ACTUALITE

Lisez ROUGE, hebdo de la LCR
 
  Dernier Rouge

C'est dans la rue qu'ça se passe!
chanson pour la Grève générale de la compagnie
Jolie Môme


(Cliquer sur la flèche du centre)

Salutations révolutionnaires
par M.A.P. Ministère des Affaires Populaires


Recherche

ACCUEIL

Bulletin des Travailleurs -GSK Evreux - juin 2008: GSK veut supprimer 350 emplois en R&D. 


Je voudrais sans la nommer

chanson sur la Révolution permanente de Georges Moustaki


Salutations révolutionnaires -par MAP  Ministère des Affaires Populaires 

Autres chansons  




Pour prendre contact et rejoindre les Comités NPA de l'Eure, venir aux réunions  écrire à
NPA-27@hotmail.fr
Le point sur les Comités d'initiative pour le NPA dans l'Eure.

Conférence de presse du Comité NPA d'Evreux : la Dépêche.

Une date à retenir :

Vendredi 10 octobre, 20H
grande salle du ZENITH à Evreux

Meeting avec Olivier Besancenot

Organisé par les Comités NPA de l’Eure et la LCR-27 



Samedi 18 novembre 2006

Dans les luttes, comme dans les urnes, défendre les intérêts des travailleurs!

BULLETIN ÉDITÉ PAR LA SECTION LCR DE BERNAY – NOVEMbre 2006 – N° 91

L

a campagne pour l’élection présidentielle de 2007 accapare les états-majors politiques et les médias alors que les débats qui opposent les différents prétendants laissent indifférente la grande majorité de la population. La droite se divise entre la continuité et la rupture, les chiraquiens et Sarkozy. Celui-ci multiplie les provocations pour s’attirer les faveurs des électeurs d’extrême-droite. Les trois prétendants du Parti socialiste débattent entre eux, bataille de petites phrases entre ceux qui disent vouloir battre la droite mais sont incapables de s’opposer aux patrons et aux gros actionnaires. Ce sont pourtant eux qui, par leur poids et leur influence sur l’économie du pays, dictent leur volonté au gouvernement.

Battre la droite, c’est battre sa politique

Oui, il faut battre la droite. Fidèle servante des intérêts patronaux, elle continue de démanteler les services publics. Après la privatisation de GDF, elle prépare celle de la Poste... Malgré son échec sur le CPE, elle envisage de poursuivre la remise en cause du contrat à durée indéterminée pour généraliser la précarité. Elle amplifie les inégalités sociales, laisse faire les licenciements et le chômage s’aggraver. Elle criminalise les classes populaires. Au lieu de répondre aux drames sociaux provoqués par le patronat, elle développe une politique répressive et sécuritaire. Sur ces questions essentielles les candidats socialistes n’ont, sur le fond, pas d’autre programme. Ils entendent appliquer « la stratégie de Lisbonne », la politique d’ouverture des services publics, énergies, transports, postes... à la concurrence décidée dans le cadre de l’Europe, en 2000, à l’époque où Jospin était Premier ministre. Eux aussi veulent ouvrir des discussions entre les partenaires sociaux pour mettre en place la flexi-sécurité et imposer aux salariés d’accepter plus de précarité, de flexibilité en échange de quelques garanties illusoires.

Ne pas refaire l’union de la gauche

Pour battre cette politique de droite, on ne peut accorder aucune confiance au Parti socialiste qui depuis 25 ans, en alternance avec la droite, a participé à sa mise en oeuvre. C’est, aussi, pourquoi nous ne sommes pas d’accord avec Marie-George Buffet qui prétend réunifier toute la gauche sur une politique antilibérale. Il n’est pas possible de porter les aspirations et les exigences du Non au référendum du 29 mai sur la constitution européenne, le non à la concurrence capita-liste, et de ménager la possibilité d’alliance avec le PS pour aller, une nouvelle fois, comme en 1997, dans un nouveau gouvernement de gauche plurielle qui ne rompra pas avec la politique libérale.

