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Vendredi 4 avril 2008

Par JeanMarie Godard AP - Jeudi 3 avril, 19h07

17 000 lycéens dans la rue  à Paris , des milliers d'autres en province


PARIS - Le gouvernement ne cède pas, les lycéens non plus. Pour la troisième fois en l'espace d'une semaine, plusieurs milliers d'entre eux sont descendus dans les rues de plusieurs grandes villes de France, avec notamment un défilé à Paris qui a rassemblé 6.700 personnes selon la police, 17.000 selon les organisateur

Dans la capitale, la police avait comptabilisé 2.000 personnes le 27 mars et 4.500 mardi dernier. A la fin du défilé parisien, un nouvel appel à manifester à été lancé pour mardi prochain et l'Union nationale lycéenne (UNL) envisage d'ores et déjà une nouvelle journée de mobilisation également jeudi prochain, 10 avril.

Les lycéens -dont le mouvement prend de plus en plus d'ampleur dans le sillage de celui des enseignants qui multiplient les actions locales depuis le début du mois de mars- dénoncent les 11.200 suppressions de postes à l'Education à la rentrée 2008, dont 8.800 dans le second degré.

Jeudi, selon l'UNL, 4.000 personnes ont défilé à Toulon et plusieurs centaines à Marseille, Grenoble, Montpellier, Lille, Annemasse (Haute-Savoie) ou encore Brignoles (Var), alors que le mouvement ne touchait pratiquement que la capitale jusqu'à présent.

Selon l'UNL, principale organisation lycéenne organisatrice du mouvement avec la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL), une centaine de lycées ont été bloqués jeudi un peu partout en France et des assemblées générales organisées dans plusieurs dizaines de villes.

Dans la capitale, des incidents isolés se sont produits durant tout le défilé entre les forces de l'ordre et quelques centaines de jeunes qui évoluaient à plusieurs centaines de mètres en avant de la tête du cortège. La police, cible de jets de projectiles divers pendant toute la manifestation, a procédé à 13 interpellations, a précisé la préfecture en fin d'après-midi. La dispersion a eu lieu dans le calme vers 17h.

Pour sa part, le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos a une nouvelle fois laissé entendre que le gouvernement n'entendait pas céder face aux manifestations. "Il est erroné et idéologique de dire qu'à la rentrée prochaine il y aura moins d'heures dans les matières obligatoires et les sections fermées", a affirmé le ministre lors des questions au gouvernement au Sénat. "Il n'est pas vrai que parce que demain à la rentrée, il manquera ici un poste, que dans un lycée où il y a 110 professeurs ils seront 109, que subitement le système éducatif va s'écrouler", a-t-il ajouté.

Pour M. Darcos, "il faut réformer l'école, le lycée, plutôt que de considérer qu'il faut toujours rajouter des moyens. S'il fallait toujours rajouter des moyens tel que nous l'avons fait depuis 30 ans, nous serions aujourd'hui les premiers du monde".

"Darcos, t'es tombé sur un os! Dans les lycées, on peut te faire céder!", ont pour leur part scandé les lycéens venus de toute la capitale et de nombreux établissements de l'Ile-de-France jeudi à Paris.

"Quand les profs s'enrhument, c'est les élèves qui toussent", pouvait-on lire dans le cortège, parsemé de banderoles très colorées faites avec des draps déchirés, tandis que les manifestants évoluaient sur fond de tam-tam ou encore de musique techno diffusée par des camions sono.

"C'est une journée très réussie et on sent que le mouvement est vraiment en train de prendre", a assuré à l'Associated Press Florian Lecoultre, président de l'UNL. Pour lui, "il faut maintenant continuer puisque nos revendications ne sont toujours pas entendues". AP

par LCR 27
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Mardi 1 avril 2008

Des milliers de lycéens contre les suppressions de postes

Plusieurs milliers de lycéens, 15.000 selon les organisateurs, 4.500 selon la police, ont défilé à Paris contre les suppressions de postes prévues pour la rentrée.

