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Dimanche 20 janvier 2008
Mai 68, ce n’est toujours qu’un début : un appel international.

Un spectre hante les tenants de l’ordre établi : le spectre de Mai 68.

Toutes les puissances du vieux monde se sont unies en une sainte-alliance pour traquer ce spectre  : Nicolas Sarkozy, Luc Ferry, Claude Allègre et consorts… Ne manque à l’appel aucun-e de celles et ceux qui n’ont comme seul horizon indépassable que le monde tel qu’il est, voire la fin de l’histoire.

Pour la France bien-pensante, Mai 68 est responsable de tout. Nicolas Sarkozy n’a pas hésité à la faire frémir en agitant à nouveau le spectre. Il s’agit, selon lui, «  de savoir si l’héritage de Mai 68 doit être perpétué ou s’il doit être liquidé une bonne fois pour toutes  ». Dans cette liquidation seraient visés non seulement les droits syndicaux, le Smic et le salaire socialisé, mais aussi les avancées obtenues, entre autres par les luttes féministes.
undefinedTel un ludion, le spectre de Mai 68 sort du placard tous les dix ans. C’est l’occasion des exorcismes etdes oraisons funèbres, des enterrements de première classe et des cérémonies d’adieux, des célébrations compassées, des imprécations et des repentances de tous les ralliés.

Il est grand temps de se réapproprier Mai 68, les réalités derrière les mythes, le Mai des prolétaires (de la grève générale et des occupations), le Mai de la Commune étudiante, le Mai des murs qui prennent la parole, le Mai des barricades qui ferment la rue et ouvrent la voie, le Mai qui a pavé le chemin des libérations et des transformations sociales et sociétales arrachées au cours de la décennie suivante, le Mai qui a soufflé sur Berlin, Prague, Mexico ou Turin, soulevant l’espoir tout autant que la critique du monde réellement existant, des normes et des évidences.

Ce qui est advenu n’était pas le seul possible. Des retours critiques collectifs et discordants permettront de retrouver le sable chaud sous les grèves et les espérances, à la lumière d’une formidable expérience dont les traces marquent encore notre temps.

Des éditeurs, des revues, des journaux, des sites internet, des librairies, des instituts, des fondations, des lieux et des espaces culturels tentent d’interpréter le monde pour transformer l’ordre des choses.

Ils se sont réunis et proposent d’organiser ensemble, au printemps prochain, un «  Mai 68, ce n’est pas qu’un début, c’est une actualité urgente  ». C’est à cette fin qu’ils lancent cet appel, ici et au-delà des frontières.

www.mai-68.org

Pour tout contact : contact@mai-68.org

Signatures collectives (au 16 JANVIER 2008)  : 