Porte-voix des classes populaires

C’est pourquoi la LCR a décidé de commencer sa propre campagne autour de son porte-parole, Olivier Besancenot. Nous souhaitions que se réalise une candidature unitaire des anticapitalistes et des anti-libéraux, mais cela ne peut se faire qu’à condition de définir une politique indépendante de celle du Parti socialiste, refusant tout accord parlementaire ou gouvernemental avec sa direction. Cela n’a pas été possible. Nous le regrettons mais nous pensons aussi qu’il est indispensable que dans ces élections, les exigences du monde du travail soient défendues : pas de salaires inférieurs à 1500 euros net, 300 euros net pour tous, défense et élargissement des services publics, retour au 37,5 annuités, interdiction des licenciements, un revenu et un travail pour chacun. Cela veut dire prendre sur les profits et imposer aux grands groupes industriels et financiers le contrôle des travailleurs. Ces exigences nous les défendrons dans les mobilisations comme dans les élections, aujourd’hui et demain quel que soit le gouvernement qui sortira des urnes.

Pour prendre contact avec la Fédération de l’Eure de la LCR

 NOM : ……………  PRENOM : ………………..…...........................................

ADRESSE :  ……….………..……...……………..…..............................

TELEPHONE : ……………EMAIL : ….................

A retourner à : LCR, 43, rue St-Jean - 27400 Louviers

E-mail : lcr27@wanadoo.fr 

Site web : http://lcr-27.over-blog.com


Montreuil-l’Argillé : grève historique et victorieuse à Zalkin

L'entreprise Zalkin à Montreuil-l'Argillé, n°1 mondial de la fabrication de la machine à embouteiller, a connu sa première grève. 70 % du personnel a débrayé, sans préavis, pendant une journée. Il a ainsi arraché des engagements formels de la direction : une participation mensuelle améliorée de l'entreprise à la mutuelle des salariés (+ 40 % d'ici juillet 2007), un échéancier détaillé pour les primes et compensations liées aux heures supplémentaires obligatoires  (le carnet de commandes est plein), une prime exceptionnelle de 150 euros bruts (payée sur 2 mois).

Le patron de cette usine rurale, à l'ambiance paternaliste, n'a jamais eu l'intention de partager spontanément les profits. C’était sans compter avec les travailleurs qui se sont rappelés à lui  et ont expérimenté avec succès l'adage « seule la lutte paie ! » Un exemple à suivre !


Serquigny : Arkema en lutte

Le 26 octobre dernier, les travailleurs du site de Serquigny étaient en grève à l’appel de leurs syndicats pour protester contre le projet de fermeture d’un atelier avec, à la clé, 37 suppressions de postes. La coupe est pleine. Il s’agit du cinquième plan en à peine 6 ans pour un total de 161 postes en moins. Les salariés paient ainsi le délestage par Total de sa filière chimie et la récente introduction en bourse d’Arkema. Alors, pas d’accord pour que ceux qui produisent les richesses se sacrifient pour engraisser les actionnaires !

Brionne : non à la fermeture de Georgia Pacific ! La direction de Georgia Pacific vient d’annoncer d’ici fin 2007 la fermeture du site de Brionne. 80 des 170 salariés seraient transférés vers le site d’Hondouville près de Louviers. Il y aurait une vingtaine de départs à la retraite. Rien pour les autres. Une fois de plus, un groupe qui dégage des profits et qui a bénéficié de subventions du Conseil régional, c’est-à-dire de l’argent public, décide de sinistrer une ville - l’usine est un des principaux employeurs de Brionne - et jeter sur le carreau ses salariés. La lutte doit s’engager pour sauver le site. C’est l’affaire de tous !


Avec les remerciements du  Medef !

« J’ai les félicitations du Medef par rapport aux efforts que nous faisons sur le plan économique », proclame le président du conseil général, sans que cela ne fasse de vagues au sein de la gauche plurielle. Effectivement, le patronat aurait mauvaise grâce de se plaindre de ce qu’il reçoit, comme ces 3 600 euros sur trois ans pour chaque « emploi créé », doublé par le conseil régional. Voilà qui explique sans doute pourquoi, en juin, M. Destans a fait voter par sa majorité une nouvelle taxe de 4 % sur les factures d’électricité, qui touche tous les foyers. « Quand on est de gauche, on ne fait pas ça », s’exclamait le PCF. Sauf que le président de la commission des finances est l’une des figures du PCF dans le département, maire de Gisors, et qu’il a contribué à instituer ce nouvel impôt indirect (ce que n’ont pas fait les deux autres élus PCF).


«Jurys populaires » de Royal :  contrôler, oui, mais vraiment !

