck Martin.
Associés aux combats de la Gauche Prolétarienne pendant les événements de mai 68
(moins pour Michel Onfray qui n'avait que 9 ans à l'époque), ayant pour point commun une estime pour Jean-Paul Sartre, ils ont refusé de «poser des bombes» comme l'auraient fait d'autres révolutionnaires mais ont préféré s'exprimer à travers la peinture, la philosophie et le journalisme. Ils représentent en tout cas l'histoire intellectuelle d'une génération »

 

Il y avait 350 personnes, dont la majorité était manifestement venue pour le thème annoncé : «  le peintre et le philosophe », et ne s’attendait pas à ce que la soirée tourne autour de 68 et de son héritage. Un bon indice, c’est que le tract LCR pour Krivine le 25 à Vernon a été boudé par une bonne moitié des arrivants. Un autre : Onfray a commencé par saluer (en gros) « le camarade de la Ligue Communiste Révolutionnaire qui distribuait à l’entrée, car si le film évoquait les débats avec la Gauche Prolétarienne, c’est toujours présent aujourd’hui » ; un cinquième de l’assemblée environ s’est mépris sur le sens de ses paroles  et a cru qu’il s’agissait d’une charge contre l’extrême gauche (Fromanger venait d’expliquer dans le film sa rupture avec les maos « crottes de chiens » en 71, lors de leur campagne infâme contre le notaire de Bruay en Artois*). Onfray a enfoncé le clou juste après en soulignant les « trahisons » de Mitterrand et la nécessité d’une vraie gauche. S.July, dans une longue péroraison, a expliqué que mai 68 n’était rien par rapport à l’effervescence des années 60 aux USA en particulier sur le plan musical ; « la rupture, c’est Dylan et les Stones, puis plus tard les réseaux informatiques qui permettent de communiquer horizontalement ; la vraie révolution est culturelle ». Auteur d’un livre sur Fromanger, il était là pour en parler et a clairement manifesté son agacement devant la tentative de captation de F.Martin, qui a  tenté d’orienter le débat vers le journalisme, et bien sûr SON expérience à « Rouen Libération »…  Le dit Martin, dès que la parole a été donnée au public, n’a rien trouvé de plus pressé que de l’accaparer pour « dire à monsieur Onfray que les années Mitterrand n’ont certainement pas été celles de la trahison… ». Le public qui attendait que l’on parle de la place de l’œuvre d’art dans la société se demandait ce qu’il était venu faire dans cette galère. La qualité des échanges qui ont suivi entre Fromanger et Onfray lui a cependant donné satisfaction, comme une suite au magnifique film du début. Et tous ceux qui l’ignoraient, tous ceux qui avaient voulu l’oublier, n’ont pu ce soir là faire autrement que de percevoir à quel point le souffle de la création peut être intimement lié à des moments historiques d’une intensité extraordinaire. Comme le dit avec fougue Gérard Fromanger,  « quand le peuple prend la parole, c’est comme un tremblement de terre, tout est devenu possible en 68«. On a bien compris que pour lui, la grève générale, ce n’est pas le spectre maléfique qu’elle est devenue pour bien des anciens combattants qui encensent son œuvre - à voir au musée de Louviers – avant de la ranger dans la naphtaline marchande.

 

 

* accusé d’être le violeur et l’assassin d’une fille d’ouvriers mineurs au nom de la « justice populaire ». Il se trouve que nous avions évoqué cet épisode en mai dernier dans notre texte « FRANK MARTIN, DU COL MAO AU COSTARD CRAVATE » au mois de mai : « Après 68, le fils du maire de la « ville de l’autogestion », comme on disait alors, aurait pu être attiré par les courants anti-autoritaires, marxistes ou libertaires, par exemple. Non, dès 14 ans,  il est devenu disciple du président Mao, et l’est resté jusqu’à 20 ans bien sonnés. Mais on ne s’enthousiasme pas impunément pour la grande manipulation criminelle de masse qu’a été la « révolution culturelle chinoise ». On ne sort pas indemne de la chasse à l’homme organisée par la « justice populaire » à Bruay-en-Artois contre un malheureux notaire, forcément violeur et meurtrier parce que bourgeois. Ou de la dénonciation de  tout  syndicaliste CGT comme « Kollabo » et  »social-traitre ». Ou des diktats idéologiques du « groupe Foudre d’intervention culturelle ». Il a fallu attendre les massacres de Pol Pot au Cambodge pour que ce jeune homme commence à ouvrir les yeux. Comme tant d’autres, il a ensuite troqué le col Mao pour le costard cravate » 

