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NPA 27 -  Eure

« MERCI PATRON ! », LVMH ET LE SIEUR JAMET

25 Février 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #CULTURE, #EMPLOIS - LICENCIEMENTS, #Luttes Ouvrières, #A (re)voir

 « MERCI PATRON ! », LVMH ET LE SIEUR JAMET

Dans le film de François Ruffin, Bernard Arnault et le groupe de et du luxe LVMH en prennent pour leur grade, et ça fait du bien. Cet héritier, devenu deuxième fortune française (40 milliards d’euros) et patron le plus riche du pays (10ème fortune européenne), a pris son envol en dépeçant le groupe textile Boussac gavé d’aides de l’Etat par les pouvoirs successifs. A la clé, des milliers de licenciements, une région dévastée. Le film raconte la revanche réjouissante, véridique et incroyable d’un couple d’ancien salariés. Passionnant, mais on passe.
Car figurez-vous que dans un rôle qui mériterait de figurer au générique, on trouve Marc-Antoine Jamet, secrétaire général du groupe LVMH, à la manœuvre pour empêcher la bande rassemblée par Ruffin de bordéliser une AG des actionnaires : il ne faudrait surtout pas que les salarié-es s’invitent sur la scène et perturbent le buffet. Au fait, ce monsieur est toujours conseiller régional -maire de Val de Reuil, et premier secrétaire de la fédération de l'Eure du PS.... Ce qu’en dit Le Monde est trop croquignolet : « (il fait) les missi dominici de Bernard Arnault, affirmant des choses dont on sait, nous, spectateurs, qu’elles sont fausses, et jouant benoîtement au poker alors qu’on voit tout son jeu ». Etonnant non, de la part d’un homme qui assume tellement ce qu’il est qu’il s’est présenté à la dernière élection régionale sous l’étiquette de magistrat à la Cour des Comptes…
Laissons la conclusion à « La Dépêche de Louviers » : Un film qu’on aura sans doute du mal à voir sur nos écrans (…)… sauf si son patron lui en donne l’autorisation ! »

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JAMET Marc-Antoine 02/03/2016 01:06

Chers amis, merci pour cette condamnation et ce requiem sans une once de contradictoire. L'histoire est plus belle si elle est monochrome et unilatérale. Ajoutons que ce que je vous aurais dit vous aurait peut-être déplu et déçu. J'en aurais été triste. Vous m'avez épargné cette mélancolie. Au lieu de cela, nous avons pu en vous lisant nous taper sur les cuisses. Vos lecteurs aiment rire à Guignol. Comme moi. Les coups de bâton ? Comme moi. Les coups de pied au cul ? Comme moi. Certes, nous serions nous parlés, ne fut-ce que quatre secondes, que j'aurais tenté, sans y parvenir, de vous convaincre que, bien davantage que la fable qu'il prétend être, ce film est (à mes yeux qui sont faillibles) une escroquerie intellectuelle (mais peut être pas uniquement) dont les premières victimes, au-delà des Klur pris en otages et traités avec une condescendance inouïe par celui qui n'aura de cesse de les manipuler, sont, hélas, tous ceux qui, à Gauche ou à l'extrême-gauche, ont donné le moindre crédit à ce montage habile, pensé qu'il avait une quelconque utilité sociale ou, tout simplement, cru qu'il disait la vérité. J'aurais gâché la fête. Politis, Liberation, Europe 1, s'y sont essayés en dénonçant les grosses ficelles de cette farce de Maitre Ruffin. Ils ont été peu écoutés. Vous ne les avez pas cités. Le climat politique s'y prête guère. Il faut crier avec les loups. Je le reconnais bien volontiers. Il n'empêche que ce très moyen métrage prend les spectateurs pour des gogos ou des idiots. Parfois il moque cruellement. Parfois il ment effrontement. S'il ne fait pas avancer d'un centimètre les luttes, il dresse un piédestal à son héros, Karl Marx au petit pied, qui en est aussi, cela tombe bien car on est jamais mieux servi que par soi-même, le réalisateur. Idéologiquement, le scénario est moins fouillé, moins profond que "mon curé chez les nudistes". Mais ce n'est pas son dessein. On aura compris que le seul but de cette pochade, dans le droit fil de Max Pecas, est qu'on parle de son auteur. L'objectif est atteint. Il n'y en pas d'autres. Si ce n'est que ses recettes - abondantes - viennent alimenter quelques poches pas si trouées. L'auteur, acteur, metteur-en-scène, est aussi le producteur. Sa fatuité souffrira-t-elle qu'on lui objecte qu'il se comporte, poujadisme, confusionnisme et complotisme, comme le premier militant Front National venu. Acceptera-t-il qu'on lui fasse remarquer qu'à la manière de Donald Trump, il a arpenté tous les plateaux, embrassé tous les micros, caressé tous les stylos avec les mêmes trois blagues et les deux sempiternels jeux de mots de l'excellent almanach Vermot. Je crains que non. Il est (très) susceptible et (très) satisfait de sa personne. Ce Dieu du stade apprécie que l'on reconnaisse le triomphe de sa volonté. Plus que tout, il déteste qu'on lui résiste ou le contredise. Encore moins qu'à ksar défense du prolétariat, il a substitué un GIRE gras et bourgeois. Donc il le prendra (très) mal. Qu'importe ! On peut pardonner mégalomanie ou mythomanie. Moins les écoutes illégales, l'abus de faiblesse et les caméras cachées. La misère n'est pas un spectacle, le malheur une occasion de rigoler et les chômeurs des animaux de foire. J'ai sauvé ou contribué à sauver en Normandie des usines, des emplois sans voir la queue d'un Ruffin. Je continuerai. Je reçois depuis la sortie de ce monument du cinéma insultes et menaces. Cela ne n'empêchera pas de me féliciter qu'on puisse dans notre pays aligner en toute impunité autant de mensonges et de mauvaise foi que ce "Trotsky chez les ch'tis". Amitiés intégralement socialistes. MAJ

aec 27/02/2016 13:38

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