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Mardi 9 janvier 2007

Journal des lycéen-ne-s des JCR /

 LCR de l’Eure - Janvier 2007

 

Le cirque électoral commence...

Pour vraiment changer les choses,ne comptons que sur nos luttes !

La campagne électorale pour l’élection présidentielle n’est pas officiellement ouverte mais elle bat déjà son plein. Le matraquage médiatique autour des candidats de l’UMP et du PS cherche à imposer l’idée qu’il n’y aurait pas d’autres choix que la « rupture tranquille » de Sarkozy ou « l’ordre juste » de Ségolène Royal.
Pas un seul journal télévisé sans un reportage pour parler des dernières « petites phrases » de l’un ou de l’autre, pour jauger leurs styles respectifs, voire tout simplement comparer la couleur du costume de l’un et du tailleur de l’autre ! Tout cela est à l’image de la vie politique aujourd’hui : creux, formel et anti-démocratique.

Leur « démocratie »...

La « démocratie » actuelle se limite, une fois tous les cinq ans, à demander aux électeurs de choisircelui ou celle qui ira à l’Elysée (pour l’élection présidentielle)ou à l’Assemblée nationale (pour les élections législatives). Entre temps, l’élu-e fera ce que bon lui semble, quitte à renier ses engagements électoraux. Ainsi se met en place une alternance entre la droite et la gauche, l’une succédant à l’autre, sans que rien ne change fondamentalement. La droite et la gauche institutionnelle, chacune à sa façon, postulent à gérer un système qui repose sur la loi du fric, sur des institutions taillées sur mesure pour perpétuer la logique capitaliste ; un système où le véritable pouvoir politique ne se trouve ni à l’Elysée, ni à Matignon, ni à l’Assemblée nationale mais dans les conseils d’administration des banques et des multinationales. C’est là qu’une minorité décide de l’avenir de toute la société, choisit, par exemple, de fermer ou délocaliser une usine, sans avoir de comptes à rendre à quiconque.

... et la nôtre

Instaurer une véritable démocratie implique d’en finir avec la dictature du fric, de donner à l’ensemble des travailleurs et des jeunes le contrôle de l’économie et des institutions. Mais un bulletin de vote ne suffira pas pour obtenir cela. La seule garantie que nous puissions avoir pour que nos aspirations ne soient pas trahies, pour que nos revendications soient satisfaites c’est de ne compter que sur nos propres luttes, de s’organiser autour d’un plan d’urgence social et démocratique (pour l’interdiction des licenciements, un droit au logement pour tous, une autre répartition des richesses...) et résister aux attaques de la droite, comme nous l’avons fait contre le CPE. Dès aujourd’hui il faut se préparer à la mobilisation quel que soit le président élu et le gouvernement désigné. C’est le sens de la candidature d’Olivier Besancenot et c’est pourquoi nous la soutenons.

www.besancenot2007.org

Pour suivre l’actualité de la campagne d’Olivier Besancenot, connaître les dates des meetings et des passages dans les médias, les textes et prises de positions, les vidéos et enregistrements audio...

TÉL : 06 30 45 93 36 E-MAIL : lcr27@wanadoo.fr

LCR 27 http://lcr-27.over-blog.com/

LCR site national http://www.lcr-rouge.org/


Communiqué unitaire : Non à la répression anti-CPE !

Plusieurs dizaines de jeunes ont été ou risquent d’être convoqué-e-s à la gendarmerie de Bernay et interrogé-e-s pour avoir participé à la lutte contre le CPE au printemps dernier et pour avoir, dans ce cadre-là, occupé le lycée Fresnel les 6 et 7 avril dernier. Cette occupation, après de longues semaines de mobilisation, répondait à la surdité du gouvernement qui a misé sur le pourrissement du mouvement et les tensions que cette situation ne pouvait manquer de créer.

En retirant le CPE, le gouvernement a donné raison à la jeunesse mobilisée. Il est ainsi d'autant plus inacceptable de vouloir - plus de neuf mois après les faits ! - criminaliser l'action lycéenne et s'acharner contre ceux qui ont gagné le retrait du CPE. Il ne s'agit, à l'évidence, que d'une vengeance pour les dissuader de s'organiser à l'occasion d'éventuelles luttes à venir.

Nous tenons collectivement à exprimer notre soutien actif à toutes celles et tous ceux qui sont aujourd'hui victimes de tracasseries policières et judiciaires pour le combat qu'ils et elles ont mené contre le CPE au printemps dernier. Nous réclamons l'arrêt de toutes les procédures en cours.