 Voir le texte complet sur les sites  http://perso.wanadoo.fr/agauche-vraiment/ et http://bulletindestravailleurs.over-blog.com/ (fédération de l’Eure de la LCR)

par LCR- section de Louviers
publié dans : section de LOUVIERS

Lundi 16 octobre 2006

Bulletin d'entreprise M-REAL

PSE : PETITES SUCRERIES A EMPORTER ?

 

 

Pour le départ de quelques cadres, la direction a offert champagne et petits fours : « vous êtes viré, ça s’arrose ! ». Il y avait pourtant de quoi avaler de travers. En effet, si des collègues partent dans de bonnes conditions financières (trop souvent en en laissant d’autres bouger à leur place), le PSE c’est quand même un PLAN DE DESTRUCTION DE PLUS DE 100 EMPLOIS sur le site, et que ceux qui restent vont se taper des charges de travail énormes.

LA PREUVE PAR L’ENERGIE

Le chef de service vient nous souffler à l’oreille : « je reconnais que ce sera difficile, on n’est plus assez nombreux ». Il aurait pu se réveiller plus tôt ! On a eu beau nous filer quelques points, notre santé avant tout. Nous avons un droit de retrait, sachons l’utiliser !

QUI  SUIS-JE ?

« Tout petit déjà, j’aimais commander, et en plus, j’en suis fier. J’ai été imposé au service technique et la direction espère que je vais m’épanouir dans ce nouvel environnement. Sans doute s’agit-il d’une thérapie suite à ma convalescence nécessitée par la  une rupture douloureuse qui nous avait valu, à mon adjudant et à moi, d’être mis tous deux en absence autorisée ». Si vous avez trouvé, vous aurez froid dans le dos en apprenant que cet individu va être en contact avec les entreprises extérieures. il faut bien trouver une solution pour chaque salarié, mais là, il ne faut rien exagérer…

SI J’AVAIS UN MARTEAU…

He oui, il est parti, l’adjudant qui courrait partout pour faire signer la pétition contre la grève de février 2005. Ce fidèle cireur de pompes de l’ancienne direction a dû faire le constat que ça ne marchait plus assez bien, alors il a viré sa cuti : ces derniers temps, il se répandait en propos négatifs sur cette boîte qui l’avait pourtant abondamment gavé. Ingrat ! En partant, il a quand même promis un coup de fusil au secrétaire de CE pour l’ouverture de la chasse. Même pas cap !

Il se dit qu’il serait parti faire un tour de France à la marche. Pauvres randonneurs qui doivent en ce moment supporter ses beuglements. Mais après tout, peut-être ira-t-il jusqu’à Saint Jacques de Compostelle pour expier ses péchés. Et, rêvons un peu, on le verrait alors revenir purifié et doux comme un agneau.

FINITIONS A4 : QU’ILS SE CALMENT, ET VITE !

Des agressions verbales et mêmes physiques de la part d’un contremaître qui ferait mieux de se terrier dans son trou, et d’un autre qui ferait mieux de se choisir  un autre modèle. Au dessus, on ferme les yeux, alors que si un ouvrier en fait autant, c’est la mise à pied

immédiate, suivie du licenciement. N’hésitons pas à réagir collectivement s’ils ne se calment pas vite fait !

MARECHAL NOUS VOILA, MARECHAL T’ES PLUS LA !

Démission ? trop de pression ? licenciement ? Manque de résultats ?on ne le sait pas, mais on ne la regrettera pas, elle qui n’avait qu’une obsession, c’était de sabrer parmi le personnel de production dès l’annonce du PSE, avant même de commencer à réfléchir. Par exemple, c’est par la lutte pied à pied, en réunion et grâce à nos actions, que nous avons imposé à des gens obtus comme elle le refus d’externaliser la trituration. Bon débarras.

