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Lundi 10 septembre 2007

 

 Journal des lycéen-ne-s des JCR / LCR de l’Eure - septembre 2007

Contre Sarkozy, l’ami des riches, préparer la riposte

des jeunes et des travailleurs

 
Depuis son élection, Sarkozy n’a pas ménagé sa peine pour servir les intérêts des riches et des puissants. Ceux-là mêmes qui lui ont offert cet été des vacances dans une villa aux Etats-Unis à 44 000 euros les 15 jours ; ceux-là mêmes qui lui offraient une croisière en yacht au large de Malte au lendemain de la présidentielle à 173 000 euros la semaine !
Prendre aux pauvres pour donner aux riches...
faujoursept07.jpgC’est que ses amis milliardaires ont de quoi lui être reconnaissants ! Pour les combler, Sarkozy ne lésine pas.
13 milliards d’euros, c’est le coût estimé de sa réforme fiscale adoptée cet été qui ne profitera qu’aux plus hauts revenus en baissant l’impôt des plus riches et en exonérant encore un peu plus les entreprises de leurs charges sociales.
Ovationné et chaleureusement remercié il y a quelques jours lors de l’université d’été du Medef, le syndicat des patrons, Sarkozy a promis d’aller plus loin encore : s’en prendre au droit de grève, casser le droit du travail, amputer encore plus les dépenses publiques...
Ce que Sarkozy donne à ceux qui ont déjà tout, il le prend dans les poches des plus pauvres. Rien, ou à peine, pour augmenter le SMIC ou les minima sociaux de ceux qui devront payer plus les dépenses de la rentrée scolaire, le transport, la visite chez le médecin... Rien pour les 7 millions de pauvres, 11% de la population, condamnés à survivre avec, au plus, 788 euros par mois. Rien pour les salaires de la grande majorité des travailleurs qui stagnent.
Une jeunesse sacrifiée

Ce sont aussi les services publics (l’éducation, la santé, la culture, les transports...) qui trinquent et, avec eux, les jeunes. 22 700 fonctionnaires ne seront pas remplacés l’an prochain.
 Dans les collèges et lycées, ce sont
11 200 postes d’enseignants, d’agents, de secrétaires... qui seront supprimés pour la rentrée 2008 (75 000 en moins ces 5 dernières années !). De quoi rendre plus difficiles encore les conditions d’études des lycéens. 
Pour les bacheliers qui ont rejoint les bancs de la fac, la loi sur l’autonomie des universités prépare une privatisation de l’enseignement supérieur, la mise en concurrence des universités, et la sélection des étudiants.

Et aux jeunes (et moins jeunes) travailleurs Sarkozy promet l’instauration d’un contrat de travail unique inspiré du CNE, le “grand frère” du CPE, au prétexte que les entreprises n’embauchent pas parce qu’elles ne peuvent pas licencier assez facilement !

S’organiser contre Sarkozy...
 
Les raisons de se mobiliser ne manquent pas. La jeu-nesse a, il y a peu de
 temps, montré qu’elle avait la force de faire reculer le gouvernement sur le CPE. C’est à une mobilisation plus large et plus puissante encore qu’il faut se préparer pour arrêter les mauvais coups de Sarkozy contre les jeunes et les travailleurs.

... et le système qu’il sert 
Mais il ne s’agit pas uniquement de nous battre pied à pied contre le gouvernement. Au delà, c’est le fonctionnement de toute la société qu’il faut remettre en cause afin de construire une société au service du plus grand nombre, débarrassée des injustices, de la misère, des inégalités. C’est le sens de l’appel d’Olivier Besancenot à la création d’un nouveau parti pour regrouper les forces de tous ceux et celles qui veulent en finir avec le capita-lisme. Rejoignez-nous !
Qui sommes-nous ?
 
Nous nous reconnaissons dans les combats et le programme de la Ligue Communiste Révolutionnaire et de son porte-parole Olivier Besancenot.
 