Premiers signataires :

Attac Risle-Charentonne, Ecole émancipée,SNES Bernay, Sud Education, Sud-PTT, Les Verts Risle-Charentonne, Parti Communiste Risle-Charentonne, Parti Socialiste de Bernay, LCR de Bernay, Union Locale CGT Risle-Charentonne, Ligue des Droits de L'Homme de Louviers et d’Evreux, SNUI-Solidaires, SNUDI Force Ouvriere 27, SNFOLC 27...

Le 25 décembre 2006


15 H 30

« Halte aux profits ! Pour un service public
de l’eau ! » Que cache notre facture d’eau ?

Avec Jean-Luc Touly, président de l’Association française pour un Contrat Mondial de l’Eau (ACME) et membre du conseil scientifique d’Attacet Frank Prouhet, président de Croc’eau, une association d’usagers en lutte contre les surfacturations de la Lyonnaise et pour le retour de l’eau en régie publique, conseiller municipal LCR à Canteleu.

18H Meeting avec olivier Besancenot

 

 

 


A propos de la loi anti-tabac

La loi interdisant de fumer dans les lieux publics entrera en vigueur le 1er février prochain. Il ne sera ainsi plus possible de fumer dans la cour de nos lycées. Cette interdiction totale aura pour conséquence de voir à chaque pause des centaines de lycéens devant les grilles des lycées dont certains jouxtent des voies de circulation très fréquentées. Si le respect élémentaire des non-fumeurs impose de ne pas fumer dans les lieux fermés (5 000 décès chaque année dus au tabagisme passif), on voit mal en quoi fumer dans la cour peut poser problème, hormis aux fumeurs eux-mêmes qui choisissent, en connaissance de cause, de mettre leur santé en péril.

Multiplier les campagnes de prévention et de sensibilisation, aider les fumeurs qui le souhaitent à arrêter est la moindre des choses. De ce point de vue, le gouvernement est particulièrement hypocrite quand on voit que seul le tiers du coût des substituts nicotiniques sera remboursé. Mais il y a quelque chose d’infantilisant à vouloir « sauver » les fumeurs d’eux-mêmes.

La loi considère en effet qu’un lycéen est suffisamment mature et responsable de ses actes pour aller en prison mais pas assez adulte pour choisir de fumer ou pas !


1 lycéen sur 5 au turbin

Sur les marchés, dans des boîtes d’intérim, dans le commerce, la restauration, le babysitting… 1 lycéen sur 5 travaille pendant l’année scolaire et tente, tant bien que mal, de concilier le boulot rémunéré et le travail scolaire. On savait déjà que 80 % des étudiants sont obligés de travailler pour financer leurs études. On apprend par un sondage CSA que 18 % des lycéens ont déjà exercé une activité rémunérée en dehors des vacances scolaires, le plus souvent sans être déclarés. Si certains indiquent que c’est un moyen de se faire de l’argent de poche, 13 % y sont contraints simplement pour subsister et très souvent pour venir en aide à leurs parents. Une situation scandaleuse qui n’existerait pas si les bourses d’études étaient sérieusement réévaluées et ne se donnaient pas au compte-goutte.


Un toit c’est un droit !

Il aura fallu les Enfants de Don Quichotte et les tentes sur les quais du canal Saint- Martin à Paris, à Toulouse, Lyon, Lille… ; il aura fallu l’occupation de l’immeuble rue de la Banque à Paris, pour que les pouvoirs publics et le gouvernement ouvrent enfin les yeux : il y a donc des pauvres qui vivent dans la rue ! Et les politiciens, de Chirac à Royal, multiplient les promesses qui, au mieux, ne s’appliqueront qu’en 2012 !

Pourtant, les solutions existent :

appliquer la loi sur les réquisitions de logements vides,

arrêter les expulsions et réhabiliter les immeubles insalubres,

bloquer les loyers,

obliger toutes les communes à atteindre les 20 % de logements sociaux comme le stipule la loi,

lancer un programme massif de construction de logements sociaux financés par les pouvoirs publics.