LIBAN : ECHEC ISRAELO-AMERICAIN

4000 morts, un million de déplacés, un pays en ruine, où les ponts, les usines, les aéroports et centrales électriques sont détruits, les côtes polluées, des mines partout. Cependant, la population (sunnites, chrétiens, communistes…) s’est solidarisée avec la résistance chiite. Au bout de 33 jours, l’armée coloniale d’Israël, soutenue par les USA, a dû se replier. C’est l’échec.

L’ONU prétend aujourd’hui garantir la paix  avec ses casques bleus. Quelle hypocrisie ! La résolution 1701 ne condamne pas l’agression, les crimes de guerre et ne réclame même pas le remboursement des destructions. Elle permet à Israël de poursuivre des opérations militaires « défensives ». Dans ces conditions, les troupes de la Finul auront inévitablement pour rôle de désarmer la résistance libanaise. Un engrenage que nous refusons.

ILS VEULENT EMPECHER BESANCENOT DE SE PRESENTER !.

Hollande a adressé un courrier aux élus PS, les enjoignant de refuser leur signature. Réaction de panique et de mépris, en particulier pour les  trois millions d’électeurs qui ont voté extrême-gauche en 2002. Car enfin, pourquoi Jospin a-il fait un si mauvais score ? la réponse est dans la privatisation des Télécom, l’acceptation de la  décision du Conseil européen de Barcelone en 2002 de repousser de 5 ans l’âge de la retraite, l’abandon des salariés de Renault-Vilvoorde… La direction du PS est incapable d’en tirer les leçons.

 

Alain KRIVINE A  VERNON

 

mercredi 25 octobre 18h

 

50 ans passés à lutter contre les caricatures de socialisme, à défendre un communisme réellement révolutionnaire et démocratique… Krivine s'est appliqué à faire mentir ceux qui lui avaient prédit : « ça  te passera avec l'âge » (titre de son livre).

 

Bulletin M-real 6-10-2006

 

Pense aux autres équipes !

par LCR-27
publié dans : section de LOUVIERS

Lundi 2 octobre 2006
Réponse d'AGV aux délires du maire 
Franck Martin, du col Mao au costard cravatte: cet homme est-il de gauche?

Fin avril, session pleinière du Conseil Général. F.Martin prend la parole. Voici comment cela est rapporté par « l’Impartial » (30-4-06 ): « Il est nécessaire de s’opposer au CPE, mais pour une question de méthode. On ne peut pas réformer au canon. Je suis convaincu qu’il faut introduire une certaine dose de flexibilité, et seule la gauche peut le faire en assurant toutes les garanties aux salariés. La gauche ne doit pas être conservatrice, mais réformatrice. Or actuellement, on entend des discours, y compris chez les jeunes, qui résonnent comme des propos de vieux. On maintient une icône de l’emploi à vie, alors que l’on sait très bien que tous les jours la précarité est là. Et par hypocrisie il ne faudrait rien changer ? (…)  Il faut oser dire la vérité aux salariés. Les entreprises ne sont pas là pour pressurer les jeunes. Quand une entreprise investit pour former un jeune, elle n’a pas envie de  s’en séparer«. Si dans les rangs de la droite ce discours a été très applaudi, en revanche chez les « alliés traditionnels de F.Martin,, ses propos ont généré un véritable tollé. « Il n’y a pas d’argent pour l’emploi en France, mais il y en a pour payer les actionnaires » s’insurge le divers gauche Claude Auffret, tandis que le PCF Larmanou manque de s’en étouffer, tant sa colère est profonde.   « Que venez-vous faire dans les manifs anti-CPE ? tempête pour sa part le  DVG Francis Courel (…). L’UMP Louis Petiet boit du petit lait : « je ne suis pas sûr qu’il y ait encore aujourd’hui une majorité départementale de gauche ».Et le journaliste de conclure : « le CPE a de sérieuses répercussions, et pas seulement là où on s’attendait ».  

