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Le point sur les Comités d'initiative pour le NPA dans l'Eure.

Conférence de presse du Comité NPA d'Evreux : la Dépêche.

Une date à retenir :

Vendredi 10 octobre, 20H
grande salle du ZENITH à Evreux

Meeting avec Olivier Besancenot

Organisé par les Comités NPA de l’Eure et la LCR-27 



Mercredi 20 décembre 2006
Une section du PCF rejoint la LCR

 

Vendredi 15 décembre, une trentaine de personnes assistaient à une réunion publique de la LCR avec Alain Krivine à Mont d’Origny dans l’Aisne. En effet, au mois d’octobre, la section locale du PCF se dissolvait et prenait contact avec la LCR. Nous avons rencontré Dimitri, 33 ans, ouvrier dans une usine de sous traitance automobile. Ancien secrétaire de la section du PCF, il a répondu à nos questions.

Peux tu nous présenter votre section ? A l’origine, nous avons crée une section du PC en 2001. Nous sommes 27 adhérents. Notre section compte des chômeurs, des ouvriers et des employés municipaux. En tant que militants nous avons pas mal aidé les gens du coin, contre les coupures de courants ou les expulsions de logement. En effet, dans notre communauté de commune, le taux de chômage dépasse les 20%.

Pourquoi avez vous décidé de rejoindre la LCR ? Nous pensons qu’il y à un double discours de la part de la direction du PCF vis à vis du PS. Il feint parfois d’avoir un discours radical vis à vis de Ségolène Royal mais sa volonté de "rassembler toute la gauche" cache un accord en vu avec le PS. Concrètement, au dernier conseil départemental nous avons appris que le PCF de notre circonscription avait décidé de ne pas présenter de candidat aux législatives, mais plutôt de passer des accords avec le PS afin de privilégier des places d’adjoints aux prochaines élections municipales. Nous avons expliqué notre désaccord avec cette "lutte des places" mais n’avons pas été entendus. Nous avons envoyé un mail à la LCR de l’Aisne pour prendre contact. Une dizaine d’entre nous va la rejoindre.

Dans l’Aisne, Gremetz à fait son meilleur score des votes internes du PCF. Pourquoi n’avez vous pas pris contact avec cette "tendance" ? Le problème de Gremetz c’est qu’il développe une ligne sectaire, par exemple hostile dés le début à l’idée d’une candidature unitaire. Ce n’est pas notre démarche, nous étions d’accord avec ce que défend la LCR : oui à l’unité, mais dans la clarté, à savoir pas d’accord avec le PS. Au dernier congrès nous avions voté le texte de Gremetz parce que nous nous reconnaissions dans la partie sur "des nouveaux droits pour les travailleurs". Mais le problème de Gremetz c’est qu’il est avant tout contre Buffet : cela ne fait pas une ligne politique.

Comment envisagez vous votre activité au sein de la LCR ? Nous allons intégrer la section de l’Aisne avec les camarades de Saint Quentin, Tergnier, Laon et Soissons. Nous sommes demandeurs de débats politiques, de formation. Nous allons populariser le programme de la LCR, notamment sur les revendications pour l’augmentation des salaires et des minima sociaux, l’interdiction des licenciements et l’égalité des droits entre français et immigrés. Nous interviendrons sur les entreprises du coin, comme la sucrerie d’Origny (une des plus importante d’Europe) qui emploie 300 personnes en permanence et de nombreux intérimaires pendant la campagne de bettrave. Et bien sûr nous allons faire la campagne d’Olivier pour les présidentielles ! Propos recueillis par Ali Jonas

La LCR dans l’Aisne : http://lcr02.free.fr/accueil.htm


 

par LCR-27
publié dans : QUI SOMMES NOUS? QUE VOULONS-NOUS?

Dimanche 10 décembre 2006

Contribution de la LCR

pour la réunion des collectifs des 9 et 10 décembre

 

L'unité exige démocratie et clarté politique

 

 

 Selon les dirigeants du PCF, les trois étages de la fusée antilibérale seraient sur le point de s’assembler. Celui de la stratégie - le rassemblement des antilibéraux sur une base de rupture avec le social-libéralisme - fut monté le 10 septembre, celui du programme le 15 octobre. Rendez-vous aujourd'hui pour l’étage final, celui de la candidature.