L’exécution d’un dictateur

Il ne faut pas compter sur nous, qui ne souffrons pas d’amnésie, pour pleurer feu le dictateur de Bagdad. Nous n’avons pas oublié qu’il a étouffé la démocratie dans son pays, persécuté des milliers d’opposants politiques ou religieux, qu’il a envoyé à la boucherie des milliers de combattants de la guerre contre l’Iran et fait couler beaucoup de sang. Mais nous n’avons pas oublié non plus qu’en 1988, alors qu’il gazait des milliers de Kurdes, Saddam Hussein était l’ami des tous les dirigeants des grandes puissances occidentales, à commencer par Chirac et Chevènement qui voyaient en lui un « ami personnel » et « un dirigeant courageux et aimé » et que nous n’étions alors qu’une poignée à défiler dans les rues des grandes villes de France, pour pousser un cri de solidarité avec le peuple Kurde.

Saddam Hussein n’a pas été pendu pour ses crimes. Il l’a été pour l’exemple, parce que Bush et ses amis veulent montrer ce qui arrive quand on a l’outrecuidance de défier les seigneurs du monde. Mais quand bien même la sentence serait véritablement venue solder ses forfaits, nous ne l’aurions pas pour autant approuvée. Car nous restons d’irréductibles ennemis de la peine de mort. Où que ce soit et contre qui que ce soit, nous n’accepterons jamais que l’on réponde à la barbarie par la barbarie.

par JCR et LCR-27
publié dans : JCR de l'EURE

Mardi 12 décembre 2006
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Journal des lycéen-ne-s des JCR / LCR de l’Eure - Décembre 2006
Irak, Liban, Palestine, Afghanistan, l’impérialisme met
le Moyen-Orient à feu et à sang

Loin d’apporter la démocratie, l’intervention des troupes américaines en Irak a semé la destruction, le chaos, et causé la mort de centaines de milliers d’irakiens. Chaque jour qui passe, le pays s’enfonce un peu plus dans la guerre civile et près de 3 000 soldats américains, enrôlés sous des prétextes mensongers, ont payé de leur vie la politique guerrière de l’Etat américain.

 La lutte contre le terrorisme pour justifier la guerre contre les peuples

 

 

 Les attentats du 11 septembre 2001 ont d’abord servi de prétexte à une invasion de l’Afghanistan puis à l’occupation de l’Irak par les troupes américaines et britanniques. Loin d’éradiquer le terrorisme, la politique guerrière de Bush et de ses alliés n’a fait que le renforcer. C’est toujours au nom de la lutte contre le terrorisme que l’armée israélienne a envahi le Liban cet été, provocant le massacre de centaines de civils, et a lancé une nouvelle offensive contre le peuple palestinien. Une spirale infernale dont tous les peuples font les frais, américain et israélien compris.

Les gouvernements impérialistes, bras armés des trusts   

La population américaine, qui subit les conséquences sociales de l’explosion des dépenses militaires et qui a vu ses libertés les plus fondamentales limitées par l’administration Bush, par la multiplication des lois sécuritaires et répressives, ne veut plus de la guerre. Elle a massivement désavoué sa politique guerrière lors des dernières élections. Le Parti Démocrate contrôle désormais la Chambre des représentants et le Sénat mais l’occupation de l’Irak continue et les autorités américaines agitent de nouvelles menaces en direction de l’Iran et de la Syrie.  Comment pourrait-il en être autrement quand les véritables objectifs de ce redéploiement militaire ne sont ni la démocratie, ni le droit des peuples, ni même la lutte contre le terrorisme ? Comment pourrait-il en être autrement quand les gouvernements des grandes puissances servent non pas l’intérêt commun mais ceux d’une poignée de multinationales notamment celles du pétrole et de l’armement qui mettent la planète en coupe réglée ?
A ce titre, jamais un gouvernement comme celui des Etats-Unis n’est apparu autant pour ce qu’il est : le conseil d’administration des trusts. Ancien patron texan du pétrole, Georges Bush s’est entouré du vice-président Dick Cheney, ex-PDG de la société de services pétrolier Halliburton et de Condoleeza Rice, ancienne directrice du trust pétrolier Chevron.
La fuite en avant guerrière des grandes puissances et de leur principal allié dans la région, l’Etat d’Israël, n’est que le pendant logique de la course effrénée aux profits des multinationales. Pour sécuriser leur pillage des sources de richesses, en premier lieu le pétrole, il leur faut des armées qui brisent toutes les résistances. Pour contrôler les richesses, il faut contrôler et intimider les peuples.
Avec 700 bases militaires dans le monde, le gouvernement et les trusts américains exercent aujourd’hui un contrôle plus ou moins direct sur plus de la moitié des réserves mondiales de pétrole.
L’impérialisme français, quant à lui, veut rester dans la course. En envoyant des troupes en Afghanistan et au Liban, le gouvernement français qui s’était opposé à l’intervention américaine en Irak parce qu’il détenait de nombreux contrats dans ce pays, espère ramasser une partie des profits, ne serait-ce que pour remporter les contrats liés à la reconstruction des infrastructures détruites.
Imposer la paix et la coopération entre les nations
Les armées des grandes puissances, parfois rivales, parfois complices, quadrillent la planète au mépris du droit démocratique des peuples. L’offensive impérialiste des pays riches pour le compte des multinationales plonge l’humanité dans une guerre globale, illimitée dans le temps et dans l’espace, comme le déclarait Bush dès le lendemain du 11 Septembre. Seule la mobilisation des peuples pour imposer la paix et la coopération entre les nations pourra casser cette spirale meurtrière. Cette perspective ne pourra voir le jour que si les peuples, que la politique des multinationales dresse les uns contre les autres pour leurs propres profits, se donnent comme objectif le renversement de l’impérialisme sur toute la planète.