Alors, est-il de gauche ? Oui. Gauche caviar, gauche social-libérale, comme Kouchner et Royal. F.Martin n’a pas réagi à cet article, pas traité le journaliste de gauchiste, pas demandé de droit de réponse. Mais que notre conseiller municipal Gérard Prévost revienne sur ces faits dans sa modeste tribune d’« Allez Louviers » d’avril-mai, et voilà le maire qui s’arroge deux fois  plus de place pour répandre sa fureur et nous reprocher des  « procédés malhonnêtes pour tromper les lecteurs « .  Nous y reviendrons. Mais d’abord, pourquoi tant de hargne contre nous ?

 
TRAUMATISE PAR SON PASSE

Après 68, le fils du maire de la « ville de l’autogestion », comme on disait alors, aurait pu être attiré par les courants anti-autoritaires, marxistes ou libertaires, par exemple. Non, dès 14 ans,  il est devenu disciple du président Mao, et l’est resté jusqu’à 20 ans bien sonnés. Mais on ne s’enthousiasme pas impunément pour la grande manipulation criminelle de masse qu’a été la « révolution culturelle chinoise ». On ne sort pas indemne de la chasse à l’homme organisée par la « justice populaire » à Bruay-en-Artois contre un malheureux notaire, forcément violeur et meurtrier parce que bourgeois. Ou de la dénonciation de  tout  syndicaliste CGT comme « Kollabo » et  »social-traitre ». Ou des diktats idéologiques du « groupe Foudre d’intervention culturelle ». Il a fallu attendre les massacres de Pol Pot au Cambodge pour que ce jeune homme commence à ouvrir les yeux. Comme tant d’autres, il a ensuite troqué le du col Mao pour le costard cravate. Banal. Mais en quoi son passé lui donne-t-il autorité pour prêcher la croisade contre les révolutionnaires, les trotskistes, les marxistes, et plus généralement tous ceux qui persistent à penser et à agir en fonction des réalités de la lutte de classes ? Quelle prétention, quelle ignorance ! Que dirait-on en effet de quelqu’un qui mettrait dans le même sac Jacques Gaillot, évêque « licencié » du diocèse d’Evreux pour fait de solidarité avec les opprimés, et son patron le réactionnaire Jean-Paul II ?

 
MAIS DE QUOI PARLE-T-IL ?

« Pour nos curés rouges, il suffit de maudire les péchés du monde actuel, de réciter le bréviaire marxiste, de promettre la venue du Paradis révolutionnaire. Et surtout, de s'opposer à tout progrès réel, car en diminuant le malheur des gens, tout progrès social diminuerait l'audience de la secte et donc dévaloriserait la rente de situation des prophètes du malheur ! Les pseudo révolutionnaires ont donc besoin du malheur du peuple ». (extrait du long article « Trotski.. tue le ski » - nous n’inventons rien ! - sur son blog personnel, accessible depuis la page d’accueil du site internet de la ville : de quel droit d’ailleurs ?).

Mais ce qu’il décrit là, ce n’est rien d’autre que ce qu’il a connu chez les maos. Toujours ce traumatisme. Mais ceux et celles qui nous côtoient et nous voient vivre et agir au quotidien, sur nos lieux de travail, dans nos associations et syndicats, ne peuvent pas nous reconnaître !

 
OLIVIER BESANCENOT, DEJA ENTENDU PARLER, MONSIEUR MARTIN ?

C’est en effet un nom que vous évitez soigneusement. Sa seule évocation fait sombrer vos fielleuses diatribes dans le ridicule. Et justement, une des choses qui nous réunit à « A Gauche Vraiment ! », c’est qu’on se reconnaît dans ce jeune postier, dirigeant de la LCR qui ne veut pas faire de la politique un « métier », contrairement à vous. Un gars modeste, qui a cependant déjà écrit un livre pour présenter ses, nos idées. Ca s’appelle « Révolution ! 100 mots pour changer le monde», et son succès a entraîné sa réédition en collection de poche (« j’ai lu »5,30€). Si vous l’ouvriez, ça vous obligerait à arrêter de rabâcher vos caricatures. Car, ne vous en déplaise, de Bourdieu à Bensaid, la gauche radicale réfléchit et produit des analyses. Quelques extraits :

