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Mardi 24 janvier 2006

Bulletin hebdomadaire des JCR

Contre le Contrat Premier Embauche:

La mobilisation

commence dès

aujourd'hui !

MANIFESTATION MARDI 31 JANVIER A 14H à Paris

RDV devant le MEDEF, 55 avenue des Bosquets, Métro Ecole Militaire

Le 16 janvier, Villepin a annoncé la création du Contrat Première Embauche (CPE) dans le cadre des mesures « pour » l’emploi des jeunes.

Ce contrat est la suite logique du CNE Le CNE (Contrat Nouvelle Embauche), c’est une période d’essai de deux ans, pendant laquelle le salarié peut se faire virer à tout moment. Il s’applique dans les entreprises de moins de 20 salariés. Depuis septembre, déjà 280 000 CNE ont été signés,mais le gouvernement dit ne pas pouvoir compter le nombre decontrats rompus ! À l’époque une autre mesure anti-jeune avaitété mise en place par le gouvernement : les moins de 26 ans ne sont plus comptés dans les effectifs des entreprises. Cela entraîne une baisse des cotisations sociales, calculées selon l’effectif de la boîte, et la baisse de la représentativité syndicale, calculée selon la même méthode.

Le CPE va beaucoup plus loin.

Il généralise le CNE à toutes les boîtes pour les jeunes embauchés de moins de 26 ans. En gros, un employeur pourra virer un jeune qu’il a embauché pendant deux ans, sans aucun motif, et quasiment sans indemnités (460 euros fi nancés par l’Etat). Le CPE met en concurrence les générations avec des contrats à plusieurs vitesses. Cela permet aux patrons d’étendre la concurrence et la précarité à tous les salariés en mettant sous pression les autres salariés de l’entreprise. (Si vous bossez pas plus vite, on va embaucher des CPE à votre place). Avec le CPE, les CDI (Contrat à durée Indéterminée) sont remis en cause, puisqu’on peut se faire virer sans motif pendant deux ans. Le gouvernement et le MEDEF essaient de renforcer les contrats précaires (intérim, CDD, stages, contrats jeunes…) en détruisant le code du travail.

Concrètement, pour un jeune, ça fait quoi le CPE ?

Déjà, c’est l’impossibilité de dire non à son employeur, de défendre ses droits, de se mettre en grève, de se syndiquer, car ce serait le licenciement immédiat. Le CPE, c’est aussi faire une croix sur ses projets d’avenir. Comment trouver un logement par exemple quand les proprios exigent une situation stable et qu’en fait on peut se faire virer à tout moment ?

Quand on est jeune, si on arrive à passer son bac et aller à la fac (ce qui devient de plus en plus dur avec la réforme Fillon et le LMD), on peut espérer devenir prof, bosser dans la fonction publique et avoir un emploi stable ; mais manque de chance, en 2006, il y a 6050 postes de profs en moins ! Mais si on bosse dans le privé, avec le CPE, on risque de se faire virer chaque jour.

En bref, on a pas d’avenir. On est la première génération qui vivra moins bien que ses parents. Aujourd’hui, il est urgent de réagir à toutes ses attaques.

Et cette riposte, elle passe par la lutte contre le CPE. Le 31 janvier, le CPE passe en première lecture au Parlement. Le gouvernement essaie de faire très vite parce qu’il a peur de se heurter à un mouvement de l’ensemble de la jeunesse.

Le 31 janvier, il faut être dans la rue. Ça laisse peu de temps pour organiser la mobilisation, mais c’est une première réponse.

 On ne laissera pas le débat s’organiser sans nous. Le 7 février, toutes les organisations de jeunesse et de confédérations syndicales appellent à une manifestation le 7 février.

 Dès maintenant, il faut populariser ces deux journées d’action (le 31 janvier et le 7 février). Un bon moyen est de distribuer des tracts, d’organiser des Assemblées Générales, c’est-à-dire des réunions où on explique le CPE et on discute ensemble de comment se mobiliser. On peut aussi faire des pétitions, coller des affi ches… C’est par un mouvement de grève de l’ensemble des jeunes et des salariés qu ‘on arrivera à faire reculer le gouvernement. C’est à nous tous de le construire dès maintenant.

