Journal des lycéen-ne-s des JCR / LCR de l’Eure - Janvier 2007
Le cirque électoral commence...
Pour vraiment changer les choses,ne comptons que sur nos luttes !
Leur « démocratie »... La « démocratie » actuelle se limite, une fois tous les cinq ans, à demander aux électeurs de choisircelui ou celle qui ira à l’Elysée (pour l’élection présidentielle)ou à l’Assemblée nationale (pour les élections législatives). Entre temps, l’élu-e fera ce que bon lui semble, quitte à renier ses engagements électoraux. Ainsi se met en place une alternance entre la droite et la gauche, l’une succédant à l’autre, sans que rien ne change fondamentalement. La droite et la gauche institutionnelle, chacune à sa façon, postulent à gérer un système qui repose sur la loi du fric, sur des institutions taillées sur mesure pour perpétuer la logique capitaliste ; un système où le véritable pouvoir politique ne se trouve ni à l’Elysée, ni à Matignon, ni à l’Assemblée nationale mais dans les conseils d’administration des banques et des multinationales. C’est là qu’une minorité décide de l’avenir de toute la société, choisit, par exemple, de fermer ou délocaliser une usine, sans avoir de comptes à rendre à quiconque. ... et la nôtre Instaurer une véritable démocratie implique d’en finir avec la dictature du fric, de donner à l’ensemble des travailleurs et des jeunes le contrôle de l’économie et des institutions. Mais un bulletin de vote ne suffira pas pour obtenir cela. La seule garantie que nous puissions avoir pour que nos aspirations ne soient pas trahies, pour que nos revendications soient satisfaites c’est de ne compter que sur nos propres luttes, de s’organiser autour d’un plan d’urgence social et démocratique (pour l’interdiction des licenciements, un droit au logement pour tous, une autre répartition des richesses...) et résister aux attaques de la droite, comme nous l’avons fait contre le CPE. Dès aujourd’hui il faut se préparer à la mobilisation quel que soit le président élu et le gouvernement désigné. C’est le sens de la candidature d’Olivier Besancenot et c’est pourquoi nous la soutenons. www.besancenot2007.org Pour suivre l’actualité de la campagne d’Olivier Besancenot, connaître les dates des meetings et des passages dans les médias, les textes et prises de positions, les vidéos et enregistrements audio... TÉL : 06 30 45 93 36 E-MAIL : lcr27@wanadoo.fr LCR 27 http://lcr-27.over-blog.com/ LCR site national http://www.lcr-rouge.org/
Plusieurs dizaines de jeunes ont été ou risquent d’être convoqué-e-s à la gendarmerie de Bernay et interrogé-e-s pour avoir participé à la lutte contre le CPE au printemps dernier et pour avoir, dans ce cadre-là, occupé le lycée Fresnel les 6 et 7 avril dernier. Cette occupation, après de longues semaines de mobilisation, répondait à la surdité du gouvernement qui a misé sur le pourrissement du mouvement et les tensions que cette situation ne pouvait manquer de créer.
En retirant le CPE, le gouvernement a donné raison à la jeunesse mobilisée. Il est ainsi d'autant plus inacceptable de vouloir - plus de neuf mois après les faits ! - criminaliser l'action lycéenne et s'acharner contre ceux qui ont gagné le retrait du CPE. Il ne s'agit, à l'évidence, que d'une vengeance pour les dissuader de s'organiser à l'occasion d'éventuelles luttes à venir.
Nous tenons collectivement à exprimer notre soutien actif à toutes celles et tous ceux qui sont aujourd'hui victimes de tracasseries policières et judiciaires pour le combat qu'ils et elles ont mené contre le CPE au printemps dernier. Nous réclamons l'arrêt de toutes les procédures en cours.
Premiers signataires :
Attac Risle-Charentonne, Ecole émancipée,SNES Bernay, Sud Education, Sud-PTT, Les Verts Risle-Charentonne, Parti Communiste Risle-Charentonne, Parti Socialiste de Bernay, LCR de Bernay, Union Locale CGT Risle-Charentonne, Ligue des Droits de L'Homme de Louviers et d’Evreux, SNUI-Solidaires, SNUDI Force Ouvriere 27, SNFOLC 27...
Le 25 décembre 2006
15 H 30
« Halte aux profits ! Pour un service public
de l’eau ! » Que cache notre facture d’eau ?
Avec Jean-Luc Touly, président de l’Association française pour un Contrat Mondial de l’Eau (ACME) et membre du conseil scientifique d’Attacet Frank Prouhet, président de Croc’eau, une association d’usagers en lutte contre les surfacturations de la Lyonnaise et pour le retour de l’eau en régie publique, conseiller municipal LCR à Canteleu.
18H Meeting avec olivier Besancenot
A propos de la loi anti-tabac
La loi interdisant de fumer dans les lieux publics entrera en vigueur le 1er février prochain. Il ne sera ainsi plus possible de fumer dans la cour de nos lycées. Cette interdiction totale aura pour conséquence de voir à chaque pause des centaines de lycéens devant les grilles des lycées dont certains jouxtent des voies de circulation très fréquentées. Si le respect élémentaire des non-fumeurs impose de ne pas fumer dans les lieux fermés (5 000 décès chaque année dus au tabagisme passif), on voit mal en quoi fumer dans la cour peut poser problème, hormis aux fumeurs eux-mêmes qui choisissent, en connaissance de cause, de mettre leur santé en péril.