 

Réforme (p.76) : Les révolutionnaires sont favorables aux réformes. Tout progrès, toute amélioration pour la majorité de la population, toute nouvelle conquête sociale et démocratique est bonne à prendre. Nous ne sommes pas partisans du tout ou rien (…). Les révolutionnaires sont pour de vraies améliorations. Mais sur cette voie, ils se heurtent au pouvoir des classes dominantes, même si celles-ci peuvent lâcher un peu de lest parfois, pour garder l’essentiel de leur pouvoir, surtout lorsqu’elles se sentent menacées par l’ampleur des mobilisations. (…) La seule possibilité d’arracher des réformes, de les consolider jusqu’au bout, d’en faire de réelles transformations sociales, c’est d’en finir avec une société où l’argent va à l’argent, en osant défier un Etat qui bloque les réformes. Ce changement-là implique une rupture radicale ».

 

Révolution russe (p.49) : »En tirer le bilan est indispensable (…). Lorsqu’il n’y a pas d’élections générales démocratiques, lorsque la liberté de réunion est entravée, lorsque les syndicats sont soumis au parti et à l’Etat, et lorsque la liberté de la presse n’est pas reconnue, la vie politique et sociale régresse, les institutions s’étiolent.. Et en fin de compte, la bureaucratie finit par imposer son propre pouvoir à la société »

 

Trotskisme (p.53) : « Aujourd’hui, certains débats appartiennent au passé. Le stalinisme s’est effondré et c’est tant mieux. Comme aime à le répéter Alain Krivine : « je me sens juif face à un antisémite et trotskiste face à un stalinien ».

 
IL A TOUT REJETE SAUF LES METHODES STALINIENNES

« Je déments en bloc les propos que me prête la propagande trotskyste (…). Ce genre de procès d’intention, en d’autres temps, conduisait, à Moscou, à des procès tout court, se terminant par 30 g de plomb dans la nuque de l’accusé (…). Décidemment, les trotskystes sont incorrigibles » (réponse à G.Prévost dans « Allez Louviers »)

Mais quelle outrance, quelle haine ! Peut-il être aveuglé au point de ne plus savoir que les accusés des procès staliniens de Moscou, dans les années 30, étaient invariablement accusés d’être des « crapules hitléro-trotskystes » ? Le repenti Martin n’a même pas de respect pour la mémoire des victimes, la seule chose qui lui importe, c’est de taper au-dessous de la ceinture pour tenter de faire oublier ce qui le gêne. Les martyrs deviennent donc des  victimes, les bourreaux des trotskistes, et le tour est joué. Des procédés aussi pitoyables et méprisables en disent
par LCR-27
publié dans : section de LOUVIERS

Mardi 11 juillet 2006

Bulletin LCR de l'entreprise M-real  6-07-2006

PLUS UNE HEURE SUPPLEMENTAIRE !   

     Malheureusement, nous n’avons pas été capables de bloquer leur plan de licenciement, et déjà ont lieu les premiers départs. Certains y trouvent leur compte, tant mieux pour eux. Notons que l’intervention des élus a pesé pour arranger les choses dans un certain nombre de cas. Mais une fois de plus, en concoctant ce PSE, les patrons ont veillé tout particulièrement sur les intérêts de leurs petits copains et fidèles serviteurs. Il est clair qu’ils se foutent des problèmes de sécurité du site et plus encore de l’aggravation de nos conditions de travail qu’entraînent les suppressions de postes. Décidemment, comme plusieurs actions ont pu le démontrer, on ne pourra compter à l’avenir que sur ce que nous serons capables d’imposer par nous-mêmes. Alors, il y a une chose à faire maintenant, qui est toute simple et à la portée de tous et de chacun : refuser les heures supplémentaires. Il suffit de ne plus répondre au 72.72.

ON BRADE PONT SAINTE MAXENCE  (PSM)

Du jour au lendemain, nos 200 collègues se retrouvent dans le groupe allemand Arques Industries. Pour eux, cela ne peut pas être pire. Mais cela montre bien que par delà les discours, pour M-real, nous ne sommes que des Kleenex qu’on prend et qu’on jette. A nous de ne pas nous laisser faire !