Babord (revue, Montréal), Actuel Marx (revue, Paris), Editions Aden (éditeur, Paris), Alternative libertaireundefined ( journal, Paris), Alternatives Sud (revue, Louvain-la Neuve), Amis de Tribune socialiste, Éditions Amsterdam (éditeur, Paris), Editions Après la Lune(éditeur, Paris), , Association pour la coopération des radios libres (Corali), Autres voix de la planète (revue, Bruxelles), Bez Dogmatu (revue, Varsovie), Brumes et Blondes (revue, Alkmaar), Bulletin du Réseau Féministe « Ruptures », CADAC, CeDInCI (Centro de Documentación de las Izquierdas, Buenos Aires), Colères du présent, Collectif national pour les droits des femmes, ContreTemps (revue, Paris), Critique (revue, Grande-Bretagne), Critique communiste (revue, Montreuil), Dissidences (revue), École émancipée (revue, Paris), Écologie et politique (revue, Paris) Éditions du Monde libertaire, Espaces Marx (Paris), Les Empêcheurs de penser en rond (éditeur, Paris), Europe solidaire sans frontières, Fondation Copernic (Paris), Les Hasards Subjectifs, Infosurr (revue), Inprecor (revue, Paris), Institut d’histoire sociale de la CGT, Institut de recherche de la FSU (Paris), Jour Fixe Initiative (Berlin), Les Mondes du travail (revue, Amiens), Librairie La Brèche, Librairie du Monde libertaire, Le Monde Libertaire (journal, Paris), Lux Editeur (Montréal), Mouvements (revue, Paris), Observatoire des mouvements de la société (Paris), Page Deux (éditeur, Lausanne), Politis (journal, Paris), Punctum (éditeur, Paris), Quaderni Pietro Tresso (Florence), Raisons d’agir (Poitiers), Regards, Revue internationale des livres et des idées (revue, Paris), Rewolucja (revue, Varsovie), Rouge (journal, Paris) , Rouge et Vert (journal, Paris), Réseau Féministe « Ruptures » (Paris),Sarkophage, (journal, Paris),SOS Sexime (Paris), Support Transgenre Strasbourg, SolidaritéS (journal, Suisse), La Somme et le reste (revue, Paris), Syllepse (éditeur, Paris), TaPaGes (Strasbourg), Théâtre des Rues (compagnie de théâtre-action), Université Populaire de Saint-Denis-93, Union syndicale Solidaires, Vacarme (revue, Paris), La Vache bleue (cie théâtre, Lille), Variations (revue, Paris) Viento Sur (revue, Madrid).

Signatures individuelles (au 16 JANVIER 2008)  :

