Dans les luttes, comme dans les urnes, défendre les intérêts des travailleurs!
BULLETIN ÉDITÉ PAR LA SECTION LCR DE BERNAY – NOVEMbre 2006 – N° 91
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Battre la droite, c’est battre sa politique
Oui, il faut battre la droite. Fidèle servante des intérêts patronaux, elle continue de démanteler les services publics. Après la privatisation de GDF, elle prépare celle de la Poste... Malgré son échec sur le CPE, elle envisage de poursuivre la remise en cause du contrat à durée indéterminée pour généraliser la précarité. Elle amplifie les inégalités sociales, laisse faire les licenciements et le chômage s’aggraver. Elle criminalise les classes populaires. Au lieu de répondre aux drames sociaux provoqués par le patronat, elle développe une politique répressive et sécuritaire. Sur ces questions essentielles les candidats socialistes n’ont, sur le fond, pas d’autre programme. Ils entendent appliquer « la stratégie de Lisbonne », la politique d’ouverture des services publics, énergies, transports, postes... à la concurrence décidée dans le cadre de l’Europe, en 2000, à l’époque où Jospin était Premier ministre. Eux aussi veulent ouvrir des discussions entre les partenaires sociaux pour mettre en place la flexi-sécurité et imposer aux salariés d’accepter plus de précarité, de flexibilité en échange de quelques garanties illusoires.
Ne pas refaire l’union de la gauche
Pour battre cette politique de droite, on ne peut accorder aucune confiance au Parti socialiste qui depuis 25 ans, en alternance avec la droite, a participé à sa mise en oeuvre. C’est, aussi, pourquoi nous ne sommes pas d’accord avec Marie-George Buffet qui prétend réunifier toute la gauche sur une politique antilibérale. Il n’est pas possible de porter les aspirations et les exigences du Non au référendum du 29 mai sur la constitution européenne, le non à la concurrence capita-liste, et de ménager la possibilité d’alliance avec le PS pour aller, une nouvelle fois, comme en 1997, dans un nouveau gouvernement de gauche plurielle qui ne rompra pas avec la politique libérale.
Porte-voix des classes populaires
C’est pourquoi la LCR a décidé de commencer sa propre campagne autour de son porte-parole, Olivier Besancenot. Nous souhaitions que se réalise une candidature unitaire des anticapitalistes et des anti-libéraux, mais cela ne peut se faire qu’à condition de définir une politique indépendante de celle du Parti socialiste, refusant tout accord parlementaire ou gouvernemental avec sa direction. Cela n’a pas été possible. Nous le regrettons mais nous pensons aussi qu’il est indispensable que dans ces élections, les exigences du monde du travail soient défendues : pas de salaires inférieurs à 1500 euros net, 300 euros net pour tous, défense et élargissement des services publics, retour au 37,5 annuités, interdiction des licenciements, un revenu et un travail pour chacun. Cela veut dire prendre sur les profits et imposer aux grands groupes industriels et financiers le contrôle des travailleurs. Ces exigences nous les défendrons dans les mobilisations comme dans les élections, aujourd’hui et demain quel que soit le gouvernement qui sortira des urnes.
Po NOM : …………… PRENOM : ………………..…........................................... ADRESSE : ……….………..……...……………..….............................. A retourner à : LCR, 43, rue St-Jean - 27400 Louviers E-mail : lcr27@wanadoo.fr Site web : http://lcr-27.over-blog.com
Montreuil-l’Argillé : grève historique et victorieuse à Zalkin L'entreprise Zalkin à Montreuil-l'Argillé, n°1 mondial de la fabrication de la machine à embouteiller, a connu sa première grève. 70 % du personnel a débrayé, sans préavis, pendant une journée. Il a ainsi arraché des engagements formels de la direction : une participation mensuelle améliorée de l'entreprise à la mutuelle des salariés (+ 40 % d'ici juillet 2007), un échéancier détaillé pour les primes et compensations liées aux heures supplémentaires obligatoires (le carnet de commandes est plein), une prime exceptionnelle de 150 euros bruts (payée sur 2 mois). Le patron de cette usine rurale, à l'ambiance paternaliste, n'a jamais eu l'intention de partager spontanément les profits. C’était sans compter avec les travailleurs qui se sont rappelés à lui et ont expérimenté avec succès l'adage « seule la lutte paie ! » Un exemple à suivre ! Brionne : non à la fermeture de Georgia Pacific ! La direction de Georgia Pacific vient d’annoncer d’ici fin 2007 la fermeture du site de Brionne. 80 des 170 salariés seraient transférés vers le site d’Hondouville près de Louviers. Il y aurait une vingtaine de départs à la retraite. Rien pour les autres. Une fois de plus, un groupe qui dégage des profits et qui a bénéficié de subventions du Conseil régional, c’est-à-dire de l’argent public, décide de sinistrer une ville - l’usine est un des principaux employeurs de Brionne - et jeter sur le carreau ses salariés. La lutte doit s’engager pour sauver le site. C’est l’affaire de tous !