Plusieurs milliers de lycéens répondant à l'appel de leurs principaux syndicats (UNL, FIDL) ont défilé mardi 1er avril après-midi à Paris contre les suppressions de postes prévues à la rentrée de septembre 2008 à l'Education nationale, essentiellement dans le second degré.
La police a comptabilisé 4.500 manifestants, 15.000 selon les organisateurs. Le précédent défilé, jeudi dernier, avait rassemblé entre 2.000 et 6.000 personnes, selon les sources.
Partis peu avant 15h des abords du Jardin du Luxembourg, les manifestants ont défilé jusqu'au ministère de l'Education nationale. Le cortège était encadré par un imposant dispositif policier pour éviter tout débordement.

Quelques incidents

Quelques incidents ont eu lieu en tête de cortège durant la manifestation. Il n'y a pas eu d'affrontements directs avec les forces de l'ordre, mais plusieurs motos, ainsi qu'au moins une voiture en stationnement, ont été retournées, a-t-on constaté sur place. Des policiers en civil ont procédé à une dizaine d'interpellations au moment de la dispersion des manifestants, vers 16h30.
"Des profs! Des profs!" ou encore "Darcos, t'es foutu, les lycées sont dans la rue!", ont scandé les manifestants qui dénoncent les 8.200 suppressions de postes prévues dans les lycées et les collèges à la prochaine rentrée.
Des enseignants de Paris et de l'Ile-de-France étaient également présents dans le cortège sous les bannières du Syndicat national des enseignements de second degré (SNES).
La Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL) et l'Union nationale lycéenne (UNL) ont appelé à des manifestations similaires dans toutes les grandes villes de France.
Une nouvelle journée de manifestations est d'ores et déjà prévue ce jeudi. (AP)

par LCR 27
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Lundi 31 mars 2008

Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté pour "l’avenir des retraites".

 

PARIS, 29 mars 2008 (AFP) - Des manifestations à l’appel de la CGT, de la FSU et de Solidaires pour "l’avenir des retraites" ont réuni samedi des milliers de personnes dans toute la France, selon les chiffres collectés par l’AFP auprès de la police et des organisateurs. Sans attendre les "premières propositions" du gouvernement prévues pour la mi-avril, les trois syndicats appelaient à manifester samedi, deux jours après après le lancement de la concertation sur les retraites par le ministre du Travail, Xavier Bertrand. Ils revendiquent une "vraie négociation" et refusent l’allongement prévu à 41 ans de la durée de cotisation pour toucher une retraite à taux plein. La manifestation parisienne, entre la Place de la Nation et Bastille, a réuni entre 4.600 personnes selon la police et 10 à 15.000 personnes selon la CGT, qui a par ailleurs tablé sur "quelques dizaines de milliers de personnes" dans tout le pays. A Paris, les leaders syndicaux, derrière une banderole demandant de stopper "la casse des retraites", ont souligné que ces manifestations n’étaient qu’un "début". "C’est une mise en jambes, une initiative indispensable pour que le débat soit public dans le pays", a déclaré le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault. M. Thibault a expliqué n’avoir pas "voulu perdre de temps, pour que les salariés soient sensibilisés et attentifs et exercent une pression s’ils ne veulent pas être déçus." Le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri, a dit que son "souci (était) que l’on n’escamote pas le débat", "la mécanique implacable" défendue par le gouvernement aboutissant "à avoir moins de retraites même en travaillant plus longtemps". Plusieurs manifestations ont eu lieu dans la matinée en régions. A Lille, entre 900 personnes (police) et 1.500 (organisateurs), ont manifesté, scandant notamment : "Les jeunes dans la galère, les vieux dans la misère, on n’en veut pas, de cette société-là". A Strasbourg, entre 300 personnes (police) et 400 (organisateurs) ont manifesté. On a aussi défilé à Rennes (600 selon la police, 1.500 selon la police), Rouen (1.000 selon la police), Nantes (900 selon la police), ainsi qu’à Saint-Brieuc (400 selon police et CGT), Angers (350, police), Brest (300, police et CGT), Le Havre (400, police) et Tours (550, police). A Toulouse, entre 900 personnes (police), et 3.000 (organisateurs) ont manifesté et à Bordeaux, ils étaient entre 1.000 personnes (police) et 1.500 (organisateurs). Quelque 500 personnes se sont rassemblées à la Rochelle. A Angoulême, un défilé a réuni entre 500 et 1.000 personnes demandant notamment : "Augmentez nos retraites de misère". Entre 2.000, selon la police, et 5.000 personnes, selon les organisateurs, ont manifesté dans les rues de Lyon. A Roanne, 500 à 800 manifestants étaient recensés et entre 300 et 700 à Clermont-Ferrand. A Grenoble, un millier de manifestants (syndicats) ou 900 (police) ont battu le pavé. A Marseille, des salariés grévistes de ST Microelectronics s’étaient joints au cortège qui rassemblait entre 1.500 (police) et 10.000 personnes (CGT).