Pourquoi il faut en fi nir avec ce gouvernement et sa politique Le gouvernement ne se contente pas de s’attaquer à nos conditions de travail. Il essaie de détruire l’éducation. LMD et Pacte Pour le Recherche à l’université, loi Fillon au collège et au lycée...Les réformes actuelles mettent en concurrence les établissements et creusent les inégalités. La sélection sociale se renforce à l’école : les fi ls de pauvres le resteront et n’auront que des diplômes au rabais. La police va désormais avoir tous les droits : avec la loi « anti-terroriste », les flics pourront contrôler nos déplacements, les mails, renforcer la vidéosurveillance...

Et avec le Plan de Prévention de la délinquance le gouvernement veut installer des permanences de fl ics dans les écoles ! Sarkozy dit qu’il faut désormais une immigration « choisie » et non plus subie... et applique une partie du programme du Front National en durcissant les conditions d’accueil des étrangers et facilitant les procédures de dénaturalisation.

Le bulletin de vote n’est pas la solution. On entend beaucoup parler des élections présidentielles le 2007 en ce moment. Certains essaient de faire croire que ces élections peuvent offrir une issue pour régler son compte à son gouvernement. Mais sans mobilisation massive des jeunes et des travailleurs, sans une grève générale imposant nos choix, impossible de retourner le rapport de forces à notre avantage pour imposer d’autres choix de société.

 

 

 

 

 

 

 

MANIFESTATION MARDI 31 JANVIER A 14H

RDV devant le MEDEF, 55 avenue des Bosquets, Métro Ecole Militaire

Jeunesses communistes révolutionnaires

jcr@jcr-red.org — www.jcr-red.org — 01 48 70 42 30

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

par JCR
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Lundi 2 janvier 2006

  Journal des lycéen-ne-s des JCR / LCR de l’Eure - janvier 2006

Seigneurs du monde,

saigneurs du tiers-monde !

                                                                                     

Les maîtres du monde ne manquent jamais de promettre à chaque réunion du G8 - le sommet des dirigeants des 8 pays les plus riches - un nouvel ordre mondial de démocratie, de paix et de prospérité. Un simple regard sur l’actualité suffit pour démentir ces promesses. Les violences sociales, les guerres civiles endémiques, les génocides se multiplient.

La raison d’être du G8, comme celle des institutions internationales (FMI, OMC, Banque Mondiale, ONU...), est d’organiser et maintenir la main-mise des multinationales sur le monde, à commencer par les pays les plus pauvres, pour pouvoir y utiliser une main-d’oeuvre surexploitée, accéder aux produits et aux matières premières dont ils ont besoin et contrôler les marchés pour écouler leurs marchandises.

Cette mainmise s’organise de bien des façons, du contrôle des cours mondiaux des matières premières à l’intervention militaire directe en passant par la pression de la dette des pays pauvres.

Rwanda : les responsabilités

de l’état français

Sans doute plus que tout autre, le Rwanda a payé le prix fort de cet ordre mondial impérialiste.

Jusqu’en 1989, le Rwanda était autosuffisant sur le plan alimentaire. La même année, les Etats-Unis imposent dans le cadre du GATT (l’ancêtre de l’OMC) une baisse de 50 % du prix du café, une des principales sources de revenu du pays. Parallèlement le Rwanda est contraint par le FMI de faire des coupes sombres dans le budget de l’Etat pour rembourser sa dette. La monnaie est dévaluée de 50 %, ce qui entraîne une forte hausse des prix et plonge encore plus la population dans la misère.

C’est dans ce contexte qu’un génocide commence en décembre 1993 avec la complicité active de la France. Il y aura un million de morts pour une population de 7,5 millions. La France a soutenu jusqu’au bout le régime en place en lui fournissant armes et conseillers militaires pour former les miliciens qui ont perpétré les massacres contre les Tutsis et les opposants Hutus. Et comme le cynisme ne connaît aucune limite, les autorités françaises ont usé de leur influence dans les instances internationales pour que tout nouveau prêt soit conditionné au remboursement de la dette de l’ancienne dictature, dette essentiellement constituée d’achats d’armes. En somme, la France exigeait des victimes du génocide de rembourser les armes achetées par leurs bourreaux pour les exterminer !