Serge Aberdam, Étienne Adam, Eduardo Aibar (Buenos-Aires), Tariq Ali (Londres), Anne Allaria, Guillermo Almeyra (Buenos Aires), Antoine Artous, Armand Ajzenberg, Paul Alliès, Louis Aloisio, Samir Amin (Dakar), Louis Aminot, Jean-Pierre Anselme, Joseph Arditty, Clémentine Autain, Claude Bailblé, Jean Batou (Lausanne), Francine Bavay, Jean Brafman,Gilles Bernard, Tarek Ben Hiba, Nicolas Béniès, Hamida Ben Sadia, Daniel Bensaïd, Denis Berger, John Berger,Guy Berger, Sophie Béroud, Raymond Bernheim, Alain Bertho, Jacques Bidet, Jean Bigot, Gerard Blanchet, Pierre Bleibtreu, Jean-Jacques Boislaroussie, Pascal Boissel, Anne-Marie Bonnisseau, Christian Bonnaud, Sylvie Bosserelle (Puebla), Jean-Yves Boulin,Gilles Bounoure, Elisabeth Bourgain, Michel Bourgain, Patrick Braouezec, Michel Brehier,Élyane Bressol, Michel Cahen, François Calaret, Renato Campana (Foligno), María del Carmen Fernández (Buenos-Aires), Paolo Casciola (Florence), Heloisa Castellanos, Thierry Chaigneau, Dora Coledesky (Buenos-Aires), Dominique Collignon Maurin, Eduardo Colombo, Matthieu Colloghan, Marie-Agnès Combesque, Philippe Corcuff,Ricardo Coronado, René Cottrez, Annie Couëdel, Annick Coupé, Pierre Cours-Salies, Maurice Courtois, Thomas Coutrot, Gilbert Dalgalian, Jean-Pierre Debourdeau, Jean-Paul Deléage, Rémy Douat, Bruno Della Sudda, Christine Delphy, Jean Delval, Monique Dental, Her de Vries (Alkmaar), Christian von Ditfurth (Berlin), Marnix Dressen, Guy Ducornet, Alain Dugrand, Rolf Dupuy,Bernard Duterme (Louvain-la-Neuve), Bernard Elman, Philippe Enclos, Didier Epsztajn, Michelle Ernis, Mireille Fanon-Mendès France, Angel L. Fanjul (Buenos-Aires), Sam Farber (New York), Alain Faradji,Louisette Fareniau, Gérard Filoche, Anne Flipo, Bernard Floris,Yves Frémion, Franca Galasso, Andréia Galvaõ (Saõ Paulo), Philippe Floury, Manuel Garí (Madrid), David Garibay, Cinzia Garolla (Brescia), Tamás Gáspár Miklós (Budapest), Vincent Gay, Dominique Gérardin, Guy Giani, Adolfo Gilly (Mexico), Marc Gicquel, Daniel Grason, Hall Greeland (Sydney), Vincent Glenn, Jérôme Gleizes, Denis Guedj, Jacques Guilhaumou, Bernard Guibert, Janette Habel,Jean-Marie Harribey, Jean-Paul Hébert, Rémy Herrera, Robert Hirsch, François Houtart, Michel Husson, Carlos Figueroa Ibarra (Mexico), Rémi Jean, Raoul-Marc Jennar, Evelyne Joly, Isaac Johsua, Pierre Khalfa, Jean-Pierre Kuth, Michel Kokoreff, Stathis Kouvélakis, Claude Kowal, Zbigniew M. Kowalewski (Lodz), Isabelle Krzywkowski, Georges Labica, Jean-Marc Lachaud, François Laroussinie, Bernard Lefort, Jean-Philippe Legois, Brigitte Lehaque, Gilles Lemaire, Michel Lequenne, Jacques Lerichomme, Patrick Le Tréhondat, Stéphane Lhomme, Ken Loach,Michael Löwy, Pablo F. Luna, Henri Maler, Céline Malaisé, Guy Malouvier, Jan Malewski, Jean Malifaud, Philippe Marlière (Londres), Roger Martelli, Jean-Pierre Martin, Gilles Martin, Alain Martinez, Annie Masse, Bernard Massèra, Fernando Matamoros (Puebla), Savas Michael Matsas (Athènes), Gérard Mauger, Jean-Luc Mercier, Henri Mermé, Fabienne Messica, Dominique Mezzi, Jean-Claude Meyer, Damien Millet, Robi Morder, René Mouriaux, Hugo Moreno, Elfriede Müller (Berlin), Jean-Michel Nathanson, Alexander Neumann, Richard Neuville, Olivier Neveux, Bertell Ollman (New York), Michel Onfray, Gilbert Pago (Fort-de-France), Jaime Pastor (Madrid), Sylvain Pattieu, Jean-Jacques Papo, Jean Pauwels, Willy Pelletier, Roland de Penanros, Gérard Perreau Bezouille, Didier Peyrat, Roland Pfefferkorn, Michel Picard (Mexico), Christian Picquet, Pierre-Yves Pira, Jean-Jacques Reboux, Gérard Régnier, Claude Rioux (Montréal), Jean-Marie Robert, Alan Roberts (Melbourne), Évelyne Rognon, Suzy Rojtman, Miguel Romero (Madrid), Daniel Romet, Marie Ronnefeldt (Düsseldorf), , Hélène Roux, Roque Moyano (Buenos-Aires), André Rosevègue, Dominique Rousseau, Pierre Rousset, Hélène Roux, Patrick Rozenblatt, Edouard Ryckeboer, Ody Saban, Spyros Sakellaropoulos (Athènes), Marie-Josée Salmon, Paquito Schmidt, Monique Sené, Jacques Serieys, Patrick Silberstein, Lucia Sagradini, Yves Salesse, Victoria Salterelli, Ilario Salucci (Brescia), Catherine Samary, Riza Saygili (Istamboul), Janick Schaufelbuehl, Cornelia Schneider, Jean-Claude Seine, Jacques Serieys, François Simon, Jeanne Singer, Evelyne Sire-Marin, Francis Sitel, Nicolas Smiltevich,, Jacques Soncin, Gilles de Staal, Maya Surduts, Emilio Taddei (Buenos Aires), Ouarda Tamine, Horacio Tarcus (Buneos Aires), Jean-Michel Tarrin, Emmanuel Terray, Jacques Testart, Hillel Ticktin (Écosse), Nicole-Edith Thévenin, Maria Emilia Tijoux (Santiago du Chili), Stavros Tombazos (Nicosie), Jacques Tourtaux, Eric Toussaint (Bruxelles), José Tovar, Josette Trat, Aurélie Trouvé, Olivier Tric,Catherine Tricot, Marcel Trillat, Aurélie Trouvé, Pierre Vanbeughen, Laurens Vancrevel (Bloemendaal), Patrick Vassallo, Gilles Viali, Daniel Vey, Jérome Vidal, Xavier Vigna,Charles-André Udry (Lausanne), Gérard Vidal, Vladimir Nieddu, Richard Walter, Max Watts (Sydney), Claudie Weill, Suzi Weissman (Los Angeles), Charles Wolfe (Sydney), Karel Yon, Dariusz Zalega (Varsovie), Ricardo Zambrano (Buenos-Aires), Pierre Zarka

