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Jeunes et habitants des quartiers, ensemble contre le gouvernement.
A l’issue de la réunion du conseil de sécurité intérieure, Chirac et son gouvernement persistent et signent. A ce jour, ils n’ont formulé aucun regret ou excuse pour la mort de Zyed et Bouna à Clichy-sous-Bois. Par contre, plus que jamais, l’accent est mis sur la poursuite et l’accentuation de la répression.
Pour la LCR, le gouvernement est totalement responsable de la situation dégradée que connaissent les quartiers populaires. La réalité de tous les jours c’est le chômage de masse, la destruction des services publics, les contrôles d’identités à répétition, les propos insultants et discriminants de Sarkozy. Tout cela renforce un sentiment d’exclusion et de tension qui ne trouve, pour l’instant, d’exutoire que dans la violence, le désespoir, le désarroi, engendrant de nouveaux drames humains.
Politique sécuritaire et libéralisme sont les deux faces d’une même politique. C’est pourquoi, les jeunes et les populations des quartiers doivent, non pas s’opposer, mais retrouver le chemin de la solidarité.
La mobilisation populaire contre le gouvernement est indispensable pour faire toute la lumière sur le drame de Clichy, faire cesser les provocations policières, exiger le départ de Sarkozy, stopper les réformes libérales et revendiquer que la priorité soit donnée à la satisfaction des besoins sociaux.
La LCR en appelle à la population, aux jeunes, aux forces de gauche et démocratiques pour construire ce front de résistance.
Le 7 novembre 2005.
Le mot « rafles » n’est pas trop fort. Comment appeler autrement ces opérations policières qui consistent à boucler un périmètre dans un quartier, à soumettre les habitants et les passants à des contrôles au faciès dans le métro, les commerces, les restaurants, les cafés... et, pour finir, à remplir les fourgons de dizaines de sans-papiers pour les placer en rétention ? Officiellement, les contrôles au faciès sont illégaux : dans un État de droit, les vérifications d’identité sont censées être encadrées. Mais la police de Sarkozy contourne la loi en s’appuyant sur des réquisitions du parquet, motivées par toutes sortes d’infractions : trafic de drogue, vols, incitation à la mendicité, travail illégal... Peu importe le prétexte : il faut contrôler et rafler des sans-papiers. C’est d’ailleurs l’unique résultat de ces opérations. Les centres de rétention se remplissent : c’est tout ce que le gouvernement attend de l’intervention policière. C’est à ce prix que Sarkozy parviendra aux 23 000 expulsions en 2005.
Les témoignages convergent : c’est souvent un faciès déterminé qui est visé à l’occasion de chaque rafle, sans doute selon que le prochain charter programmé concerne l’Asie, l’Afrique noire ou le Maghreb. Le théâtre des opérations est ciblé : Stalingrad, Strasbourg-Saint-Denis, Belleville, Ménilmontant, Château-d’Eau... À chaque fois, et de façon répétée, les quartiers populaires de Paris où les immigrés sont nombreux. Il arrive que les habitants d’un quartier soumis à une rafle protestent suffisamment fort et nombreux pour que les policiers quittent les lieux en catastrophe et sous les huées. Cela s’est produit le 5 octobre dernier à Château-d’Eau. On ne peut que saluer la réaction légitime des habitants exaspérés par les harcèlements policiers et les pratiques racistes.