Multiplier les campagnes de prévention et de sensibilisation, aider les fumeurs qui le souhaitent à arrêter est la moindre des choses. De ce point de vue, le gouvernement est particulièrement hypocrite quand on voit que seul le tiers du coût des substituts nicotiniques sera remboursé. Mais il y a quelque chose d’infantilisant à vouloir « sauver » les fumeurs d’eux-mêmes. La loi considère en effet qu’un lycéen est suffisamment mature et responsable de ses actes pour aller en prison mais pas assez adulte pour choisir de fumer ou pas !
Sur les marchés, dans des boîtes d’intérim, dans le commerce, la restauration, le babysitting… 1 lycéen sur 5 travaille pendant l’année scolaire et tente, tant bien que mal, de concilier le boulot rémunéré et le travail scolaire. On savait déjà que 80 % des étudiants sont obligés de travailler pour financer leurs études. On apprend par un sondage CSA que 18 % des lycéens ont déjà exercé une activité rémunérée en dehors des vacances scolaires, le plus souvent sans être déclarés. Si certains indiquent que c’est un moyen de se faire de l’argent de poche, 13 % y sont contraints simplement pour subsister et très souvent pour venir en aide à leurs parents. Une situation scandaleuse qui n’existerait pas si les bourses d’études étaient sérieusement réévaluées et ne se donnaient pas au compte-goutte.
Un toit c’est un droit !
Il aura fallu les Enfants de Don Quichotte et les tentes sur les quais du canal Saint- Martin à Paris, à Toulouse, Lyon, Lille… ; il aura fallu l’occupation de l’immeuble rue de la Banque à Paris, pour que les pouvoirs publics et le gouvernement ouvrent enfin les yeux : il y a donc des pauvres qui vivent dans la rue ! Et les politiciens, de Chirac à Royal, multiplient les promesses qui, au mieux, ne s’appliqueront qu’en 2012 !
Pourtant, les solutions existent :
appliquer la loi sur les réquisitions de logements vides,
arrêter les expulsions et réhabiliter les immeubles insalubres,
bloquer les loyers,
obliger toutes les communes à atteindre les 20 % de logements sociaux comme le stipule la loi,
lancer un programme massif de construction de logements sociaux financés par les pouvoirs publics.
Il ne faut pas compter sur nous, qui ne souffrons pas d’amnésie, pour pleurer feu le dictateur de Bagdad. Nous n’avons pas oublié qu’il a étouffé la démocratie dans son pays, persécuté des milliers d’opposants politiques ou religieux, qu’il a envoyé à la boucherie des milliers de combattants de la guerre contre l’Iran et fait couler beaucoup de sang. Mais nous n’avons pas oublié non plus qu’en 1988, alors qu’il gazait des milliers de Kurdes, Saddam Hussein était l’ami des tous les dirigeants des grandes puissances occidentales, à commencer par Chirac et Chevènement qui voyaient en lui un « ami personnel » et « un dirigeant courageux et aimé » et que nous n’étions alors qu’une poignée à défiler dans les rues des grandes villes de France, pour pousser un cri de solidarité avec le peuple Kurde.
Saddam Hussein n’a pas été pendu pour ses crimes. Il l’a été pour l’exemple, parce que Bush et ses amis veulent montrer ce qui arrive quand on a l’outrecuidance de défier les seigneurs du monde. Mais quand bien même la sentence serait véritablement venue solder ses forfaits, nous ne l’aurions pas pour autant approuvée. Car nous restons d’irréductibles ennemis de la peine de mort. Où que ce soit et contre qui que ce soit, nous n’accepterons jamais que l’on réponde à la barbarie par la barbarie.


La population américaine, qui subit les conséquences sociales de l’explosion des dépenses militaires et qui a vu ses libertés les plus fondamentales limitées par l’administration Bush, par la multiplication des lois sécuritaires et répressives, ne veut plus de la guerre. Elle a massivement désavoué sa politique guerrière lors des dernières élections. Le Parti Démocrate contrôle désormais la Chambre des représentants et le Sénat mais l’occupation de l’Irak continue et les autorités américaines agitent de nouvelles menaces en direction de l’Iran et de la Syrie. 


Ces statistiques révoltantes éclairent la situation faite aux femmes dans notre société et n’en sont que le prolongement. Car si l’oppression des femmes existe depuis des millénaires, elle perdure avec le capitalisme et constitue un des piliers de l’ordre social actuel. Cette oppression est présente dans tous les domaines de la vie.
Le monde est devenu, au sens propre comme au sens figuré, le champ de bataille et la poubelle de quelques centaines d’entreprises multinationales qui pillent la planète et ses ressources sans jamais se préoccuper ni des populations ni des conséquences sur l’environnement. De l’Irak à l’Afrique, toutes les guerres menées au nom de la démocratie version Bush et Cie puent le pétrole.
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