Mai 68, ce n’est toujours qu’un début : programme provisoire (bien sûr ce n’est qu’un début)

13 mai : Ouverture du rêve général (Bourse du travail)

24 mai : Clôture provisoire car ce n’était qu’un début… (Bourse du travail)

Le Mai de la jeunesse ° Débats et rencontres, samedi 17 mai à l’université Paris 8-Saint Denis ° Les lycéens gardent la parole (1968-2008)

Le Mai des prolétaires (salle Olympe de Gouges) ° Rencontre entre des militants de quelques entreprises phares en 68. ° Les usines Chausson, les suites de 68 ° Chèques postaux, entreprise de femmes ° Débat autour de L’insubordination ouvrière, de Xavier Vigna ° La non-rencontre étudiants-ouvriers, autour de Renault ° Projection de Lip, L’imagination au pouvoir, Christian Rouaud

Le Mai des capitales ° Ouverture par la projection de Loin du Viêtnam (Jean-Luc Godard, Joris Ivens, William Klein, Claude Lelouch, Alain Resnais, Agnès Varda, Roger Pic et Chris Marker) et de Le Fond de l’air est rouge de Chris Marker. ° Amérique latine : Jeanette Habel, Michael Löwy, Arturo Anguiano, Maurice Lemoine, des invités de Bolivie et du Venezuela ° Palestine et monde arabe (en partenariat avec la Revue d’études palestiniennes). Elias Sanbar, Leila Shahid, Mohamed Harbi. ° Europe de l’Est : Karol Modzelewski, Petr Uhl, Carine Clément. ° Indochine et mouvement anti-guerre : Pierre Rousset, Daniel Hemery.

Le Mai des barricades qui ferment la rue mais ouvrent la voie ° Les mouvements sociaux qui ont émergé de 68, leur devenir, leur effacement ou leur maintien. ° Vincennes ° Mai 68 et l’émergence du féminisme radical ; féministe des années 70 et transmission générationnelle. ° Le lycée autogéré ° Les mouvements de révolte ou de contestation non légaux. ° Actuel Marx, colloque « Marx en 68 », 19 mai 2008, Université de Paris-10 Nanterre, au bâtiment K.