Complètement barrés !

Des codes barre attribués aux marchandises, un crayon optique pour les scanner les uns après les autres, l'ensemble relié à un ordinateur central... on se croirait dans un supermarché sauf qu'ici les « marchandises » scannées n'ont rien du paquet de nouilles, ce sont des lycéens auxquels on a attribués un code barre dans un lycée de Nîmes pour, soi-disant, lutter plus efficacement contre l'absentéisme. A quand la connexion sur l'ordinateur central du commissariat du coin ?


 Non au Taser !

 50 000 volts et une paralysie du système nerveux, c'est ce qu'il vous en coûtera désormais si vous refusez d'obtempérer. La police française va en effet s'équiper d'un pistolet électrique, le Taser, qui peut envoyer à 7 mètres de distance une véritable décharge électrique qui aura sur la matraque l'indéniable avantage de ne pas laisser de traces ! Présenté comme l'arme anti-bavure par excellence, le Taser a déjà provoqué plus de 150 morts outre-Atlantique... Une pétition contre le Taser est disponible sur le site du Réseau d’Alerte et d’Intervention pour les Droits de l’Homme : http://www.raidh.org/Petition-Taser et sur le site LCR-27.


 

Lycée André Malraux (Gaillon) : Big Brother is watching us ?
Nous avons désormais le « privilège » de compter parmi les premiers établissements du département à posséder un système biométrique pour l’accès au self. Le principe est simple : un code, une reconnaissance électronique du contour de la main et le nom du propriétaire apparaît sur l’écran suivit de l’arrivée de son plateau. Magique pourrait-on croire ! Non… mécanique… Malheureusement toutes les personnes possédant un attribut quelconque sur la main lors de l’enregistrement (bagues, bandage…) seraient donc - selon l’intelligence d’une telle invention - tenues à le conserver durant toute leur scolarité lycéenne ?!
D’autre part, une simple poignée de main équivaut à l’échange d’une dizaine de millions de microbes… Imaginez donc l’étendue de ce chiffre après le passage de tous les demi-pensionnaires chaque midi ! De plus, une personne qui pointe, c’est quand même mieux qu’une machine, et ça donne du boulot à quelqu’un… Enfin, cette technologie coûteuse semble aussi prévaloir sur le matériel scolaire élémentaire. Un exemple parmi d’autres : les téléviseurs et les magnétoscopes qui fonctionnent encore sont en voie de disparition… il est vrai que l’achat de prises Péritel est moins prestigieux que l’installation d’un tel système. Mais sous une technologie bien superficielle, la réalité est plus difficile à accepter : même si les élèves de terminales deviennent majoritairement bacheliers, un trop grand nombre d’élèves de seconde ne franchissent pas le cap de leur première année de lycée…


Lycée Augustin Fresnel (Bernay) : conduites addictives

Quand ce sont les gendarmes qui viennent nous informer au lycée des ravages de l'alcool et autres drogues sur la jeunesse, c'est une faussebonne idée de l'administration... Ils sont en charge de la répression de l'usage et des trafics et ne sont certainement pas les mieux inspirés pour cette mission d'information. Au CVL, nous avons proposé l'invitation d'un ancien alcoolique qui pourrait être aidé dans son témoignage par des membres du corps médical, ceci a toujours été refusé. La situation empire, nombre de jeunes mal-informés sont mis en difficulté par un usage excessif de produits multiples. L'attitude de l'administration n'est pas à la hauteur de la situation, elle aussi a sa propre conduite addictive : la punition... Pour toute réponse à un problème médical et sociétal : exclusion et colles systématiques, en bref, une répression brutale et simpliste...


