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Mardi 7 novembre 2006

La section de Vernon à l'honneur

Le 25 octobre un débat riche qui renforce la section vernonnaise de la LCR

Plus de 60 personnes, essentiellement des proches, venus de tout le département, mais aussi quelques personnes qui nous ont cotoyés à Vernon à diverses époques, venus écouter Alain Krivine, les anciens de LRBA et voir ce qu’il en est de la nouvelle section LCR. L'ambiance était détendue avec pour commencer  Yves qui a mis une pointe d'humour, ce qui ne l'a pas empêché de présenter la situation économique et politique de Vernon: ville dortoir, désindustrialisée, fief du FN. Puis c'est Jean-Noël, à la Ligue depuis quelques mois, qui a présenté les raisons qui l'ont amené à quitter le PCF il y a quelques années et maintenant à faire ce pas. Ensuite Roland Vacher, un ancien du LRBA, a parlé du passé de la LCR, le PCI des années 50 et 60, où ils étaient à 8 la seule cellule ouvrière d’une organisation de 150 membres. Cette section avait pu se constituer grâce à l’apport d’un militant qui avait traversé les épreuves de la guerre mondiale, muté disciplinaire à Vernon, parce que dérangeant: il leur a apporté une vision du monde, des connaissances, une culture... Pendant la guerre d’Algérie, il était difficile, voire périlleux de militer pour l’indépendance en s’engageant très concrètement aux côtés du FLN, par exemple en organisant des filières pour les déserteurs, qui plus est quand on travaille dans une usine d’armement… Quant à Alain Krivine, il a parlé des débuts PCI et a confirmé la virulence des staliniens où à l'époque on risquait à tout propos de se faire "casser la figure". Par ailleurs il affirme que le PCI aurait pu très bien devenir sectaire tant le parti était petit. Ensuite des questions lui été posées: LCR la boîte à idée de la gauche ? Que penses-tu du vote utile?  Le débat a été suivi d’un pot offert par la section, et s’est poursuivi autour d’un repas convivial, durant lequel discussions et chansons allèrent bon train.

par LCR-section de Vernon
publié dans : Section de VERNON

Dimanche 22 octobre 2006

Bulletin de la LCR de Vernon et sa région, distribué à la SNECMA

Octobre 2006

Inquiétudes pour l'avenir de nos conditions de travail.

 

Comment interpréter les informations contradictoires que publient les médias spécialisés tels que AIR&COSMOS ? D'une part on y lit qu'il faut réduire d'environ trois cent personnes l'effectif du site de Vernon, et d'autre part qu'il y a une demande de la part du client de réduire le temps de livraison des moteurs afin d'augmenter les cadences de tir. Cela ressemble fort à  une incitation à augmenter la sous-traitance, et nous savons quelle perte des droits salariaux cela entraîne.  En effet, quelle politique d'augmentation et de promotion va adopter une entreprise qui considère que chacun n'est qu'un pion qui peut être remplacé? Alors, ne fournissons pas à notre employeur la future argumentation qui lui permettra de ne pas nous augmenter, ou de nous licencier pour remplir ses quotas de sous-traitance. Contrairement à ce que certains veulent encore croire, il n’y a rien à gagner à  tolérer des augmentations inférieures à l'augmentation du coût de la vie. et à « faire des sacrifices ». N’oublions pas que nous avons affaire à un PDG qui bénéficie de deux citations dans le Canard enchaîné, qui avait promis que la fusion entre SNECMA et SAGEM se ferait sans perte d'emploi, mais qui a vendu la branche câblages de haute puissance et va sans doute vendre sous peu la branche téléphonie mobile. Pour cette dernière vente, on nous présente un argument massue, le « manque de rentabilité ». Mais attention, si l’on met le doigt dans ce type de logique, peut-on dire alors que la branche spatiale permet de dégager suffisamment de bénéfices pour justifier sa viabilité au sein du groupe? A la logique de la satisfaction du marché, il faut opposer celle des besoins de la société, discutés et définis dans un processus de discussion démocratique.

Inquiétudes sur la transmission des compétences et des savoir-faire.