Avec les remerciements du Medef !
ur prendre contact avec la Fédération de l’Eure de la LCR

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Le 26 octobre dernier, les travailleurs du site de Serquigny étaient en grève à l’appel de leurs syndicats pour protester contre le projet de fermeture d’un atelier avec, à la clé, 37 suppressions de postes. La coupe est pleine. Il s’agit du cinquième plan en à peine 6 ans pour un total de 161 postes en moins. Les salariés paient ainsi le délestage par Total de sa filière chimie et la récente introduction en bourse d’Arkema. Alors, pas d’accord pour que ceux qui produisent les richesses se sacrifient pour engraisser les actionnaires !
« J’ai les félicitations du Medef par rapport aux efforts que nous faisons sur le plan économique », proclame le président du conseil général, sans que cela ne fasse de vagues au sein de la gauche plurielle. Effectivement, le patronat aurait mauvaise grâce de se plaindre de ce qu’il reçoit, comme ces 3 600 euros sur trois ans pour chaque « emploi créé », doublé par le conseil régional. Voilà qui explique sans doute pourquoi, en juin, M. Destans a fait voter par sa majorité une nouvelle taxe de 4 % sur les factures d’électricité, qui touche tous les foyers. « Quand on est de gauche, on ne fait pas ça », s’exclamait le PCF. Sauf que le président de la commission des finances est l’une des figures du PCF dans le département, maire de Gisors, et qu’il a contribué à instituer ce nouvel impôt indirect (ce que n’ont pas fait les deux autres élus PCF).
«Jurys populaires » de Royal : contrôler, oui, mais vraiment !
En proposant des jurys citoyens pour surveiller les élus, Ségolène Royal a suggéré (pour ensuite aussitôt y renoncer) un gadget sans conséquence réelle pour le monde des politiciens, dont elle fait entièrement partie. Pourtant, un contrôle réel des élus est une nécessité urgente pour le monde du travail. C’est une exigence démocratique élémentaire que la population puisse révoquer à tout moment un élu qui ment, trompe ou tout simplement ne répond pas à ses attentes. Par exemple, un président de la République élu lors d’un référendum anti-Le Pen qui utilise son mandat pour casser les retraites et les services publics, pour distribuer les cadeaux au patronat...
La vraie démocratie implique la rétribution des élus au salaire moyen, le contrôle du gouvernement par une assemblée élue à la proportionnelle, la possibilité de référendums d’initiative populaire sur tous les sujets importants de la vie politique... Une démocratie qui ne s’arrête pas à la porte des entreprises mais qui impose le contrôle de la population sur la marche de l’économie et de l’Etat.
« Trève hivernale » : un logement pour tous !
Du 1er novembre jusqu’au 15 mars les expulsions de locataires sont suspendues... sauf pour les familles les plus pauvres qui occupent illégalement un logement vide. De plus, en dehors de ces dates, les tribunaux ne se gênent pas pour expulser : en 2005, ils ont décidé plus de 100 000 expulsions de familles en location dans l’incapacité de payer leur loyer.
Pourtant, il n’y a jamais eu autant de logements vides en France : plus de deux millions actuellement. Le minimum, ce serait d’appliquer la loi de réquisition des logements, et de construire des logements sociaux de qualité, pour ne laisser personne dans la rue !
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Si Chirac et Villepin essayent de faire oublier le CPE et le CNE, la privatisation de GDF et tous leurs mauvais coups, leur politique, tout comme celle de Sarkozy, ne vise qu’à satisfaire les exigences du patronat. Pour eux, « il faut plus de contrat et moins de loi ». Moins de loi, c’est moins de droits. Plus de contrat, c’est plus de pouvoir pour les patrons, des entreprises « libérées de contraintes inutiles » selon les mots de Chirac. En clair, cela veut dire que l’Etat doit leur permettre d’avoir à leur disposition une main d’œuvre flexible et précaire. Engagé dans une folle course à la concurrence et au profit, le patronat n’a qu’une obsession, « diminuer les coûts ». Il impose sa politique et ses objectifs au gouvernement qui est là pour les appliquer et les faire accepter par les classes populaires.
Le ministre de l’Economie, Thierry Breton prétend, sans craindre le ridicule, que « l’inflation a tendance à baisser
Villepin refuse de prendre acte du vote organisé par la CGT auprès du personnel de Gaz de France qui est un désaveu massif de son projet. 94 % contre ! Et ils ne sont pas seuls puisque 81 % des français se déclarent contre la privatisation (sondage BVA du 12 septembre). 
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