Précarité pour les jeunes, profits pour les patrons !
Luttons pour le retrait du CPE !
près la répression du mouvement lycéen contre la loi Fillon institutionnalisant l’inégalité sociale et l’école à deux vitesses, le gouvernement se prépare à passer en force une nouvelle loi contre la jeunesse : le Contrat Première Embauche. Le gouvernement a décidé de détruire le Code du Travail dans lequel sont inscrits les droits des salariés, acquis par les luttes du mouvement ouvrier, en particulier le Contrat à Durée Indéterminée, qui empêche le patronat de licencier à sa guise.
CPE, CNE : la précarité à vie !
La jeunesse scolarisée ou salariée est déjà la plus touchée par la précarité, le chômage, les petits boulots, l’intérim et les stages non-payés. Avec le CPE, elle le sera encore plus.
Le CPE, c’est une période d’essai de deux ans, pendant laquelle on peut se faire virer à tout moment sans que le patron ait quelque motif ou justification à donner. C’est une façon de nous mettre sous la menace permanente. Tenez-vous à carreau, faites ce qu’on vous dit, faites des heures supplémentaires non payées, n’allez pas voir les syndicats, ne contestez rien, estimez-vous heureux, sinon c’est la porte !
Et au bout de la période d’essai de deux ans, combien de jeunes seront vraiment embauchés en CDI ? Pourquoi un patron irait-il nous embaucher sur un CDI, alors qu’il pourra renouveler sans frais sa main-d'oeuvre jeune tous les deux ans, tout en étant dispensé de payer des charges sociales qui financent les caisses de la Sécurité sociale ? Et après 26 ans, nous aurons toutes les chances d’être embauchés en CNE (Contrat Nouvelles Embauches, créé l’été dernier, dans les entreprises de moins de 20 salariés et qui permet aux patrons de licencier sans motif et sans indemnités le salarié pendant une période de deux ans), avec deux années de plus à l’essai. Ce que nous promet le gouvernement, c’est la précarité à vie !
Autant faire une croix sur nos projets d’avenir. Faire une croix sur la possibilité d’avoir un crédit, de trouver un logement : les proprios et les banquiers exigent une situation stable.
Jeunes et salariés, tous ensemble !
Aujourd’hui, alors que le gouvernement a encore supprimé des milliers de postes aux concours de l’enseignement, qu’il supprime des milliers de postes de profs, sacrifie nos conditions d’études, nous ne pouvons plus accepter la dégradation générale de notre situation. Lycéens, étudiants, jeunes travailleurs, seule notre mobilisation avec celle des salariés peut obliger le gouvernement à reculer.
La défense de nos droits les plus élémentaires, un vrai travail, la santé, l’éducation, s’oppose aujourd’hui à la volonté des capitalistes d’augmenter leurs profits. Face à la précarité, à la pauvreté qui fait encore mourir de froid l’hiver, il n’y a rien à attendre d’un système qui accumule les richesses entre les mains d’une poignée de privilégiés et généralise la misère et la pauvreté pour le plus grand nombre. La seule solution passe par l’organisation des salariés et de la jeunesse, par la construction d’un parti révolutionnaire indépendant qui lutte pour le renversement du capitalisme.
Contre le CPE construisons un mouvement unitaire des travailleurs, des chômeurs et des jeunes pour avoir un autre avenir que la précarité de 7 à 77 ans
Les mobilisations contre le CPE, contre les suppressions de postes dans les collèges et les lycées ont commencé. Le 2 février il y a appel à la grève pour les fonctionnaires et les profs. Le 7 février les syndicats lycéens et étudiants et les confédérations syndicales appellent à manifester pour demander le retrait du CPE. Partout, dans les facs et les lycées, manifestons-nous ce jour là, organisons des réunions d’informations et des assemblées générales, pour engager le bras de fer.
nouvelle saignée dans l’éducation
Ras-le-bol des effectifs surchargés dans les classes, des dédoublements non assurés, des suppressions d’options ! Ras-le-bol des économies sur le dos de l’éducation et des élèves eux-mêmes ! C’est tous ensemble, lycéens, parents, profs qu’il faut se mobiliser contre les 150 nouvelles suppressions de postes dans l’Académie de Rouen (presque 700 en 3 ans !) et pour imposer une autre politique : des créations de postes, des moyens pour l’éducation et pour pouvoir étudier dans les meilleures conditions.
Violence à l’école : pour De Robien, c’est plus de flics et moins de profs !
Face à la multiplication des faits de violence à l’école, allant jusqu’à l’agression au couteau d’une enseignante à Etampes dans l’Essonne en décembre dernier, bon nombre d’enseignants ont fait valoir leur droit de retrait et ont réclamé, à cors et à cris, des postes. Sourd à toutes leurs revendications, le ministre de l’Education, de Robien, répond par la répression en relançant la vieille idée des permanences police-justice à l’intérieur des établissements scolaires, incite les enseignants lâchés par leur hiérarchie à porter plainte contre les jeunes, et annonce des mesures aussi ridicules que les notes de comportement comptant dans la moyenne.
