Tract distribué aux portes de l'entreprise GSK-Evreux (2 000 salariés)

Bulletin de la section d’Evreux de la LCR –janvier 2007
Les salariés de GSK-Mayenne en grève contre la fermeture de l’usine : solidarité !
Depuis lundi 14 janvier, les 415 salariés des deux usines GSK à Mayenne (53), sont en grève à 84% contre la fermeture d’un des deux sites : 162 licenciements sont ainsi programmés. Plusieurs centaines salariés de GSK ont manifesté mercredi à Mayenne en bloquant la circulation.
La direction de la multinationale a décidé un vaste plan de restructuration en raison dit-elle de la concurrence des génériques et de la mévente de deux médicaments phares l’Avandia et l’Advair. Le PDG de GSK a déclaré en décembre que « le plan se traduira par des suppressions d’emplois et de fermetures de sites partout où cela sera nécessaire ».Ainsi, après la fermeture d’une usine en Belgique, c’est le tour d’un site en France à Mayenne.
Derrière le prétexte de « la concurrence des génériques », il y a surtout les intérêts des actionnaires de GSK qui ne veulent pas perdre de
profit, suite à la baisses des bénéfices au 2 ème semestre 2007. C’est pourquoi ils exigent un plan de 1 milliard d’€ d’économies par an jusqu’en 2010. Le PDG de GSK-France a déclaré à la Tribune en janvier 2007 « qu’il fallait continuer à satisfaire les actionnaires ». En effet chez
GSK, derrière le mécénat, qui permet de nombreuses exonérations fiscales, il y a le choix de satisfaire les intérêts des actionnaires avant tout : en 2006, les profits de GSK augmentent de
23 % par rapport à 2005 avec plus de 3,5 milliards versés en dividendes aux actionnaires contre 2,86 milliards en 2005 ! Les salariés doivent exiger leur dû : augmentation des
salaires ! Il faut aussi exiger toute la vérité sur les projets décidés au plus haut niveau concernant l’emploi. La mobilisation des salariés est la seule garantie contre les mauvais coups
des actionnaires et de leur PDG.
Solidarité avec les salariés de GSK-Mayenne en lutte contre la fermeture de leur site !
Les trusts pharmaceutiques s’entendent-ils pour contrer les génériques ? Perquisition chez GSK.
La Commission européenne a lancé mercredi une vaste enquête liée à des problèmes de concurrence dans l'industrie pharmaceutique, s'inquiétant de la diminution des nouveaux brevets et médicaments entrant sur le marché. "Si, toutefois, des produits novateurs ne sont pas fabriqués et si l'arrivée de médicaments génériques moins chers est, dans certains cas, retardée, nous devons déterminer pourquoi et, si nécessaire, prendre des mesures", a déclaré la commissaire européenne chargée de la concurrence.
Dans le cadre de cette enquête, des responsables de la Commission se sont rendus dans les locaux de plusieurs laboratoires pharmaceutiques, qui doivent leur fournir immédiatement des informations nécessaire à la conduite de l'enquête. Le groupe pharmaceutique GlaxoSmithKline, numéro un du secteur en Europe, a reconnu mercredi qu'il faisait partie des entreprises sur lesquelles la Commission européenne enquête et dans lesquelles elle a fait une perquisition.
Pour défendre leurs profits colossaux, les multinationales du médicament s’appuyaient sur la protection de leurs brevets. Pendant des années, elles ont tout fait pour retarder le développement des génériques, exposant des populations entières aux épidémies telles que celle du sida en Afrique. Ce temps est révolu, les génériques arrivent : entre 2008 et 2012, 35% du chiffre d'affaires des médicaments de Pfizer, Astra Zeneca et Glaxosmithkline, ne seront plus protégés par des brevets.
Assez de subventions publiques pour GSK !
En 2006, l'Etat français a donné à GSK une subvention de 15 millions d'euros pour l'implantation de l'usine de Saint-Amant dans
le Nord, sans aucune contrepartie. Pourtant GSK ne manque pas de capitaux. En effet, juste avant l'annonce de mesures de licenciements, les investissements consacrés aux rachats d'action au sein
de l'entreprise ont doublé passant à 18 milliards d’€ ! Dans la même période, GSK a racheté l'Américain Reliant Pharma pour 1 milliard et 125 millions d’euros.
A Evreux aussi les cadeaux sont tombés dans les poches de GSK et de ses actionnaires lorsque l’entreprise s’est agrandie sur la Madeleine et sur
la zone franche avec les exonérations fiscales et sociales. A Mayenne, les collectivités territoriales ont versé à fond perdu et puis quand l’entreprise retire ses billes et ferme une usine
on oublie les subventions publiques. Il faut exiger la restitution des aides publiques et le maintien intégral des emplois.
Il faut exiger aussi l’interdiction des licenciements pour les entreprises qui font des profits.
Flexisécurité ? Sécurité pour les patrons et flexibilité pour les salariés !
18 millions de salariés du privé sont directement concernés par le projet d’accord sur le contrat de travail, connu depuis vendredi dernier et maintenant signé par 3 syndicats: FO, la CGC et al CFTC. Il s’agit d’un bouleversement considérable du droit du travail, à l’avantage du patronat. La présidente du Medef, L. Parisot claironne sa grande satisfaction : elle a obtenu la « flexisécurité » à la française. Elle nous vante sous ce mot un échange « donnant-donnant » entre une prétendue sécurité des salariés et une flexibilité augmentée dans la gestion des emplois. En clair, la liberté de licencier. C’est pour cela que Mme Parisot est contente : elle a obtenu ce qu’elle voulait.
Pile : le Medef gagne…
Le CPE a été abrogé par la mobilisation sociale, le CNE vient d’être déclaré contraire aux conventions internationales du travail. Mais le Medef ne désarme pas. En effet, il veut des contrats les plus individualisés possibles, sans protection collective par la loi. Le rêve du Medef, c’est que tout se négocie dans l’entreprise, entre le patron, qui a tous les pouvoirs, et l’ouvrier, qui n’en a aucun. Le Medef n’aime pas les lois contraignantes (exemple : les 35h), mais son projet contraint à augmenter la période d’essai jusqu’à 4 mois (ouvriers) ou 8 mois (cadres). Cela ressemble au CPE ou CNE rejetés. Le projet Medef impose un nouveau contrat précaire de 18 à 36 mois, dit « contrat de projet ». A la fin du contrat, le patron a empoché les bénéfices d’une affaire urgente, mais le salarié se retrouve à l’ANPE, puisque tel est le contrat qu’il a signé « à terme incertain pour un objet défini » ! Enfin, Mme Parisot a fait passer son projet de licenciement par consentement mutuel, « comme le divorce ». L’astuce, c’est que le salarié signe une convention de rupture qui, certes, est soumise à la validation du directeur départemental du travail, mais qui sera ensuite quasiment impossible à contester. Le patron n’a plus besoin de licencier. Il lui suffit d’obtenir le consentement du salarié..., et les prud’hommes ne peuvent plus intervenir.
…Face : les salariés perdent !
Le Medef et le gouvernement expliquent qu’il y a des sécurités renforcées pour les salariés en échange des facilités de licenciement. Les indemnités de licenciements seraient soumises à un régime unique, ce qui prouve seulement que, pour les patrons, l’important est de licencier quand ils veulent, quel qu’en soit le motif (économique ou individuel). D’autre part, les salariés licenciés et réembauchés conserveront une petite partie de certains droits à la couverture complémentaire maladie ou la formation. On est loin de la sécurité annoncée qui supposerait au minimum le maintien intégral des acquis (salaires, ancienneté, qualifications). Mais, tout ce qui offre plus de facilité pour les licenciements, plus de flexibilité va être mis en oeuvre immédiatement. Tout ce qui nous est vanté comme éventuellement plus de sécurité est soumis à la négociation par branches ou entreprises, donc au veto des patrons.
…Et les chomeurs vont être traqués, comme des coupables
Le projet Medef contient une clause de surveillance des droits des chômeurs, désignés comme responsables de leur situation. Les chômeurs, comme l’a redit Sarkozy,
seront obligés d’accepter n’importe quel emploi, même dévalorisé. L’introduction d’opérateurs privés à côté de l’ANPE (fusionnée avec l’UNEDIC) est légalisée, alors que ces entreprises font des
profits sur le dos des chômeurs. Bref, le marché du travail devient un marché comme les autres, et cela peut rapporter gros.
Aucun syndicat digne de ce nom n'aurait du signer cet accord de dupe.
Et si Sarkozy veut passer en force par la loi, la mobilisation unitaire réussie du CPE en 2006, avec tous les syndicats et les jeunes, prouve qu’on peut résister et empêcher une atteinte
inadmissible aux droits élémentaires.
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NON AU NOUVEAU TRAITE EUROPEEN ! |




