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NPA 27 -  Eure

BILLET DE PHILIPPE POUTOU À PROPOS DE L'AUTORITARISME DE MACRON ET CONSORT.

24 Juillet 2021 , Rédigé par NPA 27

Salut à toutes et à tous

Contre le gouvernement Macron, contre l’autoritarisme du pouvoir, contre une société capitaliste de plus en plus brutale, la solution la plus efficace reste de prendre la rue

Même si ce n’est pas toujours très clair, même si les revendications de “liberté” restent confuses, les manifestations expriment de fait un ras le bol, un malaise, une colère, un sentiment grandissant d’injustice. Ces manifestations selon les villes sont plus importantes au fil des semaines, voire parfois impressionnantes.

Elles répondent en tout cas aux dernières décisions d’un gouvernement qui aura géré la crise sanitaire de manière calamiteuse depuis le début. Voilà donc le vote de la loi sur l’extension du pass sanitaire et l’obligation vaccinale pour une partie des salariés et de la population.

Macron et ses amis font comme d’habitude, entre incompétence et arrogance, entre mépris social et anti-démocratisme, ils imposent des mesures d’en haut, menacent (y compris de licenciements les salarié-es récalcitrant-es), stigmatisent notamment le personnel soignant qui ne serait pas vacciné.

Face au virus qui semble maintenant circuler encore plus vite que lors des 18 mois, il fallait bien répondre. Mais la seule idée lumineuse du gouvernement c’est le pass sanitaire. Sauf que cela se fait brusquement, sans que le souci soit vraiment de répondre aux besoins urgents des populations, sans que les moyens soient vraiment là pour vacciner ou tester toute une population volontaire, voire les délais d’attente de 3 semaines environ.

Mais en faisant ainsi, en laissant croire que le problème viendrait de celles et ceux qui ne voudraient pas se faire vacciner, ça permet de faire oublier que les pouvoirs, actuels et anciens, ou tout simplement le système capitaliste qui a une responsabilité essentielle dans la situation actuelle.

La crise sanitaire ce n’est pas seulement l’histoire d’un virus, aussi terrible soit-il. C’est le problème d’une organisation sociale et économique pas du tout taillée pour répondre aux besoins des populations. La folie de la course aux profits, l’égoïsme des ultra riches, la marchandisation et le démantèlement des services publics, le pouvoirs absolu des capitalistes dans tous les domaines essentiels de la vie, tout cela rend catastrophique la situation sanitaire et sociale.

Une situation aggravée par la pauvreté, la précarité, les inégalités sociales, aggravée par l’absence d’un service public de santé de proximité qui permettrait de soigner, tester, vacciner, sensibiliser, soutenir notamment les populations fragilisées, une présence partout, dans les quartiers populaires, pour mettre en place une politique de santé publique qui comprendrait l’organisation d’une campagne de vaccination.

Mais cette politique serait forcément en rupture avec les privatisations passées, avec les politiques libérales, elle imposerait le ré développement des services publics, hospitaliers mais pas seulement. Donc ça poserait le problème de la redistribution des richesses, de la ré-appropriation de l’argent accaparé par les capitalistes, cela passerait par l’expropriation de tout le secteur de la santé, de la recherche et de l’industrie pharmaceutique, par sa socialisation sous le contrôle démocratique de la population.

C’est une politique que ne veut surtout pas mener le gouvernement macronien, il ne faut quand même pas froisser ses amis les riches. Alors il tâtonne, il prend des décisions incohérentes, hasardeuses, comme il ne maîtrise pas la situation, il impose, il brutalise, il menace, il remet à chaque fois toujours un peu plus nos droits sociaux et politiques.

Alors il faut que ça pète dans la rue, dans les hôpitaux, dans les commerces, dans la culture, à la Poste... partout où il y a mépris, surexploitation et violences diverses. C’est ce qui avait commencé avec le mouvement des gilets jaunes, c’est peut-être ce qui est en train de se passer ces derniers jours dans les manifestations comme ce jour.

Encore une fois, les directions syndicales sont absentes, les forces politiques de gauche si éparpillés et fragilisées sont hésitantes, les révolutionnaires si faibles qu’un mouvement de colère s’amorce dans des conditions difficiles. Mais une chose est sûre, les dégâts d’une société capitaliste sont bien là, la colère sociale est bien là, même si elle prend à nouveau un visage particulier, très particulier, à la fois pour une « liberté » parfois indéfinissable (liberté de choix, liberté d’aller dans les magasins ...?) ou même contre une vaccination vue par beaucoup comme injustifiable ou potentiellement dangereuse.

La situation reste compliquée pour toutes ces raisons mais propices aux discussions et aux réflexions sur la société et sur la nécessité urgente de reconstruire un mouvement de révolte pour changer la société et pour que les populations prennent le contrôle de leurs vies.

Philippe
 

BILLET DE PHILIPPE POUTOU À PROPOS DE L'AUTORITARISME DE MACRON ET CONSORT.
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