ON NE LES REGRETTERA PAS

Plus de hurlements ni de colères sadiques, l’adjudant Marteau retourne dans le civil. Il jure à qui veut l’entendre  qu’il va casser la gueule au camarade Philippot… des propos que l’on mettra sur le compte d’une fragilité psychologique causée par une rupture douloureuse avec son ex-bras droit. Le PSE a au moins ceci de bien qu’on aura peut-être la chance d’être débarrassés de lui aussi au parc à bois.

LES REQUINS SE BOUFFENT ENTRE EUX

Ainsi, la collaboration débri-dée du directeur du développement au PSE lui a permis de s’installer à la sécurité et l’environnement…en faisant virer son copain qui avait la place.A défaut d’être efficace, peut-être  commencera-t-il par appliquer les règles élémentaires de santé au travail et de respect des autres ?

JL$ ET SChROUMPF COQUET TOUJOURS SALARIES m-real !

Jusqu’en septembre, ces deux sombres individus continuent à toucher leurs salaires avec tous les avantages, et on ne parle pas de la brouette de pognon avec laquelle ils sont partis…. Eux qui en 10 ans de direction n’ont as été foutus d’avoir une seule année bénéficiaire ! Du point de vue des capitalistes, il faut croire qu’ils ont rendu suffisamment de services anti-sociaux, sur notre compte…

Le  Smic à moins de 1 000 €  nets !

Si on écoute Borloo et ses copains, l’augmentation du Smic du 1er juillet serait un effort « significatif ». Quel cynisme : les Smicards ne gagneront même pas  1 000 € nets. Et même çà, pour les patrons, c’est encore trop.

Le gouvernement a pourtant multiplié les allègements de cotisations sociales sur les bas salaires pour faire baisser le coût du travail. Rien n’y fait, on attend toujours les emplois promis en contrepartie. Et cela, ni le tour de France, ni la coupe du Monde ne peuvent le faire oublier.

La bagarre sur les salaires est aujourd’hui « vitale » au sens propre: il y a de plus en plus de Smicards et de salariés contraints au travail précaire ou à temps partiel, largement en dessous du Smic. 1 500€ nets tout de suite, c’est vraiment le minimum. Et pas 1 500€ bruts en 2012, comme le propose le nouveau programme du PS, qui « comprend » tellement les problèmes des patrons et si peu ceux des travailleurs.

Il faut 300 EUROS de plus POUR TOUS

Une étude CSA sur les personnes faisant appel aux banques alimentaires pour se nourrir montre que 10 % sont des salariés et 16 % des retraités ; 67 % disposent d’un logement durable et 24 % sont hébergées. De plus en plus de travailleurs ont du mal à joindre les deux bouts. Pas de charité: ce qui est nécessaire, ce sont des augmentations de tous les revenus. Chez Thorn Europhane aux Andelys, en une journée de grève massive, ils ont obtenu 1,5% d’augmentation des salaires au 1° juillet, l’augmentation de la prime d’équipe et 10 changements de coefficients. Cela donne une idée de ce qui serait possible si les syndicats se donnaient un tel objectif au plan national.

 

MATCH SARKOZY-ROYAL : CARTON ROUGE

Un amendement à la loi Sarkozy sur l’immigration prévoit de retirer la carte de résident d’un étranger en cas de condamnation pour « menaces et actes d’intimidation » ou « rébellion » contre des personnes exerçant une fonction publique ou pour « outrage public à l’hymne national ou au drapeau tricolore ». La prison puis le retrait de la carte de résident (celle-ci serait remplacée par un titre de séjour renouvelable), voilà le retour de la double peine pour les étrangers. Sur fond de « chasse à l’enfant sans-papiers », qu’elle condamne bien sûr la main sur le cœur, Mme Royal tente de doubler Sarko sur sa droite en proposant d’expulser dans la foulée de leur peine les étrangers condamnés. Et dire que ces mêmes Sarko et Royal se disent un rempart contre l’extrême droite en 2007 !

BOYCOTT DE L’ETAT  D’ISRAEL !