Nous nous battons pour un changement radical de la société, pour une société débarrassée de toute exploitation et aliénation, pour une société socialiste.
Nous sommes révolutionnaires parce que cette société ne peut naître que d’une rupture radicale avec l’ordre existant. Parce que nous n’avons rien à attendre d’un système générateur de millions de chômeurs, de précaires et de mal-logés dans les pays riches, et de centaines de millions d’affamés dans le sud, d’un système qui menace de détruire la planète elle-même.
Le capitalisme impose sa barbarie guerrière partout dans le monde, la démocratie parlementaire n’est qu’une coquille vide sans le moindre contrôle direct de la population, une réelle égalité homme-femme reste encore à gagner et la planète ressemble de plus en plus à une déchetterie industrielle.
 
Sarkozy et son gouvernement servent les plus riches. Les vieux partis de gauche comme le PS ou le PC ont depuis longtemps renoncé à changer la société.
Des milliers de travailleurs et de jeunes ressentent le besoin d’une force contestant jusqu’au bout l’ordre bourgeois. La LCR propose, dans les mois qui viennent, de jeter les bases d’un nouveau parti anticapitaliste pour que tous ceux et toutes celles qui veulent porter le projet d’une autre société débarrassée de l’oppression et de l’exploita-tion se regroupent et deviennent une force capable de changer le monde.
Rejoignez-nous !
 
Pour prendre contact avec nous :
 
TÉL : 06 30 45 93 36  
E-MAIL : lcr27@wanadoo.fr
LCR 27 http://lcr-27.over-blog.com/
LCRwww.lcr-rouge.org
 
Cet été pas de trêve dans la chasse aux sans papiers !  
Sarkozy l’a dit : il veut 25 000 reconduites à la frontière cette année. Comme certaines préfectures étaient en retard sur leurs quotas, le sinistre ministre Hortefeux a fait des remontrances aux préfets. La chasse s’est donc accélérée pendant l’été pourri : mises en centre de rétention (y compris des nourrissons et jeunes enfants), des enfants qui se retrouvent séparés de leurs parents, le jeune Ivan qui veut s’enfuir par la fenêtre lors de l’irruption de la police dans son appartement et qui se fracasse 4 étages plus bas. Toujours des situations dramatiques et des pratiques inadmissibles et indignes. A Evreux, le nouveau préfet aura sans doute les félicitations de son ministre et du président :
- HOUHANES  (école du Clos au Duc) a été expulsé avec son petit frère et sa mère vers l’Arménie.
- EMILIAN, 20 ans (en CAP serrurerie au lycée Augustin Hébert) a été arrêté, mis en centre de rétention et expulsé en catimini.
- MERCY, jeune femme nigériane, enceinte de 6 mois d’un bébé de père français mise en rétention, envoyée deux fois à Roissy pour expulsion a été finalement libérée grâce à sa résistance et à la solidarité militante.
Dans nos classes, soyons vigilants. Si l’un(e) de nos camarades risque une expulsion ne restons pas passifs ! Mobilisons nous, informons les élèves, les profs et les parents pour faire en sorte que sa chaise ne devienne pas une chaise vide.

L’école gratuite : t’as vu jouer ça où ?
 
La loi dit que l’école publique doit être gratuite mais la rentrée coûte cher. L’allocation de rentrée scolaire (272,57 euros versés à 2,8 millions de foyers modestes) ne couvre qu’en partie les dépenses des familles. Les prix des fournitures ont augmenté et le caddie de rentrée devient de plus en plus lourd pour les budgets. Non seulement ça creuse encore les inégalités mais ça permet aux grands groupes commerciaux de faire des profits plus grands encore. Hypocritement, Darcos, le ministre de l’Education, leur a demandé de modérer les hausses de prix des fournitures scolaires. Ils viennent d’accepter... au moment où tous les achats ont déjà été effectués !
Pour une école réellement gratuite tout le matériel devrait être fourni par les établissements scolaires. Cela passe par une augmentation du budget de l’éducation. Faute de quoi l’école sera toujours plus difficile d’accès pour les enfants des plus pauvres.  