En proposant des jurys citoyens pour surveiller les élus, Ségolène Royal a suggéré (pour ensuite aussitôt y renoncer) un gadget sans conséquence réelle pour le monde des politiciens, dont elle fait entièrement partie.  Pourtant, un contrôle réel des élus est une nécessité urgente pour le monde du travail. C’est une exigence démocratique élémentaire que la population puisse révoquer à tout moment un élu qui ment, trompe ou tout simplement ne répond pas à ses attentes. Par exemple, un président de la République élu lors d’un référendum anti-Le Pen qui utilise son mandat pour casser les retraites et les services publics, pour distribuer les cadeaux au patronat... 

La vraie démocratie implique la rétribution des élus au salaire moyen, le contrôle du gouvernement par une assemblée élue à la proportionnelle, la possibilité de référendums d’initiative populaire sur tous les sujets importants de la vie politique... Une démocratie qui ne s’arrête pas à la porte des entreprises mais qui impose le contrôle de la population sur la marche de l’économie et de l’Etat.

 


« Trève hivernale » :  un logement pour tous !

Du 1er novembre jusqu’au 15 mars les expulsions de locataires sont suspendues... sauf pour les familles les plus pauvres qui occupent illégalement un logement vide. De plus, en dehors de ces dates, les tribunaux ne se gênent pas pour expulser : en 2005, ils ont décidé plus de 100 000 expulsions de familles en location dans l’incapacité de payer leur loyer. 

Pourtant, il n’y a jamais eu autant de logements vides en France : plus de deux millions actuellement. Le minimum, ce serait d’appliquer la loi de réquisition des logements, et de construire des logements sociaux de qualité, pour ne laisser personne dans la rue !

Pour nous contacter ou recevoir

ce bulletin par mail : lcr27@wanadoo.fr

imprimerie spéciale LCR

par LCR- section de Bernay
publié dans : Sections de BERNAY et PONT-AUD

Jeudi 26 octobre 2006

Chirac et le dialogue social :

derrière les sourires, les mauvais coups!

BULLETIN ÉDITÉ PAR LA SECTION LCR DE BERNAY – octobre 2006 – N° 90

Il

 

 y a quelques jours, Chirac présentait devant le Conseil économique et social son projet de loi sur « la modernisation du dialogue social  ». Il prétend vouloir en finir avec ce qu’il appelle « la culture du conflit  » pour mieux faire accepter les réformes, c’est-à-dire la remise en cause des acquis et des droits des salariés. Quel boniment au moment où Peugeot vient d’annoncer 10 000 licenciements, Airbus un plan d’économies c’est-à-dire des milliers de licenciements dans les 4 ans à venir, où l’Etat lui-même prévoit dans son budget la liquidation de 15 000 postes de fonctionnaires...

A l’approche des élections, Chirac et Villepin, obsédés par l’idée de contrer Sarkozy, jouent les hommes de dialogue. Belle hypocrisie dont les travailleurs et les chômeurs ne seront pas dupes.

« Concilier l’inconciliable »

La présidente du Medef, Laurence Parisot, s’est félicitée de ce discours « novateur et fondateur  » de Chirac ! On la comprend, elle qui faisait sa rentrée politique en proclamant sa volonté de « concilier l’inconciliable  », c’est-à-dire de faire accepter par les salariés ou leurs syndicats de sacrifier leurs propres intérêts à ceux du patronat au nom de la défense de l’entreprise et du pays. Les conditions de travail et de vie ne cessent de se dégrader et ces privilégiés qui ne savent pas quoi faire de leur fric voudraient que les salariés, les jeunes, les chômeurs, les précaires acceptent de nouveaux reculs, plient devant de nouvelles attaques. Ce serait accepter une véritable régression sociale pour la grande majorité de la population.

 

Au service du Medef

Si Chirac et Villepin essayent de faire oublier le CPE et le CNE, la privatisation de GDF et tous leurs mauvais coups, leur politique, tout comme celle de Sarkozy, ne vise qu’à satisfaire les exigences du patronat. Pour eux, « il faut plus de contrat et moins de loi ». Moins de loi, c’est moins de droits. Plus de contrat, c’est plus de pouvoir pour les patrons, des entreprises «  libérées de contraintes inutiles  » selon les mots de Chirac. En clair, cela veut dire que l’Etat doit leur permettre d’avoir à leur disposition une main d’œuvre flexible et précaire. Engagé dans une folle course à la concurrence et au profit, le patronat n’a qu’une obsession, « diminuer les coûts  ». Il impose sa politique et ses objectifs au gouvernement qui est là pour les appliquer et les faire accepter par les classes populaires.