Actuellement les « grandes entreprises » qui furent autrefois des fleurons technologiques adoptent la même attitude de négation envers le savoir-faire des salarié-e-s. Se fier à des procédures écrites par des personnes qui sont sans lien direct avec les métiers qu'ils décrivent revient à nier le professionnalisme de chaque individu . Les ouvriers, les techniciens et même les ingénieurs sont-ils si faciles à remplacer pour justifier que toutes leurs compétences et leurs savoirs soient résumés à quelques pages de papier ? La valeur d'une personne au sein d'un groupe comme Snecma doit elle se résumer à sa capacité à faire de la stratégie, du relationnel, et au don qu'elle eu autrefois à résoudre des équations différentielles?

Pourtant, le professionnalisme devrait être plus important que les connaissances des règles du savoir-paraître. Aussi incroyable que cela puisse paraître à certains, pour faire fonctionner une machine-outil il ne suffit pas d'appuyer sur un bouton. Petit test : quand votre service est-il le plus désorganisé ? quand votre chef n'est pas là ou quand la secrétaire est absente?    

                                                                                                         Le 15-10-06


Alain KRIVINE À VERNON

mercredi 25 octobre

à partir de 18h30

 Salle de la goutte de lait Rue Saint Lazare

(en face de l’ancienne clinique Sainte Marthe, avant le collège César Lemaître)

par Section de Vernon de la LCR
publié dans : Section de VERNON

Vendredi 6 octobre 2006

Alain KRIVINE À VERNON

 mercredi 25 octobre à partir de 18h30 Salle de la goutte de lait Rue Saint Lazare (en face de l’ancienne clinique Sainte Marthe, avant le collège César Lemaître)

50 ans passés à lutter contre les caricatures de socialisme, à défendre la nécessité de renverser un ordre social qui ravage la planète et secrète misère, racisme, licenciements et guerres… A. Krivine s'est appliqué à faire mentir ceux qui avaient prédit que « ça passerait avec l'âge ».

 A Vernon, il aura l’occasion de mettre en lumière cette continuité : il y a 50 ans, en 1956, quelques jeunes ouvriers du LRBA révoltés par l’intervention des chars staliniens en Hongrie rejoignaient les maigres rangs des précurseurs de la LCR. Militants syndicaux, ils s’engagent aussi dans la lutte pour l’indépendance de l’Algérie, puis mènent la grève générale de mai-juin 68. Ils sont alors rejoints par des jeunes dont le dynamisme marque la ville, mais que les contraintes d’études et de recherche d’emploi ont contraints à quitter la ville.  En 1970, l’affaire des « trois de Vernon » prend une ampleur nationale : le pouvoir gaulliste tente de limiter la contestation en faisant condamner pour l’exemple, et donc licencier, trois ouvriers CGT liés à la Ligue qui avaient collé des affiches réclamant la libération de soldats emprisonnés pour avoir constitué un comité syndical.  Malgré la passivité de la gauche réformiste, une intense campagne de solidarité impose leur relaxe.

 

Dans le marasme des années Mitterrand et de ses trahisons, la LCR disparaît, jusqu’en 2002. Avec la campagne présidentielle autour d’Olivier Besancenot, c’est le début du renouveau, après 20 ans d’éclipse.  Vernon compte de nouveau une section de la LCR. Une nouvelle étape sera franchie le 25 avec la présentation de son bureau, en présence de Jack Houdet, l’un des « pionniers », âgé maintenant de 82 ans. Ceux et celles qui sont liés à un titre ou à un autre à cette histoire, celles et ceux qui veulent écrire avec nous les pages à venir, sont le bienvenu, on discutera  de façon détendue autour d’un pot !

PRESIDENTIELLES : ILS VEULENT EMPECHER OLIVIER BESANCENOT DE SE PRESENTER !.

La loi impose le « parrainage administratif » de 500 maires pour pouvoir déposer sa candidature. Hollande vient d’adresser un courrier aux élus PS, les enjoignant de refuser leur signature aux autres candidats. Réaction de panique et de mépris, en particulier pour les  trois millions d’électeurs qui ont voté extrême-gauche en 2002. Car enfin, pourquoi Jospin a-il fait un si mauvais score ? la réponse, elle est dans la privatisation des Télécom, l’acceptation de la  décision du Conseil européen de Barcelone en 2002 de repousser de 5 ans l’âge de la retraite, l’abandon des salariés de Renault-Vilvoorde… ? ? ?

La direction du PS est incapable d’en tirer les leçons. Les mêmes causes produisant les mêmes effets...