 Après Sarkozy et son Karcher, Mothron et son Malodore
Faujour-09-07.jpgGeorges Mothron, maire UMP d’Argenteuil veut bien de la pauvreté mais pas des pauvres. C’est ainsi qu’il a fait acheter au début de l’été un produit, le « Malodore », un produit nauséabond à pulvériser destiné à éloigner les SDF du centre-ville. Devant le refus des agents municipaux d’utiliser le produit, le maire a fait cadeau de son stock à un centre commercial qui l’a testé. Devant le scandale suscité, l’entreprise Firchim qui commercialise le produit s’est engagée à le retirer de la vente. Reste à se débarrasser des politiciens qui empestent le mépris des plus pauvres.

 « 4 mois, 3 semaines, 2 jours » échappe à la censure
 
Le film de Cristian Mungiu « 4 mois, 3 semaines, 2 jours », qui relate l’avortement clandestin d’une étudiante dans la Roumanie de Ceausescu, a obtenu la Palme d’Or à Cannes, ainsi que le Prix de l’Éducation nationale.
Mais dans le gouvernement Sarkozy/Fillon, le lobby anti-avortement a les coudées franches. Sous la pression de ce lobby, le ministre de l’Éducation, Xavier Darcos, voulait empêcher la diffusion du DVD pédagogique dans les collèges et les lycées.
Face à la mobilisation des enseignants, de la société des réalisateurs de films, de la ligue des droits de l’homme, et du Planning familial, Darcos a dû reculer. Reste que, quand un ministre de l’Education se met à cautionner ceux qui combattent l’avortement, quand il s’apprête à censurer des œuvres cinématographiques, la vigilance est de mise.
Oui à l’information sur la contraception et l’avortement dans le cadre scolaire, non à la censure des œuvres !
par LCR-27
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Jeudi 5 avril 2007

 

Journal des lycéen-ne-s des JCR / LCR de l’Eure

- Avril 2007-

Olivier BESANCENOT,

candidat pour une autre société

 

A

 en croire les principaux candidats à l’élection présidentielle et les commentateurs politiques, les élections présidentielles et législatives, qui dominent l’actualité depuis des semaines et des mois, seraient cruciales. S’il fallait les croire, ce n’est rien moins que l’avenir de la société qui se jouerait !

Pourtant, aucun des « grands » candidats ne promet de régler les problèmes que nous vivons. Aucun ne promet d’en finir avec le chômage, la pauvreté, la précarité qui touchent de plus en plus de jeunes et de salariés. Aucun ne compte sérieusement résoudre la crise écologique.

Et pour cause : il faudrait pour cela ne pas hésiter à utiliser les richesses produites par le travail des salariés pour satisfaire les besoins sociaux plutôt que d’enrichir une minorité privilégiée. Il faudrait s’en prendre aux intérêts des groupes industriels et financiers qui dominent toute la vie économique.

Pour certains, l’enjeu de ces élections serait tout au plus d’instaurer un ordre un peu plus juste… pour mieux faire accepter l’injustice d’une société toujours plus inégalitaire.

Mais comment accepter que plus de 7 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté et que 700 000 personnes aient dû recourir aux soupes populaires pour passer l’hiver alors que jamais il n’y a eu autant de richesses dans le pays et que les grandes entreprises ont engrangé des profits records de 100 milliards d’euros pour la seule année 2006 ? Comment accepter que 5 millions de salariés soient réduits au chômage alors que ceux qui travaillent sont pressurés pour travailler toujours plus et toujours plus vite ?

A droite, Sarkozy promet du fric pour ceux d’en haut et des flics pour ceux d’en bas. Il promet de cogner encore plus durement sur les exclus du système

A gauche, Royal, la candidate du PS, ne s’engage même pas à remettre en cause les lois votées par la droite, tandis que Bayrou, vieux politicien et ancien ministre de droite, qui prétend être au centre, espère profiter du discrédit des uns et des autres alors même que son parti, l’UDF, a toujours géré le pouvoir avec l’UMP. De son côté, le milliardaire Le Pen, nostalgique du régime de Vichy et de la colonisation française, distille son racisme et ses idées réactionnaires prises dans les poubelles de l’Histoire.

Nous en avons assez des alternances sans changement si ce n’est pour le pire. Nous sommes la première génération à savoir que nous allons vivre moins bien que nos parents… sauf si les choses changent radicalement ! Et elles peuvent changer !