par LCR 27
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Samedi 29 mars 2008

Manifestation "Ni pauvre, ni soumis" : une "révolte des handicapés" à Paris
30 000 d'après les organisateurs
Olivier Besancenot présent à la manifestation

 

PARIS, 29 mars 2008 (AFP) - Des milliers de personnes, malades, handicapés, invalides, venues de toute la France, ont défilé samedi à Paris pour une manifestation à l’appel du collectif "Ni pauvre, ni soumis", qui réclame un revenu d’existence "décent", au niveau du Smic brut. La tête du cortège, estimé à "près de 30.000 personnes" par les organisateurs et à 16.500 personnes par la police, est arrivée place de l’Opéra, terme du parcours, peu avant 15H00, deux heures après son départ de la place de la République. "C’est la révolte des handicapés, c’est la révolte de millions de personnes pour dire qu’il y en a assez de toucher 628 euros par mois (montant de l’allocation adultes handicapés (AAH), ndlr), qu’avec ça, on ne peut pas vivre", a déclaré Arnaud de Broca, président de la FNATH (accidentés de la vie), une des associations organisatrices du mouvement. Pour cette manifestation "historique" rebaptisée "Marche sur l’Elysée", le collectif, qui regroupe une centaine d’associations, avait affrété 13 trains, 5 avions et 700 autocars et minibus. Certains manifestants se déplaçaient à fauteuils roulants, d’autres arboraient des cannes blanches, beaucoup avaient revêtu les couleurs du mouvement "Ni pauvre, ni soumis", le jaune et noir, avec des panneaux portant les slogans : "628 euros par mois, pouvoir d’achat, pouvoir de rien !", ou encore "Handicap, maladie = pauvreté". Parmi les manifestants figuraient notamment le secrétaire général de Force Ouvrière, Jean-Claude Mailly, et le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire, Olivier Besancenot. "Ces allocations permettent aux handicapés d’acquérir une autonomie", a souligné Jean-Claude Mailly. "Il faut aussi pouvoir montrer qu’un travailleur handicapé peut être productif dans un milieu ordinaire de travail". Une délégation d’une dizaine de personnes, adhérents d’associations, devait être reçue à l’Elysée en fin d’après-midi, pour remettre les plus de 50.000 signatures de soutien reçues par le Collectif pour réclamer un "revenu d’existence décent". "Certes, des choses sont faites sur le handicap, mais sur le sujet des ressources et des conditions de vie, ça fait 30 ans qu’on ne veut pas en parler, on est là pour mettre le sujet sur la table pour que les choses changent définitivement", a déclaré M. Barbier, avant le départ du cortège.

par LCR 27
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Vendredi 28 mars 2008

Les syndicats lycéens appellent à manifester mardi.

 

NOUVELOBS.COM | 28.03.2008 | 12:37.

Après le "succès" de la journée de mobilisation de jeudi, les organisations appellent à "amplifier un mouvement" pour protester contre les suppressions de postes d’enseignants et la réforme du bac pro.

Les syndicats lycéens ont appelé à une nouvelle manifestation, après le succès de leur mobilisation en Ile-de-France jeudi 27 mars, contre les milliers de suppressions de postes dans le secondaire. "On appelle à une manifestation de lycéens dans toute la France mardi contre les suppressions de postes", a assuré à l’AFP la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (Fidl), qui a appelé "les enseignants à se joindre aux manifestations" et "l’ensemble des lycéens à amplifier un mouvement nécessaire face à un gouvernement qui joue avec notre avenir".