Israel agit comme le dernier des brigands : rafles de responsables politiques, députés et ministres du Hamas démocratiquement élus,  destruction de ponts, d’une centrale électrique… La volonté d’obtenir la libération du soldat enlevé ne justifie rien. Il n’y aura pas de paix juste et durable sans reconnaissance d’un Etat palestinien dans les frontières de 1967, la destruction du « mur de la honte », le droit au retour des réfugiés, Jérusalem-Est comme capitale.

Bulletin M-real  6-07-2006

par LCR-27
publié dans : section de LOUVIERS

Samedi 10 juin 2006

BULLETIN d'ENTREPRISE  CINRAM  du  9-6-2006

DEMAIN ,  PENSE A TON PORTE-MONNAIE !

Nous serons ici pour la collecte annuelle. La situation est difficile pour beaucoup d’entre nous, nous le savons bien, mais pour celles et ceux qui donnent les informations, les rédigent, tirent et diffusent ce bulletin, c’est un encouragement et une preuve de sympathie. Aussi toutes les contributions, même modestes, sont-elles le bienvenu. C’est aussi une aide bien concrète qui nous permet d’affirmer avec fierté que ce bulletin est financé par ses lecteurs et ses lectrices. Alors, à demain…

RETOUR NOTRE LUTTE

Pendant des semaines, nous avons été mobilisé-e-s. Débrayages massifs, grèves perlées, manifestations,  et surtout  avec le blocage de Champenard, nous avons fait ce qu’il fallait pour obliger la multinationale Cinram à lâcher plus qu’elle n’avait prévu pour calmer les choses à Louviers. Finalement, le soi-disant « Plan social » ou plutôt ANTI-SOCIAL a été signé (mais non approuvé) par les représentants de l’inter-syndicale. Par rapport à ce que la Direction proposait au départ, certains s’y retrouvent, mais beaucoup trouvent la pilule bien amère : les moins anciens en particulier, et aussi ceux parmi les anciens qui apprendront que leur poste ne serait pas « impacté », et ont l’impression de s’être fait avoir. Alors, même si ça aurait été pire si nous ne nous étions pas battus, il n’y a pas de raison d’être satisfaits.

 

MONTEE EN PUISSANCE DU MOUVEMENT

 

On sentait venir le coup et cela s’est précipité depuis Juin 2005 avec l’annonce par Universal de la non-reconduction du contrat. La Direction ne mouftait mot mais nous étions en alerte. D’ou notre détermination à ne pas nous laisser faire à l’annonce de la fin du CD et du transfert vers Champenard. Le ralentissement de la production a été une étape importante pour la mobilisation de tous et toutes. Puis, pour établir un rapport de forces plus important et nous rendre visibles, décision fut prise de bloquer Champenard. Cette action-commando réussie, puis l’organisation de notre vie collective autour du feu de palettes au piquet de grève, tout cela a soudé notre détermination durant ces 6 jours dont nous nous souviendrons longtemps comme d’un grand moment de bonheur, de créativité et de fraternité ouvrière.

 

ILS SONT AU SERVICE DES POSSEDANTS

 

Alors que nous ne faisions que défendre nos conditions d’existence et nos emplois, nous avons trouvé contre nous huissier, tribunal et gendarmes, qui se sont mis au service des profits du groupe capitaliste Cinram. Par l’intimidation, par les menaces de condamnation à payer des sommes astronomiques, puis par l’évacuation de notre piquet de grève au petit matin,  ils ont employé tous les moyens contre nous. C’est que l’Etat n’est pas neutre, contrairement à ce que veulent bien prétendre tous ceux qui à gauche nous servent de la « Rrrrépublique » avec des trémolos dans la voix (ni le député PS Loncle ni aucun d’entre eux n’est venu nous voir à Champenard !). Ces moyens de répression sont d’abord et avant tout au service des actionnaires, des banquiers et des boursicoteurs. On vient encore de le voir à Nouméa, en Nouvelle Calédonie, avec la répression féroce contre les syndicalistes indépendantistes qui bloquaient le port pour défendre l’emploi.

De la même façon, « la médiation », que certains nous présentaient comme le grand espoir, n’a représenté qu’un appui de la directrice départementale du travail aux positions de la direction patronale.

