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Jeudi 17 novembre 2005

par LCR-27
publié dans : RESISTANCE

Jeudi 3 novembre 2005

Jeunes et habitants des quartiers, ensemble contre le gouvernement.


A l’issue de la réunion du conseil de sécurité intérieure, Chirac et son gouvernement persistent et signent. A ce jour, ils n’ont formulé aucun regret ou excuse pour la mort de Zyed et Bouna à Clichy-sous-Bois. Par contre, plus que jamais, l’accent est mis sur la poursuite et l’accentuation de la répression.
Pour la LCR, le gouvernement est totalement responsable de la situation dégradée que connaissent les quartiers populaires. La réalité de tous les jours c’est le chômage de masse, la destruction des services publics, les contrôles d’identités à répétition, les propos insultants et discriminants de Sarkozy. Tout cela renforce un sentiment d’exclusion et de tension qui ne trouve, pour l’instant, d’exutoire que dans la violence, le désespoir, le désarroi, engendrant de nouveaux drames humains.
Politique sécuritaire et libéralisme sont les deux faces d’une même politique. C’est pourquoi, les jeunes et les populations des quartiers doivent, non pas s’opposer, mais retrouver le chemin de la solidarité.
La mobilisation populaire contre le gouvernement est indispensable pour faire toute la lumière sur le drame de Clichy, faire cesser les provocations policières, exiger le départ de Sarkozy, stopper les réformes libérales et revendiquer que la priorité soit donnée à la satisfaction des besoins sociaux.
La LCR en appelle à la population, aux jeunes, aux forces de gauche et démocratiques pour construire ce front de résistance.

Le 7 novembre 2005.

par LCR-27
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Vendredi 21 octobre 2005
Le retour des rafles
Paris-sur-Rafles (article tiré de" Rouge" hebdomadaire de la LCR)

Le mot « rafles » n’est pas trop fort. Comment appeler autrement ces opérations policières qui consistent à boucler un périmètre dans un quartier, à soumettre les habitants et les passants à des contrôles au faciès dans le métro, les commerces, les restaurants, les cafés... et, pour finir, à remplir les fourgons de dizaines de sans-papiers pour les placer en rétention ? Officiellement, les contrôles au faciès sont illégaux : dans un État de droit, les vérifications d’identité sont censées être encadrées. Mais la police de Sarkozy contourne la loi en s’appuyant sur des réquisitions du parquet, motivées par toutes sortes d’infractions : trafic de drogue, vols, incitation à la mendicité, travail illégal... Peu importe le prétexte : il faut contrôler et rafler des sans-papiers. C’est d’ailleurs l’unique résultat de ces opérations. Les centres de rétention se remplissent : c’est tout ce que le gouvernement attend de l’intervention policière. C’est à ce prix que Sarkozy parviendra aux 23 000 expulsions en 2005.

Les témoignages convergent : c’est souvent un faciès déterminé qui est visé à l’occasion de chaque rafle, sans doute selon que le prochain charter programmé concerne l’Asie, l’Afrique noire ou le Maghreb. Le théâtre des opérations est ciblé : Stalingrad, Strasbourg-Saint-Denis, Belleville, Ménilmontant, Château-d’Eau... À chaque fois, et de façon répétée, les quartiers populaires de Paris où les immigrés sont nombreux. Il arrive que les habitants d’un quartier soumis à une rafle protestent suffisamment fort et nombreux pour que les policiers quittent les lieux en catastrophe et sous les huées. Cela s’est produit le 5 octobre dernier à Château-d’Eau. On ne peut que saluer la réaction légitime des habitants exaspérés par les harcèlements policiers et les pratiques racistes.

À mesure que la politique du chiffre produit ses ignominies, de simples citoyens agissent de plus en plus selon un devoir de désobéissance. C’est cet esprit de résistance qui a conduit les lycéens de Seine-Saint-Denis et les militants du réseau Education sans frontières à empêcher l’avion de décoller vers le Cameroun avec Guy à son bord, un jeune sans-papier de dix-neuf ans qui venait d’être papa. Esprit de résistance aussi, qui a amené les enseignants de Pantin à obliger Sarkozy à renoncer à l’expulsion de deux parents algériens contraints d’abandonner leurs enfants en France. Esprit de résistance encore qui a convaincu ces dizaines d’anonymes de recueillir et de protéger Rachel et Jonathan, ces deux élèves de Sens en fuite pour empêcher l’expulsion de leur famille. C’est également cet esprit de résistance qui anime les lycéens et les professeurs de Saint-Nazaire, solidaires de Rose, une élève menacée d’expulsion. Mais Sarkozy a pu se vanter de réussir ses mauvais coups au lycée de Villelongue, dans les Pyrénées-orientales, où deux élèves, Mohamed et Elaarbi, ont été, malgré la solidarité, expulsés de France depuis la rentrée.

