Le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) Olivier Besancenot a qualifié mardi le gouvernement de "machine à remonter le temps", qui "revient sur les acquis sociaux". Dans un communiqué, M. Besancenot déplore que le président Nicolas Sarkozy n’ait pas évoqué le pouvoir d’achat lors de sa conférence de presse alors que "c’est la préoccupation numéro un de la population".
"Voilà la question à laquelle N. Sarkozy a échappé : 85% du peuple vit avec moins de 2.000 euros par mois. Plus de la moitié ne gagne pas 1.200 euros", souligne le porte-parole de la LCR. "Actuellement, tout augmente. Tout, sauf les salaires".
"Vous parlez à chaque instant de civilisation, mais votre gouvernement est une machine à remonter le temps, qui revient sur les acquis sociaux arrachés par les luttes de nos anciens, la protection sociale à la Libération, les congés payés en 1936 et même le droit du travail il y a plus de 130 ans", dénonce Olivier Besancenot.
"Souhaitez-vous être coté en bourse au CAC 40 ?", poursuit l’ancien candidat à l’élection présidentielle (4,1%). Et de menacer : "Savez-vous qu’une majorité du peuple peut se mettre en colère contre un président élu ? Vous souvenez-vous la dernière fois où le patronat et l’Etat ont dû céder une augmentation générale des salaires de plus de 30% ? (...) C’était en 1968 après une grève générale". AP
"Le divorce avec la population continue", selon Olivier Besancenot
PARIS, 8 jan 2008 (AFP) - Le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) Olivier Besancenot a estimé mardi que Nicolas Sarkozy poursuivait son "divorce" avec la population, après les voeux du président de la République à la presse. M. Sarkozy a "gorgé de mots son auditoire" mais "rien sur le pouvoir d’achat alors que c’est la préoccupation numéro 1 de la population", a déclaré M. Besancenot dans un communiqué intitulé "le divorce continue avec la population". "Vous parlez à chaque instant de civilisation, mais votre gouvernement est une machine à remonter le temps, qui revient sur les acquis sociaux arrachés par les luttes de nos anciens, la protection sociale à la Libération, et même le droit de travail il y a plus de 130 ans", a déclaré M. Besancenot à l’adresse du chef de l’Etat. M. Besancenot avertit M. Sarkozy qu’une "majorité du peuple peut se mettre en colère contre un président élu". En mai 68, "le patronat et l’Etat avait dû céder une augmentation générale des salaires de plus de 30%" après une grève générale", a-t-il souligné.


Olivier Besancenot, porte-parole de la Ligue communiste
révolutionnaire (LCR) a formé le voeu dimanche "que 2008 soit l’année d’une contre-offensive générale", exaltant "une opposition qui est celle de la rue". "Il y a une opposition qui est celle de
la rue, de la résistance, des manifestations, des grèves, qui correspond à une réalité dans le pays", a affirmé M. Besancenot au "Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI", faisant valoir que "dès qu’on
touche aux acquis sociaux un petit peu majeurs dans ce pays, ça peut très rapidement susciter des mobilisations". "En 2008, les manifestations, les grèves, ça ne suffira pas. En plus de ces
mobilisations, qui seront nécessaires, on aura besoin de faire entendre une voix politique, c’est-à-dire être capable de tenir un discours global", a-t-il ajouté. Dans cet esprit, il a souhaité
"que 2008 soit l’année d’une contre offensive générale qui permette d’arrêter les mauvais coups et, pourquoi pas, célébrer les 40 ans de (mai) 68 comme il se doit, c’est-à-dire par un mouvement
d’ensemble". Dénonçant "une criminalisation sans précédent du mouvement social et de ceux qui s’opposent clairement à la politique de Sarkozy", le porte-parole de la LCR a estimé que "le vrai
danger pour la droite, c’est l’opposition qui se crée maintenant, pas celle dont on pourrait parler pour un hypothétique gouvernement". Selon lui, "il y a une nouvelle génération qui est en train
de voir le jour, dans les entreprises, dans les universités, dans les quartiers populaires (...), et cette génération-là n’est peut-être pas marquée par le poids des échecs du passé et s’investit
dans un combat". "On avance, dans ce cadre-là, pour construire un nouveau parti anticapitaliste qui veut toujours révolutionner la société", a poursuivi M. Besancenot, préconisant un
regroupement "par le bas plutôt que par le haut". "En haut, on a fait le constat que c’était bloqué, en revanche, par en bas, on a constaté que ça pouvait fonctionner", a-t-il expliqué. L’ancien
candidat d’extrême gauche à l’Elysée a indiqué vouloir réunir "la masse de ceux et celles qui résistent et qui veulent toujours construire une autre société que la société actuelle, qui veulent
clairement augmenter les salaires, qui veulent clairement s’attaquer aux licenciements et au pouvoir des multinationales qui font la loi". "D’ores et déjà, je peux vous dire que ça mord
suffisamment pour qu’on soit déterminés, enthousiastes pour aller jusqu’au bout", a-t-il assuré, envisageant après les municipales "une espèce d’assemblée générale constituante" de tous les
groupes avec lesquels la LCR est en discussion.
Interrogé lors du Grand Jury RTL-Le
Figaro-LCI, le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) a souhaité "que 2008 soit l’année d’une contre-offensive générale qui permette d’arrêter les mauvais coups et peut-être,
pourquoi pas, de célébrer les 40 ans de Mai 68 comme il se doit, c’est-à-dire par un mouvement d’ensemble (...), peut-être même une grève générale".
Le conflit mené par des
familles de campeurs, rue de la Banque à Paris, à partir du 3 octobre, a permis d’obtenir le relogement de 374 familles, c’est une vraie victoire. Il donne du crédit à ceux qui se mobilisent
frontalement face au gouvernement Sarkozy. Cela prouve que gagner est possible. Et que Sarkozy n’est pas invincible. La rue de la Banque me rappelle aussi le coup de gueule de Josiane Balasko
quand elle demande : « Où est la gauche ? Où sont les dirigeants du Parti socialiste ? » Ces questions résument l’état d’esprit de millions de personnes pour qui le PS,
après avoir appelé au vote utile, a disparu pendant six mois : sur les régimes spéciaux, l’autonomie des universités et la question du logement. Les socialistes ne sont d’accord sur rien
entre eux, si ce n’est pour réclamer une reprise du travail quand une grève dure trop longtemps à leurs yeux.















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