Sans-papiers : à Nanterre des arrestations en préfecture dénoncées
"Ils viennent tenter d'obtenir des services de la préfecture, la régularisation de leur situation. Et plusieurs ont été expulsés sans même passer en jugement", selon une trentaine d'élus de gauche des Hauts-de-Seine.
Une trentaine d'élus de gauche des Hauts-de-Seine et des associations ont dénoncé vendredi 28 mars les arrestations de sans-papiers en
préfecture de Nanterre, une pratique qui empêche "les intéressés de s'y rendre sans crainte et d'y exposer leur situation".
"Monsieur le Préfet, depuis le début du mois (de mars), des étrangers sans papiers se voient arrêtés en préfecture de Nanterre alors même qu'ils viennent tenter d'obtenir de vos services la
régularisation de leur situation. Plusieurs ont été expulsés sans même passer en jugement", dénoncent les maires, députés, sénateurs et autres élus.
Le texte est signé par quinze partis (PS, PCF, Verts, LCR) associations (RESF, Cimade Ile-de-France ...) ou syndicats (CGT, FSU, Solidaires ...) des Hauts-de-Seine.
" … ils apportaient des documents susceptibles d'assurer leur régularisation "
"Ces arrestations se sont souvent produites alors que les intéressés apportaient les promesses d'embauche et autres documents susceptibles, croyaient-ils, d'assurer leur régularisation", affirme
le texte adressé au préfet des Hauts-de-Seine Pierre de Bousquet de Florian.
Les signataires protestent "énergiquement contre ces pratiques" et demandent "solennellement" au préfet "d'y mettre fin".
"Sauf à considérer que toute personne en situation irrégulière a vocation à être expulsée, vous conviendrez qu'il n'est ni souhaitable ni réaliste de laisser les préfectures devenir des lieux
dangereux pour les sans-papiers et qu'il doit être au moins possible aux intéressés de s'y rendre sans crainte et d'y exposer leur situation", concluent-ils.
Selon la préfecture, les étrangers interpellés dans ses locaux s'étaient vus notifier un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière (APRF) ou une obligation de quitter le territoire français
(OQTF).
"Il s'agit de personnes qui viennent spontanément pour tenter un coup, alors qu'elles peuvent être arrêtées à tout moment", a-t-on ajouté.


200 manifestants devant le centre de rétention administratif de Oissel le samedi 19 janvier 2008 
PARIS, 19 jan 2008 (AFP) - Entre 2.900 personnes selon la police et 3.500 selon les organisateurs ont dénoncé
l’enfermement des sans-papiers lors d’une marche samedi jusqu’au centre de rétention de Paris-Vincennes, où de légers incidents se sont produits avec les forces de l’ordre. "Arrêt des rafles,
arrêt des expulsions, fermeture des centres de rétention", scandaient les manifestants, parmi lesquels de nombreux militants du Réseau Education sans frontières (RESF), des parents d’élèves de la
FCPE, des collectifs de sans-papiers et des membres de la Ligue des droits de l’Homme (LDH), de la CGT, la LCR, la CNT et LO. "Je ne sais pas quelles sont les préoccupations de M. Hortefeux
mais si un jour les manuels d’histoire consacrent quelques mots à son action, ce ne sera pas au chapitre des droits de l’Homme", a déclaré à l’AFP Richard Moyon, porte-parole de RESF, en tête du
cortège. A ses côtés, se trouvaient Arlette Laguiller (LO), Denis Baupin (Verts), Olivier Besancenot (LCR) et Mouloud Aounit (Mrap). "On assiste à des désastres de vie ! L’émigré est
déshumanisé, il est devenu un chiffre de statistique : regardez cette femme turque de 89 ans, sans mobilisation, elle était expulsée !", a déclaré M. Aounit. De nombreux collectifs
de sans-papiers — essentiellement originaires d’Afrique sub-saharienne — grossissaient le cortège, parti symboliquement de la Cité de l’Immigration, porte Dorée à Paris. "On bosse ici, on vit
ici, on reste ici", chantaient ces hommes dont 90% travaillent, selon eux, dans le bâtiment, la restauration et le nettoyage. Un manifestant, qui tient à conserver l’anonymat, est arrivé il y a
six ans en France et travaille pour "une chaîne de restauration cotée au CAC 40" : sifflet à la bouche et slogans à revendre, il demande la "régularisation des travailleurs, sans condition".
Après deux heures de marche dans une ambiance bon enfant le long du bois de Vincennes, les manifestants ont gagné le centre de rétention administratif (CRA) de Paris-Vincennes, dont un pan
entier, protégé par une double rangée de barrières et des gendarmes mobiles, fait face à l’hippodrome. Là, des incidents ont opposé des manifestants aux forces de l’ordre, jets de pierres contre
tirs de grenades lacrymogènes. "Libérez les sans-papiers", criaient les manifestants, adressant des gestes de sympathie à des sans-papiers du centre. Vers 17H00, alors que la plupart des
manifestants s’étaient dispersés, environ 70 personnes ont gagné l’Institut national du sport (INSEP), à proximité, afin d’attirer l’attention sur la "différence de traitement entre un étranger
qui serait sportif de haut niveau et naturalisé rapidement et les étrangers en instance d’expulsion", retenus dans le CRA. Ils ont quitté l’INSEP aux alentours de 20h00, a indiqué à l’AFP le 9ème
collectif de sans-papiers, en précisant qu’il avait l’intention de contacter le secrétaire d’Etat aux Sports Bernard Laporte sur ce sujet.
Des manifestations ont eu lieu à Rouen (200 manifestants), à Angers, Coquelle (200
selon les manifestants), Lyon ( 2.000 pour les organisateurs), Marseille (environ 300), Metz ( 400 pour les organisateurs), Nantes ( 700), Rennes (1.000) et Toulouse ( 300)...















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