Quel est le véritable objectif de cette politique du chiffre ? Chacun sait que, même à raison de 23 000 expulsions annuelles, la question des sans-papiers ne sera nullement résolue. De source officielle, leur nombre s’établit entre 200 000 et 400 000. Il faudrait donc, à ce rythme entre dix et vingt ans pour qu’ils soient tous expulsés. Sans compter ceux qui, parvenus à la majorité ou ne pouvant renouveler leur titre de séjour à cause des lois restrictives, rejoindront la masse des sans-papiers. Ni ceux qui arriveront en France d’ici là et que ne dissuaderont ni les barbelés de Ceuta et Melilla, ni les risques de noyade en Méditerranée, ni les balles tirées à la frontière, ni les abandons criminels de populations au milieu du désert.

Non, le véritable objectif de cette politique du chiffre n’est pas de réduire le nombre de sans-papiers. À coups de rafles, la traque des sans-papiers vise à accroître leur vulnérabilité et à assurer aux patrons une main-d’œuvre docile. C’est une politique parfaitement cohérente avec les autres formes de précarisation du travail et de mise en concurrence des salariés, dont le contrat nouvelles embauches fait partie.

C’est toute la société que Sarkozy menace. Pas seulement les militants antiracistes. On intimide la presse : journaliste à France Bleu Auxerre, Bluette Dupin a vu son domicile perquisitionné, après avoir réalisé un sujet sur une mère sans papiers de Sens et ses quatre enfants. Le doute atteint les policiers. Lorsque Rolland Gatti, un fonctionnaire de la police de l’air et des frontières (PAF), s’exprime dans les colonnes de Libération, il est menacé de sanctions pour avoir révélé l’évidence : « On expulse à tour de bras, on fait les fonds de tiroir. On va chercher tout ce qui peut traîner comme étranger en situation irrégulière. [...] Jouer avec des familles pour faire du chiffre, c’est inadmissible. »

Les 23 000 expulsions font partie du plan de campagne de Sarkozy. Les rafles s’intègrent dans une stratégie de reconquête de l’opinion par la droite. Sarkozy prévoit une nouvelle loi contre les immigrés qui sera débattue... à l’automne 2006. À moins que, d’ici là, nous chassions cette droite qui squatte le pouvoir et pourrit nos vies.

Emmanuel Sieglmann

par Rouge-hebdo
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Lundi 10 octobre 2005
GREVE RECONDUITE ET ELARGIE A L'UNIVERSITE DE ROUEN ET A LA FACULTE DES SCIENCES D'EVREUX
 
   Le gouvernement a annoncé dimanche le versement d'une enveloppe supplémentaire d'un million d'euros pour les travaux immobiliers urgents dans cette université. Celà ne fait pas le poids! Les étudiants et les enseignants de la faculté des sciences de Rouen ont voté la poursuite de la grève entamée le jour de la rentrée et qui s'est étendue depuis à d'autres facultés de cette université. La grève a été votée à la quasi unanimité de l'assemblée générale .
   Au cours de l'AG, les étudiants ont adopté une motion demandant « la démission » du conseil d'administration de l'université qui avait appelé mardi à la reprise des cours par 31 voix contre 20. « Nous estimons que le conseil d'administration n'est plus légitime », a affirmé Benjamin Chaïb, un des animateurs du mouvement.

Les étudiants et les enseignants réclament toujours des postes supplémentaires et l'attribution de la totalité de la Dotation globale de fonctionnement à laquelle ils estiment avoir droit.
par LCR Evreux
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Vendredi 15 octobre 2004
 
 
51 licenciements à APV-Evreux !
LE CHOMAGE CA SUFFIT !
 
    La direction d’APV ,filiale d’un groupe britannique, vient de décider le licenciement de 51 travailleurs sur 200 de l’usine d’Evreux, dans la zone industrielle de la Madeleine. Le comité d’entreprise en a été informé lundi 11 octobre et un plan social sera décidé en fin d’année.
 