Onze ans plus tard, une instruction judiciaire vient d’être ouverte contre l’armée française pour « complicité de génocide » après des mois où la ministre des Armées et l'Etat français ont tout fait pour bloquer la procédure. Rien ne garantit cependant que l’armée française sera reconnue coupable puisque l’instruction est menée par le tribunal... des Armées seul habilité à juger des militaires pour des actes commis dans le cadre de leurs fonctions !

Au-delà du Rwanda, ce sont tous les crimes coloniaux de la France qui sont en cause et que le gouvernement cherche à réhabiliter aujourd’hui, les pillages, les massacres, l’esclavage, les tortures et la répression dont furent victimes les populations des territoires colonisés. Mais encore au-delà, c’est le système capitaliste mondial et ses institutions qu’il faut combattre pour  bâtir une société basée sur la satisfaction des besoins de tous et non sur les profits de quelques-uns.

LOI SUR LES « BIEnFAITS »

DE LA COLONISATION :  

CHIRAC CONTRAINT AU RECUL, C’EST TOUTE LA LOI QU’IL FAUT ABROGER !

Le 23 février dernier, les députés avaient adopté une loi qui dit que « la Nation exprime sa reconnaissance aux femmes et aux hommes qui ont participé à l’oeuvre accomplie par la France dans les anciens départements français d’Algérie, au Maroc, en Tunisie et en Indochine...» (art.1). L’article 4 vise même à  obliger les profs à enseigner le bon temps des colonies : «les programmes scolaires  reconnaissent en particulier le rôle positif de  la présence française (…), et accordent à l’histoire et aux sacrifices des combattants de l’armée française issus de ces territoires la place éminente à laquelle ils ont droit.»

Amusant, quand on sait que la voie ferrée Congo-Océan a coûté la vie à 20 000 travailleurs africains, ou qu’en Algérie, seuls 10% des enfants étaient alphabétisés en 1945 !

La riposte s’est organisée, avec une pétition unitaire (PS, PCF, LCR, LO, Verts) demandant l’abrogation de l’article 4 de cette loi. Elle a recueilli plus de 40 000 signatures sur le net.

Devant le mécontentement, Chirac cherche à botter en touche en confiant la réécriture de la loi à son ami Debré, le député-maire d’Evreux. Ne nous contentons pas d’un toilettage ! C’est toute la loi qu’il faut abroger, pour empêcher la réhabilitation des sales guerres coloniales menées sous les gouvernements de gauche comme de droite !

 

 

 

ConfÉrence de l'OMC : marchÉ de dupeS au profit des Pays riches  

 

 

Le bilan du dernier sommet de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) qui réunit 149 pays membres, est bien maigre. Si l’élimination de toute forme de subvention aux exportations agricoles d’ici 2013, a été décidée, ce n’est qu’un marché de dupes pour que les pays pauvres s’ouvrent davantage encore aux multinationales du Nord dans le secteur des services et des produits manufacturés. Ainsi, l’ouverture des marchés aux produits non agricoles mettra en concurrence frontale les multinationales des pays riches et les petites "industries locales" qui ne feront pas le poids. L’OMC n’œuvre pas pour le bien des peuples mais les soumet au joug des multinationales.

A VOIR : “LORD OF WAR”

“Lord of war” : Seigneur de guerre. Ce film est une satire et une critique des gouvernements du Conseil de sécurité et des marchands d'armes prêts à tuer des peuples entiers au nom de quelques bénéfices substantiels. Une véritable leçon de géopolitique qui rend accessible à tous le nouveau désordre mondial. Le film a le mérite de ne pas être manichéen du tout puisque le réalisateur adopte le point de vue du marchand d'armes (Nicolas Cage). A voir et à faire voir donc.

dette : le cercle vicieux

 

Les pays pauvres ont depuis longtemps déjà remboursé leur dette. Aujourd’hui, si leurs budgets continuent d’être grevés, c’est qu’ils paient des intérêts mirobolants qui les contraignent à emprunter de nouveau. Ainsi, de 1980 à 1992, ces Etats ont versé aux pays riches 1 672 milliards de dollars pour le paiement d’une dette qui s’élevait à l’origine, en 1980, à 567 milliards… soit un bénéfice net de 1 105 milliards, une véritable rente pour les pays capitalistes qui, avec le soutien du FMI, n’ont de cesse d’accroître la dépendance des pays pauvres. C’est l’annulation, sans condition, de la dette qu’il faut réclamer !