Le progrès, c’est la démocratie et les droits sociaux

Et c’est avec un cynisme sans borne que tout ce que cette société compte de privilégiés, petits et grands, répète inlassa-blement le discours officiel sur la modernisation et le progrès social qui passerait par le marché, la concurrence, la remise en cause des acquis des salariés. Loin de se plier à ce discours les travailleurs et leurs organisations doivent le dénoncer, le combattre tant par la propagande que par les luttes. Au lieu de cela, les dirigeants des grandes confédérations syndicales se sont réjouis des propos de Chirac. C’est tout l’opposé dont les travailleurs ont besoin. Face à un patronat qui impose ses volontés, il est nécessaire que nous nous donnions les moyens de faire pression, de faire réellement peur aux capitalistes, par les mobilisations et les luttes.

La société est malade de cette course effrénée à la rentabilité financière, inhumaine, qui broie les individus et les rejette. Le progrès a toujours été l’œuvre des classes populaires, de leurs luttes pour plus de droits, démocratiques et sociaux. Moins de droits, c’est la régression sociale. Il y a urgence à y mettre fin.


 

 

Pouvoir d’achat :  assez de blabla, augmentez les salaires !

Le ministre de l’Economie, Thierry Breton prétend, sans craindre le ridicule, que « l’inflation a tendance à baisser », et que le pouvoir d’achat des Français devrait augmenter de 2,4 % en 2006... Mais chacun sait ce qu’il en est réellement : le pouvoir d’achat des salariés est en chute libre. Alors que les salaires sont bloqués, les prix s’envolent : + 17 % sur un an pour les fruits et légumes, + 24 % pour les carburants sur les deux dernières années, + 5,4 % sur le gaz cette année, après trois hausses consécutives l’année dernière ! 

 

 

C’est la raison pour laquelle il se sent obligé de lancer des contre-feux pour tenter de parer le mécontentement croissant : chèque transport (facultatif et financé pour moitié par le contribuable), augmentation de la prime pour l’emploi (un dispositif par lequel l’Etat augmente les revenus des salariés les plus mal payés en dispensant les patrons d’augmenter les salaires), création d’une allocation étudiante de 300 euros... destinée à une toute petite minorité des étudiants... Ces mesurettes sont autant de mauvaises plaisanteries pour tous ceux qui subissent au quotidien une dégradation continue des conditions de travail et de vie pendant que les profits des actionnaires atteignent des records. Pour mettre fin à la spirale infernale de l’appauvrissement, il faut une augmentation des salaires de 300 euros pour tous et pas de revenu ou de salaire inférieur à un SMIC revalorisé à 1 500 euros net.

Les directions syndicales réclament des négociations salariales ; encore faut-il imposer un rapport de force. Cela passe par un vrai plan d’action, des journées de grève interprofessionnelles, comme celles des 10 mars et 4 octobre 2005 (qui ont rassemblé chacune plus d’un million de manifestants) mais pour cette fois-ci pousser les luttes jusqu’à satisfaction de nos revendications ! 

 


 

ISF : les riches toujours plus riches et plus nombreux

 

Après avoir progressé de 13,3 % en 2004, de 16,8 % en 2005, la somme des recettes de l’impôt sur la fortune (ISF) grimpe de 18,8 % en 2006. En 2002, 285 000 contribuables avaient déclaré l’impôt de solidarité sur la fortune. Ils étaient 400 000 en 2005 et devraient dépasser les 450 000 cette année, un record. 

Ceci expliquant cela, le nombre de smicards et de rmistes, lui aussi, ne cesse de monter. Il serait plus que temps de s’y mettre, tous ensemble, pour de vraies augmentations, 300 euros nets pour tous !


La Poste : précarité condamnée

La Poste du Tarn a été condamnée à verser 60 000 euros à une salariée et à requalifier en CDI les 574 contrats en CDD qu’elle avait accumulés en 19 ans. Cette situation scandaleuse n’est malheureusement pas un cas isolé : plusieurs dossiers semblables ont déjà débouché sur des condamnations. Ce qui n’empêche pas la direction de La Poste de limiter le nombre de CDD... pour recourir à l’intérim !

Assez de précarité, titularisation de tous les précaires et des embauches à la hauteur des besoins du service public ! 


 

Des profits sur le dos des chômeurs !