 

DE NOS EXIGENCES AUX NEGOCIATIONS

Au retour sur Louviers, la décision d’arrêter la grève a été prise en assemblée générale. Les flottements déjà perceptibles n’ont fait que s’accentuer ensuite. La direction a baladé tout le monde de réunion en réunion, retenant les élus des heures et des heures, pour bien les mettre sous pression et les éloigner le plus possible du contact avec l’ensemble du personnel.

Dans ces conditions, la manif le samedi matin à Louviers aux cris de « Non aux licenciements chez Cinram, M’Real, Energizer comme ailleurs » arrivait trop tard. L’AG qui a suivi, à 80 seulement, arrivait elle aussi trop tard. Dans le difficile et laborieux « jeu » des négociations, c’est la Direction qui a gardé le contrôle des événements et  dicté son calendrier.

 

C’EST A L’AG DE DECIDER !

 

Après la reprise, il aurait fallu maintenir une Assemblée Générale quotidienne à heure fixe, de manière à ce que tout le monde soit exactement informé par les élus de l’état exact des discussions. Les élus n’étaient pas d’accord entre eux ? C’était à l’AG de trancher, après présentation des différents points de vue. En retour, face à la direction, les élus auraient pu s’appuyer sur le mandat impératif que l’AG aurait pu exprimer par des votes. C’est comme cela que les Energizer ont procédé. C’est ce qui s’était passé aussi à Champenard quand les deux secrétaires des UD CGT et FO étaient venus expliquer qu’il fallait lever le piquet. Les grévistes avaient écouté, puis voté que le piquet serait maintenu. C’est la bonne méthode. Cela s’appelle la démocratie ouvrière, et c’est efficace, car c’est la garantie d’une unité construite sur du solide.

 

Et Chirac, pour qui se prend-il ?

 

Son ami Guy Drut, champion sportif, député UMP, a été condamné en 2005 à 15 mois de prison avec sursis, pour avoir bénéficié, de 1990 à 1993, d’un emploi fictif dans une entreprise. Une affaire de corruption de plus dans le monde chiraquien. Heureusement, son ami Chirac est là. En vertu d’une loi votée en 2002, celui-ci vient de décider de l’amnistier. Guy Drut est donc blanchi. C’est le règne des copains, l’arbitraire d’un pouvoir discrétionnaire, digne d’une monarchie despotique. Il est décidément urgent d’en finir avec Chirac et sa bande, mais aussi avec une Vème République qui donne tant de pouvoirs exorbitants au Président et à l’exécutif. Une véritable insulte à la démocratie. C’est aussi de Constitution qu’il faut changer, et pour cela donner la parole aux citoyens.

Si ce tract t’a plu, fais-le circuler

Bulletin Cinram, 9-6-06

par LCR-de Louviers
publié dans : section de LOUVIERS

AGENDA

Jeudi 15 mai 2008

Journée nationale de grève et de manifestations
dans la Fonction publique
 (Etat - hospitalière - territoriale)
contre les suppressions de postes
contre le démantèlement
des services publics
préparant la privatisation

à l'appel des fédérations syndicales


Dimanche 18  mai 2008  

 Manifestation nationale à Paris
13H30 à l'Opéra
contre les 11200 suppressions de postes
pour la défense du service public d'Education
menacé de démantèlement
A l'appel de la FSU
Des départs en cars sont organisés dans l'Eure
Voir le site du SNUipp-27 



Jeudi 22  mai 2008   

Journée nationale
de manifestations
et de grève
interprofessionnel
pour défendre les retraites
à l'appel de CGT-FSU-SOLIDAIRE


Samedi 24  mai 2008  
Journée de manifestations
départementales
pour défendre et développer
le service public d'Education
à l'appel de nombreuses associations
laïques, pédagogiques et des syndicats


 


  Vendredi  30 mai 2008

 Meeting international le 30 mai à Paris
à 20h salle de la Mutualité à Paris,

1968, MAI, 2008....

avec Olivier Besancenot, Myriam Martin,
 Francisco Louça, Flavia d’Angeli...



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