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NPA 27 -  Eure

Bure (55) : le trou puant du capitalisme

26 Mai 2015 , Rédigé par NPA 27

Bure (55) : le trou puant du capitalisme

Il n’y a pas encore de déchets à Bure. Il est encore temps de tout stopper. Toutes et tous à Bure cet été !

Le nucléaire a été imposé au monde entier sans se soucier ni des conséquences possibles ni du devenir des déchets mortels qu’il allait produire. Les capitalistes avaient besoin de profits, d’énergie et de bombes pour leurs sales guerres économiques. Rien à faire des conséquences ! Dans les années 70, les « écolos » étaient traînés dans la boue, ridiculisés, traités de passéistes bornés. Quarante ans plus tard, on ne sait toujours pas prévenir les catastrophes, ni gérer les déchets ou démanteler les centrales. C’est bien pourquoi il faut d’extrême urgence arrêter le nucléaire !

Plus le temps passe, plus nous risquons des catastrophes. Et quelles que soient les solutions pour nous protéger des déchets radioactifs, démanteler ou surveiller les installations existantes, dépolluer les morceaux de planète contaminés, ces solutions seront ruineuses en énergie humaine, scientifique, économique et vont peser sur notre avenir pour des générations. Dans ce cadre, Bure se révèle comme la pire des monstruosités !

Monstruosité morale

Les déchets nucléaires ne doivent pas être enfouis. Sinon nous sommes placés devant un fait accompli ahurissant : espérer que la barrière géologique tienne, cela sans rien pouvoir faire pour se protéger en cas de défaillance. Ces défaillances sont presque inéluctables compte tenu des échecs des seules expériences connues en la matière : WIPP (Waste Isolation Pilot Plant) à Carlsbad dans l’État du Nouveau-Mexique aux États-Unis ou Asse en Allemagne.

Il faudra demain que l’humanité, débarrassée du capitalisme, ­s’attelle à l’éradication de ce poison. Ces bandits, qui nous ont déjà imposé le nucléaire et ses déchets, n’ont pas le droit de nous priver en plus de la possibilité de trouver un jour une solution.

Monstruosité démocratique

À Bure, Cigéo (centre industriel de stockage géologique) est imposé à coups de dizaines de millions d’euros d’argent corrupteur depuis 20 ans. On distribue de l’argent avant même qu’il y ait nuisance. Rappelons que grâce aux luttes des opposants, l’arrivée des premiers déchets a été repoussée en 2025. D’ici là, les élus locaux devront donner des avis. Comment dire non quand, depuis deux décennies de corruption institutionnalisée de notre belle « démocratie », on est arrosé de subventions pour la moindre façade de maison, club sportif ou chaîne de montage d’entreprise ?

Les élus nationaux s’en foutent et s’en remettent au lobby nucléaire en qui ils ont une foi aveugle ou dont ils sont les relais zélés. Édifiant : la loi autorisant le processus menant à l’enfouissement a été votée par seulement 17 députés entre Noël et le Nouvel An... Pourtant, plus de 40 000 Meusiens et Haut-Marnais ont signé une pétition demandant un référendum. Refus des pouvoirs publics au motif qu’il s’agit d’un projet d’envergure nationale et non locale. Les « débats publics » organisées dans le cadre de la loi sont donc une pure mascarade destinée à faire croire que la démocratie s’exerce : ils ne sont que « consultatifs » et n’ont aucune influence ni sur les décisions ni sur le calendrier. Ainsi, en 2005, malgré le résultat du débat public, le gouvernement avait confirmé le choix de l’enfouissement à Bure.

Monstruosité écologique

Cigéo, c’est enfin 99 % de la ­radioactivité des déchets existants qui serait enfouie au même endroit : des centaines de fois Tchernobyl, des risques de pollution et la contamination des nappes phréatiques sur des centaines de km2.

Aujourd’hui, où en est-on ? La phase « expérimentale » se termine. L’Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs, chargée de creuser le trou...) achète des milliers d’hectares et prépare les terrains. En 2017, la construction du centre de stockage sera lancée, et il sera alors de plus en plus dur d’interrompre le processus.

Aujourd’hui, on peut encore ­empêcher cette abomination.

Commission nationale écologie

Dimanche 7 juin : randonnée informative et chaîne humaine autour du site.

Du 1er au 10 août : camp anticapitaliste et anti-autoritaire.

Plus de renseignements le site 100000pasbure et dans ce “4 pages”

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