Nous ne sommes pas condamnés à la précarité, au chômage, à voir l’ensemble de la société reculer. A condition de construire une autre société qui fasse passer les intérêts du plus grand nombre avant ceux d’une minorité à qui tout profite aujourd’hui. A condition de s’organiser et de se battre car, comme le disait un slogan du mouvement contre le CPE, « nous n’aurons que ce que nous saurons prendre ».

Le 22 avril, en votant pour Olivier Besancenot, un jeune salarié, ceux d’entre-nous qui ont le droit de vote et l’âge de voter, pourront dire que nous en avons assez d’une société qui tourne à l’envers, assez des discriminations, qu’il faut une véritable répartition des richesses pour en finir avec la pauvreté, qu’il faut imposer l’interdiction des licenciements, la répartition du travail entre tous pour en finir avec le chômage.

Le 22 avril, en votant Olivier Besancenot, nous voterons pour exprimer non seulement notre révolte contre une société et un monde de plus en plus barbares et violents mais aussi pour affirmer notre volonté, notre détermination et notre espoir de changer, tous ensemble, radicalement la société.

MEETING AVEC OLIVIER BESANCENOT

JEUDI 12 AVRIL, 20H -ROUEN, PARC EXPO

Bientôt l’élection présidentielle...

PARISOT, Laurence

  Elle ne se présente pas, pas besoin, elle est déjà présidente du MEDEF, l’organisation patronale. Ses propositions sont reprises dans les programmes des quatre principaux candidats. Car ce sont bien les patrons et les actionnaires qui tirent les ficelles. A tel point qu’on a parfois du mal à distinguer le programme du candidat !

ROYAL,

 

Ségolène

 

 

 

Soi-disant de gauche, elle dit s’opposer à Sarkozy mais lui court après. Son programme pour la jeunesse : la Marseillaise et l’encadrement militaire pour les jeunes délinquants.

 

BAYROU,

 

François

 

 

 

Il se présente comme une alternative au jeu politique traditionnel mais il a été régulièrement au gouvernement où il a toujours défendu une politique de droite.

 

SARKOZY,

 

Nicolas

 

Ministre de l’Economie, il a servi les plus riches, ministre de l’Intérieur, il a matraqué les jeunes et les pauvres. Démagogue et populiste, il cherche les voix de l’extrême-droite

LE PEN,

 

Jean-Marie

 

Milliardaire d’extrême-droite, nostalgique du régime de Vichy, il défend une politique violemment raciste. C’est le pire ennemi des jeunes et des travailleurs.

 

 


Notre drapeau, c’est l’internationalisme !

Après Sarkozy qui propose de créer un « ministère de l’immigration et de l’identité nationale », après Bayrou qui veut en finir avec le droit du sol dans les DOM-TOM, voici Royal qui donne dans la surenchère nationaliste en proposant que chaque Français ait un drapeau tricolore chez lui pour l’accrocher à sa fenêtre le 14 juillet… C’en est à tel point que Le Pen se félicite que ses idées chauvines soient reprises par ses adversaires !

Le nationalisme est un poison pour le monde du travail et la jeunesse, car il sert à opposer Français et immigrés qui ont les mêmes intérêts face aux possédants, il justifie la chasse aux sans-papiers, nourrit racisme et discriminations qui sont le quotidien des immigrés en France.

Les capitaux n’ont pas de frontières et nous avons toutes les raisons de nous sentir plus proches des peuples du monde entier que des capitalistes français. Notre projet, c’est d’abolir toutes les frontières et tous les barbelés, d’unir les travailleurs de tous les pays pour mettre fin à l’exploitation et à l’oppression.


Solidarité avec Augusto Da Silva et ses enfants !

Augusto Da Silva, originaire de Guinée-Bissau où il était député socialiste, a fui son pays en 2003 suite à un coup-d’état militaire avec ses 4 enfants car il y était en danger de mort. 3 de ses enfants sont scolarisés à Évreux. Le quatrième est un jeune adulte paraplégique.