Coupes sombres dans l’Éduc’ 

 

 

Toujours moins d’école, moins de professeurs titulaires ; un recours systématique aux emplois précaires… la casse du service public d’éducation se poursuit. Pour 2006, ce sont 6 050 postes en moins qui seront ouverts aux concours de recrutement dans l’éduc’, dont 1 500 en moins dans le primaire, alors même qu’on y annonce une hausse des effectifs de + 42 700 élèves ! C’est l’avenir des étudiants qui se destinent à l’enseignement qu’on remet en cause, ce sont aussi les conditions d’enseignement, les effectifs des classes et la scolarisation des 2 ans qui en pâtiront.

lyCÉE FRESNEL - BERNAY

Espagnol au  rabais, si señor !

Depuis plusieurs années les classes espagnol LV3 font 2 heures la semaine au lieu de trois. Pour Mme la proviseur les groupes seraient trop petits pour pouvoir bénéficier d’un traitement optimum… C’est marrant, nous on pense exactement le contraire !

 J’ai faim ! BIP !

 

Fin janvier une pointeuse à carte sera mise en service à la  cantine. Elle délivrera le plateau repas dans des conditions horaires très strictes. Si tu es en dehors des clous de 2 mn, tu pourras continuer de regarder la machine te faire la gueule !… Et tout ça pour économiser un demi poste de pion affecté au réfectoire…

School is money…

STT et L sortent  beaucoup et c’est tant mieux ! On aimerait que les autres filières puissent en bénéficier autant. Mais ces sorties coûtent cher à l’élève et à sa famille, même si la moitié du coût des abonnements théâtre ou sorties ciné est pris en charge par le lycée… Plus de 35 euros pour le 1er trimestre ! Vive l’école laïque, obligatoire et GRATUITE !

 

Collège A. Allais Val de Reuil :

grève des profs pour des moyenS

Il ne suffit pas de refaire les locaux et de faire de la pub autour, il faut aussi donner les moyens de fonctionner !  A force, ça a énervé les profs, qui ont fait grève à 100% les 2 jours avant les vacances de Noël, et bloqué l’accès au collège... comme nous l’avions fait l’an dernier en juin pour nos lycées !

Il est trop tôt pour savoir si ils obtiendront les postes demandés, mais il est déjà certain qu’une bonne partie des élu-e-s  PS de VDR n’ont jamais eu à faire une vraie grève de leur vie : ils ont dans Paris-Normandie dénoncé le mouvement comme « trop dur, et les moyens employés «excessifs» » !

Collège C. Lemaître Vernon :

des flics dans la cours de récré !

Mettons d’abord les choses au clair : on trouve indéfendable de se mettre à plusieurs pour harceler quelqu’un, qui plus est un élève de deux ans plus jeune. C’est à peu près aussi nul que de brûler la voiture de sa voisine de palier pour marquer son rejet de la société. Mais début décembre, la seule réponse que des responsables du système scolaire ont su trouver, c’est de faire débouler des flics en pleine récré pour arrêter des gamins de 13 ans, qui ont été placés en garde à vue…

Quand la répression passe avant l’éducation, il y a un gros blème ! Voilà ce qui arrive quand il n’y a plus assez d’éducateurs formés à l’écoute dans les bahuts !

 

OLIVIER BESANCENOT à

« ENVOYÉ SPÉCIAL » JEUDI 12

Ce jeudi, France 2 diffusera un portrait de notre porte-parole dans l’émission « Envoyé spécial ». Malgré un commentaire plutôt hostile, on y verra quand même la réalité de la vie de la seule des personnalités du monde politique qui sache ce que c’est que de se lever à 5h pour gagner sa vie, c’est à dire son salaire de facteur.

Apparemment, ça énerve les journalistes, qui ne comprennent pas comment on peut vivre pour ses idées, sans volonté de faire carrière. Il y aura aussi un retour sur ses années de jeune militant au lycée de Louviers, là où il a fait ses premières armes en participant à l’animation de plusieurs grandes grèves lycéennes… alors, ne manquons pas ça.