À mesure que la politique du chiffre produit ses ignominies, de simples citoyens agissent de plus en plus selon un devoir de désobéissance. C’est cet esprit de résistance qui a conduit les lycéens de Seine-Saint-Denis et les militants du réseau Education sans frontières à empêcher l’avion de décoller vers le Cameroun avec Guy à son bord, un jeune sans-papier de dix-neuf ans qui venait d’être papa. Esprit de résistance aussi, qui a amené les enseignants de Pantin à obliger Sarkozy à renoncer à l’expulsion de deux parents algériens contraints d’abandonner leurs enfants en France. Esprit de résistance encore qui a convaincu ces dizaines d’anonymes de recueillir et de protéger Rachel et Jonathan, ces deux élèves de Sens en fuite pour empêcher l’expulsion de leur famille. C’est également cet esprit de résistance qui anime les lycéens et les professeurs de Saint-Nazaire, solidaires de Rose, une élève menacée d’expulsion. Mais Sarkozy a pu se vanter de réussir ses mauvais coups au lycée de Villelongue, dans les Pyrénées-orientales, où deux élèves, Mohamed et Elaarbi, ont été, malgré la solidarité, expulsés de France depuis la rentrée.
Quel est le véritable objectif de cette politique du chiffre ? Chacun sait que, même à raison de 23 000 expulsions annuelles, la question des sans-papiers ne sera nullement résolue. De source officielle, leur nombre s’établit entre 200 000 et 400 000. Il faudrait donc, à ce rythme entre dix et vingt ans pour qu’ils soient tous expulsés. Sans compter ceux qui, parvenus à la majorité ou ne pouvant renouveler leur titre de séjour à cause des lois restrictives, rejoindront la masse des sans-papiers. Ni ceux qui arriveront en France d’ici là et que ne dissuaderont ni les barbelés de Ceuta et Melilla, ni les risques de noyade en Méditerranée, ni les balles tirées à la frontière, ni les abandons criminels de populations au milieu du désert.
Non, le véritable objectif de cette politique du chiffre n’est pas de réduire le nombre de sans-papiers. À coups de rafles, la traque des sans-papiers vise à accroître leur vulnérabilité et à assurer aux patrons une main-d’œuvre docile. C’est une politique parfaitement cohérente avec les autres formes de précarisation du travail et de mise en concurrence des salariés, dont le contrat nouvelles embauches fait partie.
C’est toute la société que Sarkozy menace. Pas seulement les militants antiracistes. On intimide la presse : journaliste à France Bleu Auxerre, Bluette Dupin a vu son domicile perquisitionné, après avoir réalisé un sujet sur une mère sans papiers de Sens et ses quatre enfants. Le doute atteint les policiers. Lorsque Rolland Gatti, un fonctionnaire de la police de l’air et des frontières (PAF), s’exprime dans les colonnes de Libération, il est menacé de sanctions pour avoir révélé l’évidence : « On expulse à tour de bras, on fait les fonds de tiroir. On va chercher tout ce qui peut traîner comme étranger en situation irrégulière. [...] Jouer avec des familles pour faire du chiffre, c’est inadmissible. »
Les 23 000 expulsions font partie du plan de campagne de Sarkozy. Les rafles s’intègrent dans une stratégie de reconquête de l’opinion par la droite. Sarkozy prévoit une nouvelle loi contre les immigrés qui sera débattue... à l’automne 2006. À moins que, d’ici là, nous chassions cette droite qui squatte le pouvoir et pourrit nos vies.
Emmanuel Sieglmann
Jeudi 15 mai 2008
Journée nationale de grève et de manifestations
dans la Fonction publique
(Etat - hospitalière - territoriale)
contre les suppressions de postes
contre le démantèlement
des services publics
préparant la privatisation
à l'appel des fédérations syndicales
Dimanche 18 mai 2008

Jeudi 22 mai 2008
Journée nationale
de manifestations
et de grève
interprofessionnel
pour défendre les retraites
à l'appel de CGT-FSU-SOLIDAIRE
Samedi 24 mai 2008
Journée de manifestations
départementales
pour défendre et développer
le service public d'Education
à l'appel de nombreuses associations
laïques, pédagogiques et des syndicats
Vendredi 30 mai 2008
Meeting international le 30 mai à
Paris
à 20h salle de la Mutualité à Paris,
1968, MAI, 2008....
avec Olivier Besancenot, Myriam Martin,
Francisco Louça, Flavia d’Angeli...
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