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Vendredi 18 avril 2008

Appel pour le service public...

 

Le service public est notre richesse, mobilisons-nous !


150 000 jeunes qui sortent chaque année sans diplôme du système scolaire, une crise du logement sans précédent depuis les années 1950, des inégalités qui se creusent de façon dramatique, des enjeux environnementaux colossaux, le défi démographique, l’innovation et la croissance à la traîne… Dans un tel contexte, chercher à accroître l’efficacité de l’action publique, c’est mieux mettre en œuvre les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité.

Cela exige que la satisfaction des besoins essentiels soit reconnue comme un droit fondamental. Cela implique le choix d’une société solidaire, la maîtrise des biens communs et l’activité efficace de Services publics indispensables au développement économique, social et culturel. Face à la montée des inégalités, ils sont garants de l’exercice effectif des droits. L’intérêt général a besoin de personnels dont la qualification soit reconnue, présents sur tout le territoire et non de salariés interchangeables et corvéables à merci ; de solidarité et non de concurrence ; de stabilité et non de précarité ; de sens des responsabilités et non de docilité ; d’indépendance et non de soumission aux intérêts particuliers. Toutes choses que le statut des fonctionnaires, mis en œuvre depuis la Libération, a contribué à réaliser.

Mais ce n’est pas du tout ce à quoi nous assistons actuellement : de fusion en restructuration, d’externalisation en privatisation et de flexibilité en précarité, une vaste opération de destruction des fondements du Service public et de la Fonction publique s’accélère sous nos yeux. La « Révision générale des politiques publiques » (RGPP) est le plus récent développement de cette campagne dirigée par le gouvernement, encouragée par le patronat et menée par des cabinets privés. Elle s’attaque frontalement à l’ensemble de la Fonction publique d’État, Territoriale et Hospitalière. Comme déjà dans d’autres secteurs (Poste, EDF, télécommunications, transports…), cela signifie la détérioration organisée des services rendus au public, ouvrant la voie à la privatisation des activités les plus profitables, à la disparition de nombreuses autres.

Contrairement à ce qu’il prétend, le Président de la République n’a reçu aucun mandat pour remettre en cause ces acquis essentiels. Avec son gouvernement, il considère l’action publique comme une dépense, jamais comme une source de richesse. Creusant les déficits par sa politique fiscale, il veut réduire au maximum les dépenses d’intérêt général dans les secteurs de la famille, du logement, de la santé, de la solidarité, de l’emploi formation. Il refuse de répondre par des créations d’emploi à la situation critique de l’hôpital public. Il programme de nouvelles coupes claires dans les effectifs de fonctionnaires de l’Etat (160 000 suppressions en quatre ans). Il décharge l’État de nombreuses missions en les renvoyant vers les collectivités territoriales sans pour autant leur donner les moyens de développer de vrais services publics locaux et démocratiques, programmant le corsetage de l’emploi public territorial.

Comme l’a clairement résumé le Premier ministre le 10 octobre 2007 « La réforme de l’État supposera que chacun d’entre nous accepte qu’il y ait moins de services, moins de personnel, moins d’État sur son territoire. »

Nous ne l’acceptons pas !

Aux cotés des usagers, agents, élus, qui se battent quotidiennement pour le maintien et l’amélioration de services publics de proximité :

Nous sommes partisans d’une modernisation de la Fonction publique en réponse à l’évolution marchande, inégalitaire et destructrice de la société.

Nous voulons une véritable démocratisation de la décision, du contrôle et de l’évaluation associant citoyens et agents.

Nous voulons une réforme fiscale assurant un financement équitable et pérenne des missions de service public.

Nous réaffirmons que le statut des fonctionnaires est là pour garantir à tous les usagers la défense d’un intérêt général qui ne se réduit pas à la somme des intérêts particuliers.

Nous lançons un appel à une vaste mobilisation citoyenne pour mettre un terme à cette politique destructrice. Organisons un débat démocratique, sans a priori, sur les besoins en services publics, sur les rôles respectifs de l’Etat et des collectivités locales et la place des agents publics.

Contre la RGPP, rassemblons-nous autour des valeurs de solidarité, de justice et d’efficacité économique et sociale de tous les services publics.