Sale temps pour les salariés dans l’Eure !

 Gaillon : fermeture de la CGSM annoncée pour mars prochain, 9 licenciements et 82 transferts dans l’Ain. Brionne : fermeture d’ici fin 2007 de Georgia Pacific qui emploi 170 salariés. Serquigny : suppression de 37 postes à l’usine Arkema. St-Marcel : 200 suppressions de postes à Cadence Innovation. Bernay : 48 postes supprimés à Eclair Prym. Charleval : 357 licenciements à Metzeler... Pendant ce temps-là, les actionnaires continuent à s’en mettre plein les poches...

Assez de la dictature du fric ! Nos vies valent plus que leurs profits !

Manifestation départementale pour l’emploi

Samedi 16 décembre à Evreux (10h, Bourse du travail)

TÉL : 06 30 45 93 36 E-MAIL : lcr27@wanadoo.fr

LCR site national http://www.lcr-rouge.org/

par JCR et LCR 27
publié dans : JCR de l'EURE

Lundi 6 novembre 2006

Journal des lycéen-ne-s des JCR / LCR de l’Eure - Novembre 2006

Discriminations, sexisme, violences...

L’égalité reste à gagner !

L

 e 25 novembre prochain se tiendra la journée internationale contre les violences faites aux femmes. Pour la sixième année consécutive, ce sera l’occasion de dénoncer l’enfer subi par de nombreuses femmes partout dans le monde. Selon l’UNIFEM (ONU), une femme sur trois dans le monde a été battue ou violée au moins une fois dans sa vie. L’ENVEFF (Enquête Nationale sur les Violences Envers les Femmes en France) chiffre à au moins 48000 le nombre de femmes violées en un an.

130 millions de femmes ont subi une mutilation génitale (excision). 4 millions de femmes et de fillettes sont vendues chaque année  pour le mariage, la prostitution ou l’esclavage. Des milliers de femmes sont victimes de crimes d’ « honneur », brûlées vives, défigurées au vitriol, pour désobéissance à leur mari ou conduite jugée « indécente ».

 

Le rapport 2006 de l’Observatoire national de la délinquance estime qu’en France une femme meurt tous les deux jours sous les coups de son conjoint et une femme sur dix est victime chaque année de violences conjugales non-mortelles.

Une oppression omniprésente

Ces statistiques révoltantes éclairent la situation faite aux femmes dans notre société et n’en sont que le prolongement. Car si l’oppression des femmes existe depuis des millénaires, elle perdure avec le capitalisme et constitue un des piliers de l’ordre social actuel. Cette oppression est présente dans tous les domaines de la vie.

 - A l’école : le fossé entre hommes et femmes persiste dans le monde du point de vue de l’accès à l’éducation : les filles représentent 60 % des enfants non-scolarisés et 2/3 des 875 millions de cas d’analphabétisme concernent les femmes.

 

- Au travail : les femmes (qui ont dû attendre 1965 pour pouvoir occuper un emploi sans l’autorisation préalable de leur mari !) gagnent en moyenne 20 % de moins que les hommes. 85 % des salariés à temps partiel (imposé) sont des femmes et elles sont les premières à subir le chômage et le travail précaire.

- A la maison : la plupart des femmes sont victimes de la « double journée ». Elles continuent d’assurer 80 % des tâches domestiques.

- Dans la vie publique : ce n’est qu’en 1944 que les femmes obtiennent le droit de vote. Encore aujourd’hui la sous-représentation des femmes dans la vie politique reste caricaturale : 12,3 % à l’Assemblée nationale malgré les lois sur la parité !

- Dans les consciences : sexisme et misogynie envahissent la publicité. Le corps des femmes devient une vulgaire marchandise au service d’un produit. Souvent, il est lui-même un produit exploité par l’industrie du sexe (par exemple le bordel géant installé en face du stade de football à Berlin pendant la Coupe du monde). Et les stéréotypes sexuels perdurent jusque dans les manuels scolaires. Le message sert à légitimer la soumission des femmes et à l’inscrire dans un ordre « naturel ».

De nouvelles attaques

Dans de nombreux pays, l’essor des mouvements religieux intégristes entraîne des attaques contre les droits des femmes obtenus de haute lutte et notamment le droit à la contraception et à l’avortement.