Dans une lettre adressée aux collectifs, le 6 décembre, Marie-George Buffet a décrit le scénario tel qu'elle le concevait pour cette troisième phase et a distribué les rôles dans son organigramme de campagne.

Bien des militants sont irrités de voir ainsi la direction du PCF donner leur feuille de route aux collectifs.

Le mouvement a désormais deux visages, celui des meetings et celui des coulisses. Les meetings qui se suivent, du Mans à Montpellier, témoignent de la vitalité de l’aspiration unitaire, née dans la campagne référendaire. Des meetings où l’on affiche une volonté unitaire sans faille, où l’on appelle, même de la tribune, Olivier Besancenot  ou Jean-Luc Mélenchon à rejoindre de plain-pied le mouvement. Mais dans les coulisses, la réalité est moins reluisante : la bataille a fait rage entre les partisans de telles ou telles candidatures. Pour les uns, il s’agirait de désigner Marie-George Buffet parce qu’elle est la plus connue, qu’elle est une « femme d’Etat » et qu’elle émane de la principale force engagée. Pour les autres, il faudrait à tout prix éviter cette candidate car elle marquerait trop du sceau du PCF le rassemblement unitaire. Comme la méthode de désignation du candidat n’a pas été réglée consensuellement, les accusations de manipulation se sont multipliées à l’encontre du PCF. Le climat est tendu dans les collectifs locaux. Ces remous ont provoqué le départ de Raoul Marc Jennar et de José Bové.

 

Ces tensions s'expriment sur la place publique sans qu'aucune des composantes des collectifs ne leur donne un contenu politique de fond.

Faute de n’avoir pas pris en compte le débat posé par la LCR et par d’autres sur la question des rapports avec le PS le 10 septembre ; faute d’avoir longtemps fait croire qu’il n’y avait pas de divergence majeure au sein du mouvement du 29 mai, notamment entre le PCF et la LCR, on a préparé un autre type d’affrontement, celui sur le nom du candidat à la présidentielle.

José Bové dans la lettre qui annonce son retrait, Michel Onfray, dans une tribune à Libération, ou des dizaines de militants des collectifs unitaires disent qu’il n’y aurait pas de désaccord sur la question des rapports avec la direction du PS ; que ce qui nous rassemble sur le fond serait supérieur à ce qui nous sépare. Bien sûr qu’il existe de nombreux points d’accord entre les forces qui se sont retrouvées pour mener la campagne du « non » de gauche et que ce n’est pas rien. Bien sûr que le programme adopté le 15 octobre formule bien des exigences que nous partageons, bien que nous aurions souhaité plus de netteté sur le Smic à 1500 € net (et pas brut), l’exigence de la rupture immédiate avec l’OTAN, de la sortie du nucléaire, de l’adoption du droit de vote de tous les résidents étrangers à toutes les élections, ou l’affirmation que le changement de société ne procèdera pas des élections mais de mobilisations sociales d’une ampleur inégalée.

Mais le désaccord essentiel se concentre sur les rapports avec la direction du PS. Et ce désaccord-là n’est pas virtuel, prétendu ou feint, comme l’ont affirmé, sans cesse, depuis le 10 septembre, la plupart des membres du collectif national. Il est bien réel et la direction du PCF l’a reconnu à de multiples reprises, dans les déclarations de sa secrétaire nationale, dans les textes adoptés par ses dirigeants ou dans les colonnes de l’Humanité. Pierre Laurent, dans l’Huma hebdo (numéro du 30 nov au 6 déc) a raison de résumer ainsi la divergence : « Pour les uns, le PS est plus que jamais irrécupérable, le refus de gouverner, voire de constituer une majorité parlementaire avec lui doit devenir l’engagement solennel de la campagne qui s’engage. (....). Pour les autres, qui ne mésestiment pas le tournant constitué par la désignation de Ségolène Royal, la situation créée plaide au contraire pour un appel plus large que jamais au rassemblement. »

 

Si nous ne sommes pas d’accord pour soutenir la candidature de Marie-George Buffet, ce n’est pas simplement parce qu’elle est la secrétaire nationale du PCF. C’est aussi parce que nous sommes en désaccord avec l’orientation qu’elle défend. Une orientation qui a déjà conduit son parti à gouverner avec le PS, pour le résultat que l’on connaît. Et qui s'appuie sur la gestion en commun de centaines de collectivités locales, municipalités, départements ou régions, avec le Parti socialiste.