Pour tout contact : contact@service-public-notre-richesse.fr

Pour signer la pétition : http://service-public-notre-richesse.fr/


Premiers signataires :

* Jean-Claude AMARA (Droits devant), * Gérard ASCHIERI (Secrétaire général de la FSU), * Françoise AUDOUZE (Directrice de recherches au CNRS), * Pierre BAUBY (CELSIG), * Claude BERNARD (président de l’UNRPA), * Robert CASTEL (Directeur d’études à l’EHESS), * André CHASSAIGNE (Président de l’Association Nationale des Elus Communistes et Républicains, député), * Pierre CONCIALDI (Economiste à l’IRES), * Annick COUPE (Porte-parole de l’Union syndicale Solidaires), * Didier DAENINCKX (Ecrivain), * Georges DEBREGEAS (Sauvons La Recherche), * Bernard DEFAIX (Président de la Convergence nationale des Services Publics), * Jean-Paul DEMOULE (Ancien président de l’Institut National de Recherche en Archéologie Préventive), * Monique DENTAL (Fondatrice du Collectif de Pratiques et de Réflexions Féministes Ruptures), * Bernard DEROSIER (Président du Conseil superieur de la fonction publique territoriale, député), * Marie-Madeleine DIEULANGARD (Membre du CES), * Denis DUBIEN (Directeur Territorial), * Jean-Pierre DUBOIS (Président de la Ligue des Droits de l’Homme), * Jean-Michel DUCOMPTE (Président de la Ligue de l’Enseignement), * Pierre DUHARCOURT (Membre du CES), * Jean-Baptiste EYRAUD (Porte-parole de la Fédération Droit au Logement), * Alain FAUCONNIER (Président d’honneur de la Coordination de défense des hôpitaux et maternités de proximité, maire), * Nathalie FERRE (présidente du Gisti), * Jacques FOURNIER (Conseiller d’État honoraire), * Jean GADREY (Economiste), * Didier GELOT (Fondation COPERNIC), * Jean-Pierre GIACOMO (Président de la Confédération Nationale du Logement (CNL)), * Pascale GONOD (Professeure des Universités), * André GRIMALDI (Professeur de médecine, chef du service de diabétologie CHU Pitié Salpétrière), * Gilles GUGLIELMI (Professeur des Universités Droit Public), * Faride HAMANA (Président FCPE), * Jean-Marie HARRIBEY (Co-président d’ATTAC), * Liêm HOANG-NGOC (économiste), * Yves JEAN (Universitaire), * Samy JOSHUA (Universitaire Didactique des sciences), * Jean LABROUSSE (Ancien Directeur de la Météorologie Nationale), * André LAIGNEL (Maire d’Issoudun, Secrétaire Général de l’ Association des Maires de France), * Anicet LE PORS (Ancien ministre de la Fonction publique et des Réformes administratives), * Anne LE STRAT (Fondation COPERNIC), * Florian LECOULTRE (Président de l’Union Nationale Lycéenne), * Olivier LECOUR-GRANDMAISON (Universitaire), * Christian LEHMANN (Médecin généraliste, écrivain), * Jean MAGNIADAS (Syndicaliste, économiste), * Jacques MARSAUD (Administrateur Territorial), * Roger MARTELLI (Fondation COPERNIC), * Mohamed MECHMACHE (Président d’AC Le Feu), * Philippe MEIRIEU (Universitaire sciences de l’éducation), * Catherine MILLS (Universitaire économiste), * Bertrand MONTHUBERT (Sauvons La Recherche), * Alix NICOLET (Présidente de la FIDL), * Alain OBADIA (Membre du CES), * Michel PARTAGE (Président de l’association EAU), * Patrick PELLOUX (Président AMHUF), * Jean-Marie PERNOT (Chercheur IRES), * Emmanuelle PERREUX (Présidente du Syndicat de la Magistrature), * Jean Baptiste PREVOST (Président de l’UNEF), * Hubert PREVOT (Ancien Commissaire au Plan), * Nicole QUESTIAUX (Ancienne ministre de la Solidarité nationale), * Jack RALITE (Ancien ministre de la Santé - Etats généraux de la Culture), * Yves SALESSE (Fondation COPERNIC), * Alain SCHNAPP (Ancien directeur de l’Institut National de l’Histoire de l’Art), * Henri STERDYNIAK (Economiste), * Fodé SYLLA (Membre du CES), * Danielle TARTAKOWSKY (Universitaire historienne), * Bernard THIBAULT (Secrétaire général de la CGT), * Aurélie TROUVE (Co-présidente d’ATTAC), * Pierre VOLOVITCH (Chercheur en économie de l’assurance maladie)

par LCR 27
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Vendredi 18 avril 2008

