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NPA 27 -  Eure

9,5 MILLIONS D'EUROS POUR VAL DE PHARM: DE QUOI SE RÉJOUIR?

8 Juillet 2021 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Economie

9,5 MILLIONS D'EUROS POUR VAL DE PHARM: DE QUOI SE RÉJOUIR?

Oh, la bonne nouvelle que voilà! De quoi sauter au plafond! Le site rolivallois de Valdepharm va ainsi bénéficier de 9 millions et demi d'Euros d'argent public au titre du dispositif "France relance", pour modernisation de l'outil de production, automatisation et mise aux normes. Voici donc le dernier né des chèques en blanc au patronat. Il y avait déjà eu le CICE sous Hollande-Macron, un fiasco en termes de création d'emplois, une bénédiction pour  des grandes entreprises comme Sanofi, qui a même empoché tout en sabrant sites et effectifs dans la recherche. . Et voilà  que le "plan de relance" ouvre de nouveau les vannes sans aucune garanties pour l’emploi par exemple, ne serait-ce qu'à moyen terme. Comment, sans réduction du temps de travail, prétendre défendre l'emploi tout en favorisant l'automatisation ...? Il est par ailleurs hallucinant qu'une mise aux normes, c'est à dire une obligation légale de se conformer à un niveau de sécurité ou de qualité, soit financée par la collectivité, simplement parce que chez Fareva, les profits ne vont donc ni aux salarié.es, ni aux investissements.

S’il y en a à qui cette information fait plaisir, c’est bien les salariés de Johnson & Johnson chez qui, après l'annonce de la suppression d'une centaine d'emplois, la peur de la fermeture du site grandit. Mais bon, cette somme rondelette permettra chez Valdepharm la création de 21 emplois, dont le type, comme souvent, n'est pas précisé. Même sur ce plan, sur le bassin de la CASE, le compte n'y est pas!

Le ministre Le Maire laisse couler Chapelle-Darblay/UPM, il est aux abonnés absents pour sauver Manoir Industries. Serviable et obligreant avec les actionnaires, il ne bouge pas d'un pouce sur le remboursement de la « dette » contractée lors de la pandémie. En clair, ça veut dire serrage de vis à tous les niveaux, licenciements, recul des droits sociaux, réforme de l'indemnisation chômage , moins de services public et une réforme des retraites qui fait sa réapparition. Le camp de celles et ceux qui n'ont que leurs bras ou leur tête pour subsister n’a rien à gagner à cet assistanat des entreprises. Le minimum, sur lequel toutes les forces qui contestent le macronisme devraient se retrouver, ce serait d’exiger un moratoire sur les aides publiques et la réorientation des fonds vers des productions utiles à la collectivité et vertueuse sur le plan environnemental.

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