Réaction à une déclaration de F.Martin sur son blog
Décidemment, Frank Martin n'est pas tranquille. Maintenant que nous avons été rejoints par Claude Desnoyers, élu de 82 à 88, et Bernadette Ormancey-Martin, élue de 95 à 2001, il se préoccupe de
préserver ce qui reste de son image d'homme de gauche. Il a donc recours aux vieilles ficelles en utilisant une fois de plus son père, qui n'en peut mais.
Je confirme que j'ai appelé Ernest Martin pour lui demander de figurer dans le comité de soutien à la liste "La gauche debout !". Mais si je l'ai fait, c'est que celui qui fut jusqu'en 1983 maire
adjoint de la municipalité autogestionnaire, aux côtés de nos camarades Gérard Martin et Philippe Dieu, avait prié l'un de ses proches, candidat sur notre liste, de "saluer tous les embres
de la "seule liste de gauche qu'il connaissait personnellement".
Ernest Martin m'a très bien accueilli, confirmant ses propos, mais m'a expliqué qu'il était dans une situation inconfortable vis à vis de son fils, ce qui se comprend très bien. Quoi que le père
ait vraiment rapporté au fils de cet entretien, l'utilisation de cette confidence ne grandit pas son auteur. Pour ce qui nous concerne, nous continuerons à continuer à chercher convaincre et à
réunir et à convaincre les vrais militants de gauche. . ...
Pierre Vandevoorde
06 88 16 08 65
Lu sur le blog de Frank Martin : "Balade avec mon père, le docteur Martin"
ou comment Frank Martin instrumentalise le passé politique
de son père pour légitimer sa politique sociale-libérale à Louviers.
Peu de gens imaginent la charge de travail d'un maire. En gros, on fait une première journée avec les rendez vous institutionnels : mairie, CASE,
conseil général, préfecture, de 9 à 18. Puis une seconde journée politique avec les réunions d'élus, de 18 à 22 h 30. Pas de week end : permanences, vie associative, évènements locaux
sont programmés le samedi et le dimanche.
J'aurai bien tort de m'en plaindre, car j'ai choisi la vie que je mène et j'en suis très heureux. Mais en campagne électorale, ce rythme intense devient frénétique et l'on oublie souvent que
l'essentiel, c'est aussi sa famille. Le jour de Noël, ce n'est pas assez.
Alors, hier, j'ai fait l'école buissonnière, volé 4 heures à la politique pour me promener avec mon père dans le berceau de la famille Martin : Fécamp, son port, ses
bateaux...
Une escapade bienheureuse avec Ernest, le docteur Martin, mon père. Un homme qui me comprend d'autant mieux qu'il m'a transmis le flambeau de l'action politique.
INCROYABLE MAIS VRAI
Et nous avons ri comme père et fils lorsqu'il m'a raconté l'incroyable : un coup de téléphone de Pierre Vandevoorde ( LCR ) lui demandant de soutenir la liste trotskyste de Gérard
Prévost !
Vraiment, la LCR a un problème de calendrier : un retard de plus d'un quart de siècle. Voilà qu'ils se réclamet aujourd'hui de la politique municipale inspirée par mon père
entre 77 et 83 !
Une politique que la LCR attaquait durement à l'époque, car "réformiste" , "petite-bourgeoise ", pas assez révolutionnaire" et trop "culturelle" ! Trente ans, c'est le temps qu'il
faut à un gauchiste pour commencer à comprendre.
La semaine dernière, dans la Dépêche, ils ont déclaré à mon endroit que les gènes de gauche n'étaient pas héréditaires ! En couvrant de louanges Ernest Martin, en prenant sur leur
liste un vénérable anarchiste de l'époque CAG, nos gauchistes veulent me mettre en contradiction avec mon père et récupérer politiquement son action et ceux qui l'ont suivi. Ce
sera peine perdue.
J'ai mis mes pas...
Qu'on le veuille ou non, j'ai mis mes pas dans les pas de mon père. Car son but et le mien restent le même, avec des moyens différents parce que l'époque est différente.
Le credo du père reste le credo du fils : par l'action municipale concrète, créer un environnement qui favorise l'épanouissement du potentiel humain de chaque individu. Cet
épanouissement de l'individu le transformera en citoyen actif. L'individu s'épanouit en citoyen en prenant en charge la société, en se montrant solidaire et responsable.
Il y a des nuances : mon père mettait l'accent sur le domaine de la petite enfance, je privilégie la prise de responsabilité par la démocratie participative ( commissions de
quartier...) Cela n'a rien à voir avec les dogmes gauchistes, la fondation d'un parti anticapitaliste d'avant-garde et autres fariboles léninistes, comme la dictature du
prolétariat et la révolution par la violence : ces mots de 1917 étaient déjà vieux en 1977.
Mon père a mené une politique municipale audacieuse et constructive à son époque. C'est bien de le découvrir , trente ans après. Mais pourquoi le copier sottement alors que le
monde a profondément changé ?
On n'est plus à l'époque du programme commun, de l'avant-Mitterrand, du Vietnam. Mes valeurs et mes principes n'ont pas changé, mais ma politique municipale est celle de la
gauche moderne, comme le fut celle d'Ernest Martin en son temps. On ne gère pas une mairie comme avant les lois de décentralisation et l'intercommunalité.
Pour l'anecdote : mon père a été maire entre 1965 et 1969. Une coalition partisane du PCF et de la droite de Rémy Montagne a mis fin prématurément à son premier mandat. Etre
attaqué par l'ultra gauche et par la droite est une tradition familiale... que j'assume joyeusement.
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