Associations et syndicats s'unissent pour défendre le service public
   
   PARIS, 15 avr 2008 (AFP) - Plusieurs associations et syndicats ont lancé  mardi un appel à une mobilisation "citoyenne" pour "donner un sens au service  public" menacé selon eux par une "vaste opération de destruction".
   "Cet appel est un instrument de mobilisation, pas seulement syndicale mais  citoyenne, pour que les Français puissent débattre et s'exprimer sur le  service public", a déclaré Gérard Aschieri, responsable de la FSU, lors d'une  conférence de presse, réunissant les organisateurs de l'opération:
CGT-fonction publique, Solidaires, Attac, AC Le Feu, Fondation Copernic, etc.
   "De fusion en restructuration, d'externalisation en privatisation et de  flexibilité en précarité, une vaste opération de destruction des fondements du  service public et de la fonction publique s'accélère sous nos yeux", affirme  le collectif dans une pétition "le service public est notre richesse" mise en
ligne :
http://service-public-notre-richesse.fr


   La pétition a d'ores et déjà reçu la signature d'une soixantaine de  personnalités dont Bernard Thibault (CGT), Annick Coupé (Solidaires), Bernard  Derosier, président du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale,  Jean-Pierre Dubois (Ligue des droits de l'Homme) ou encore Patrick Pelloux
(Amhuf, urgentistes).
   "Le statut de la fonction publique s'appuie sur des principes républicains  solides qui sont aujourd'hui remis en cause. Cette offensive met à bas la  conception française du service public, il n'est pas possible de brader ce  patrimoine", estime l'ancien ministre de la Fonction publique Anicet Le Pors,  également signataire de la pétition.
   Le collectif dénonce notamment la Révision générale des politiques  publiques (RGPP) "préparé par de hauts fonctionnaires et des cabinets privés  qui déterminent de manière secrète les besoins, les doublons, les  restructurations", a expliqué M. Aschieri.
   "Nous disons oui à un débat sur les besoins du service public mais de façon  démocratique et publique", a-t-il ajouté.
   Ce vaste chantier du gouvernement lancé à l'été 2007 vise à moderniser la  fonction publique et à réduire les dépenses publiques en supprimant un poste  de fonctionnaire sur deux partant à la retraite.
   Jean-Baptiste Prévost, président de l'Unef, également associé à l'appel, a  condamné quant à lui "l'hypocrisie du gouvernement qui creuse le déficit  public par une politique fiscale injuste et dénonce le service public comme le  responsable de la situation dégradée du pays".
   "Nous voulons donner un sens au service public qui peut permettre de  résoudre les problèmes sociaux, éducatifs", a-t-il conclu.

par LCR 27
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Vendredi 18 avril 2008

Appel de la Coordination Lycéenne d’Ile de France du 14 avril

mardi 15 avril 2008

Nous, lycéens représentants de 36 lycées d’Ile de France, appelons l’ensemble des lycéens à amplifier la mobilisation contre la casse de l’Education. Nous nous battons contre les suppressions de postes dans l’Education Nationale, et contre la mise en place d’une éducation à deux vitesses. Nous refusons la division entre « lycées d’élite » (avec beaucoup de profs et d’options) et « lycées poubelles » (avec ce qui reste, c’est-à-dire presque rien !). Nous nous battons pour un même droit à l’éducation, dans tous les quartiers, dans toutes les régions.

Nous revendiquons :

- Rétablissement des 11 200 postes dans l’EN ; 25 élèves par classes dans les lycées généraux et dédoublement des classes en lycées pro.
- Maintien des BEP et des Bac Pro en 4 ans.
- Maintien de toutes les options.
- Non à l’éducation à deux vitesses, aucune application des mesures du rapport Pochard qui renforce les inégalités entre établissements avec un financement au mérite.
- Non à la destruction des services publics.
- Respect des droits des lycéens, notamment en matière de droit à l’expression et à l’organisation.

Le mouvement qui a commencé il y a plusieurs semaines prend de plus en plus d’ampleur. Le 10 avril, nous étions 40 000 à manifester à Paris, et 80 000 dans tout le pays.

Pour amplifier la mobilisation dans tous les lycées déjà mobilisés, nous devons réunir les lycéens en Assemblées Générales. Cela permet de discuter du mouvement, des revendications et de décider ensemble des moyens d’action. Cela permet aussi d’entrainer plus de lycéens dans la mobilisation.

