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NPA 27   Comités NPA de l'Eure

LE FRONT POPULAIRE ET LE PS D'AUJOURD'HUI

1 Mai 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Luttes Ouvrières, #CULTURE

LE FRONT POPULAIRE ET LE PS D'AUJOURD'HUI

Le PS commémore les 80 ans du Front populaire. A Val de Reuil, les affidés stipendiés du potentat local ont collé l’affiche ici reproduite. Même pas honte ? En fait, ce n'est pas si incohérent que cela peut le sembler. Car en réalité, au-delà de l'égalité établie dans les mémoire: "36 égale congés payés", Léon Blum n'y est pour rien: lui, il a fait tout ce qui était en son pouvoir pour canaliser la grève générale, brider les revendications et préserver l’Etat bourgeois.Le programme pour l’élection législative de mai, c’était « le pain, la liberté, la paix » difficile d’être plus vague. C’est le mouvement d’occupation des usines de juin, avec des travailleurs qui voulaient « aider leur gouvernement » (une autre époque) qui a tout bousculé, arrachant entre autres les congés payés et les délégués du personnel.
Le gouvernement dirigé par Léon Blum était allié au gros parti radical de l’époque (parti des classes moyennes laïcardes) dirigé par Daladier. Le PCF aux ordres de Staline a choisi de ne pas y participer – pour ne pas faire peur à la bourgeoisie dont la diplomatie socviétique recherchait l'alliance après la prise de pouvoir par Hitlier– mais il l’appuyait à fond de l’extérieur. Face aux grèves, communistes et socialistes prêchaient le calme et la modération.
La gauche de la SFIO (section française de l’internationale ouvrière, le nom courant du PS à l'époque), animée par Marceau Pivert, soutenait le mouvement et prônait « une vraie prise du pouvoir » par la classe ouvrière. Pas question pour Blum, appuyé par Jacques Duclos, dirigeant du PCF« Nous obéissons à une double préoccupation : d’abord éviter tout désordre, ensuite obtenir que des pourparlers s’engagent le plus vite possible, en vue d’un règlement rapide du conflit ».
Le 8 juin, ce sont les accords de Matignon. Mais, surprise : au lieu de les apaiser, cette victoire a encouragé les grévistes ! Le 11 juin, le PCF jetait tout son poids dans la balance : « Il faut savoir terminer une grève. Il faut même savoir consentir au compromis si toutes les revendications n’ont pas encore été acceptées. Tout n’est pas possible maintenant » déclarait Maurice Thorez, le secrétaire général.
Les grèves ont reflué. Le gouvernement de Front populaire n’a évidemment rien fait pour empêcher le sabotage du « Mur de l’argent » et des « 200 familles ». Rien non plus pour aider l’Espagne insurgée contre les putschistes de Franco. Les conquêtes ont été vite rabotées, la démoralisation s’est installée, et c’est la majorité des députés de la chambre du Front populaire a voté les plains pouvoirs à Pétain.
Mesdames et messieurs les héritiers du gouvernement de Front populaire, vous les dirigeant-e-s du PS d’aujourd’hui, vous êtes parfaitement dans cette filiation, en bien pire !

LE FRONT POPULAIRE ET LE PS D'AUJOURD'HUI
LE FRONT POPULAIRE ET LE PS D'AUJOURD'HUI

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