Nous disons les choses simplement : nous ne voulons pas gouverner avec l’équipe de Ségolène Royal. Nous ne voulons pas participer à sa majorité parlementaire. Nous ne voulons pas voter son budget. Pourquoi ? Pas par sectarisme, car nous partageons bien des aspirations à la transformation avec de nombreux militants, sympathisants et électeurs socialistes. Mais, tout simplement, parce que le programme qui est le sien, celui du Parti socialiste, est incompatible avec le nôtre. Il n’y a pas de plus petit dénominateur commun entre ces deux programmes. Le PCF veut réunir «les deux gauches »,  la gauche gouvernementale et sociale libérale et la gauche radicale : nous maintenons que cela n’est pas possible. Et pas de faux débat, nous souhaitons, nous aussi, la défaite de cette droite particulièrement réactionnaire. Mais le débat porte sur le programme et les conditions d’application d’une politique anticapitaliste. Il est illusoire de penser faire basculer le PS dans le camp antilibéral, il s'est pleinement adapté à la mondialisation capitaliste.

Dès lors, quel sens politique cela a-t-il de vouloir allier à la tribune des meetings pour la présidentielle Jean-Luc Mélenchon qui prône l’union des gauches au pouvoir et Olivier Besancenot qui la rejette ? Ces deux politiques sont incompatibles électoralement, tout simplement parce qu’elles sont contradictoires politiquement.

Loin d'être mineure, cette divergence est essentielle mais nous nous refusons à hypothéquer l'avenir.

Nous disons cela animés d'un esprit unitaire, solidaire et démocratique. Les divergences n'ont pas été surmontées, il nous faut les assumer et prendre nos responsabilités. Cela veut dire aussi que nous souhaitons préserver les liens militants qui se sont tissés entre nous, continuer le débat à la lumière des expériences que nous allons vivre, ensemble, dans les luttes sociales et politiques.

Ne pas hypothéquer l'avenir, cela veut dire continuer de faire vivre l'unité dans les résistances et les mobilisations, continuer de faire vivre un front social et politique contre la politique du gouvernement Villepin aujourd'hui et, demain, après les élections, pour continuer de porter les exigences sociales et démocratiques du monde du travail.

Alors, l’union, oui, mais l’union dans la clarté. Car c'est la condition d'un rassemblement anticapitaliste durable qui lui reste plus que jamais à l'ordre du jour au-delà de l’horizon de la présidentielle de 2007.

 La délégation de la LCR au collectif national :

 

Anne Leclerc, Frédéric Borras, Yvan Lemaître, Léon Crémieux, Pierre-François Grond.

par LCR
publié dans : QUI SOMMES NOUS? QUE VOULONS-NOUS?

Jeudi 7 décembre 2006

L’union, mais pas à tout prix, par Daniel Bensaid

Tribune parue dans Libération, le 7 décembre 2006

[Une réponse à Michel Onfray qui appelait, lundi, la gauche antilibérale à s’entendre.]

 

Cher Michel Onfray, pour briser le cercle vicieux mortifère de l’alternance entre libéralismes de droite et de gauche, tu appelles de tes voeux, comme nous, un rassemblement unitaire dans la continuité du non de gauche au traité constitutionnel européen (1). Pour y parvenir, la bonne volonté unitaire est nécessaire, mais insuffisante pour construire dans la durée « un réel projet politique alternatif au libéralisme que droite et gauche incarnent en se succédant au pouvoir depuis Pompidou ». C’est bien toute la question.

Tu l’estimes résolue sur « l’essentiel ». Si des problèmes subsistent (sur les salaires, le nucléaire, la laïcité, des questions internationales majeures), sans doute la discussion pourrait-elle se poursuivre à la lumière de l’expérience commune pour aboutir aux clarifications requises. La valise des revendications paraît donc bien remplie pour s’embarquer ensemble dans un voyage au long cours. Il y manque cependant un détail : la poignée, autrement dit, la question des alliances et du rapport aux institutions existantes.