avec
Alors que le
capitalisme montre chaque jour un visage de plus en plus odieux et que la course .folle au profit génère la misère, le mal logement, la précarité et creuse les inégalités sociales,
détruit les services publics et les protections sociale, provoque des guerres et le pillage du tiers-monde, met en danger toute l'humanité par une gestion catastrophique des ressources
et de l'énergie, il y à urgence à changer cette société.
bourgeois. La LCR propose, dans les
mois qui viennent, de jeter les bases d'un nouveau parti anticapitaliste pour que tous ceux et toutes celles qui veulent porter le projet d'une autre société débarrassée de l'oppression
et de l'exploitation se regroupent et deviennent une force capable de changer le monde.
L’explosion de révolte
qui a suivi la mort des deux jeunes vient rappeler de façon tragique que loin de s’améliorer, la situation des banlieues et des cités continuent de se dégrader. Il n’est pas question pour
nous de justifier les actes aveugles de violence : brûler la voiture du voisin, un bus ou une école ne fait qu’accentuer la détresse des habitants et des jeunes du quartier. Ces actes sont
inexcusables et doivent être condamnés. Mais cette violence ne tombe pas du ciel, elle se développe sur le terreau de la misère et du désarroi de la masse des jeunes de ces banlieues. La
répression, comme unique réponse ne règlera rien sur le fond , ni le mépris et les discriminations racistes de la police. Ces quartiers sont devenus des ghettos où se concentrent chômage,
pauvreté, absence de culture et de loisirs, services publics réduits au minimum…












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