FÊTE DÉPARTEMENTALE LCR / AGV

SAMEDI 14 JANVIER AU MOULIN DE LOUVIERS

 

 

 

16h à 18h :  Les OGM, qu’est-ce que c’est ? Quelles conséquences pour l’environnement, la santé ? Comment arrivent-ils dans nos assiettes ? Quel enjeu pour la société ? Avec Dominique Cellier, professeur à la faculté de sciences de Rouen, membre de la LCR.

18h15 à 19h30 :  luttes et actions syndicales en cours, la situation après le référendum du 29 mai 2005, la révolte des banlieues... Quelles perspectives ?

A partir de 19h30 : apéro  -  Entrée libre.

 

 

Si tu veux participer à la rédaction du prochain Carton Rouge, faire passer une info... contacte-nous !

 

 

 TÉL : 06 30 45 93 36 / E-MAIL : BriceGDA@aol.com

LCR27 http://bulletindestravailleurs.over-blog.com

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par JCR-EURE
publié dans : JCR de l'EURE

Lundi 28 novembre 2005

  Journal des lycéen-ne-s des JCR / LCR de l’Eure - décembre 2005

 Il aura fallu plus de vingt nuits d'affrontements avec la police et d'actes de destruction rageurs et aveugles pour que les médias et les politiciens de tous poils fassent mine de découvrir la situation des quartiers pauvres et celle d’une jeunesse victime du racisme, des discriminations, des contrôles au faciès et des brutalités policières. Les insultes et les provocations de Sarkozy auront fait le reste.

    Privés d’avenir par un système scolaire inégalitaire, par le chômage et la précarité, tous  les jeunes des quartiers populaires ne peuvent qu’avoir la rage. Certains n’ont pas su l’exprimer autrement qu’en détruisant les biens d’aussi pauvres qu’eux, et c’est lamentable. Mais c’est bien l’« ordre républicain » de Chirac, Villepin, Sarkozy, qui organise la guerre sociale contre la jeunesse et les travailleurs qui fait régresser de façon dramatique toute la société. C’est bien leur politique, et celle des gouvernements qui les ont précédés, qui a créé une situation explosive dans des quartiers où la vie est devenue insupportable.

 Non à l’Etat policier !

 

 

Mais pour ceux qui sont au pouvoir, la seule solution à cette crise c’est la répression, avec une loi qui date de la guerre d’Algérie : état d’urgence pendant trois mois,  avec possibilité de décréter des couvre-feux et de suspendre les libertés individuelles, de censurer la presse et d’interdire les réunions et les manifestations.

Nous sommes tous visés par la machine répressive de l’Etat. Ce sont les mêmes flics et les mêmes juges qui ont réprimé le mouvement lycéen du printemps dernier et condamné des dizaines de lycéens à des peines de prison et à des amendes exorbitantes. Ce sont les mêmes qui répriment les salariés en lutte et traitent les militants syndicaux comme des criminels. Il y a 5 ans, Chirac se faisait élire contre Le Pen ; aujourd’hui il en reprend les idées et fait de la surenchère sécuritaire et raciste en annonçant l’expulsion de jeunes étrangers, même s’ils sont en situation régulière.

 

L'exploitation dès 14 ans pour les plus pauvres

Chirac parle « d’égalité des chances » et « d’idéal républicain » mais le peu d’argent et de moyens que le gouvernement donne aux quartiers, il les avait supprimés il y a un an !

Aux jeunes exclus par le système scolaire, le gouvernement répond par …moins d’école, avec l’apprentissage dès 14 ans. Dans le même temps, il supprime 4 500 postes d’enseignants à la rentrée prochaine.

Toutes ces mesures, comme l’ensemble de la politique du gouvernement qui préfère stigmatiser les parents et menacer les plus pauvres de sanctions financières pour « défaut d’éducation », ne peuvent que rendre la situation plus explosive encore.

La « fracture sociale »,

produit du système capitaliste

Il y a dix ans Chirac promettait de réduire la « fracture sociale ». Aujourd’hui il découvre « le poison que sont les discriminations ». Mais cette « fracture sociale » est le produit naturel du système capitaliste qui accumule les richesses à un pôle de la société et réduit la grande masse de la population, travailleurs, chômeurs, jeunes, à une pauvreté et une précarité de plus en plus grande.