Olivier Besancenot et la LCR ne se sont pas livrés à une surenchère. Nous avons seulement exigé que soit explicitement écartée l’éventualité d’une coalition gouvernementale ou parlementaire avec un Parti socialiste synthétisé au Mans (autour de sa majorité « ouiste » au traité constitutionnel). Cette demande te paraît prématurée : « Faire de l’attitude à adopter au soir du premier tour ou au lendemain du second, une fois la victoire acquise, un préalable à toute union des gauches antilibérales, c’est mettre la charrue avant les boeufs. » Voire... Il ne s’agit pas là de la consigne de vote pour le deuxième tour pour battre la droite, mais de savoir, dans l’hypothèse de « la victoire acquise » (laquelle ? sur quel programme ?), qui gouvernera le pays. C’est l’enjeu central des élections présidentielle et législatives. Et c’est tellement évident que le Parti socialiste ­ mettant lui aussi « la charrue avant les boeufs » ? ­ met la question à l’ordre du jour des réunions de la gauche plurielle recomposée et des négociations bilatérales avec ses partenaires. Plus on approchera de l’échéance présidentielle et des élections législatives, plus la question de la majorité gouvernementale deviendra incontournable.

L’alternative que nous voulons n’est pas exclusivement électorale, et sa construction ne s’arrête pas aux ides de mai. Il s’agit de tracer un sillon pour avant, pendant, et après les grands soirs et les petits matins électoraux. Si nous faisons miroiter la promesse d’une autre gauche, pour finir par avaler ce que tu appelles « les couleuvres du socialisme gouvernemental », plus dure sera la chute. La désillusion pourrait, comme tu l’écris, alimenter les réactions de dépit les plus imprévisibles. La question des alliances est si peu (ou si mal) clarifiée que tu contribues toi-même à la confusion : « L’enjeu se trouve là : comment peser au maximum pour infléchir à gauche une formation ­ le Parti socialiste ­ tentée par le centre. » L’enjeu est-il de dégager une alternative au social-libéralisme ou de « l’infléchir à gauche » ? L’infléchir, c’est ce qu’a cru pouvoir faire le Parti communiste en participant au gouvernement Jospin, avec le brillant résultat que l’on sait. Si notre ambition se limite à la ligne du Parti socialiste, l’alternative se transformera en lobbying sur l’appareil dominant. Pour « l’infléchir » efficacement, pourquoi ne pas infléchir du dedans, au-delà du oui et du non, au prix d’un pesant silence sur les prochaines échéances européennes ? Et pourquoi pas de l’intérieur d’un gouvernement de gauche plurielle recomposée ? La valise de l’alternative aurait ainsi une poignée, mais elle serait vidée de son contenu, sacrifiée sur l’autel du « tout sauf Sarkozy/Le Pen ». En Italie, le « tout sauf Berlusconi » vient de conduire la Refondation communiste à se ranger sous les fourches caudines de Romano Prodi, l’un des parrains du traité constitutionnel.

La peur de Sarkozy, la menace Le Pen, le spectre du 21 avril 2002, tout va concourir au chantage au « vote utile » dès le premier tour. Prétendre que la candidature de Ségolène « ouvre un boulevard à la gauche antilibérale » est bien hasardeux. Tu es fort imprudent d’ironiser sur son « minois » (sic). Elle ratissera large : une dose de blairisme, une note jaurèsienne (jusqu’à revendiquer la mémoire de Rosa Luxemburg assassinée par les sociaux-démocrates allemands !), une dose sécuritaire de sarkozysme, une pincée d’écologie et ­ pourquoi pas ? ­ un zeste d’Olivier ou d’Arlette pour pimenter le plat. Pour tenir le cap de l’alternative, il faut savoir où l’on veut aller et tenir ferme la barre. Ton appel oecuménique à tous les candidats à la candidature antilibérale fait un sort particulier à Olivier, accusé d’ « incarner la première occasion de faire perdre la gauche antilibérale ». Tu as dû suivre distraitement ses déclarations répétées, qui sont pourtant limpides : soit les questions de fond sont résolues, et ne prétendant pas représenter toute la diversité de la gauche alternative, il ne sera pas candidat ; soit les divergences subsistent, et il sera candidat de la LCR. Il n’est donc pas le sixième « disponible » candidat à la candidature. Excès de clarté et d’honnêteté ? Si cette démarche avait été prise au sérieux et cette honnêteté mieux partagée, les militants ne se trouveraient pas soudain dans une tourmente prévisible, dissimulée jusqu’au bout par un consensus de façade.