Pour mettre le gouvernement sous pression et étendre le mouvement, la grève est le seul moyen. Par les débrayages et les blocages, nous devons stopper les cours, nous réunir et nous mobiliser. Débrayages et blocages ne sont pas des fins en soi, ils doivent être un moyen pour être plus nombreux en AG ou en manifestation. Les manifs sont fondamentales, car elles permettent de populariser le mouvement et de montrer notre force.

Le temps dégagé par les blocages et les débrayages doit nous servir pour étendre le mouvement, pour aller populariser la grève sur les autres lycées du quartier et pour structurer le mouvement localement.

Le gouvernement et les administrations des lycées cherchent à stopper le mouvement par tous les moyens possibles. Partout, la police joue la carte de la provocation pour arrêter les leaders locaux. Dans les lycées, les administrations utilisent aussi la répression pour faire taire les lycéens (appels aux parents, exclusions temporaires ou définitives). Nous condamnons toutes les formes de répression contre le mouvement. Notre lutte est légitime, on ne nous fera pas taire !

Face à la politique du gouvernement qui s’attaque à nos droits, nous devons répliquer par un mouvement de toute l’Education Nationale, lycéens, enseignants, personnels et parents d’élèves. Cette politique s’attaque aux profs et aux lycéens, mais aussi à l’ensemble des jeunes et des salariés. Ce mouvement doit être le premier pas d’un mouvement d’ensemble de tous les jeunes et les salariés qui seul pourra stopper cette politique.

Nous appelons à un rassemblement devant le rectorat de Paris, mercredi 16 avril à 15h30.

Nous appelons à une coordination nationale le samedi 19 avril à Paris, pour réunir les lycéens mobilisés du plus de villes possibles, et nous fixer des perspectives communes.
Nous appelons dès maintenant à une journée de grève et de manifestation nationale le mardi 6 mai.

par LCR 27
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Vendredi 18 avril 2008

Appel à la mobilisation pour une politique éducative ambitieuse

Le budget 2008 qui sera appliqué à la prochaine rentrée est contesté par les élèves, les parents d'élèves, les personnels, les étudiants, les associations éducatives complémentaires de l'enseignement public et tous les partenaires de l'École. Les mobilisations vont croissantes et portent l'exigence de moyens pour la réussite et la démocratisation du système éducatif.

Les 11 200 suppressions de postes entraîneront des classes surchargées, rendant impossible le suivi individuel des élèves. Dans le second degré cela va conduire à des disparitions de formations et d'options et la fin de dispositifs pédagogiques et de soutien innovants.

Conjuguée aux retraits de moyens, la mise en place précipitée, sans réflexion préalable et sans concertation suffisante, du bac pro 3 ans dans les LP, suscite des inquiétudes légitimes quant à la prise en charge des élèves en enseignement professionnel en particulier ceux qui sont en difficulté.

Dans le premier degré les projets de programmes traduisent une vision passéiste et rétrograde de l'École, ainsi qu'un recul pédagogique et didactique. Ils remettent en cause les cycles et s'accompagnent d'une apparente volonté d'externaliser l'aide aux élèves en difficulté en rejetant la responsabilité de l'échec scolaire sur les familles.

Ce budget de rigueur et les suppressions de postes concernent tous les secteurs comme l'Éducation nationale mais aussi l'Enseignement Agricole Public et tous les personnels, se traduisant par une aggravation des conditions de travail et un fonctionnement plus difficile pour notre système scolaire.

Les annonces budgétaires pour les prochaines années confirment que cette politique de régression en lien avec la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques) pourrait s'installer dans la durée.

La transformation de l'École implique une toute autre dynamique pour le système éducatif et pour les métiers de l'éducation.

 

Pour obtenir des budgets ambitieux qui permettent une transformation de l'École,

Pour mettre en œuvre une autre politique éducative mettant la réussite de tous les élèves au centre de ses préoccupations,

Les organisations signataires appellent à poursuivre et amplifier les mobilisations en cours :

en organisant localement, dès la rentrée des vacances de printemps, des rencontres entre parents, lycéens, personnels de l'éducation et responsables des associations éducatives complémentaires de l’enseignement public pour mieux les informer.

en développant dans la durée des actions s'opposant aux conséquences du désastreux budget 2008 :

par une journée nationale d'actions diversifiées le 15 Mai,

par l'organisation samedi 24 Mai d'une grande journée de mobilisations, de rencontres avec la population et de manifestations dans tous les départements.