"Succès"

L’Union nationale lycéenne (UNL) évoquait un "succès" et jugeait que les lycéens avaient jeudi "franchi un cran dans l’ampleur de la mobilisation". Leur appel à rejoindre la mobilisation des enseignants de l’académie de Créteil (11% de grévisites selon le rectorat), initiée par une intersyndicale du second degré, a été entendu par les lycéens venus de dizaines d’établissements de banlieue manifester à Paris "contre la casse de l’Education". Le cortège, très largement composé de lycéens a compté entre 4.600 participants - dont 3.900 lycéens -, selon la police, et 6.000 selon ces derniers.

Mobilisation hors Ile-de-France

En région en revanche, seul Blois a réuni un millier de lycéens et ils n’étaient qu’une centaine à Lyon. Le ministre de l’Education Xavier Darcos a assuré aux lycéens jeudi sur France 3 que "à la rentrée prochaine ils retrouveront le même service public" car, a-t-il entre autres argumenté, "sur ces 8.000 postes il y en a 5.000 qui sont en fait des conversions en heures supplémentaires", un chiffre supérieur à celui publié en décembre lors de la répartition académique. Il les a enjoints à ne "pas toujours chercher des moyens", mais "des résultats". Plus tôt dans la journée, l’UNL avait demandé "l’ouverture d’un véritable dialogue avec le gouvernement qui devra répondre aux questions des lycéens" sur les 8.830 suppressions de postes d’enseignants prévues à la rentrée 2008 et sur la généralisation du bac professionnel en 3 ans.

"Risque" d’un front unitaire

Entrés la semaine dernière par surprise dans le mouvement de protestation des personnels contre la réduction des moyens, les lycéens entendent s’imposer dans la rue comme interlocuteurs du gouvernement. En 2005, leur mobilisation avait fait reculer François Fillon sur sa réforme du bac dans lequel il voulait instiller une dose de contrôle continu. "Les suppressions de postes, voilà ce que ça suscite : une résistance, une lutte des parents, des élèves et des professeurs", a expliqué à l’AFP Pierre Claustre, secrétaire académique du Snes-Créteil (majoritaire). Comme les lycéens, les organisations de personnels réclament un "collectif budgétaire" pour "rétablir" les postes supprimés et cesser l’augmentation du nombre d’heures supplémentaires qui permettent aux académies d’"économiser 3.200 postes", ainsi que l’abandon de la réforme du bac pro. Ils ont reçu notamment dans la manifestation parisienne le soutien du Sgen-CFDT, et dans un communiqué, celui du Snalc-CSEN, syndicat classé à droite, pour qui le ministère de l’Education "prend le risque de créer le plus large front unitaire, parents, élèves et professeurs réunis, jamais enregistré dans l’Education nationale". De leur côté, les parents FCPE ont assuré que "cette diminution du nombre d’enseignants engendrera encore plus de difficultés à assurer les remplacements alors que la situation actuelle est déjà intolérable". (avec AFP)

par LCR 27
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AGENDA

Jeudi 15 mai 2008

Journée nationale de grève et de manifestations
dans la Fonction publique
 (Etat - hospitalière - territoriale)
contre les suppressions de postes
contre le démantèlement
des services publics
préparant la privatisation

à l'appel des fédérations syndicales


Dimanche 18  mai 2008  

 Manifestation nationale à Paris
13H30 à l'Opéra
contre les 11200 suppressions de postes
pour la défense du service public d'Education
menacé de démantèlement
A l'appel de la FSU
Des départs en cars sont organisés dans l'Eure
Voir le site du SNUipp-27 



Jeudi 22  mai 2008   

Journée nationale
de manifestations
et de grève
interprofessionnel
pour défendre les retraites
à l'appel de CGT-FSU-SOLIDAIRE


Samedi 24  mai 2008  
Journée de manifestations
départementales
pour défendre et développer
le service public d'Education
à l'appel de nombreuses associations
laïques, pédagogiques et des syndicats


 


  Vendredi  30 mai 2008

 Meeting international le 30 mai à Paris
à 20h salle de la Mutualité à Paris,

1968, MAI, 2008....

avec Olivier Besancenot, Myriam Martin,
 Francisco Louça, Flavia d’Angeli...



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