Bulletin d'entreprise M-REAL
INTERDICTION DES LICENCIEMENTS!
!
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DES EMBAUCHES À LA PRODUCTION
!
Un responsable de service et un
ingénieur ont démissionné. Il
semblerait qu’ils ne soient pas remplacés, malgré la surcharge de travail que cela représente pour ceux qui restent. Par contre
plus
l’effectif diminue, plus il y a
de RH : c’est vrai que pour faire un
PSE il faut du monde… surtout pour arranger
les affaires des amis : en
effet, si le PSE a gâché la vie de beaucoup de travailleurs, certains dans l’encadrement
ont tiré les marrons du feu par
de superbes augmentations de salaire !
Ce n’est pas admissible, et la direction devra rendre des comptes sur ce point là aussi.
Décidemment, les vrais « personnels
sensibles », c’est de ce côté-là qu’il faut les chercher !
RACKET À LA POMPE
Avec un baril à 100 dollars, le
prix du litre d'essence, de gazole ou
de fioul pourrait augmenter de 3 à 4 centimes
à la mi-janvier par rapport à
la moyenne de décembre. En plus de
l’augmentation au 1er janvier de 4% du gaz, c’est un nouveau coup contre le pouvoir d’achat, au moment même où l’inflation atteint son plus haut
niveau depuis trois
ans.
Cette flambée du prix du
pétrole, qui a doublé en un an, s’explique en réalité par la spéculation boursière effrénée. Et ce sont les grands trusts pétroliers
qui
ramassent le jackpot : ainsi le
groupe Total a réalisé sur les neuf
premiers mois de 2007 plus d’un milliard d’euros de bénéfice par mois !
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Sous couvert d’une prétendue « Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences », ils ont commencé par distiller en fourbes la liste des
postes »sensibles », que la direction s’engageait à gérer « humainement », on peut lui faire confiance… La CGT a refusé de signer l’accord, elle a eu raison. Dark Vador lui, n’a pu s’empêcher de
se mettre au service de l’Empire, comme d’habitude… Maintenant, avec la liste des « personnels sensibles », on sait que c’est la
moitié des postes qui est menacée. Souvenonsnous quand même des belles paroles des dirigeants finlandais après le plan (anti-)social de 2006 : ils nous avaient pourtant dit que c’était fini,
qu’il n’y aurait plus de licenciements sur Alizay ! Une fois de plus des mensonges, relayés par la direction du site qui ne pense qu’à se protéger.
Il faudra donc se battre pour sauver nos emplois. Mais surtout pas de divisions pas la peine de se dire qu’on n’est pas jeune, qu’on a moins de
45 ans, qu’on n’a pas de contraintes médicales ou autres pour espérer passer au travers : tout le monde sera touché d’une façon ou d’une autre. Et contrairement à ce que la direction veut nous
faire croire, il n’y a pas plus de côté pâte que de côté papier, car depuis toujours, l’usine n’est viable que comme site intégré.
Alors, non seulement il faut sauver nos emplois, mais s’ils veulent nous virer, ceux qui nous ont à tous et à toutes souhaité un joyeux Noël
par une annonce fracassante le 20
décembre doivent le payer cher !
LA PÂTE DOIT VIVRE !
M-real voudrait broyer l’usine de l’usine de pâte, et nous avec. Ce n’est en effet pas pour rien qu’ils ont construit en Uruguay une usine
géante, au mépris de l’environnement, qui mobilise encore contre elle des milliers de riverains… mais qu’importe la transformation de dizaines de milliers d’hectares de monoculture d’eucalyptus
en désert vert gorgé de produits chimiques, qu’importe l’empoisonnement du fleuve Uruguay par les rejets de l’usine, qu’importe la facture énergétique du transport par bateau jusqu’en France, le
fait est là, la pâte qui arrive à Rouen est moins chère, et pour eux, nos vies valent nettement moins que leurs profits. Il n’y a aucune raison d’accepter leur logique.
Car nos besoins à nous, et ceux de nos enfants et de nos familles, sont autres : avoir, au plus près des lieux de consommation, des emplois stable de qualité et bien rémunérés.
La direction va maintenant appuyer sur toutes les manettes de la division pour qu’à la MAP on ne bouge surtout pas avec la pâte. Mais chacun
voit bien que les investissements, par exemple à la nouvelle coupeuse, se font en rognant le plus possible sur le personnel ! Ils ont encore peur de notre force collective, sachons en jouer.
Quelque soit notre secteur, seules des réactions massives nous permettrons de nous faire respecter ; c’est bien ce qui s’est passé en 2006 !
Nous n’avons pas à faire à une quelconque PME, mais à une multinationale qui n’aime pas que l’on touche à son image, par exemple qu’on dise
qu’elle a touché des fonds publics et des exemptions d’impôts qui ne lui ont servi qu’à licencier... Soyons persuadés que notre nombre, si nous sommes déterminés, peut encore nous permettre de
faire du bruit et du mal.
Bulletin M-real 01/2008
Ce tract t’a plu, pense aux autres équipes !
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