Ceméa, Confédération Étudiante, CRAP-Cahiers pédagogiques, FCPE, Ferc-CGT, FIDL,

Les Francas, FSU, GFEN, ICEM-Pédagogie Freinet, Jeunesse au Plein Air,

Ligue de l'Enseignement, Sgen-CFDT, Sud Éducation, Sud Étudiant, Unef, UNL, Unsa Éducation

par LCR 27
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Vendredi 18 avril 2008

Les lycéens manifestent contre les suppressions de postes  (agence Reuters)

Des milliers de lycéens ont manifesté à Paris pour la septième fois en près d'un mois contre les suppressions de postes prévues cette année à l'Education nationale.

 

Le ministre de l'Education, Xavier Darcos, reste pourtant inflexible et juge que les problèmes du lycée n'ont rien à voir avec le nombre d'enseignants. Dans un entretien à paraître vendredi dans le quotidien France Soir, il dit vouloir réformer le lycée pour qu'il développe "l'autonomie intellectuelle" et qu'il se recentre sur les enseignements principaux.

 

De nouvelles manifestations lycéennes sont prévues mardi prochain.

Selon la préfecture de police, 13.000 personnes ont manifesté jeudi à Paris. L'Union nationale lycéenne (UNL) a compté 40.000 manifestants et la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL) entre 40.000 et 50.000.

Trente-sept personnes ont été interpellées par la police, a précisé la préfecture.

"Tant qu'on a pas de réponse sur la question des moyens, on continuera à appeler à la mobilisation", a déclaré à Reuters Florian Lecoultre, président de l'UNL, à l'issue de la manifestation.

"On appelle tous les lycéens de province à prendre le relais en participant à des manifestations mardi", a-t-il ajouté.

"DÉCALAGE"

Quelque 11.200 suppressions de postes sont prévues à la rentrée prochaine, dont environ 8.500 postes de professeurs. Les collèges et lycées devraient perdre à eux seuls plus de 8.800 postes.

Après une rencontre mercredi avec Xavier Darcos, l'UNL et la FIDL ont constaté une "ouverture" sur la réforme du lycée ou le baccalauréat professionnel mais aucun progrès sur les suppressions de postes.

"Le ministre campe sur ses positions", a déclaré jeudi le Syndicat national des enseignants du secondaire (Snes) dans un communiqué diffusé après un rendez-vous avec Xavier Darcos.

"C'est donc une fin de non-recevoir à toute demande de remise en cause des 12.000 suppressions de postes à la rentrée 2008", poursuit le Snes, qui "appelle à la poursuite des actions".

Xavier Darcos estime de son côté qu'"il y a un aspect rituel dans ces manifestations qui montrent que le système ne va pas bien, qu'il y a une souffrance qui ne sera pas réglée en ajoutant ou en supprimant des enseignants".

"Les lycéens ont le sentiment qu'entre leur vie de tous les jours et le lycée, il y a un décalage", déclare-t-il à France Soir.

"Le lycée d'aujourd'hui est une machine à donner des cours. Il faut qu'il devienne une machine à créer de l'autonomie intellectuelle", ajoute-t-il.

Le ministre de l'Education estime également que "le lycée français est sans aucun doute trop dispersé, avec un nombre d'options considérables, dont certaines coûtent extrêmement cher avec une utilité sociale limitée".

Jean-Baptiste Vey

par LCR 27
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AGENDA

Jeudi 15 mai 2008

Journée nationale de grève et de manifestations
dans la Fonction publique
 (Etat - hospitalière - territoriale)
contre les suppressions de postes
contre le démantèlement
des services publics
préparant la privatisation

à l'appel des fédérations syndicales


Dimanche 18  mai 2008  

 Manifestation nationale à Paris
13H30 à l'Opéra
contre les 11200 suppressions de postes
pour la défense du service public d'Education
menacé de démantèlement
A l'appel de la FSU
Des départs en cars sont organisés dans l'Eure
Voir le site du SNUipp-27 



Jeudi 22  mai 2008   

Journée nationale
de manifestations
et de grève
interprofessionnel
pour défendre les retraites
à l'appel de CGT-FSU-SOLIDAIRE


Samedi 24  mai 2008  
Journée de manifestations
départementales
pour défendre et développer
le service public d'Education
à l'appel de nombreuses associations
laïques, pédagogiques et des syndicats


 


  Vendredi  30 mai 2008

 Meeting international le 30 mai à Paris
à 20h salle de la Mutualité à Paris,

1968, MAI, 2008....

avec Olivier Besancenot, Myriam Martin,
 Francisco Louça, Flavia d’Angeli...



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