Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
NPA 27 -  Eure

[NPA Seine-Eure] Il FAUT EMBAUCHER, PAS AGRESSER LES CHOMEURS ! (Tract de Juin 2015)

23 Juin 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Comité NPA Seine-Eure, #EDITOS, #Luttes Ouvrières

Durant sa campagne électorale de 2012, un certain François Hollande avait dénoncé un projet de Nicolas Sarkozy sur le contrôle des chômeurs, déclarant : « Il n'est jamais utile pour un président sortant qui est en échec de s'en prendre aux plus fragiles (…) Ce n'est pas ceux qui sont les victimes qui doivent aujourd'hui être les responsables. » Et voilà une saloperie de plus : ce gouvernement vient d’annoncer la création de 200 postes de conseillers spécialisés au sein de Pôle emploi... pour « renforcer le contrôle des chômeurs » !

ILS ATTAQUENT LES VICTIMES POUR COUVRIR LES VRAIS RESPONSABLES
« On ne peut pas laisser les personnes s’enkyster dans le chômage de longue durée », ose dire Rebsamen. Comme si les chômeurs étaient responsables de leur drame. En plus, avec 100 millions d’euros, la fraude aux allocations chômage représente 0,3 % des 30 milliards d’euros d’allocations versées chaque année (et 0,003% des demandeurs d’emploi indemnisés). Un montant dérisoire face à la fraude aux cotisations sociales des entreprises : 20 à 25 milliards d’euros selon la Cour des comptes. Et avec l’évasion fiscale, 50 à 80 milliards d’euros ! (pour savoir plus précisément, il faudrait avoir le courage de lever le secret bancaire).
Mais le gouvernement n’a pas d’autre objectif que de culpabiliser les chômeurs pour faire pression sur l'ensemble des salarié-e-s, nous diviser, nous faire accepter n’importe quoi.

IL FAUT EMBAUCHER DANS LES SERVICES PUBLICS…
Les mouvements contre les « restructurations » dans les hôpitaux comme à la Poste ou à la SNCF ont fondamentalement les mêmes raisons: on n’en peut plus à cause du manque de personnel. Car c’est partout que le gouvernement réduit les effectifs et gèle les salaires depuis 5 ans. Tout le monde voit bien que ça ne profite qu’aux plus favorisés !
Dans les collèges, la grève récente a montré le ras-le-bol des enseignant-e-s : la plupart de ceux qui discourent sur les programmes sont muets sur l’essentiel : pour que tous les enfants se trouvent bien à l’école, il ne faut pas plus de 15 enfants par enseignant-e. Mais ça, la bourgeoisie s’en fiche, parce qu’elle n’a pas l’intention de permettre à chacun-e de trouver un emploi stable et correctement payé.

…ET AUSSI DANS LE PRIVE !
Au nom de la course à la rentabilité financière, les capitalistes y mènent la même politique de compression du personnel. Même chez Sanofi, champion du CAC40, 4.800 postes ont été supprimés en six ans.
Partout, aussi bien dans les usines que dans les supermarchés ou le bâtimenles conditions de travail se dégradentt… Et ils osent dire que le travail manque alors que d'une main ils licencient pour de l'autre augmenter le temps de travail, les cadences, les pressions ?
A Criquebeuf, Everial est placé en redressement judiciaire alors que son client unique était Orange, qui a trouvé encore moins cher. Mais Orange, ce groupe géant, est détenu à 25% par l’Etat ! Alors, assez de larmes de crocodiles de la part des responsables de la CASE propatronaux, de la part des élu-e-s qui soutiennent le gouvernement, de la part du préfet et des pouvoirs publics ! Ils auraient eu les moyens d’empêcher ça. Maintenant, comme chez M-real, il n’y a que la lutte pour mettre ce beau monde sous pression.

CHANGER LE RAPPORT DE FORCES
La réponse au chômage, c’est la réduction du temps de travail, la répartition du travail entre toutes et tous sans baisse de salaire. Ce n'est pas l'argent qui manque. Le gouvernement le distribue généreusement au patronat, mais il y a 500 000 chômeurs de plus depuis le début du quinquennat.
Il n'est pas possible de lutter contre le chômage sans s'attaquer au profit. Pour cela, il faut imposer l'embauche et l'interdiction des licenciements au pouvoir comme aux patrons. Chez Pasteur à Val de Reuil, 39 salarié-e-s viennent de voir leur CDI confirmé par la Cour d'appel, et il reste pourtant encore 21% de contrats précaires !
Pour empêcher la dégradation de la situation des plus fragiles, il faudrait commencer par empêcher le vote de la loi Macron. Au-delà, c'est un mouvement d'ensemble qu'il faut préparer, comme en Mai 68, pour imposer ce dont nous avons besoin.

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article