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NPA 27 -  Eure

Le sable...

6 Août 2015 , Rédigé par NPA 27

Le sable...

... Sous les pavés, de moins en moins de plage

Car on ne s’en rend pas compte allongé au bord de la mer sous son parasol , mais le sable nous file entre les doigts avec la multiplication des immeubles, des routes ou encore des lignes à grande vitesse…

C’est que le matériau fétiche des constructeurs est le béton. Celui-ci est composé de 1/3 de ciment et de 2/3 de sable.

A force de tout construire avec du sable, les ressources vont finir

par être épuisées. Le sable est la 3ème ressource la plus utilisée

après l’air et l’eau. Dans le monde, 2 400 kg de sable sont prélevés chaque seconde. De plus le sable du désert n’est pas exploitable dans le domaine de la construction, c’est donc du sable de mer ou de rivière qui est utilisé. Le mitage des vallées de l’Eure et de la Seine par les ballastières est la preuve du tribut particulièrement élevé qu’elles ont payé et payent encore à cette exploitation.

A quoi sert tout ce sable ? En grande partie à faire du béton. Nous sommes dans la société du «toujours plus». Il faut construire toujours plus d’édifices, toujours plus grands et toujours plus prestigieux. C’est le cas notamment à Dubaï. Des îles artificielles en

forme de palmier ont été créées le long de la côte. Tout cela pour y

construire le paradis des milliardaires de la planète. Hôtels de luxe, plages privées, golfs, aquarium sous-marins, spa, parcs aquatiques etc... Etait-il nécessaire de menacer l’équilibre de la planète pour répondre aux caprices d’une poignée de riches ?

Dubaï est l’exemple le plus frappant mais malheureusement il n’y a pas besoin d’aller si loin pour constater cette absurdité.

En France la société du «toujours plus» frappe aussi. De nouvelles routes, autoroutes, aéroports et LGV sont sans cesse en construction. Un exemple chiffré: construire une autoroute nécessite 30 000 tonnes de sable à chaque km ! Il est plus que temps de stopper tous ces grands projets inutiles tels que l’aéroport de Notre-

Dame des Landes ou encore l’autoroute (à péage…) de contournement-est de Rouen.

Il serait plus intelligent de remettre en état bien des lignes ferroviaires et de mieux entretenir les routes déjà construites sans en construire de nouvelles (c’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles nous nous battons pour la suppression du péage d’Incarville et pour que l’A13 devienne une rocade autour de Rouen de là à Bourg-Achard). A l’heure où tous les voyants de la planète sont au rouge, il serait également temps de penser à limiter les déplacements, mais surtout de développer des transports en commun de qualité accessibles à tous, d’utiliser plus le fret ferroviaire, fluvialet maritime plutôt que des camions de marchandises qui sillonnent les routes en tenant lieue d’entrepôts pour la production en flux tendu.

Le béton est aussi utilisé pour faire des centrales nucléaires. Il faut environ 12 millions de tonnes de sable pour une seule centrale.

Face à la disparition du sable et aux dangers que représente une centrale, il est plus qu’urgent de sortir du nucléaire !

Cela suppose d’arrêter le gaspillage d’énergie: en vrac, en enlevant les enseignes publicitaires qui sont en permanence éclairées, en éteignant les vitrines des magasins la nuit, les ordinateurs dans

les administrations et les bureaux quand ils sont fermés, en n’allumant qu’un néon sur deux dans les supermarchés, et mieux encore en lançant un grand programme créateur d’emplois d’isolation des bâtiments et habitations, etc...

En parallèle, il faut développer les énergies renouvelables, c’est à dire utiliser le soleil, le vent, l’eau, la chaleur de la terre et des végétaux pour produire de l’énergie.

La disparition du sable nous concerne tous. Il faut limiter son extraction. Pour ce qui est du secteur du bâtiment, il faut donc recycler systématiquement les gravats, stopper les constructions inutiles et donner la priorité aux matériaux traditionnels et nouveaux aux performances bien supérieures au béton.

Dans ce domaine aussi, penser le bien de tous et toutes suppose de s’en prendre aux privilèges de quelques-un(e)s. Autrement dit, ce n’est pas possible sans rompre avec le système capitaliste et son productivisme pour instaurer un modèle écosocialiste.

(adapté d’un article paru sur le site du NPA 86)

Pour aller plus loin :

·www.consoglobe.com/le-sable-une-ressource-en-voie-de-disparition-

·rue89.nouvelobs.com/rue89-planete/2013/05/24/sable-disparait-nen-parlons-242635

·www.culturesciences.fr/2014/05/21/ligne-mire-sable-ressource-inepuisable

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