« Si le fond ne pose pas de problème, écris-tu, reste la forme, la seule forme. » Eh bien ! c’est justement le fond qui fait problème (de plus, disait un de nos maîtres, la forme, c’est aussi le fond), et non les problèmes de personnes. A le nier, on aboutit au spectacle désastreux d’une conjuration des egos, sans clarification politique.

« Echouer serait décevoir » ? Certes, mais une illusion d’unité bâtie sur du sable mouvant s’écroulerait à la première épreuve sérieuse. Ce serait décevoir bien plus encore. Il ne suffit pas de battre Sarkozy et Le Pen électoralement (cela, Ségolène peut le faire, et sans doute apparaîtra-t-elle à beaucoup comme la mieux à même d’y parvenir). Il faut aussi battre leur politique. Sans quoi chaque législature, de gauche ou de droite, se solde par une montée de Le Pen. Nous revenons de si loin, que chaque faux pas, au lieu de renforcer l’alternative, peut la compromettre davantage. Tu adresses à Olivier la vieille accusation de n’avoir plus de mains à force de vouloir les garder pures. La politique est affaire de rapports de forces et de compromis. Mais il s’agit de trouver la limite, souvent incertaine, entre les compromis qui nous rapprochent du but et ceux, compromettants, qui nous en détournent. Quant à avoir des mains (et oser les salir), nous serions plutôt des petites mains, à pétrir la pâte de chaque jour, et non des mains intermittentes immaculées, à voter le dimanche et à rentrer chez soi en attendant un autre dimanche électoral.

par LCR
publié dans : QUI SOMMES NOUS? QUE VOULONS-NOUS?

Mardi 5 décembre 2006
15 H 30

« Halte aux profits ! Pour un service public
de l’eau ! » Que cache notre facture d’eau ?


 Avec Jean-Luc Touly, président de l’Association française pour un Contrat Mondial de l’Eau (ACME) et membre du conseil scientifique d’Attac
Ancien cadre administratif chez Vivendi/CGE (devenu Véolia), et délégué CGT, il a été licencié contre l’avis de l’inspection du travail par décision du ministre Larcher pour avoir dénoncé la façon dont des milliards d’euros initialement destinés à la réfection des réseaux de distribution se sont "évaporés". Il le raconte dans son livre "L’eau des multinationales, les vérités inavouables", et révèle les méthodes utilisées pour s’emparer des marchés, transformer les usagers en « vaches à lait » et neutraliser les élus.

et Frank Prouhet
, président de Croc’eau, une association d’usagers en lutte contre les surfacturations de la Lyonnaise et pour le retour de l’eau en régie publique, conseiller municipal LCR à Canteleu.
« L’eau doit être un droit universel. Cela signifie que sa propriété, sa gestion et sa distribution doivent rester dans le domaine public. Son accès doit être gratuit et garanti à tous, y compris à ceux qui ne peuvent pas payer. Nous fixons ce minimum vital à 40 litres d'eau potable par jour et par habitant. »

Et
apéro, buffet, librairie, expos... (entrée libre)

18H
Meeting avec olivier Besancenot

par LCR-27
publié dans : QUI SOMMES NOUS? QUE VOULONS-NOUS?

Mercredi 29 novembre 2006

Réponse à José Bové

José Bové a envoyé une lettre à toutes les composantes du mouvement pour des candidatures unitaires, dont la LCR. Voici notre réponse...

 

 

José Bové

Cher camarade,

Comme toutes les autres composantes, nous avons bien reçu ta lettre annonçant le retrait provisoire de ta candidature au rassemblement des antilibéraux.

Si nous comprenons bien un certain nombre de tes arguments concernant les méthodes du PCF pour imposer sa candidate, en revanche, nous tenons évidemment à répondre précisément aux critiques que tu exprimes à notre égard.