Le Mai des murs qui prennent la parole ° Expositions de photos Élie KAGAN Jean-Claude SEINE, « Prolétaires, made in France » Les usines Chausson ° Festival de films (programmation en cours). Paris : En partenariat avec le cinéma La Clé Québec : partenariat entre la Cinémathèque québécoise et la revue A Babord. ° Lectures Des intermittents du spectacle lisent des textes de Mai ° Concours de nouvelles consacrées à Mai 68 7e Salon du livre d’expression populaire et de critique sociale (1er mai, Arras) ° Livres et revues
 La France des années 68. Une encyclopédie de la contestation, Antoine Artous, Didier Epzstajn, Patrick Silberstein (dir.), Paris, Syllepse.
 Nouveaux Regards, « Un n° 40 pour les 40 ans de Mai 68 », René Mouriaux, Raphaël Szajnfeld, Gérard Mauger, Denis Paget, Christian Laval, Robi Morder, Danielle Tartakowsy, Xavier Vigna, Saint-Denis, Institut FSU.
 Mai 68 raconté par les anonymes qui l’ont fait, Collectif, Paris, Amsterdam.
 A Babord, Les dernières décennies ont alimenté un ressentiment anti-Mai 68.
 Dissidences, « Monde enseignant et culturel en Mai 68 », Laetitia Baltz, Pascal Billon-Grand, Jean-Guillaume Lanuque, Renaud Debailly, Jean-Pierre Debourdeau, Xavier Riondet…
 Critique communiste, n° 185, « Entretiens avec des acteurs de la grève générale ».
 Les Mouvements étudiants des années 60, Association québécoise d’histoire politique, Montréal, Lux Éditeur.

° Salon du livre libertaire Samedi 31 mai et dimanche 1er juin 2008. Espace d’animations des Blancs Manteaux, 48, rue Vieille-du-Temple, 75004 Paris ° Théâtre Soixante-huit (Une vieille histoire). C’est l’histoire d’une fille ou d’un type. Ce type, c’est vous. Vous souffrez depuis plusieurs mois d’un mal étrange : Vous voyez le président de la République partout. Et le pire c’est qu’il vous parle. Bien sûr, au début vous ne voulez pas l’entendre. Vous ne voulez pas l’écouter. Alors vous consultez. Et après vous l’écoutez. Et il vous dit : « Souvenez-vous, souvenez-vous de Mai 68 ». Alors, vous, vous demandez ce qu’il veut dire par là, vous vous creusez la tête. Et vous trouvez… Un spectacle (Petite forme) de la Vache bleue, de et avec Jean-Christophe Viseux et Frédéric Legoy / Regards extérieurs de Amalia Modica, Marie-Pierre Feringue, Gérald Dumont / Avec le soutien de l’association Travail et Culture. 1968-2008… Quarante ans séparent ces deux dates… ° Exposition de peintures « Mai 68 à même le rêve »

Mai 68, ce n’est toujours qu’un début 13-24 mai 2008 www.mai-68.org contact@mai-68.org

par LCR-27
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Mercredi 16 janvier 2008

Traité européen : une bataille pour le monde du travail par Alain Krivine, porte-parole de la LCR

C’est un véritable coup de force contre la démocratie qui se prépare, avec la décision de Sarkozy de faire ratifier le traité européen par le Congrès de Versailles et non par le peuple. En 2005, la majorité absolue des électeurs s’était prononcée contre le projet de constitution alors que les deux tiers des élus y étaient favorables. Qu’à cela ne tienne, Sarkozy applique sa promesse électorale de ne plus faire appel au peuple pour faire passer le nouveau texte qui reprend l’essentiel du projet rejeté, mais en plus compliqué… En revanche, en décidant de boycotter le Congrès de Versailles, la majorité de la direction du PS viole ses propres engagements de référendum et elle le fait en plus avec hypocrisie. Sans doute une façon particulière d’appliquer la « démocratie participative » chère à Ségolène Royal ?

Une fois de plus et malgré l’opposition d’une partie de ses militants et sympathisants, la direction du PS va servir d’auxiliaire à Sarkozy en s’opposant à sa politique plus sur la forme que sur le fond.

Alors il n’y a plus une minute à perdre pour se mobiliser. D’abord dans une bataille démocratique qui doit être la plus large possible pour imposer un référendum, et ensuite pour se donner les moyens de rejeter cette Europe capitaliste incarnée dans le nouveau traité. Nous savons que la mobilisation est plus difficile qu’en 2005, et beaucoup de gens pensent que c’est trop tard et ont d’autres préoccupations. Mais c’est notre tâche de montrer que la guerre lancée par Sarkozy contre le monde du travail nque la traduction des exigences de l’Union européenne, et qu’il y a un lien entre notre opposition au traité et nos résistances à la politique du MEDEF.