Menacé d’expulsion, la mobilisation  à Évreux pour exiger sa régularisation ne faiblit pas. Plusieurs manifestations de lycéens de Modeste Leroy et de collégiens de Politzer (où sont scolarisés deux de ses enfants) ont eu lieu ainsi qu’une manifestation et des rassemblements devant la préfecture, à l’initiative des collectifs de défense des sans-papiers. Au collège Politzer, 80 % des profs étaient en grève le jeudi 29 mars. Les collégiens, eux, ont refusés d’aller en classe.

Le préfet refuse toujours d’annuler l’avis de reconduite à la frontière et même de recevoir une délégation. La mobilisation se poursuit donc. Une pétition en ligne à l’initiative du Collectif de l'Eure Wei-Ying et Ming peut être signé à l’adresse suivante :

www.educationsansfrontieres.org/?article4715


Sarkozy à l’assaut des maternelles !

Des flics à la sortie des écoles, des matraques, des jets de lacrymos sur des parents d’élèves et des bambins choqués, une directrice d’école placée en garde à vue pour avoir osé intervenir et avoir « tapé sur une voiture de police »… c’est la méthode Sarkozy pour piéger un grand-père sans-papiers venu récupérer ses petits-enfants à l’école de la rue Rampal dans le 19e à Paris. Mais c’est sans compter sur la solidarité, la résistance des enseignants et des parents d’élèves qui se sont interposés.

Contre la traque des sans-papiers, partout en France, la solidarité se met en place, des rassemblements, des manifestations sont organisées pour s’opposer aux rafles et exiger le droit, pour les parents et enfants sans-papiers, de vivre en paix.

Tous les sans-papiers doivent être régularisés !

Plusieurs départs collectifs de l’Eure sont prévus pour se rendre au meeting à Rouen. A Louviers : rendez-vous 19h15, place du champ de ville. A ÉVREUX, 18h30 place Dupont de l’Eure. Pour les autres villes, nous écrire.

 

Pour rejoindre la LCR, ou participer à la campagne d’Olivier Besancenot, recevoir des tracts ou des affiches, n’hésitez-pas à prendre contact avec nous :

 TÉL : 06 30 45 93 36  

 

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par LCR-27
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Mercredi 21 mars 2007
Succès du Concert-meeting des JCR à Paris le dimanche 18 mars 2007 en soutien à la campagne d'Olivier Besancenot.
Revue de presse:
 