LIBAN : ECHEC ISRAELO-AMERICAIN

4000 morts, un million de déplacés, un pays en ruine, où les ponts, les usines, les aéroports et centrales électriques sont détruits, les côtes polluées, des mines partout. Cependant, la population (sunnites, chrétiens, communistes…) s’est solidarisée avec la résistance chiite. Au bout de 33 jours, l’armée coloniale d’Israël, soutenue par les USA, a dû se replier. C’est l’échec. L’ONU prétend aujourd’hui garantir la paix  avec ses casques bleus. Quelle hypocrisie ! La résolution 1701 ne condamne pas l’agression, les crimes de guerre et ne réclame même pas le remboursement des destructions. Elle permet à Israël de poursuivre des opérations militaires « défensives ». Dans ces conditions, les troupes de la Finul auront inévitablement pour rôle de désarmer la résistance libanaise. Un engrenage que nous refusons.

par LCR-section de VERNON
publié dans : Section de VERNON

Vendredi 2 juin 2006

 Bulletin de la LCR de Vernon et sa région, distribué à la SNECMA

 juin 2006.

 

 

 

 

SOGERMA/EADS: ZERO LICENCIEMENTS !

Le 12 mai, le PDG d’EADS Forgeard annonce que le site de Mérignac est fermé et que les 1 050 emplois sont supprimés. Le 23 mai, Villepin annonce qu’il désapprouve les mesures annoncées et que 300 emplois seront « sauvés ». Le 24 mai, Lagardère, actionnaire démissionnaire - il a déjà vendu la moitié de ses actions -, annonce qu’il est prêt à « sauver » 200 emplois de plus en échange de marchés donnés par l’État. Forgeard n’est pas formellement revenu sur sa décision de fermer le site et de l’abandonner mais, en quelques jours, la situation a connu une évolution sensible. Comment l’expliquer ? Trois jours après l’annonce, les salariés ont envahi les pistes de l’aéroport de Mérignac et fait déguerpir les forces de répression en menaçant de brancher les réacteurs d’un Airbus dans leur direction !

 L’annonce des licenciements a aussi provoqué la colère de l’opinion publique, excédée qu’un groupe qui dégage des profits exceptionnels supprime d’un trait de plume 1 050 emplois et 5 000 emplois induits. Cela a aidé Villepin, censuré lors du CPE, carbonisé par l’affaire Clearstream, à se rappeler qu’après tout, avec 15 % des actions, l’État était le deuxième actionnaire du groupe EADS. « Sous la pression de la rue », note le journal Les Échos. En déclarant que la fermeture de la Sogerma est « inacceptable », Villepin a désavoué ses représentants au conseil d’administration d’EADS - notamment Louis Gallois, PDG de la SNCF - qui avaient « estimé que l’entreprise n’était pas viable ». Bien sûr, il n’ira guère plus loin et les salariés auraient bien tort de croire que son intervention peut les sortir d’affaire. Les pouvoirs publics accompagnent largement les fermetures d’entreprise et la logique destructrice du marché.

« L’État ne peut pas tout », avait déclaré Jospin en 1999 devant des millions de téléspectateurs, après l’annonce  par  Michelin de milliers de licenciements et de milliards de profits (Il a d’ailleurs dit la même chose pour les petits Lu et les Moulinex). L’État « pouvait » pourtant quelque chose : brader Aérospatiale au groupe Lagardère comme l’ont alors fait Jospin et Strauss-Kahn. Alors, s’il est vrai que les déclarations de Villepin sont des gesticulations, car il n’a évidemment aucune intention de s’opposer vraiment aux actionnaires d’EADS, cet épisode montre bien qu’un gouvernement aurait bien des moyens de pression sur les dirigeants d’entreprise et les actionnaires. L’intersyndicale Sogerma continue d’exiger que soient sauvés tous les emplois et juge difficile que, « dans les conditions actuelles, il puisse être envisagé un retour à une activité normale sur le site ».

C’est cette détermination qui est l’atout principal des salariés, comme elle fut il y a quelques temps celui du mouvement de la jeunesse. Ils ont refusé de s’incliner devant les oukases de Forgeard. Ils ont contesté les motifs de leur licenciement, en dénonçant - cabinet d’experts comptables à l’appui - « la manipulation financière qui consiste à trouver un alibi financier à la fermeture du site de Mérignac ». Sur les 238 millions d’euros de pertes qui servent de prétexte à la direction pour fermer le site, 25 millions seulement - 10 % de la totalité - sont imputables à l’activité de l’entreprise à Mérignac, et encore, ils sont le produit d’événements conjoncturels. Un exemple très partiel mais éclairant de ce que pourraient faire les salariés d’un véritable contrôle sur la comptabilité des entreprises. Les salariés de la Sogerma ont montré qu’il était possible d’entraver les projets - même s’ils sont encore loin du compte - d’un groupe comme EADS. Après 2 semaines de grève, ils ont déjà réussi à faire la preuve qu’en s’appuyant sur les salariés et sur l’opinion publique, on peut faire pression sur les pouvoirs publics et sur des actionnaires.