La casse de l’ANPE se poursuit grâce au plan Borloo. Le suivi et le placement de 46 000 chômeurs (100 000 sur les 2 ans à venir) viennent d’être confiés à 17 cabinets privés de recrutement. C'est ainsi que l'UNEDIC, financé par l'argent des contribuables, organise la concurrence entre l'ANPE et des agences privés dont les profits sont assurés dès la prise en charge du chômeur et de nouveau si ce dernier trouve un CDD de 6 mois. Coût moyen du suivi d’un chômeur : 3 500 euros (contre 650 euros lorsque c’est l’ANPE qui prend en charge). Et on nous bassine avec la compétitivité du privé !


Le couperet tombe pour les sans-papiers

Après avoir encouragé les demandes de régularisation, Sarkozy fait tomber le couperet : sur les 30 000 demandes déposées, seules 6924 conduiront à la régularisation de parents sans-papiers d’enfants scolarisés. Les 23 000 personnes restantes doivent être expulsées. Cette injustice criante appelle à la révolte pour la défense de la dignité humaine. Lutter contre l’immigration par des méthodes policières est non seulement inhumain, mais aussi absurde. Cela n’empêchera pas des centaines de milliers de travailleurs des pays pauvres de tenter, souvent au péril de leur vie, l’émigration en Europe, ne serait-ce que pour nourrir leur famille. Derrière la question de l’immigration se cache celle de la mondialisation capitaliste, et de la misère qu’elle répand.

Travailleurs français et immigrés, face à nos exploiteurs, nous sommes une seule et même classe ouvrière. Contre la division, une seule réponse, la solidarité internationale : des papiers pour tous ! 

Pour nous contacter ou recevoir

ce bulletin par mail : lcr27@wanadoo.fr

 

par LCR- section de Bernay
publié dans : Sections de BERNAY et PONT-AUD

Lundi 25 septembre 2006

Non à la privatisation de GDF !

Nos vies valent plus que leurs profits!

BULLETIN ÉDITÉ PAR LA SECTION LCR DE BERNAY – SEPTEMBRE 2006 – N°89

Le débat, à l’Assemblée nationale, sur la fusion de Gaz de France, entreprise encore majoritairement publique, avec Suez, entreprise privée devrait se terminer le 28 septembre pour un vote le 3 octobre. L’enjeu du débat est la privatisation totale de Gaz de France.

La gauche a déposé 137 000 amendements mais a, selon Debré, président de l’Assemblée, conclu un accord avec l’UMP pour accélérer le débat ! En contrepartie le gouvernement s’engagerait à ne pas utiliser le 49.3 qui permet d’adopter un texte sans vote... Les salariés de GDF et les usagers n’ont pas grand chose à attendre de ce côté-là... Se battre contre la privatisation de Gaz de France, c’est se battre contre la politique libérale soumise aux intérêts du patronat et des gros actionnaires. C’est cette politique que tous les gouvernements de droite et de gauche ont mise en oeuvre depuis 25 ans, qu’il faut mettre en échec.

La politique du passage en force

Villepin refuse de prendre acte du vote organisé par la CGT auprès du personnel de Gaz de France qui est un désaveu massif de son projet. 94 % contre ! Et ils ne sont pas seuls puisque 81 % des français se déclarent contre la privatisation (sondage BVA du 12 septembre). Pour justifier leur projet, gouvernement et patronat nous expliquent que la concurrence, c’est tout gain pour le consommateur. La concurrence ferait baisser les prix. Faux, mensonge. Depuis que le processus de privatisation est engagé, les prix n’ont cessé d’augmenter.

 En 2005, plus de 20 % ! Les bénéfices ont augmenté de 6 % et les dividendes versés aux actionnaires de 60 % ! La hausse des prix va continuer pour permettre de convaincre les actionnaires que la fusion est une bonne opération financière. Les intérêts des usagers comme ceux des travailleurs sont sacrifiés à ceux des détenteurs de capitaux. Et quand on nous dit qu’il faudrait préserver l’indépendance énergétique du pays, on se paye notre tête. La meilleure façon de préserver cette indépendance n’était-elle pas de maintenir un groupe public, GDF-EDF, d’en faire un véritable pôle énergétique indépendant, justement, des intérêts privés ? La réponse s’impose !

