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NPA 27 -  Eure

CE QUE LA DEMISSION DE TAUBIRA NE DOIT PAS FAIRE OUBLIER: LA DEFENSE DU CODE DU TRAVAIL ET DES GOODYEAR

28 Janvier 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #RESISTANCE

CE QUE LA DEMISSION DE TAUBIRA NE DOIT PAS FAIRE OUBLIER: LA DEFENSE DU CODE DU TRAVAIL ET DES GOODYEAR

Ci-dessous le résumé d'un article paru dans "l'Anticapitaliste" de cette semaine ainsi qu'une conclusion locale:L'ar
La commission présidée par l’ancien Garde des Sceaux et Président du Conseil constitutionnel Robert Badinter, a remis son rapport
Après deux mois de travaux, de quoi ont bien pu accoucher ces neuf éminents juristes (sans aucun syndicaliste, ni avocat travailliste dans leur rang) ? Rien de plus que la redéfinition de 61 articles de principes essentiels en droit du travail, divisés en huit parties, pour beaucoup issus de la constitution et des engagements supranationaux. Ces dispositions, auxquelles on ne pourrait déroger, ont sans doute le mérite de la concision mais leur contenu, censé être à droit constant, laisse perplexe. Par exemple, que signifie une rémunération digne (article 30) ? La durée du travail reste fixée par la loi mais un accord pourra déterminer une durée différente (article 33), le contrat de travail sera désormais assujetti à l’accord collectif (article 57), etc
le risque est d’une part que pour les salariéEs des petites entreprises et les plus précaires, seuls ces droits soient consacrés, et d’autre part la mise en place d’une législation du travail à la carte, dont le pivot serait la négociation d’entreprise assujettie au rapport de forces qui y règne, avec le moins-disant social pour horizon commun...

Tout cela constituera les fondations du futur code du travail. Outre la réécriture dès cette année des dispositions relatives au temps de travail, le retour du plafonnement des indemnités en cas de rupture du contrat de travail est au menu. Au motif que « l’information sur les conséquences de cette décision doit être connue à l’avance » plutôt que de favoriser la réparation intégrale du préjudice subi, c’est ainsi un message d’impunité qui est adressé aux patrons. Car si le véritable objectif était de lutter contre le chômage, c’est la réintégration de droit pour tout salarié dont le licenciement a été reconnu abusif qui devrait être inscrite dans la loi.

Conclusion personnelle: l'état d'urgence, la déchéance de la nationalité sont à combattre, et le rendez-vous donné par le collectif unitaire départemental au Miroir d'eau à Evreux, comme dans tout le pays, est important.
Le code du travail est à défendre. Contre les dépeceurs, la lutte pour la relaxe des Goodyear (plus de 150 000 signatures sur la pétition électronique) en est partie intégrante, et le rendez-vous du jeudi 4 à midi au barbecue devant le tribunal d'Evreux ne l'est pas moins !

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Le pédagogue 29/01/2016 16:33

Le pédagogue :

« Parfois résister c’est partir, parfois résister c’est rester », a-t-elle « tweeté » en quittant son fauteuil de garde des sceaux.
Résister à quoi ?
Au caviar, car avec la gauche caviar, il est difficile de penser à autre chose.
Le « tweet » poursuit : « Par fidélité à soi, à nous. Pour le dernier mot à l’éthique et au droit ».
C’est une « envolée » parmi celles qu’elles affectionne, pour évacuer le caviar.