C’est le cas aujourd’hui en Pologne avec un projet de loi qui vise à rendre illégal l’avortement alors que la législation actuelle est déjà très restrictive, obligeant des milliers de femmes à subir une IVG (interruption volontaire de grossesse) clandestine. En Irlande, au Portugal, l’avortement reste interdit. Au Dakota du Sud (Etats-Unis), l’IVG est à nouveau un crime depuis mars 2006 même en cas d’inceste ou de viol.

En finir avec l’oppression des femmes, construire des rapports sociaux respectueux, dignes, et tout simplement humains, implique de libérer la société toute entière de l’ordre patriarcal et capitaliste. Ce combat est celui de tout le monde, femmes comme hommes.

« Le degré d’émancipation de la société se mesure au degré d’émancipation des femmes », écrivait déjà Charles Fourier au milieu du 19ème siècle. Une phrase qui garde toute son actualité aujourd’hui.

 


 

 

 

Banlieues : un an après...

 Un an après la mort tragique de Zyed et Bouna, rien n’a changé dans les cités : chômage massif, petits boulots, logements à l’abandon, discriminations à l’emploi, dégradation et disparition des services pu-blics, harcèlement policier sont toujours le quotidien des habitants, jeunes et moins jeunes des quartiers populaires.

 

Pire, les crédits aux associations sont en baisse, des milliers de postes sont supprimés dans l’éducation nationale et la loi dite "sur l'égalité des chances" votée au printemps dernier va aggraver le tri social des jeunes puisqu’elle permet maintenant l’éviction vers l’apprentissage dès 14 ans...

La seule réponse du gouvernement, Sarkozy en tête, reste la répression sur fond de campagne électorale pour récupérer quelques voix de Le Pen avec l’organisation d’opérations policières à grand spectacle dans les cités où les chaînes de télévision sont conviées pour les filmer en direct.

La colère dans les banlieues est toujours bien là. Et une nouvelle explosion reste probable tant que la société privera la   jeunesse des quartiers de tout avenir. Mais quand les cités s’embrasent, quand les voitures et les bus sont pris pour cible, le gouvernement et le patronat restent à l’abri. Ils auraient bien plus à craindre si cette révolte s’exprimait sur le terrain social et politique autour d’un plan d’urgence pour en finir avec la misère, l’exploitation et les discriminations. C’est cette perspective que l’ensemble de la jeunesse et du mouvement ouvrier doit faire vivre. Faute de quoi, d’autres drames odieux comme celui de Marseille verront le jour.


Non au missile M-51, nouvelle arme de l’impérialisme français !

L’Etat français vient de se lancer dans la fabrication du missile M51 destiné à équiper d’ici 2010 les sous marins nucléaires, permettant l’utilisation de mini bombes nucléaires sur les champs de batailles. En janvier 2006, Chirac expliquait : « Le M51, grâce à sa portée intercontinentale, et l'ASMPA [les bombes nucléaires aéroportées] nous donneront, dans un monde incertain, les moyens de couvrir les menaces d'où qu'elles viennent et quelles qu'elles soient »…

Menée par Greenpeace, une campagne est lancée pour le désarmement nucléaire et l’arrêt de la fabrication des missiles M51.

Il faut dénoncer la politique d’armement de l’Etat français et au-delà la politique de l’impérialisme français dont l’armée est présente aux quatre coins de la planète, de l’Afrique au Liban, du Kosovo à l’Afghanistan… pour défendre contre les peuples les intérêts de la bourgeoisie et des multinationales françaises.


 

Rassemblement antiguerre à Louviers

vendredi 10 novembre, 18h au Parvis

Comme chaque année à Louviers, à la veille des commémorations officielles de la première boucherie mondiale, un rassemblement se tiendra vendredi 10 novembre pour rendre hommage aux soldats mutinés de Craonne en 1917, théâtre d’une des plus sanglantes batailles de la guerre qui fit 150 000 morts en 48 heures. Ces mutineries touchant 60 des 100 divisions françaises furent durement réprimées, y compris par des exécutions « pour l’exemple. »

 Ce rassemblement sera aussi l’occasion de dénoncer les sales guerres d’aujourd’hui, en Palestine et en Irak notamment. D’après la revue médicale britannique The Lancet plus de 655 000 civils irakiens sont morts depuis l’intervention militaire américaine de 2003 dans un pays qui compte 27 millions d’habitants. 2,5 % de la population massacrée  pour  que  l’impérialisme américain installe un gouvernement à sa botte et fasse main basse sur le pétrole et les richesses de ce pays... 


 

 

USA : encore un mur à abattre !