Nous n’avons pas « multiplié les arguments pour justifier un prétendu désaccord ». Nous avons, dès le mois de mai 2006, précisé qu’une candidature unitaire, donc commune avec le PCF, supposait de clarifier les rapports vis-à-vis du PS et de s’engager clairement à ne pas participer à un gouvernement ou à une majorité parlementaire avec le PS. Le 10 septembre, la réunion nationale des collectifs n’a pas voulu introduire cette clarification dans le texte « ambition et stratégie ». Nous avons décidé de ne pas le ratifier. Ce texte laisse ouvert la possibilité pour le PCF, principal partenaire organisé au sein des collectifs, de s’intégrer dans une majorité parlementaire dominée par le PS. Nous n’avons pas changé d’avis. Bien au contraire, la désignation de Ségolène Royal, souligne à quel point il ne saurait être question de collaboration gouvernementale et parlementaire avec le PS. Aucune des ruptures avec le libéralisme qui sont nécessaires pour répondre aux attentes populaires ne pourront se faire dans un tel cadre d’alliance. Et c’est logique d’ailleurs, sinon comment expliquer que les dirigeants socialistes aient appelé à voter « oui » au référendum du 29 mai pendant que nous menions ensemble une bataille exemplaire et victorieuse pour le « non. Les déclarations de Marie George Buffet en faveur du rassemblement de toute la gauche sur une orientation antilibérale se multiplient. La direction du PCF a fort logiquement expliqué à plusieurs reprises qu’il y avait une divergence stratégique majeure avec la direction de la LCR. Il n’y a donc pas de « prétendu » désaccord avec la direction du PCF mais un désaccord, hélas, nié ou minimisé par la plupart des membres du collectif national. Le problème pour nous n’est donc pas de « nous mesurer électoralement avec le PCF », compétition bien dérisoire au regard des enjeux. Il est bien d’œuvrer au rassemblement. Mais au rassemblement dans la clarté. Tout le monde sait que nous avons indiqué depuis le début que nous étions prêts à retirer la candidature d’Olivier Besancenot si un accord était trouvé. Contrairement au PCF, nous n’avons pas proposé une seule fois que notre porte parole soit le candidat qui permette le rassemblement de toutes et de tous et comme toi, nous n’aimons pas beaucoup les méthodes de passages en force que tu reproches à la direction du PCF de pratiquer. Est-il besoin de rappeler que pour nous la question n’est pas une question de casting. Nous ne sommes pas d’accord avec l’orientation stratégique que défend Marie George Buffet et nous regrettons que tu n’en dises rien dans ta lettre. Dans tes déclarations, notamment au meeting du Mans, tu avais pourtant, concernant le PS, utilisé des formulations plus proches de notre position que de celle du PCF. , ce que notre dernière Direction Nationale n’avait pas manqué de noter.

Ce que nous regrettons, c’est que nous ayons été bien isolés pour mener cette discussion de fond avec le PCF, le 10 septembre et après. Car c’est bien cette discussion sur le fond qui aurait permis de rendre lisible les débats sur le nom du candidat. Sinon on donne à une échelle de masse à voir un spectacle peu réjouissant : celui des querelles de personnes.

Nous sommes disponibles pour poursuivre la discussion. Avant, comme pendant et après les présidentielles, parce que nous voulons que se rassemblent les forces anticapitalistes qui, côte à côte, organisent au quotidien la résistance aux politiques libérales et veulent changer la société. Le rassemblement des forces anticapitalistes, féministes, écologistes, internationalistes est bel et bien une nécessité. Mais pour qu’il soit effectif et durable, il se doit d’être clair, radical et sourd aux sirènes de l’enlisement institutionnel, d’un soit disant réalisme qui prépare toujours les plus cruelles désillusions.

Fraternellement,

La direction de la LCR.                   Paris, le 24 novembre 2006

AGENDA

 Vendredi 10 octobre 2008
 à EVREUX

MEETING avec Olivier
Besancenot
organisé par
les Comités NPA de l'Eure
et la fédération de l'Eure de la LCR

20H
Grande salle du ZENITH- EVREUX
 

Samedi 8 et dimanche 9
novembre
 2008

Deuxième rencontre
 nationale
des Comités d'initiatives
pour le NPA
 Paris

 

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