Trotski et Mike Brant
Par LANÇON Philippe
 
 mercredi 21 mars 2007
 
Dans cette campagne, comme toujours, les jeunes ont droit à l'inquiétude des autres. Penser à eux n'est peut-être qu'une nouvelle manière de s'en éloigner. L'avenir a vieilli. Il les mord. On les apprivoise, on les plaint. Le dentier saute et ne sera plus remboursé. L'électeur moyen a 51 ans.
Allons voir les jeunes là où ça bouge, dimanche, au meeting des Jeunesses communistes révolutionnaires (JCR). C'est la fin d'après-midi. Les filles de Nanterre et d'ailleurs sont si belles qu'elles n'ont même pas besoin du regard des autres. Un octet de taureaux basques, Skunk, assourdit l'alentour. Guitare, batterie, cuivres et tee-shirts noirs : volts et révolte. La piste de danse se remplit un peu. Le bassiste prend le micro : «Z'êtes un peu feignants, quand même. Je vous vois pas beaucoup bouger. Je m'inquiète un peu pour la Révolution, moi !» On rit. Ici, les enfants trotskistes oublient rarement l'humour à l'entrée. Beaucoup ont une petite lueur dans l'oeil. La révolution est un rêve distancié. Si Ségolène Royal est au second tour face à Nicolas Sarkozy, dit l'un d'eux, «Je voterai Ségo. Entre le danger et l'ignare, je préfère l'ignare.» Ses amis ne sont pas tous d'accord.
La fête a lieu au Cabaret sauvage, dans le parc de la Villette, à Paris. Il y a entre 800 et 1 000 personnes. Elles vont, viennent, fument et parlent. Angela Davis est imprimée sur les tee-shirts. Les discours servent d'entracte entre les sets musicaux. Ils sont brefs, d'une colère amusée. Des ouvriers de Peugeot, grévistes à Aulnay, réclament 300 euros d'augmentation : «Ici, on parle en net !» Ils sont arabes, chinois. L'un d'eux invite La Fontaine : «Y a pas que nous ! Y a toute la France qui a attrapé cette maladie de la peste des salaires.» Des groupes n'ont pas pu venir. «Leurs maisons de disque ont fait pression, explique un organisateur au micro. Elles ne veulent pas qu'ils soutiennent un révolutionnaire, favorable au téléchargement libre.» C'est d'Olivier Besancenot qu'il s'agit. Le voilà, au débotté, entre rap et rap. Son tee-shirt, noir, rappelle Clichy-sous-Bois. Slogan : «La police nous protège, mais qui nous protège de la police ?» Il a un geste d'époque et de maintien : main gauche dans la poche du jeans, tantôt devant, tantôt derrière. Sa voix, un peu cassée, est fondue dans le plomb de la campagne.
Il attaque : «Y a eu un thé dansant organisé à côté, au Zénith, par l'UMP avec Faudel...» A la même heure, des milliers de jeunes adulent Sarkozy à 100 mètres. Beaucoup sont venus en car. Besancenot sourit : «J'espère qu'il a bien réfléchi, Faudel. Nous, on a Ministère des affaires populaires.» C'est un formidable groupe de Roubaix. Chéchia, casquette américaine, casquette plate, couscous et casque d'or, beat et violon : l'énergie du rap et la mélancolie du raï dans le fouetté du bal musette. La tradition, ça s'invente. L'un des deux chanteurs dit en riant : «Ma mère m'a dit le jour où t'es célèbre, mon fils, mets le costume de Mike Brant ! Je suis là, célèbre...» Il enfile une longue veste brillante. «Pour toi, maman, voilà, je suis Mike Brant !» Et rien qu'une alarme dans les yeux.


http://www.liberation.fr/actualite/politiques/242329.FR.php
par JCR-LCR-27
publié dans : JCR de l'EURE

Samedi 17 mars 2007

Journal des lycéen-ne-s des JCR / LCR de l’Eure

- Mars 2007-  

Avec Olivier Besancenot, imposer un avenir pour la jeunesse et toute la société!

L

a jeunesse, subit, comme l’ensemble du monde du travail et souvent plus encore, la loi du fric qui domine la société et son cortège d’injustices :  

 

l dans l’éducation, les jeunes sont victimes du tri social avec le développement de l’apprentissage “junior” au collège, sont entassés dans les classes des lycées ou les amphis à la fac. Exclus du RMI, réservé aux plus de 25 ans, des dizaines de milliers de lycéens et la moitié des étudiants sont obligés de travailler pour financer leurs études.

l dans les entreprises, les jeunes sont payés en moyenne 40 % de moins que les autres salariés, avec un contrat précaire dans 70 % des cas.

l dans les quartiers, ce sont toujours les tracasseries policières, les contrôles au faciès, et la discrimination à l’embauche. Comment choisir son avenir dans ces conditions ?

Il y a ceux qui nous disent qu’il faudrait accepter les règles du jeu, chercher à s’en sortir seul, en écrasant les autres, en espérant garder la tête hors de l’eau dans un système qui ne profite qu’à une infime minorité de privilégiés.

Nous ne sommes pas de ceux-là. D’autres choix de société sont possibles. Il est possible d’offrir un avenir à la jeunesse, comme à toute la société, de construire un monde où on ne sera pas obligé de perdre sa vie à la gagner, où chacun pourra se cultiver, participer aux prises de décision, un monde où personne ne sera persécuté en raison de ses origines. C’est le sens des mesures d’urgence qu’Olivier Besancenot porte dans ces élections.

Pour le droit à l’autonomie

l une allocation d’autonomie pour tous les jeunes, pour étudier, se former et rechercher un premier emploi sans avoir à subir les petits boulots.

l l’accès à un logement indépendant : les logements en foyers, en cité-U manquent ou sont à des prix exorbitants. Il faut engager une politique de construction et de rénovation et abolir les cautions.

l l’accès à la culture et aux transports gratuits.

l le droit de vote dès 16 ans : la société nous considère assez matures pour être exploités ou aller en prison mais pas assez pour voter !