Après le mur de 700 km édifié par Israël contre les Palestiniens, le gouvernement Bush vient d’annoncer la construction d’un mur de 1 200 km le long de la frontière mexicaine. Ce mur a pour objectif d’empêcher les immigrants mexicains fuyant la pauvreté de passer alors que richesses et capitaux circulent sans problème. En France, la Révolution de 1789 avait fait tomber la Bastille. Aujourd’hui, il en faudrait d’autres pour réduire leurs murs en poussière et en finir avec ce monde barbare.

TÉL : 06 30 45 93 36   E-MAIL : lcr27@wanadoo.fr

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par JCR/LCR-27
publié dans : JCR de l'EURE

Lundi 16 octobre 2006

Journal des lycéen-ne-s des JCR / LCR de l’Eure - Octobre 2006

Le capitalisme ravage la planète :

assez de pillages et de destructions !

I

l y a un mois en Côte d’Ivoire, un bateau poubelle, naviguant pour le compte de la société européenne Trafigura, se débarrassait de plus de 500 tonnes de déchets hautement toxiques en plein cœur de la capitale ivoirienne avec la complicité des autorités locales. 8 morts, 80 000 personnes intoxiquées et un bilan qui, chaque jour, s’alourdit davantage parce qu’une multinationale a refusé de payer pour traiter ses déchets.

Avant de semer la mort à Abidjan, ce navire, le Probo Kaola, avait sans doute croisé les embarcations de fortune des milliers de dépossédés africains qui tentent, au péril de leur vie, de rallier l’Europe pour fuir la misère et les ravages causés dans leurs pays par les puissances occidentales.

Comme à chaque fois que les pollueurs sont pris la main dans le sac, les commentaires indignés n’ont pas manqué. En fait, l’Afrique et les pays pauvres sont devenus la poubelle du monde industrialisé. Des millions de tonnes de déchets toxiques et souvent radioactifs ont été déversées le long des côtes africaines ou jetées à même le sol avec des conséquences dramatiques pour les populations locales et l’environnement.

La course au profit est au cœur de la crise écologique planétaire

Le monde est devenu, au sens propre comme au sens figuré, le champ de bataille et la poubelle de quelques centaines d’entreprises multinationales qui pillent la planète et ses ressources sans jamais se préoccuper ni des populations ni des conséquences sur l’environnement. De l’Irak à l’Afrique, toutes les guerres menées au nom de la démocratie version Bush et Cie puent le pétrole.

Marées noires, destruction des forêts, pollution de l’air et de l’eau, réchauffement et dérèglement climatiques, catastrophes industrielles, les conséquences de l’exploitation capitaliste sont toujours plus visibles. Les yeux grands ouverts, les gouvernements, au service des multinationales, assistent sans rien faire au saccage de la planète. Ainsi, la communauté scientifique a beau, depuis des décennies, tirer le signal d’alarme sur le réchauffement

climatique dû à l’augmentation du taux de gaz carbonique dans l’atmosphère, rien n’y fait. La catastrophe est annoncée, les remèdes connus : réduire les émissions de CO2 en diminuant la pollution industrielle et le transport par la route.

De la même façon, aucune solution satisfaisante n’a été trouvée pour stocker ou se débarrasser des déchets nucléaires qui resteront radioactifs et nocifs pendant des dizaines de milliers d’années. Pourtant, le gouvernement français vient de lancer l’EPR, une nouvelle génération de réacteurs, pour satisfaire les appétits de trusts comme Framatome.

Les lobbies du nucléaire et les grands trusts pétroliers comme Total bloquent tout développement des énergies renouvelables, notamment l’énergie solaire et éolienne sans se soucier de l’avenir.

Cette course sans fin au profit, qu’aucun gouvernement libéral ou social-libéral n’est prêt à remettre en cause, pousse à un productivisme exacerbé au mépris des populations comme de l’environnement. Le capitalisme ne développe et n’utilise la science et les techniques que dans un but de profit à court terme : c’est ainsi qu’il développe les OGM et l’agriculture industrielle pour rendre les paysans totalement dépendants des trusts de l’agro-alimentaire.

Pour l'avenir de l'humanité comme celui de la planète, il faut renverser le capitalisme

Il n’y a pourtant rien de fatal à ce que la mondialisation toujours croissante des échanges et de la production se retourne contre les peuples et les salariés. Ce qui est en cause, c’est la loi du profit capitaliste au cœur de ce système. Ceux qui exploitent toujours plus les salariés sont les mêmes qui prennent la planète pour une poubelle.