 

Le feu couvera tant que nous n’en aurons pas fini avec un système qui détruit des familles, laisse le patronat licencier pour augmenter ses bénéfices au lieu de garantir un emploi à tous, qui démolit et privatise les services publics, baisse les salaires et augmente la précarité, qui fait passer la loi du profit avant les besoins du plus grand nombre.  

 

POUR NOUS CONTACTER : TÉLÉPHONE : 06 30 45 93 36 / E-MAIL : BriceGDA@aol.com

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« L’ÉgalitÉ des chances » façon villepin, c’est l’exploitation dÈs 14 ans !

Ils bradent l’école, suppriment massivement des postes d’enseignants,  cassent le service public d’éducation à coups de restrictions budgétaires, voilà désormais qu’ils n’hésitent plus à reprendre une mesure phare du programme du FN : l’apprentissage à 14 ans !

Lutter contre l’échec scolaire en excluant les jeunes en difficulté de l’école, il fallait y penser ! C’est la fin de la scolarité obligatoire jusque 16 ans, le grand retour du travail des enfants, une main d’œuvre bon marché jetée en pâture aux patrons pour les petits et les sales boulots.

STAGES, PETITS BOULOTS, INTÉrim… Marre de la

galère : UN VRAI BOULOT POUR TOUS LES JEUNES !

Décrocher un boulot, un vrai, cela relève du parcours du combattant pour les jeunes, systématiquement ballottés de stage en stage (800 000 jeunes stagiaires sont payés de 0 à 30 % du SMIC), de contrats d’intérim en CDD, quand ils ne pointent pas au chômage !

Le « plan d’urgence pour l’emploi » que leur propose le gouvernement, c’est toujours plus de précarité, jamais de vrais boulots. C’est, pour 2007, 20 000 jeunes insérés dans le dispositif « Défense 2e chance », 5 000 « cadets de la République », 15 000 CAE supplémentaires affectés dans les banlieues, 10 000 dans les associations ; tous sous contrats précaires d’une durée de 6 mois, tous sans perspective aucune, mais qui permettent au gouvernement de baisser les chiffres du chômage des jeunes !

la faute aux parents ?

Des enfants, mineurs, condamnés dans le cadre des violences urbaines ? C’est la faute aux parents, qu’on leur supprime les alloc’ pour les responsabiliser, clament des maires et des députés UMP ! Incapable de répondre à la détresse sociale autrement que par la répression, le gouvernement n’entrevoit que des sanctions pécuniaires pour sabrer un peu plus encore les parents les plus démunis, les familles les plus fragiles…

Un « service civil » pour mettre les jeunes au pas

Aux jeunes exclus, aux jeunes qui subissent la précarité, le gouvernement répond par de nouveaux contrats précaires ! 50 000 jeunes devraient être enrôlés en 2007, dans le cadre du service civil volontaire, pour effectuer des petits boulots dans l’armée, la police ou certaines associations, afin de faire « un apprentissage du respect de l’autorité » !

L’internat et le port de l’uniforme seront obligatoires pour être un « cadet de la République » ou intégrer le dispositif « Défense 2e chance » et ce pour  toucher respectivement 600 ou 300 euros par mois et obtenir, au terme d’un contrat de 6 mois renouvelable 1 fois, un misérable « brevet de service civil » !

CrÈches sous haute surveillance …

Un député UMP, Jacques-Alain Bénisti, vient de remettre à Sarkozy un rapport sur la prévention de la délinquance en lycée, collège, maternelle…et dans les crèches, véritables pépinières de futurs incendiaires en couche-culotte ! Voilà le gouvernement prêt à agiter le spectre de hordes de bambins armés de biberons Molotov qu’il faudrait ficher dès le berceau …et garder à l’œil. Le délire sécuritaire n’a plus de limites ! 

La jeunesse sacrifiÉe en France en quelques chiffres

·         23 % des moins de 25 ans pointent à l'ANPE.

 ·         8 000 jeunes sont sans emploi dans l’arrondissement de Valenciennes (ils représentent environ 1/3 des sans emplois).

 

·         Dans les ZUS (zones urbaines sensibles), 36 % des garçons actifs et 40 % des filles actives de 15 à 25 ans sont au chômage.