Pour une éducation publique,  gratuite et de qualité

l un budget à la hauteur des besoins, création de tous les postes d’enseignants et d’agents nécessaires.

l l’abrogation des “réformes” libérales : loi Fillon, LMD...

Contre la précarité, un emploi stable

l abrogation de tous les contrats précaires : le CPE a été retiré mais il en existe beaucoup d’autres !

l le SMIC à 1 500 € net et tout de suite !

Contre la répression et le racisme

l amnistie et annulation des poursuites pour tous les jeunes réprimés lors des mouvements sociaux.

l arrêt du harcèlement policier dans les quartiers.

l arrêt des expulsions des sans-papiers, régularisation pour tous, ouverture des frontières et liberté de circulation et d’installation.

Pour les candidats des grands partis, de Sarkozy à Royal en passant par Bayrou, il n’est pas question de changer la politique menée depuis des décennies en faveur des possédants. Ils promettent tous de baisser encore plus les impôts des plus riches, de maintenir les dépenses militaires et refusent d’augmenter les salaires et les revenus des plus pauvres. Pas question pour eux de s’en prendre aux 12,6 milliards de profits de Total ou aux 100 milliards de bénéfices des entreprises cotées au CAC 40.

Régler la question du chômage, de la pauvreté, de l’exclusion, implique de s’en prendre à la logique même de ce système, d’imposer une autre répartition des richesses et le contrôle par tous du fonctionnement de toute la société. L’argent existe pour satisfaire l’ensemble des besoins sociaux.

 

Voter Olivier Besancenot le 22 avril prochain pour ceux d’entre-nous qui ont le droit de vote, permettra d’affirmer ces exigences. Mais, au-delà, c’est par nos luttes, en lien avec tous les salariés, que nous les imposerons.


EPR : relance du nucléaire, non merci !

Le samedi 17 mars des manifestations sont organisées à Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg et Toulouse pour dire non à l’implantation d’un réacteur de nouvelle génération (EPR, European Pressurized Reactor) à Flamanville dans la Manche à l’appel de centaines d’associations et partis politiques.

Alors qu’on ne sait toujours pas quoi faire des déchets radioactifs, dont certains ont une durée de vie de plusieurs millions d’années, voilà qu’on va relancer le nucléaire en France, malgré l’opposition d’une large majorité de la population.

Il y a quelques mois, des simulacres de débats ont été organisés à différents endroits du pays, par souci de “transparence” et de “démocratie”. Mais le président de la Commission nationale du débat public lui-même regrettait que « la décision soit prise avant même l’ouverture des débats » !

Rien d’étonnant à cela puisque le projet EPR ne répond à aucun besoin énergétique, la France exportant déjà l’électricité produite par 10 réacteurs (sur les 58 implantés en France).

En fait, l’EPR, c’est surtout 3,3 milliards d’euros de cadeaux pour AREVA, SIEMENS, et leurs actionnaires. Autant d’argent qui n’ira pas au développement des énergies renouvelables. Il y a pourtant urgence !

Une fois de plus, la loi du profit pour quelques grands groupes passe avant la préservation de l’environnement et de la population.

Le monde ne tourne pas rond

La revue scientifique américaine Science a publié une étude qui montre l’étendue des risques que l’arme nucléaire fait peser sur l’humanité. Malgré la fin de la guerre froide, les armes nucléaires n’ont pas disparu, loin de là. En réalité, les risques de guerre nucléaire se sont multipliés au rythme où la terre se transforme en poudrière, où la maîtrise

de la bombe nucléaire se répand dans de nouveaux pays et où l’on construit de « petites » armes nucléaires, dites « tactiques ». Or, même une « mini » guerre nucléaire, limitée à une région du monde, propulserait de 1 à 5 millions de tonnes de particules carbonées dans l'atmosphère, ce qui provoquerait un hiver nucléaire d’une dizaine d’années ! La survie même de l’human