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NPA 27 -  Eure

AGRICULTURE ET CLIMAT: C'EST MAINTENANT QUE TOUT SE JOUE.

21 Avril 2021 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Ecologie


La communauté scientifique ne cesse d’alerter sur le désastre environnemental qui
s’accélère et s’aggrave, la population est de plus en plus préoccupée, et pourtant, le
sujet reste secondaire pour les décideurs et les médias qui devraient lui accorder
une place centrale.
Le coup de gel : catastrophe naturelle ?
Comme pour confirmer la pertinence de la dernière marche climat, le récent coup
de gel sur le pays illustre une fois de plus le dérèglement climatique. Avec des
hivers de plus en doux favorisant les montées de sève et le départ de la végétation,
les arbres fruitiers, la vigne, les cultures sont exposées au froid dévastateur. Ce
n’est pas d’aujourd’hui que le gel ravage les cultures et les arbres fruitiers mais
c’est aujourd’hui que ça arrive de plus en plus souvent. Si l’on pouvait voir, ça et là,
des installations contre le froid ou le chaud, il est maintenant courant d’en voir
proliférer un peu partout. Contre le gel, de la botte de paille brûlée à la bougie en
passant par les tours anti gel, les vaporisateurs, les braseros, les hélicoptères... les
équipements ne cessent de se développer.
Le pire dans tout ça est que le déréglement climatique, conséquence de
l’agriculture productiviste, ne produit pas ou peu sa remise en cause. Les
paysan.nes endetté.es, en petite surface, en manque de moyens, se verront
discrètement et dramatiquement happé.es par des installations plus solides
capables de s'offrir des assurances, soutenues par des banques (GROUPAMA ,
Crédit agricole en tête) et autres intérêts financiers. Pour les équipementiers ils
auront de quoi vendre leurs produits, leurs inventions pour la plupart assez
polluants. Pour les riches exploitants, la FNSEA et le gouvernement veilleront à ce
qu’ils captent en plus les subventions.

Les subventions de la PAC
La nouvelle PAC de l’Union européenne va entrer en vigueur au 1er

janvier 2022 et
verser chaque année, pendant 5 ans, neuf milliards d’euros aux agriculteurs en
France. Quelles règles de redistribution seront appliquées ? L'argent ira-t-il aux
agriculteurs et éleveurs bio ou aux plus conventionnels ? Aux fermes en fonction de
leur surface ou du nombre d'emplois créés ? L’application des règles qui se discute
au ministère de l’Agriculture, entre les syndicats agricoles, Castex et les ministres
Denormandie (agriculture) et Pompili (écologie) pourrait changer la donne, si le
gouvernement en avait la volonté.
Agriculture-climat : couple vertueux si...
Pour la Confédération paysanne les critères doivent inciter à adopter des pratiques
plus écologiques. Cyrielle Denarthig, en charge des questions agricoles au Réseau
Action Climat (RAC) explique : « On peut demander la mise en place de haies,
l’introduction de plus de légumineuses dans les rotations car elles limitent
l’utilisation d’engrais azotés, des rotations plus longues avec cinq ou six cultures
différentes plutôt que trois ». Claire Garrot de la Confédération paysanne, éleveuse
en Mayenne rajoute : « On souhaiterait également qu’il y ait un bonus pour les
fermes en agriculture biologique ». Et précise : « Il faut souligner qu’il n’y a pas
d’augmentation prévue du budget alloué à l’environnement dans la PAC. Il reste le
même ». Le gouvernement ne prend aucune décision en faveur de l'agroécologie,
favorable au climat, à la santé publique et au porte-monnaie des paysan.nes. car
pour cela, il faudrait affronter le poids politique de la FNSEA, de l'agroindustrie, des
chambres d'agriculture et de leurs intérêts dans le business agricole.

Ecorégimes : nouveau verdissement de l'agriculture intensive ?
Les « écorégimes », aides d'environ 1,5 milliard, alimentent les désaccords. Ces
aides sont données en fonction des efforts de l’agriculteur pour se conformer à des
critères environnementaux. D'après ces critères, 70% des agriculteurs y auraient
droit. Cela donne une idée du niveau des critères proposés. Mathieu Courgeau,
éleveur en Vendée et président de la plateforme Pour une autre PAC qui rassemble des
organisations comme la Confédération paysanne et le RAC, demande une PAC plus
sociale et écologique, promeut un ensemble de mesures favorisant les premiers
hectares et les premiers animaux, , et un plafonnement des aides pouvant être
reçues par chaque agriculteur à 50.000 euros par an ou l'activation d'une aide
forfaitaire aux petites fermes.
La FNSEA qui défend avant tout les « gros », se bat pour que tous les agriculteurs y
aient droit car, c'est bien connu, ils ont tous des pratiques vertueuses. On connaît
le fiasco des aides au verdissement de l'agriculture qui a entraîné lourdeur
administrative et aucun impact positif pour l'environnement. Même scenario avec
les « écorégimes » ?

