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NPA 27 -  Eure

LA MINUTE DE SILENCE POUR CHIRAC VOULUES DANS LES ETABLISSEMENTS SCOLAIRES NE PASSE PAS

1 Octobre 2019 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Education

LA MINUTE DE SILENCE POUR CHIRAC VOULUES DANS LES ETABLISSEMENTS SCOLAIRES NE PASSE PAS

La demande ministérielle de voir observée une minute de silence en la mémoire de Jacques Chirac, la volonté de ne mettre en avant que la "sympathie" de l'ancien chef de l'Etat, son "engagement en faveur des handicapés" (il y aurait à redire) ou le discours de Johannesburg a suscité chez les enseignants des réactions vives, alors qu'une directrice d'école de Pantin dans le 93 s'ôtait la vie il y a une semaine sur son lieu de travail en laissant derrière elle une lettre accablante pour sa hiérarchie et sans que cela ne créer chez cette hiérarchie un émoi à la hauteur du drame.  

Nous publions ici le courrier adressé par un professeur à son chef d'établissement:

Bonjour,

Merci de me considérer gréviste à partir de 14h55.

Je n'organiserai ni ne participerai à cette minute de silence.

De mémoire, j’ai oublié comment, en tant que maire de Paris, il pouvait justifier 4 000 francs par jour de « frais de bouche » (mais ça c’est dérisoire); par contre, alors qu’il était premier ministre, je n’ai pas oublié le nom de Malik Oussekine ou le massacre de la grotte d’Ouvéa en Nouvelle-Calédonie. Rien là-dessus pourtant sur le site d’Eduscol qui publie quelques ressources soigneusement triées comme autant d’éléments de langage à destination des classes sur « le président qui a dit “non” à la guerre en Irak » ou qui avertissait sur le plan environnemental que « Notre maison brûle ».

Pas un mot non plus sur la reprise des essais nucléaires par la France dans le… Pacifique un mois à peine après son élection à la présidence de la République ou sur l’intervention militaire en Afghanistan. Pas plus sur sa politique antisociale.

On demande aux professeurs de transmettre à nos élèves une mémoire sélective ou officielle. On ne peut pas accepter d’être instrumentalisés de la sorte.

Et comment oublier ou passer sous silence ce que l’histoire a déjà retenu comme le « Discours d’Orléans » (prononcé par Chirac le 19 juin 1991), dont voici un extrait :

« Notre problème, ce n'est pas les étrangers, c'est qu'il y a overdose. C'est peut-être vrai qu'il n'y a pas plus d'étrangers qu'avant la guerre, mais ce n'est pas les mêmes et ça fait une différence. Il est certain que d'avoir des Espagnols, des Polonais et des Portugais travaillant chez nous, ça pose moins de problèmes que d'avoir des musulmans et des Noirs […] Comment voulez-vous que le travailleur français qui habite à la Goutte-d'or où je me promenais avec Alain Juppé il y a trois ou quatre jours, qui travaille avec sa femme et qui, ensemble, gagnent environ 15 000 francs, et qui voit sur le palier à côté de son HLM, entassée, une famille avec un père de famille, trois ou quatre épouses, et une vingtaine de gosses, et qui gagne 50 000 francs de prestations sociales, sans naturellement travailler !  [applaudissements nourris] Si vous ajoutez à cela le bruit et l'odeur [rires nourris], eh bien le travailleur français sur le palier, il devient fou. Il devient fou. C'est comme ça. Et il faut le comprendre, si vous y étiez, vous auriez la même réaction. Et ce n'est pas être raciste que de dire cela. »

https://www.ina.fr/video/CAB91027484

Des propos qui feront dire à Jean-Marie le Pen, quelques jours plus tard, que l’on préfèrera toujours l’original à la copie.

28 ans après, même si cela ne rajeunit pas, je suis heureux de trouver ces propos toujours aussi écœurants et abjects.

Cordialement

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