Défendre nos droits

La privatisation de Gaz de France n’a qu’un but : offrir les profits que dégage le groupe (1,75 milliards d’euros) aux actionnaires au détriment des salariés et des usagers. Elle résume et symbolise le fond de la politique gouvernementale, politi-que mise en oeuvre avec la bénédiction de Bruxelles et des gouverne-ments de l’Europe capitaliste. C’est bien à cette Europe que le 29 mai dernier, une majorité de la population a dit non en rejetant la politique libérale menée par la droite ou celle, social-libérale, que défend le Parti socialiste. C’est ensemble que droite et gauche, Chirac et Jospin, avaient décidé avec les autres gouvernements européens, à Lisbonne, d’ouvrir au marché et à la concurrence le secteur de l’énergie pour 2007.

En cette rentrée, le gouvernement et le patronat veulent reprendre l’offensive. Face à cela, il y a urgence à leur faire comprendre que, tous ensemble, salariés de GDF, travailleurs, usagers, nous ne les laisserons pas faire.


 Pour prendre contact avec la Fédération de l’Eure de la LCR

NOM : ……………………………..…...........….  PRENOM : ………………..……………...……............. ADRESSE :  ……….………..……...……………..…...........……...…………………….…………............

 TELEPHONE : …………………………..….  EMAIL : …....…………..……………….…........…............

 

A retourner à : LCR, 43, rue St-Jean - 27400 Louviers

 E-mail : lcr27@wanadoo.fr 

 

Site web : http://bulletindestravailleurs.over-blog.com


Deux poids, deux mesures

250 000 travailleurs ont reçu début septembre une demande de remboursement d’un « trop-perçu » de prime sur l’emploi pour cause de changement de situation : comprendre le chômage pour la moitié d’entre eux. Une double peine en quelque sorte. Face au scandale provoqué, le gouvernement a en partie reculé. En revanche, il n’exige aucun remboursement des patrons qui licencient après avoir empoché des subventions publiques.


Rentrée scolaire : un maître mot, suppression

26 000, c’est le nombre de postes d’enseignants supprimés depuis 2003, auxquels il faut ajouter les 30 000 postes de personnels d’encadrement (surveillants et aides éducateurs) évacués sur 3 ans de l’Éducation Nationale. Et ce n’est pas tout, la saignée continue, et de Robien « conscient des besoins des professeurs » annonce, pour le budget 2007, la suppression de 8 500 nouveaux postes d’enseignants !


Exonération sur le SMIC :  Villepin continue les cadeaux aux patrons

Plus de 24 milliards d’euros d’exonérations de cotisations patronales sont déjà prévues pour l’année 2006. Ce n’est pas encore assez pour Villepin qui annonce l’exonération complète de cotisations patronales sur le SMIC dans les entreprises de moins de 20 salariés. Non seulement ce nouveau cadeau fiscal aux patrons ne créera pas plus d’emploi que les autres (les exonérations ont été multipliées par 8 depuis 1993 et le chômage n’a cessé de monter), mais il incitera les patrons à bloquer le maximum de leurs salariés au niveau du SMIC !


Les vrais privilégiés

Au 1er semestre de l’année 2006, les bénéfices des entreprises du CAC 40 ont augmenté de 23 %, soit près de 50 milliards d’euros. C’est l’euphorie chez les actionnaires ! En 6 mois, les profits réalisés représentent l’équivalent de ceux de l’année 2004. En 2006, ils auront doublé par rapport à 2004 ! Ces superprofits ne tombent pas du ciel. Ils sont le résultat de l’exploitation des salariés, des bas salaires, des licenciements mais aussi de l’argent public qui est allé en exonérations de cotisations patronales pour un montant de 24 milliards d’euros. L’annonce de ces chiffres n’empêche pas la droite de partir en guerre contre les prétendus «  privilégiés » de la SNCF, de la RATP, d’EDF qui bénéficient de régimes spéciaux pour les retraites. Hypocrites !


Présidentielle : le PS veut empêcher Olivier Besancenot de se présenter !

Les militants de la LCR sillonnent actuellement le pays pour récolter les 500 parrainages d’élus nécessaires pour présenter Olivier Besancenot. 

Il y a trente ans, en 1976, la loi instituant l’obligation de 500 parrainages était adoptée. Elle avait clairement pour objectif d’éliminer de petites candidatures et donc de réduire le pluralisme politique. Cette loi avait été combattue à cette époque par le PS et le PC qui s’étaient engagés à l’abroger une fois parvenus au pouvoir. On connaît la suite...