Dans l'agriculture aussi, changeons de système
Ne laissons pas la finance et le marché confisquer l'agriculture dont l'activité touche
de multiples aspects de nos vies. Décidons ensemble, paysan.nes et
consommateurs de la mise en place d'une agriculture écologique, rémunératrice
pour les travailleurs et travailleuses 

Agriculture et climat : c’est maintenant que tout se joue
La communauté scientifique ne cesse d’alerter sur le désastre environnemental qui
s’accélère et s’aggrave, la population est de plus en plus préoccupée, et pourtant, le
sujet reste secondaire pour les décideurs et les médias qui devraient lui accorder
une place centrale.
Le coup de gel : catastrophe naturelle ?
Comme pour confirmer la pertinence de la dernière marche climat, le récent coup
de gel sur le pays illustre une fois de plus le dérèglement climatique. Avec des
hivers de plus en doux favorisant les montées de sève et le départ de la végétation,
les arbres fruitiers, la vigne, les cultures sont exposées au froid dévastateur. Ce
n’est pas d’aujourd’hui que le gel ravage les cultures et les arbres fruitiers mais
c’est aujourd’hui que ça arrive de plus en plus souvent. Si l’on pouvait voir, ça et là,
des installations contre le froid ou le chaud, il est maintenant courant d’en voir
proliférer un peu partout. Contre le gel, de la botte de paille brûlée à la bougie en
passant par les tours anti gel, les vaporisateurs, les braseros, les hélicoptères... les
équipements ne cessent de se développer.
Le pire dans tout ça est que le déréglement climatique, conséquence de
l’agriculture productiviste, ne produit pas ou peu sa remise en cause. Les
paysan.nes endetté.es, en petite surface, en manque de moyens, se verront
discrètement et dramatiquement happé.es par des installations plus solides
capables de s'offrir des assurances, soutenues par des banques (GROUPAMA ,
Crédit agricole en tête) et autres intérêts financiers. Pour les équipementiers ils
auront de quoi vendre leurs produits, leurs inventions pour la plupart assez
polluants. Pour les riches exploitants, la FNSEA et le gouvernement veilleront à ce
qu’ils captent en plus les subventions.

Les subventions de la PAC
La nouvelle PAC de l’Union européenne va entrer en vigueur au 1er

janvier 2022 et
verser chaque année, pendant 5 ans, neuf milliards d’euros aux agriculteurs en
France. Quelles règles de redistribution seront appliquées ? L'argent ira-t-il aux
agriculteurs et éleveurs bio ou aux plus conventionnels ? Aux fermes en fonction de
leur surface ou du nombre d'emplois créés ? L’application des règles qui se discute
au ministère de l’Agriculture, entre les syndicats agricoles, Castex et les ministres
Denormandie (agriculture) et Pompili (écologie) pourrait changer la donne, si le
gouvernement en avait la volonté.
Agriculture-climat : couple vertueux si...
Pour la Confédération paysanne les critères doivent inciter à adopter des pratiques
plus écologiques. Cyrielle Denarthig, en charge des questions agricoles au Réseau
Action Climat (RAC) explique : « On peut demander la mise en place de haies,
l’introduction de plus de légumineuses dans les rotations car elles limitent
l’utilisation d’engrais azotés, des rotations plus longues avec cinq ou six cultures
différentes plutôt que trois ». Claire Garrot de la Confédération paysanne, éleveuse
en Mayenne rajoute : « On souhaiterait également qu’il y ait un bonus pour les
fermes en agriculture biologique ». Et précise : « Il faut souligner qu’il n’y a pas
d’augmentation prévue du budget alloué à l’environnement dans la PAC. Il reste le
même ». Le gouvernement ne prend aucune décision en faveur de l'agroécologie,
favorable au climat, à la santé publique et au porte-monnaie des paysan.nes. car
pour cela, il faudrait affronter le poids politique de la FNSEA, de l'agroindustrie, des
chambres d'agriculture et de leurs intérêts dans le business agricole.

Ecorégimes : nouveau verdissement de l'agriculture intensive ?
Les « écorégimes », aides d'environ 1,5 milliard, alimentent les désaccords. Ces
aides sont données en fonction des efforts de l’agriculteur pour se conformer à des
critères environnementaux. D'après ces critères, 70% des agriculteurs y auraient
droit. Cela donne une idée du niveau des critères proposés. Mathieu Courgeau,
éleveur en Vendée et président de la plateforme Pour une autre PAC qui rassemble des
organisations comme la Confédération paysanne et le RAC, demande une PAC plus
sociale et écologique, promeut un ensemble de mesures favorisant les premiers
hectares et les premiers animaux, , et un plafonnement des aides pouvant être
reçues par chaque agriculteur à 50.000 euros par an ou l'activation d'une aide
forfaitaire aux petites fermes.
La FNSEA qui défend avant tout les « gros », se bat pour que tous les agriculteurs y
aient droit car, c'est bien connu, ils ont tous des pratiques vertueuses. On connaît
le fiasco des aides au verdissement de l'agriculture qui a entraîné lourdeur
administrative et aucun impact positif pour l'environnement. Même scenario avec
les « écorégimes » ?

Dans l'agriculture aussi, changeons de système
Ne laissons pas la finance et le marché confisquer l'agriculture dont l'activité touche
de multiples aspects de nos vies. Décidons ensemble, paysan.nes et
consommateurs de la mise en place d'une agriculture écologique, rémunératrice
pour les travailleurs et travailleuses de la terre, protectrice de la Terre. Nos intérêts
se rejoignent.

Commission nationale écologie

AGRICULTURE ET CLIMAT: C'EST MAINTENANT QUE TOUT SE JOUE.
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