Merlin, l’Enchanteur ?


L’Aéronautique est en plein redéploiement. Les plans de charges sont remplis pour plusieurs années. Les résultats financiers gonflent les trésoreries. Au lieu d’être prioritairement destinés aux investissements industriels et humains, ils sont largement accaparés par les actionnaires.

Pour satisfaire encore mieux leurs attentes, l’ensemble des groupes industriels « restructure ». C’est ainsi que :

  • SAFRAN a démantelé le site Aircelle de Meudon, vendu par Messier-Bugatti d’Aubervilliers au groupe ZODIAC.
  • THALES supprime plusieurs centaines d’emplois sur le site d’Elancourt.
  • DASSAULT lamine son site d’Istres.
  • ALCATEL SPACE « restructure » son site de Nanterre.
  • EADS a mis en vente ses filiales REVIMA et SECA après avoir vendu son site EADS DS de Douarnenez. Aujourd’hui, c’est le tour de SOGERMA (EADS actionnaire majoritaire) qui annonce la fermeture du site de Bordeaux-Mérignac. Cela conduirait à la suppression de 1050 emplois directs et 5000 emplois induits (précaires divers, dont : sous-traitants, prestataires et également salariés des fournisseurs, …).

Parallèlement, tandis que son ex n°2 est au centre du scandale Clearstream,  la direction d’EADS déclare : « Les bénéfices soulignent, une fois de plus, le dynamisme de la croissance d’EADS. Le bénéfice par action devrait encore progresser au minimum de 11% et peut-être de 21% ».

C’est aussi simple que cela. Les patrons sont prêts à tout pour faire plus de profits.

Fermer un site, liquider un secteur industriel, virer des milliers de salariés et provoquer une aggravation brutale de la situation économique d’une région, ce n’est pas un problème pour eux.  Ce qui compte ce sont les profits !

Pour les dirigeants d’EADS, comme pour tous les dirigeants de l’Aéronautique, il faut prélever encore plus de la richesse produite par les travailleurs. C’est cette « logique » qui crée de toutes pièces les difficultés de sociétés comme la SOGERMA.

Chacun et chacune d’entre nous doit mesurer qu’il pourra vivre, dans les mois prochains, une situation comparable. A Snecma, on ne lésine pas sur les efforts de communication pour commencer à convaincre gentiment le personnel de prendre la direction de la porte, on « restructure » à qui mieux mieux tel ou tel service, dans la « concertation «  bien sûr. Alors, les salariés actionnaires finiront-ils par approuver la perte de leur  emploi  ?

Les gesticulations du gouvernement et de la « gauche libérale » n’y changent pas grand-chose. Et pourtant, la puissance publique ne manque pas de moyens. On en a la preuve à chaque fois qu’il faut jeter hors de son logement une famille qui ne peut pas payer, ou lorsqu’il s’agit d’évacuer un piquet de grève de travailleurs qui défendent leur emploi comme récemment chez Cinram à Gaillon, ou encore pour tenter de réduire au silence un militant anti-nucléaire qui met sur la place publique un rapport « secret défense » dévoilant la grande vulnérabilité des centrales. Mais il faut croire que cette capacité de violence ne concerne pas les possédants.

En attendant, le grand patronat ne perd pas un centime. Avant la fin prématurée d’Ariane 4, il s’était dit très fort que le gouvernement l’avait échangée avec Poutine contre l’achat d’Airbus (tiens !  EADS !). Depuis, A4 s’est bien arrêtée et le gouvernement  Poutine est bien parti pour lancer des Soyouz depuis Kourou. Un hasard sans doute. Maintenant, il se dit que la fermeture de la SOGERMA pourrait bien correspondre à un « deal » EADS/Merkel/Chirac comparable pour la création de la filiale « Merlin » EADS/SAFRAN.  C’est que pour ces capitalistes-là, la Société est toujours là pour cracher au bassinet. Initialement, il s’agissait de « la création de pôles de compétitivité » ; finalement quelques années plus tard, c’est la   « sauvegarde de l’emploi » … mais toujours avec l’argent des contribuables. C'est-à-dire très majoritairement des salariés.