La victoire du « non » au référendum a été celle du « non » de gauche et elle fut exemplaire. Mais elle a mêlé indistinctement ceux qui voulaient s’opposer à Chirac, les inquiets du libéralisme ou les adversaires du capitalisme. Et il n’est pas étonnant de voir certains de nos alliés du « non » de gauche se taire, voire, dans le PS, se rallier aujourd’hui sans trop de problème de conscience aux partisans du « oui ». Preuve est ainsi faite que pour s’opposer à Sarkozy, ce qu’il nous faut c’est une gauche de combat, unitaire certes, mais refusant toute compromission.

Tribune parue dans l’humanité du 12 janvier.

par LCR-27
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Mercredi 16 janvier 2008

Sarkozy: une majorité de Français mécontents de sa politique.

Sarkozy s'est fait élire sur la question du pouvoir d'achat. Il est maintenant assis sur une bombe à retardement. Pour la première fois depuis son élection, Sarkozy réunit plus d'opinions défavorables que favorables dans plusieurs enquêtes d'opinion. Selon un sondage de BVA, 65% des personnes interrogées estiment que les mesures annoncés par Nicolas Sarkozy sur le pouvoir d'achat «ne vont pas dans le bon sens». Les salariés, en particulier,  sont particulièrement  mécontents de sa politique.

La baisse de popularité se confirme pour le chef de l'État, du moins si on en croit plusieurs enquêtes d'opinion. Selon
un sondage BVA-Orange-Express publié mardi, 48% des personnes interrogées disent avoir une mauvaise opinion de Nicolas Sarkozy contre 45% qui sont d'un avis contraire (7% des personnes interrogées ne se prononcent pas). Par rapport à la même étude réalisée il y a un mois, la baisse du taux d'opinions favorables est de 5 points et même de 10 points sur deux mois.
 Selon Jérôme Sainte-Marie, directeur de BVA Opinion, c'est la première fois depuis son élection, tous instituts de sondage confondus, que la popularité de Nicolas Sarkozy s'inscrit en négatif.
Dans le détail, les sympathisants de droite sont encore 80% à avoir une bonne opinion de l'action de Nicolas Sarkozy, mais ils ne sont que 16% parmi les sympathisants de gauche et 42% chez les Français n'affichant aucune proximité partisane.

Selon Jérôme Sainte-Marie, trois secteurs de l'opinion publique sont «à l'origine de cette dépression». Il cite les catégories populaires qui manifestent leur déception sur le pouvoir d'achat, la désaffection inédite des personnes âgées (-11% de popularité), «qui peut être liée aussi bien à des considérations financières qu'à un jugement de valeur sur le style présidentiel», et «la défiance de nouveau massive des sympathisants Modem et des électeurs déclarés de François Bayrou». Selon l'étude de BVA, 65% des personnes interrogées estiment que les mesures annoncés par Nicolas Sarkozy sur le pouvoir d'achat «ne vont pas dans le bon sens».

par LCR-27
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Dimanche 13 janvier 2008

Non au hold-up anti-démocratique sur le traité européen.
Il faut redonner la parole au peuple!


A Lisbonne, les chefs d'état ont arrêté le principe d'un nouveau traité européen « afin de relancer la construction européenne » après le vote de rejet par les peuples néerlandais et français du projet de constitution européenne durant l'année 2005.

Ce nouveau traité dit « simplifié » n'est en réalité qu'une copie du « traité constitutionnel » que notre peuple a déjà rejeté.

