Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
NPA 27 -  Eure

LNPN : UN GRAND PROJET INUTILE A 10, 15 MILLIARDS D'EUROS!

27 Décembre 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE, #Environnement; Résistance

LNPN : UN GRAND PROJET INUTILE A 10, 15 MILLIARDS D'EUROS!

A propos du débat public en cours sur la Ligne Nouvelle Paris-Normandie,

de ses angles morts et de ses faux-semblants


Le tracé doit être décidé en 2017. les réflexions qui suivent découlent du "cahier d'acteur" que nous avons déposé lors du débat de 2013 (accessible en téléchargement ici)


 ainsi que du travail de l'équipe "Canteleu A gauche vraiment" et de son conseiller municipal NPA Franck Prouhet

 

La LNPN, c'est 10 à 15 milliards d'euros pour gagner 15 minutes entre Paris et Le Havre pour les voyageurs.

Ces 10-15 milliards n'auront aucun impact sur le transport de marchandises. C'est uniquement pour les voyageurs. La priorité reste au tout-camion pour Le Havre Port 2000.

La LNPN est un investissement pharaonique qui, s'il est réalisé, se fera –tout comme les investissements du nouveau plan autoroutier et la liaison A28-A13- au profit des bétonneurs, des partenariats publics-privés, et d’un type de développement du territoire que nous refusons: une fausse ligne rapide, l'oubli de toutes les dessertes secondaires, pas de coordination ni de maillage des différents modes de transport. Par exemple, la gratuité mise en place à Paris, lors des pics de pollution, car efficace pour réduire l'utilisation de la voiture, n'a même pas été étudiée ici. Nous l'évaluons à 21 millions d'euros : un investissement utile socialement, indispensable écologiquement, possible économiquement. Comme si ce qui fut la plus grande gare de triage de France à Sotteville ne pouvait pas être remis en service en faveur du transport des marchandises par le rail entre Paris et Le Havre.

Il nous faut conjuguer deux exigences : le refus de l’inflation de biens inutiles produits à des milliers de kilomètres dans des conditions d’exploitation maximales d’une part. La nécessité de développer les moyens de transport les plus respectueux de l’environnement d’autre part, pour le transport des passagers comme des marchandises.

 

Oui à une gare rive gauche, mais…

Or la gare de Rouen est enclavée rive-droite, sans possibilité d’extension.

Si l’on considère que l’augmentation de la capacité de desserte est nécessaire, l’implantation  d'une nouvelle gare rive gauche sur les anciens terrains du SERNAM semble la moins mauvaise solution dans les conditions actuelles.

Pour autant les inconvénients sont nombreux : la gare ne peut pas être en surface, car il faut repartir en souterrain pour traverser la Seine (-33m). Une gare souterraine poserait de gros problèmes techniques et de bétonnage comme ceux rencontrés lors de la construction du centre commercial Saint Sever sur des terrains d'alluvions (zone géologique "d'emprise" du lit de la Seine). De plus, pour prolonger la voie vers Le Havre après la gare rive gauche, il faut passer très vite de -33 mètres (tunnel sous la Seine) à 130 mètres, hauteur du plateau. C'est malgré tout la moins mauvaise solution.

 

Un projet Rouen-Yvetot au mépris des habitants, des villes et de l'écologie !

 

La SNCF (RFF) a elle son trajet favori, que l'on voit sur la carte, un long ruban qui débouche et laboure d'abord Bapeaume puis de nombreuses communes…

 

Avec à la clef de nombreux problèmes, parmi lesquels :

900 millions d'euros d'investissements… pour gagner 5 minutes entre Rouen et Yvetot !!!

Encore 400 hectares de terres agricoles détruites qui s'ajoutent au désastre de la construction de l'A 150.

Des problèmes de ruissellement, d'évacuation des eaux de pluie dans ce secteur déjà l’objet de bétonnage massif et d'inondations fréquentes.

Le coteau de Bapaume,  site classé, risque d'être détruit…

Prés de 70 millions d'euros d'investissements récents à Bapeaume (réfection des écoles, crèche Marie Curie, jardin, immeubles construits et modernisés seraient alors réduits à néant. Et même si ce projet n'est jamais réalisé, tout développement sera bloqué

A cela s'ajoute l'incertitude qui pèse sur les stations d'épurations des eaux  des usines Glaxo et Novalis. Or si ces stations devaient être détruites, ces entreprises ne pourraient plus tourner.

 

La variante de  trajet qui débouche du côté de Déville-les-Rouen pose le même type de problèmes.

« Canteleu A gauche vraiment » informe et soutient l'option la moins destructrice pour l'environnement, qui épargne aussi les cités d'habitation : le raccordement par trajet souterrain de Rouen rive gauche à la gare de Maromme, en amont de la bifurcation qui donne accès à la ligne de Dieppe. Concrètement, et sans propager d’illusions sur ce type de consultations, nos camarades appellent à voter sur internet sur la carte participative http://carticipe.lnpn.fr/ (jusqu'au 1er février), contre le trajet qui détruit Bapeaume (RY Ouest ), contre celui qui détruit Déville (RY Est C), pour le trajet souterrain Rouen-gare de Maromme qui épargne les cités et protège la nature (RY Maromme)

 

Un grand "oubli" : la liaison Rouen-Evreux

Cette première tranche de projet dont l'échéance provisionnelle de mise en service est en 2030, fait complètement l'impasse sur ce grand problème de déplacement régional.

Or il y a plus de personnes qui viennent chaque jour par cet axe sud pour travailler sur la métropole qu'il n'y a de personnes qui partent de Rouen chaque jour pour travailler en région Parisienne. La liaison par car ne saurait suffire, ni sous sa forme actuelle, ni, et encore moins, dans une version "Macron". Alors, quel type de liaison ferroviaire, sachant que le tracé de l'ancienne ligne SNCF ne peut être repris sans léser gravement les gens à qui on a permis de construire en vallée d'Eure et de l'Iton? La question n'est pas posée. Ce projet rate donc une grande partie du problème des déplacements sur notre région. Sans même parler de l'utilité d'une prolongation vers Orléans, ne serait-ce que parce que Rouen est le plus grand port céréalier du pays).

 

Et bien sûr, il faut améliorer le réseau saturé et vieillissant Paris-Mantes

Le problème se situe surtout entre Paris et Mantes où tout le trafic emprunte 2 voies vieillissantes, responsables d'accidents, de retards. C'est là qu'il faut prioritairement rénover et augmenter les voies.

 La liaison LGV Bordeaux-Toulouse a elle suscité une mobilisation de terrain.

La liaison LGV Bordeaux-Toulouse a elle suscité une mobilisation de terrain.

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article