Sourd comme toujours, le ministre poursuit sa politique de suppressions massives de postes d’enseignants, et entame le démantèlement du dispositif des Zones d’Éducation Prioritaire… C’est dire que les classes seront plus chargées, que les conditions de travail se dégraderont encore, que les difficultés scolaires se renforceront et que les tensions n’en seront que plus vives. En orchestrant la casse du service public d’éducation, c’est toute une frange de la jeunesse que le gouvernement torpille, quitte à provoquer d’autres explosions de désespoir dans les quartiers populaires.
quand le ministre du flicage
sinistre l’éducation
Le ministre de l’intérieur vient de rendre public son plan contre la violence à l’école : ni prévention, ni éducation, il prône le flicage et la sanction. Et d’abord, la présence policière à l’intérieur des établissements scolaires. C’est bien connu, le képi apaise les tensions !
Autre mesure phare, le dépistage des futurs délinquants en couches-culottes : troubles du comportement et des apprentissages, petits « dérapages », tout sera consigné, fiché dans un « carnet de développement de l’enfant » qui les suivra de la naissance (!) à la vie adulte ! Pour les mineurs délinquants, ce sera la comparution immédiate. Et, mesure ô combien symbolique, Sarkozy rêve de voir adopter le règlement intérieur des établissements lors d’une réception solennelle réunissant l’ensemble de la communauté éducative.
En terme d’éducation, le gouvernement s’est réparti les tâches : à de Robien, la casse de l’éducation, à Sarkozy, la répression des jeunes et le délire sécuritaire…
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Rangers au lycÉe Senghor d’Évreux
L’autre semaine, assistants sociaux, psychologues, et autres infirmiers en uniformes, se sont déplacés avec un bus spécialement aménagé pour nous informer sur les dangers de l’alcool et de la drogue. Une « belle » brochette de joyeux dinosaures : le Préfet, JL Debré, le substitut du procureur... l’éducation nationale était de la fête. La police au lycée, c’est le pied !
Prochain cours : philo en rangers…
LYCÉE des fontenelles - louviers
De bonnes paroles, à quand les actes ?
Parmi les projets de l’établissement votés à l’unanimité par le conseil d’administration, il y avait “ Maîtriser les langues à l’oral comme à l’écrit.”
Cela ne mange pas de pain de voter pour. Alors que dans la réalité, c'est une autre affaire ! Classes surchargées, mélanges d'élèves de différentes sections n'ayant ni les mêmes exigences au BAC, ni les mêmes coefficients, sans compter les manuels différents !
Le problème est toujours et encore le même : le budget de l’éducation nationale, qui fond comme peau de chagrin au fil des années...
PRIORITÉS...
Au 1er étage du batiment B, de nouvelles portes ont été percées entre les salles. On se demande vraiment si c'était si indispensable que ça. Alors que l'argent pour ces travaux aurait pu être plus utile à d'autres urgences, réelles celles-ci : l'amélioration des repas servis au réfectoire mais aussi l'achat de matériel utile aux élèves. Si nous étions réellement associés aux décisions prises pour le lycée, de telles aberrations ne se produiraient pas car les urgences seraient avant tout centrées sur l'amélioration de nos conditions d'apprentissage. L'administration est-elle prête à cela ?
On est pas des ours blancs !
L’état du lycée est tellement déplorable que même les fenêtres fermées, l’air froid de l’extérieur continue d’entrer par tous les défauts de joints : un vrai gruyère ! Quand on sait les sommes astronomiques dépensées en fioul dans notre lycée polaire, on pense qu’il est grand temps d’envisager une meilleure isolation de tous les bâtiments. L’argent économisé sur le combustible pourrait être investie dans le matériel d’étude, et les sorties…
Ambiance glaciale
Au Collège de Broglie, jusqu’aux vacances de Noël, le chauffage était fermé dès 10h30 le matin. L’enveloppe budgétaire ne permettait pas un usage continu de la chaudière. Les élèves devaient garder leurs manteaux en cours, surtout quand leur classe était orientée au Nord.
Autre nouvelle du front de l’hiver…
A Fresnel, des classes sont tellement froides que certains cours ont lieu au CDI : l’endroit idéal pour trouver toute l’information sur le réchauffement de la planète…
Rapido !
La carte de cantine à code-barres est arrivée ! Il y est écrit « Turbo self ». Prenons la au mot et espérons attendre moins que les 20 minutes habituelles avant de nous rassasier…
Externalisation des toilettes…
Les WC de Fresnel jouissent d’une réputation médiocre… A juste titre. Il sont exigus, vétustes, baignent dans l’eau, sont pour une bonne part hors service. Les élèves malheureux profitent d’heures libres pour sortir et aller aux toilettes des cafés environnants. Et après ça, la direction regrette que des cohortes d’élèves se rendent au bistro !
LCR site national http://www.lcr-rouge.org
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