Pour s'en convaincre, sans rentrer ici dans le détail du texte, permettez-nous de vous indiquer ce que déclarent quelques personnalités de premier plan dont la bonne foi en la matière ne saurait être mise en doute. Madame Angela Merkel, chancelière d'Allemagne, tenait les propos suivants dans « The Daily Telegraph » du 29 juin 2007 : « La substance de la Constitution est maintenue. C'est un fait. »

Jose Luis Zapatero, Premier ministre du Royaume d'Espagne, dans son discours du 27 juin 2007 confirmait : « Nous n'avons pas abandonné un seul point essentiel de la Constitution... C'est sans aucun doute bien plus qu'un traité. C'est un projet de caractère fondateur, un traité pour une nouvelle Europe. »

Bertie Ahern, Premier ministre de la République d'Irlande, dans « Irishindependent » du 24 juin 2007, confiait pour sa part : « 90% [de la Constitution] sont toujours là... ces changements n'ont apporté aucune modification spectaculaire à l'accord de 2004 »

Vaclav Klaus, président de la République tchèque, disait dans « The Guardian » du 13 juin 2007 : « Seuls des changements cosmétiques ont été opérés et le document de base reste le même. »

Sur le Site du gouvernement de la République d'Autriche, on pouvait lire le 25 juin 2007 : « Le traité pour une Constitution a été conservé en substance. »

Au même moment, le Bureau du président de la République de Lituanie, annonçait dans un communiqué de presse que « La Lituanie a rempli 100% des objectifs qu'elle s'était fixés avant la réunion, y compris celui essentiel du maintien de la substance du Traité constitutionnel. ».

Enfin, dans notre propre pays, Jean-Louis Bourlanges, ancien membre de « la Convention sur l'Avenir de l'Europe », député européen (UDF), déclarait sur les ondes de France Culture le 24 juin 2007 : « Toute la Constitution est là ! Il n'y manque rien ! »

Il ne servirait à rien d'ajouter à la liste les propos de Monsieur le Président Giscard d'Estaing ou ceux d'autres personnalités politiques. De tous les pays européens, la même voix s'élève pour annoncer sans détour que
le « mini traité » ou encore « traité simplifié », qui n'est ni mini, ni simplifié, reprend l'essentiel - pour ne pas dire la totalité - du traité constitutionnel qui a été rejeté.

Par la volonté politique du président de la République, un vote du congrès est prévu le 4 février 2008 déclarer nul et non avenu ce que le peuple a déjà exprimé clairement en 2005. Avec un certain cynisme, selon The Telegraph en effet, devant un groupe de parlementaires européens, notre président aurait admis que « des référendums sur le nouveau traité européen étaient 'dangereux' et perdants en France, en Angleterre et dans d'autres pays. Il y a un gouffre entre les peuples et les gouvernements ». Evoquant le référendum du 29 mai, le président Sarkozy aurait indiqué que « La France n'était qu'en avance sur les autres pays dans son vote pour le NON. ». « La même chose arriverait dans tous les Etats membres si un référendum y était organisé », a-t-il ajouté. « Un référendum aujourd'hui mettrait l'Europe en danger. Il n'y aura pas de traité si un référendum a lieu en France, et il en va de même pour un référendum au Royaume-Uni. » C'est sans doute pour cette raison que la nouvelle présidence Slovène de l'UE a écrit au gouvernement portugais pour lui demander de renoncer au référendum, ce que ce gouvernement, obéissant, vient de faire.

Il ne faut pas laisser passer cette forfaiture.

Il est encore temps et encore possible d'arrêter la machine à broyer la démocratie.
 
C'est le sens de la réunion publique qui se tiendra à EVREUX le 30 janvier 2008 à la salle Jules JANIN, à partir de 20h30.

La réunion sera animée par Marc DOLEZ, député du Nord.

Cette initiative est soutenue par la LCR, le PCF, le PT, dont les représentants prendront la parole.