Satisfaire les besoins humains et respecter l’environnement ne sont nullement incompatibles. Mais cela passe par le contrôle démocratique et l’expropriation par la collectivité des grands groupes industriels, nucléaires et pétroliers. Il ne peut y avoir un aménagement « vert » du système. Il faut changer de société et de mode de production, fonder une société libérée de la course à la rentabilité et de la loi que font régner quelques multinationales qui font la pluie et le beau temps sur la planète.


lYCÉE FRESNEL - BERNAY 

Plus de chocolat, plus de capotes !!!

Dans le cadre de la lutte contre l'obésité le distributeur de friandises a disparu l'année dernière. Problème : c'est dans le même engin qu'on trouvait les préservatifs de façon confidentielle... Maintenant il faut aller à l'infirmerie et beaucoup d'entre nous y rechignent. Rappelons tout de même que des rapports sexuels non protégés sont potentiellement dangereux (MST, Sida). Rendez-nous nos distributeurs qui nous permettent de nous fournir de façon anonyme !

Grandeur et décadence des WC

Les travaux de rénovation du lycée sont engagés, il était temps... Ceci dit, c'est aujourd'hui même que nous avons besoin de toilettes dignes de ce nom. Les WC sont condamnés en masse, vétustes et débordants... Nos fonctions vitales n'attendront pas la fin du chantier !

Turbo-self

La machine à carte à lecture optique pour la cantine est définitivement achetée à un prix exhorbitant pour le lycée. Elle permet de récupérer un surveillant. Pourquoi pas une machine à lecture optique pour infliger les sanctions de tous ordres dont la proviseur est contumière ?! Cela permettrait de récupérer son poste dont d'autres pourraient faire bon usage... LOL


lYCÉE PRÉVERT - PONT AUDEMER

Une rentrée sous le signe de la pénurie...

- 23 classes comptent plus de 30 élèves (jusqu'à 35 élèves en langue vivante !)

- Dans une même filière et pour un même niveau, les conditions d'accueil sont très différentes: 15 élèves dans une Terminale L, 33 dans l'autre; 20 dans une Terminale ES, 31 dans l'autre ! Ces répartitions injustes permettent ainsi de faire disparaître les dédoublements et donc de récupérer des moyens sur notre dos.

- Les alignements et empilements de plusieurs matières sur un même bloc horaire ne permettent pas à tous les élèves de participer à certains cours (aide individualisée par exemple).

- La sécurité en cours d'EPS sur des activités telles que natation et escalade ne peut être assurée avec des groupes de 30 à 34 élèves.

- Les conditions de travail pour les personnels chargés de l'entretien deviennent intenables (cantine sous-dimensionnée qui accueille plus de 1000 élèves par jour).

La situation du lycée Jacques Prévert à Pont-Audemer est à l'image de celle de toute l'éducation nationale, sacrifiée par les choix budgétaires du gouvernement.


lYCÉE LES FONTENELLES - LOUVIERS

Des bâtiments en état pour tous !

En 2004, le bâtiment technique du lycée des Fontenelles a été totalement rénové. Problème : lorsqu’il fait chaud dehors, à l’intérieur de l’atelier la température monte et les travaux pratiques sont impossibles à tenir. Idem par temps froid en hiver. Du coup, de nombreux cours ont été annulés ! Une pétition, signée l’an dernier par le personnel enseignant et par les élèves des sections techniques, a été remise au chef des travaux ainsi qu’au proviseur. Aujourd’hui, ce n’est toujours pas réglé. C’est vraiment faire peu de cas de notre sort. Pour y remédier, le lycée loue un système de chauffage ! C’est un véritable gâchis d’argent public doublé d’un mépris total des lycéens. Nous avons tous à gagner à nous solidariser avec les lycéens du technique !

Augmenter le nombre de profs !

Les rentrées se suivent et se ressemblent, hélas. Cette année encore le manque de profs se fait sentir dans les sections et sur les emplois du temps. Par exemple, en 1ère ES1 il y a 31 élèves contre 21 en ES2. Vous pensez que c'est dû aux différentes options ? C'est sûrement ce que répondrait l'administration. Nous on aurait préféré 3 classes égales à 17/18 élèves. C'est quand même plus agréable et utile pour nous, les élèves, quand il s'agit de poser des questions au prof et qu'il nous réponde. Alors après, les options? Visiblement, certaines ont du succès. Eh bien dédoublons les classes en créant d'autres heures d'enseignement, donc en créant des postes de profs. De même pour les emplois du