   Après les 161 licenciements prévus toujours en fin d’année pour Klaxon, le patronat multiplie les étrennes pour les travailleurs : il est temps de se lever tous ensemble pour dire non aux licenciements, non aux délocalisations qui apportent toujours plus de chômage, d’exclusion et de misère pour la grande majorité et toujours plus de profits et de richesses pour une petite minorité d’exploiteurs.
 

   La croissance des profits, c’est la croissance du chômage

   La semaine dernière ont été publiés les derniers chiffres officiels du chômage : plus 2,2 % sur les douze derniers mois. A l’heure où  le gouvernement se flatte de vouloir rétablir la « cohésion sociale », même les statistiques officielles ne peuvent masquer la réalité et révéler les mensonges de Raffarin-Sarkozy. Non seulement la croissance ne profite pas à la majorité de la population et aux salariés, mais elle se fait contre eux.
  

Offensive contre le monde du travail

    Les gros actionnaires, eux, peuvent se frotter les mains. L’indice de la Bourse de Paris calculé sur les 40 plus grosses entreprises connaît une hausse de 68% ! Elles totalisent plus de 23 milliards d’euros de profit pour les six premiers mois de l’année.
Dans cette société, où l’économie est entièrement soumise à la soif de profits des financiers, la croissance, c’est d’abord la croissance des profits qui se fait contre les salariés : précarité, flexibilité, chômage, blocage des salaires, dégradations des services publics…
 
Le gouvernement n’est là que pour appliquer cette politique, la justifier, tenter d’en masquer les effets les plus dramatiques, l’imposer à l’immense majorité de la population qui en est victime…
 

   Interdiction des licenciements!

 
Il faut mettre fin à ces pratiques brutales et cyniques des plans sociaux, des licenciements qui n’ont d’autres justifications que d’augmenter la rentabilité du capital en augmentant l’exploitation. Il n’est pas acceptable que les entreprises qui font des profits, licencient.
De façon plus générale, il n’est pas acceptable que l’économie soit une machine à broyer ceux qui la font tourner. Il n’est pas acceptable que la société rejette ceux que le patronat ne juge pas utile à la croissance de ses profits.
Oui, il faut remettre les choses à l’endroit, l’économie doit servir les hommes, satisfaire leurs besoins, au lieu d’être soumise à la cupidité d’une classe minoritaire et parasite.

Pour une autre répartition des richesses

Remettre les choses à l’endroit, c’est imposer une autre répartition des richesses, par l’interdiction des licenciements et la répartition du travail entre tous, par l’augmentation des salaires et, aussi, par la défense des Services publics.
 
C’est toute la politique de l’Etat qui est au service des classes privilégiées. La pénurie pour les Services publics est la conséquence des milliards gaspillés en subventions au patronat. L’Education nationale, la santé, les transports en sont victimes. La Poste, où le gouvernement envisage la fermeture de milliers de bureaux jugés non rentables, l’est tout autant.
 
A cette politique rétrograde qui sacrifie la collectivité aux intérêts privés des riches, nous opposons la défense des intérêts collectifs, par et pour la population elle-même.
 
INTERDICTION DES LICENCIEMENTS !
 
                                                                                                                                                                                                                   
                                                                                                        15 décembre 2004          
par LCR Evreux
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AGENDA

Jeudi 15 mai 2008

Journée nationale de grève et de manifestations
dans la Fonction publique
 (Etat - hospitalière - territoriale)
contre les suppressions de postes
contre le démantèlement
des services publics
préparant la privatisation

à l'appel des fédérations syndicales


Dimanche 18  mai 2008  

 Manifestation nationale à Paris
13H30 à l'Opéra
contre les 11200 suppressions de postes
pour la défense du service public d'Education
menacé de démantèlement
A l'appel de la FSU
Des départs en cars sont organisés dans l'Eure
Voir le site du SNUipp-27 



Jeudi 22  mai 2008   

Journée nationale
de manifestations
et de grève
interprofessionnel
pour défendre les retraites
à l'appel de CGT-FSU-SOLIDAIRE


Samedi 24  mai 2008  
Journée de manifestations
départementales
pour défendre et développer
le service public d'Education
à l'appel de nombreuses associations
laïques, pédagogiques et des syndicats


 


  Vendredi  30 mai 2008

 Meeting international le 30 mai à Paris
à 20h salle de la Mutualité à Paris,

1968, MAI, 2008....

avec Olivier Besancenot, Myriam Martin,
 Francisco Louça, Flavia d’Angeli...



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