Voir le site du Comité National pour un Référendum:
http://www.nousvoulonsunreferendum.eu/



Lire la position de la LCR:


http://bulletindestravailleurs.over-blog.com/article-15490932.html

http://orta.dynalias.org/archivesrouge/article-rouge?id=7235

http://orta.dynalias.org/archivesrouge/article-rouge?id=7205

 
par LCR-27
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Jeudi 3 janvier 2008
Ken Loach : "le système oppresse les gens" et le capitalisme "est en train de détruire la terre"

 

PARIS, 2 jan 2008 (AFP) - "J’irais bien au pouvoir avec Ken Loach !" : le leader de la LCR Olivier Besancenot a fait cet aveu en plaisantant au cinéaste britannique, lors d’un dialogue diffusé mercredi sur France Inter, où ils ont partagé les mêmes convictions. Interrogé sur son éventuelle participation à un gouvernement, le leader révolutionnaire a lancé : "j’irais bien au pouvoir avec Ken Loach ! Ce serait autre chose". Le réalisateur, dont le film "It’s a free world" sort cette semaine en France, avait appelé à voter pour le jeune trotskyste à la présidentielle. Besancenot lui demande si des faits réels ont inspiré ce film sur Angie, jeune femme licenciée qui fonde à Londres une agence d’intérim pour des travailleurs sans papiers qu’elle va exploiter. Le cinéaste a essayé "de montrer la logique économique derrière cette exploitation" : le manque de sécurité des travailleurs, avec des "conséquences désastreuses pour les familles et les travailleurs", "l’écroulement des pays après Staline", avec des gens obligés "pour faire vivre leurs familles, de quitter leur pays". Le leader d’extrême gauche juge que "dans la loi de la jungle, on est obligés de manger l’autre pour s’en sortir". Pour le cinéaste, "le système oppresse les gens", le capitalisme "est en train de détruire la terre". "On ne peut laisser Bush, Blair, et même votre Président imposer un système qui est profondément injuste", lance-t-il. Alors qu’il estime qu’"il n’y a plus de gauche en Angleterre qui soit contre les privatisations, qui s’oppose aux guerres impérialistes, aux agressions américaines...", "Olivier" fait partie pour lui des "gens qui ont toujours des principes". Interrogé sur la jeunesse dans ce film, Besancenot raconte une anecdote. A Villiers-le Bel (Val d’Oise), banlieue marquée par de graves incidents en novembre, un "très jeune" lui a dit : "Le passé est pas bien, le présent est tragique, et —en me regardant bien dans les yeux, il m’a dit- heureusement, il y a pas d’avenir". "Quand on entend ça, on comprend qu’à la fois, quelqu’un de révolté ça peut aboutir au meilleur comme au pire. Le sens de mon engagement, c’est de faire en sorte que la révolte aboutisse à quelque chose de positif". "C’est un récit extraordinaire", commente Ken Loach.

par LCR-27
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AGENDA

Jeudi 15 mai 2008

Journée nationale de grève et de manifestations
dans la Fonction publique
 (Etat - hospitalière - territoriale)
contre les suppressions de postes
contre le démantèlement
des services publics
préparant la privatisation

à l'appel des fédérations syndicales


Dimanche 18  mai 2008  

 Manifestation nationale à Paris
13H30 à l'Opéra
contre les 11200 suppressions de postes
pour la défense du service public d'Education
menacé de démantèlement
A l'appel de la FSU
Des départs en cars sont organisés dans l'Eure
Voir le site du SNUipp-27 



Jeudi 22  mai 2008   

Journée nationale
de manifestations
et de grève
interprofessionnel
pour défendre les retraites
à l'appel de CGT-FSU-SOLIDAIRE


Samedi 24  mai 2008  
Journée de manifestations
départementales
pour défendre et développer
le service public d'Education
à l'appel de nombreuses associations
laïques, pédagogiques et des syndicats


 


  Vendredi  30 mai 2008

 Meeting international le 30 mai à Paris
à 20h salle de la Mutualité à Paris,

1968, MAI, 2008....

avec Olivier Besancenot, Myriam Martin,
 Francisco Louça, Flavia d’Angeli...



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