Pendant des années, ces mêmes patrons ont reçu des subventions et des aides diverses de l’État ou des collectivités locales. Alors, s’ils ne maintiennent pas l’activité, qu’ils remboursent ! Ce serait la moindre des choses.Voilà entre autres ce qui fonde la LCR et Olivier Besancenot à défendre la nécessité de L’INTERDICTION DES LICENCIEMENTS

 Bulletin de la LCR de Vernon et sa région,  juin 2006.

 

par LCR-section de VERNON
publié dans : Section de VERNON

Dimanche 12 mars 2006

DECLARATION DE  LA SECTION LCR DE VERNON

Après l’intervention de la police chez SMURFIT dans un conflit du travail pour expulser un délégué syndical

 

Le 2 mars dernier, la police est intervenue chez SMURFIT dans un conflit du travail pour expulser un Délégué Syndical. Avec ses collègues en lutte contre la fermeture, celui-ci ne faisait qu’exercer son mandat, dans un climat de harcèlement, quand la force a été employée pour l’entraver. Il y a là matière à indignation, mais pas à surprise. Juste avant l’élection européenne, des policiers sont déjà intervenus pour empêcher des opposants au traité constitutionnel de distribuer un tract à proximité de la gare, alors que des partisans du « oui » distribuaient sans problèmes. Il y a quelques mois, des collégiens étaient arrêtés dans la cour de récréation suite à une querelle banale.Le fait que dans ces trois cas, les policiers aient eu un comportement correct, n’enlève rien à l’iniquité des ordres reçus.

 

Ces faits sont à mettre en rapport avec l’envoi systématique des forces de répression  contre les lycéens et les étudiants en lutte contre le CPE. Tous les indicateurs clignotent et les relations vont inévitablement s’envenimer entre oppresseurs et opprimés: d’un côté, ceux et celles qui endurent au quotidien la répression, la discrimination, des salaires bloqués, des promotions inexistantes (quand ils ont du travail) et de l’autre des individus qui gèrent leur carrière en défendant les intérêts de la bourgeoisie. Dans l’affaire Smurfit, ceux qui ont donné l’ordre d’intervention ont dû choisir entre le respect du chiffon de papier que représente pour eux le Droit du Travail, et le droit divin patronal à licencier, polluer, empoisonner (l’amiante). Leur choix a été vite fait.

Voilà pourquoi il est urgent que « ceux d’en bas » s’unissent pour imposer à une bourgeoisie dégénérée (et à ses défenseurs) une juste répartition des richesses. Alors que la loi instaurant la CPE vient d’être votée, il est clair qu’elle est rejetée aussi bien par l’opinion que par la jeunesse. Les premiers craquements perceptibles au sein de la majorité parlementaire sont la conséquence directe du million de manifestants le 7 mars. La LCR soutient le mouvement de la jeunesse et la grève générale des étudiants. Elle vous appelle à manifester nombreux le samedi 18 mars. Gagner le retrait du CPE, c’est possible 

La LCR de Vernon  (06 88 16 09 65 )

site départemental   http://bulletindestravailleurs.over-blog.com

par LCR-27
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AGENDA

Jeudi 15 mai 2008

Journée nationale de grève et de manifestations
dans la Fonction publique
 (Etat - hospitalière - territoriale)
contre les suppressions de postes
contre le démantèlement
des services publics
préparant la privatisation

à l'appel des fédérations syndicales


Dimanche 18  mai 2008  

 Manifestation nationale à Paris
13H30 à l'Opéra
contre les 11200 suppressions de postes
pour la défense du service public d'Education
menacé de démantèlement
A l'appel de la FSU
Des départs en cars sont organisés dans l'Eure
Voir le site du SNUipp-27 



Jeudi 22  mai 2008   

Journée nationale
de manifestations
et de grève
interprofessionnel
pour défendre les retraites
à l'appel de CGT-FSU-SOLIDAIRE


Samedi 24  mai 2008  
Journée de manifestations
départementales
pour défendre et développer
le service public d'Education
à l'appel de nombreuses associations
laïques, pédagogiques et des syndicats


 


  Vendredi  30 mai 2008

 Meeting international le 30 mai à Paris
à 20h salle de la Mutualité à Paris,

1968, MAI, 2008....

avec Olivier Besancenot, Myriam Martin,
 Francisco Louça, Flavia d’Angeli...



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